Que se passe-t-il dans la tête d’un djeunz qui passe un essai important pour chroniquer sur Canal + ? Réponses diverses dans la suite, pas piquée de hannetons et pleine de win attitude. Allaiiiii, on y croit très fort.
Journée im-por-tante.
En effet après 6 mois de traque, lobtiens de ma proie (Laurent Bon, rédacteur en chef de lémission « Le grand Journal » sur Canal +) un petit essai sur le plateau. Lhiver arrive, il fait froid et Michel Denisot doit chercher de nouveaux chroniqueurs pour se réchauffer. Sandrine, l’assistante de Laurent, me donne rendez-vous.
Sandrine : “Rendez-vous à 14h30 au 2, rue de Cévennes dans le 15e arrondissement.”
Moi : “Ok j’adore cette horaire, c’est supair !
Jour J, tout commençait pourtant bien : Réveil largement en avance, oligo éléments, 3 minutes de vélo dappart, retour au dodo, re-réveil, deux kiwis, une sucette, check les mails, relecture des fiches, pipi, brossage de dents, krisprolls, rebrossage de dents. Package, fermage de porte et on se lance.
Il est 13h30 lorsque je quitte la maison pour passer à Tech imprimer mes fiches (je fais un sujet… sur les blogs entre autre), passer le bonjour, engueuler Ivan.
Il est 13h55 lorsque je quitte Tech pour passer les essais sur le plateau du Grand Journal. Métro 8, RER C, Station Javel, tout senchaîne à lhuile.
Tout est en place pour que les choses se barrent en couilles.
Prévoyant, javais en effet demandé à Mappy de me faire une image satellite des installations ennemies à infiltrer. De là, jai monté un plan synchrone GMT, basé sur une trajectoire rectiligne qui surprendrait lennemi par tant de pureté et de simplicité. Mon plan était parfait, mouhahaha (voir fig. 1).

fig. 1 : “Le plan était parfait”
Le problème, cest que ladresse 2, rue des Cévennes ne se trouvait pas sur la croix au trésor de Mappy, mais bien rue des Cévennes. Dingue. Un peu trop sûr de moi, je pars tout à laventure, donc tout droit dans le mur. Ensuite, ça a été moins droit, puis plus droit du tout en fait, mais en tout cas, je sais désormais le Parc André Citröen est drôlement bien balayé. Dans tous les recoins.
Perdu, abattu, je reçois le coup de massue : cest un coup de téléphone. Illustration écrite :
*******Interlude SFR*******
Téléphone : “bzzz bzzzz bzzz”
Moi : “répondre”
123 : “vous avez 2 nouveaux messages”
Moi : “ah”
123 : “Premier message, reçu à 14 heures 40″
Sandrine : “Salut Lâm, cest Sandrine lassistante de Laurent Bon, je voulais savoir où tu étais, il est 14h40 et nous avions rendez-vous à 14h30 “
Moi : “gniii.”
123 : “Tapez 1 pour archiver, 2 pour effacer, 3 pour réécouter.”
Moi : “2″
123 : “Deuxième message, reçu à 14 heures 51″
Sandrine : “« Bordel de queue enfoiré de retardataire, raboule dans 5 minutes et je ne te couperais quune de tes couilles. Chié, quoi”
Moi : “ ”
123 : “Tapez 1 pour archiver, 2 pour effacer, 3 pour réécouter”
Moi : “3″
Sandrine : “Salut Lâm, cest Sandrine lassistante de Laurent Bon, je voulais savoir où tu étais, il est 14h51 et nous avions rendez-vous à 14h30 “
Moi : “Oufff Mais argh quand même, salaud de téléphone, pourquoi tétais sur vibreur !”
Téléphone : “Parce que tu my as mis, courge.”
Moi : “Enflure j ”
Laurent Bon - ma proie - qui marchait dans la rue : “Tu cherches quelquun ?”
Moi, hêbété : “Ah, Laurent, mais quest-ce que tu fais au milieu de la rue Balard ? Enfin euh je suis paumé dans le quartier saloperie de 15e arrondissement et je navigue à vue pour ”
Laurent Bon : “Deuxième à gauche et dépêche-toi, il tattendent. Je ne peux pas rester, je dois aller au bureau, bonne chance.”
*******Ceci était l’Interlude SFR*******
Une petite course pour me rendre compte que mon point darrivée se terrait à 25 mètres de mon point de départ. Si cest pas de la Win attitude, ça. (voir fig. 2)

fig. 2 : “Le plan était foiré”
Arrivé en rush dans les studios, je tombe sur Laurent Weil (monsieur Cinéma, qui fait office d’examinateur aujourd’hui) et les assistants qui mattendent patiemment. Je cherche un jeu de mot sur « Weil » pour détendre latmosphère mais ma créativité manque et avec le recul, je len remercie.
Maquillage, brossage et me voici seul face à Laurent sur le plateau du Grand Journal. Pour les plus curieux dentre vous qui lisez encore, voici mes notes sur le sujet présenté (pas très lisibles, mais vous comprendrez lidée du pitch de la baseline du truc). Laurent Weil est très cool, me relance, me taquine, je me sens un peu mieux mais un peu speed, cela doit être lenvie de tout expliquer et le besoin de reprendre mon souffle. Mais je mamuse bien et jaime ce que je suis en train de faire.
Fin du temps imparti, je me présente à la caméra, sers la patte à Laurent, au cadreur, à lassistante et même au candidat suivant qui lui, est arrivé en avance (sale fayot !).
Cest une fois sorti que les regrets et autres « ah mince, jaurais du dire / faire / éviter de » me tombent dessus. Normal, cest bon signe. De retour à Tech, je parle patiemment de ma bite à Raph (dossier bite le mois prochain, et oui, jen ai une, je témoigne) en attendant que le coursier me délivre ma petite drogue : Half-Life 2 qui me tiendra vivant dici le coup de fil fatidique.
La réponse tombe dans la semaine, semaine où je rencontrerais également des gens de chez Pink TV. Rendez-vous à 19h30 dans le 1er arrondissement.
Je peux le faire.
Ben ce fut le parcours du combattant quand même cet mission. Mais je croise les doigts pour toi, et j’espère qu’on te retrouvera bientot sur le petit écran.
Merde!!!! Mec