Cest étrange de parler de blogs à la télé, de rentrer du boulot et de tomber sur des télespectateurs qui viennent réagir sur votre blog… Ca fait chaud au coeur, cest un lien social inédit qui se lie grâce à Internet, diantre je suis en train de pondre le concept dInteractivité, yargh, yargh.
Une pensée me sort de cette vaine euphorie : de nouveaux visiteurs arrivent ici par le biais de ma chronique ! Dans un blog qui na jamais été conçu pour conquérir des parts de marché, amateur en diable, ouvert à tous sans enregistrement, une foule de questions se posent sur la manière de gérer désormais mon petit logis. Jai surtout un tas didées pour vous faire participer au maximum, quen pensez vous ?
Je souhaite en tout cas la bienvenue dans mon chez moi aux petits nouveaux, mettez vous à laise et prenez un chocolat, il fait bon vivre par ici… Et nhésitez pas à vous balader dans les archives ou dans les galeries histoire den savoir plus sur moi et mon petit univers… Quand aux anciens, vous savez à quoi vous attendre, nespérez donc plus rien de mon cas ;\
Nous aurons tout le temps de reparler avenir mais en attendant, voici le récit dun petit mec qui tente de rajouter une corde télé à son arc :O
« Tas le trac ?
- Nan, pas vraiment.
- Cest con, quelquun disait que ne pas avoir de trac, cest ne pas avoir de talent.
- … Ahhh putain, je le sens : ça monte là. »
Eric, lun de mes deux anges gardien/mentor/nounou/agent/coach de chez Téléparis avec Grégoire, sonde le débutant en moi. Mais cest vrai. A la veille du premier Blog Note, je suis zen. Le pire trac que j’ai ressenti, c’était avant chaque scène de l’ESWC. Bref, seule la pensée de se réveiller à 5h00 révolte discrètement mon corps. Il est 20h00.
* Interlude sommeil *
… Finalement, la douleur dun réveil à 5h00 est plus diffuse que prévue. Quand on n’ouvre jamais l’oeil avant midi, lenvie de mourir intervient équitablement, que ce soit à 9h00 ou 5h00. Jai donc mal. Mais vraiment. Mon lit est la plus belle femme du monde, offerte ; ma lampe un oeil que lon empêche de se refermer ; moi un bébé prématuré qui ne veut pas sortir. Nan.
« Allô, ici votre opératrice Taxis Bleus, un Espace bleu vous attend en bas de la rue » C’est incroyable, je suis à l’heure.
Hop hop, je dévale les marches… une à une, et minstalle dans le carosse.
Hop hop, nous passons prendre Eric, présentement heureux de maccompagner si tôt mmm.
Arrivée aux studios diTele à 5h59. A lintérieur, tout le monde a la patate, cest le mot dordre. Lambiance est étonnement fraiche, les gens sont dynamiques, familiaux, les filles délicieuses et pimpantes, les mecs droits et décontracts. Je suis dans une campagne de pub Nokia ou quoi ? Allez, on se lance.
Pause photos avec 6 petites images des coulisses d’iTélé
Répétitions, retaillage de texte, vérification auprès de Bruce (l’animateur), de Tom (monsieur images) et dOnia (la script), derniers conseils et BAM. Cest déjà le moment. Et effectivement, la pression monte.
Grégoire : « Tu souris hein, sou ris ! »
Eric : « Et ne dis pas ”Par Contre” hein, cest pas français ça »
Dorothée, la rédactrice en chef adjointe : « Mais si cest français, jai vérifié auprès du mec qui écrit les textes de Daphné Roullier, cest un psychopathe de la langue fr… »
Eric : « Cest. Pas. Français. Moi. Héritier. Capello. »
Moi : « Ok ok, Si tu entends un seul ”Par Contre” à lantenne, je paye mon coup ».
Prêt à bondir sur le plateau, je me rend faiblement compte quun truc cloche : je nai pas bu deau (pardon maman). Et là, cest le drame : une gorgée vous manque et le corps paraît déshydraté.
Autre difficulté, Bruno Peyron. Linvité du jour nest pas du genre à rigoler : un vrai marin à la voix burinée par les embruns. Bon, surtout ne pas attaquer le bonhomme avec une blague à base de « vous avez bien une femme dans chaque port, sacré coquin ». Je minstalle.
Et la chose se passe. Vite. En y repensant, jen ai encore un avis qui me fait alterner en ce moment même entre sourire et grincage de dents. Cétait pas mal, mais perfectible, mais excitant, mais peut mieux faire, mais si, mais nan.
N’hésitez pas à vous (re)forger un avis via la rediffusion en streaming sur le site de Canal (home page > vidéos > Matinale > Vendredi 25 > 3e partie), et commentez moi tout cela, je suis preneur.
Ensuite, les réactions des proches sont assez variées : les gens qui ne me connaissent pas bien ont relevé certains défauts alors que mes vrais amis mont trouvé parfait : normal, ils connaissent ma susceptibilité.
Plus sérieusement, jai revu la chronique et je me dis que le plus étrange, cest lorsque j’analyse cette dernière partie où lon ausculte mon propre blog : en gros, je suis en train de me regarder parler de moi en train de me raconter ! Il y a un Nobel de la Mise en Abyme qui se perd là, non ?
8h40, jai besoin de parler, petri par le doute.
Eric et Grégoire me donnent leur avis, je suis parano, je veux en savoir plus, je veux que les critiques tombent directement dans mes oreilles, je sens quils protègent encore un peu le pti bleu.
Sur le chemin qui me ramène… quelque part, jappelle Yabi, jai envie de lui parler, on parle dans un café, cela me fait du bien.
Dans le même temps, les sms et messages vocaux de (proches de) proches arrivent, de quoi vous mettre un anti-vertige : mon petit monde fait de cette chronique un évènement alors que le monde de la télé la accueilli tranquillement comme il en a accueilli des centaines d’autres.
Alors que je dépose Yabi et longe la rue Etienne Marcel, Audrey mappelle pour mon article dans le prochain Glamour. Soudainement, je reviens à mon métier de base, et jen souris : le journalisme écrit, jaime toujours autant. Ouf.
le mieux est de continuer à faire et écrire selon tes envies, tes humeurs, pas selon nous, humbles petits visiteurs. Nous sommes là pour lire (éventuellement interagir avec) ce que tu écris, pas ce que nous avons envie que tu écrives :)
en tout cas, si tu avais le trac ça ne s’est pas vu, c’était impec :)