Faut de net, je ne peux poster ma journée d’hier qu’aujourd’hui… Je tente de mettre des photos et même une vidéo au plus tôt !
Edit : les premières images sont en ligne, à plus tard ! Barcelone 2005
10h59 : Arrivée à Châtelet les Halles, je suis témoin dun début dembrouille sur les quais, rapidement jugulé par la sécurité. Demi tour toute, on remonte à la surface, on appelle le rédac chef :
Moi : « Allo Caf ? Bon je suis pas le genre à abuser mais là, je le sens pas trop le RER jusquà Charles de Gaule avec mon arsenal de Geek, je peux chopper un taxi ? »
Etant un seigneur des geek lui-même, Caféine comprend et donne laval.
11h40 : Arrivée à laéroport, enregistrement, passage de portillon, lisage de la presse people US (cest trop bon, ils tabassent fort avec une classe intouchable), embarquementage, retard, pas retard.
13h25 : Retard donc (une demie heure pour cause de bouchons au dessus de BCN) et lavion quitte le sol. Jai beau ne pas trop aimer ce moyen de transport (classe éco hard, turbulences, légère mais omniprésente hypothèse du crash), le moment du décollage est un toujours un plaisir enfantin, je suis tout excité.
13h26 : zzZzZzzzzz.
14h16 : Réveillé par le chariot boisson qui vient de me rentrer dans le genou, je veux sortir mon laptop pour blogger un coup et matter mes épisodes en retard de Samurai Champloo, mais les plateaux repas arrivent. Ahh, les légendaires plateaux repas des compagnies aériennes low cost Pour une fois, cest comestible, nabusons pas.
14h39 : Enfin libéré, je sors mon laptop. Rang 6, place D (juste de lautre côté du couloir), un passager vient de dégainer son Vaio TRMP2, jolie geekerie un peu coquette. Juste devant lui, rang 5D, son voisin joue depuis le début du vol avec son Nokia 9500. Vu les regards que nous nous jetons entre geeks entendus, il ne pourra en rester quun. Avec mon Powerbook 15 pouces et mon Nokia 9300, je réunis le meilleur de mes deux concurrents et lemporte haut la main. Silencieusement, mais haut la main. La place 6C vient de vaincre.
15H00 : Le premier effet ibérique se manifeste devant le tapis à bagages : je range mes lunettes de vue pour sortir celles de soleil. La veste tombe, le sourire se dresse. Taxiiiiiiiiiiii !
15h30 : Cet abruti (de taxi) sest perdu dans les hauteurs de Barcelone, tout omnibilé par son GPS quil est. Je ne laurais pas traité dabruti sil ne mavait pas poussé à appeler à mes frais (question : combien coûte par minute une communication en provenance dun portable Français situé en Espagne vers un portable Espagnol ?) Sandrine pour quelle nous guide.
15h35 : Le chauffeur sen va. Pas de ristournes, pas dexcuses. Sandrine, qui est venue me chercher à pied est énervée mais moi presque pas. Le Soleil, ça vous fait un effet
Sandrine, qui mhéberge est sereine, heureuse, belle. Ah, elle est loin la clubbeuse parisienne gouailleuse et anti Province
Depuis quelle a rencontré Pau et sest installée à Barcelone, Sandrine a juste trouvé le cadre de sa vie. Les gens engagés sur les bons rails, cest beau à voir.
16h00 : Lappart est fantastique, comme je les aime : bigarré , bordélique, vivant, généreux en recoin, attachant, beau quoi. Et une ENOOoorme terrasse sur les hauteurs calmes de Barcelone. Érection des sens.
17h00 : En faisant connaissance avec Xavi (prononcez « tchabi ») le nouveau colocataire étudiant lacupuncture - autour dun plat de pâtes aux légumes variés sur la seconde terrasse (oh putain, deux terrasses, deux), je redécouvre avec bonheur la fierté des catalans dont les yeux silluminent du feu sacré dès que lon parle de leur culture. Un vrai délice.
17h30 : Interlude professionnel.
Mon téléphone : « blip bliip bliiiiiiiip »
Audrey : « Lâm, jai peur que nos témoins ne soient pas là pour le shooting de ton article sur les couples. On va tenter de monter le shooting ce week end, tu peux organiser tout ça ? »
Je suis en train de digérer au bord de la terrasse : « Ok pas de problème »
Sandrine : « Ah euh Lâm, faut que je te prévienne, on nous a coupé Internet ce matin, rapport à une facture pas payée, mais ça reviendra demain ».
Audrey : « Ya un blème ? »
Moi « Non non, aucun ».
Barcelone ou pas, quand on na pas Internet, on est a poil. 8 sms seront nécessaires pour jouer le rôle de 2 mails.
18h00 : Tout le monde est parti faire la sieste. Dans le calme de la terrasse, je travaille doucement et me rappelle que petit, en maternelle, je menais des frondes anti-sieste avançant le fait quon perdait son temps et que mince, je veux jouer aux billes pour de la vraie sans mise au pot obligé de tenter proms fixe. Cest con, un gamin.
20h55 : Yaël appelle mais ne dit rien : elle laisse son téléphone me cracher des bribes du concert de Candi Staton, jen ai même regretté dêtre à BCN durant une fraction de seconde
21h30 : En route pour lappart de Laia, la sur de Pau, homme de la vie de Sandrine. Situé au cur de la ville, lendroit est un véritable squat au bon sens du terme. Ce soir, lune des collocatrices de Laia fête son départ. Je parle français avec Sandrine, anglais avec un Laia et un ingénieur Grec vivant à Manchester, espagnol avec Julietta, une lesbienne argentine. Personne ne se comprend totalement mais tout le monde est sur la même longueur donde. Dailleurs, Julietta a retrouvé les papiers dune jeune kinésithérapeuthe de Toulouse, Solène Meillier si vous pouvez mener lenquête et retrouver le mail de cette personne, histoire qu’on lui dise qu’on a bien tous ses papiers Non, ce nest pas un concours ;)
22h45 : Et si on allait dîner ?
22h47 : En chemin, second appel de Yaël, je reconnais « Young Hearts Run Free ». Et dire que « Victim » nest pas encore passé.
23h15 : La situation est étrange. Ayant perdu beaucoup de mon Espagnol, je ne comprends pas plus dun tiers de la conversation à bâtons rompus entre Sandrine, Johan et Eva. Ça blague sur laccent catalan apparemment. Pourtant je me sens bien sur cette petite place à manger de mauvais tapas, calme, reculé mais pas lâché.
00h40 : Nous avons trop trainé, plus le temps daller dans un cybercafé pour checker mes mail et vous poster ma journée :/ Tant pis, ce sera pour demain matin
01h00 : De retour à la maison, je tombe sur le DVD de 6 degrés de séparation, le premier film de Will Smith et surtout, son seul film réellement potable. A voir, vraiment cest troublant. Bonne nuit
nice :)en meme temps je rage un peu, car je suis au boulot enfermé alors qu’il fait trop beau :/ tu ne va pas à la CPL :O ?? bon séjour, donne nous d’autres news =)