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Archive pour octobre 2008

Mes cocos,

Aujourd’hui je suis dans les cartons (et un peu dans la merde ^^) et pour me détendre, de gentils lecteurs m’ont fourni ce fix lien assez total, puisque rien ne vous sera épargné :

- Des loutres de rivière
- Des loutrons
- Du gros gnapage de poissons (on est vendredi tout de même)
- Des petits cris
- Des bouts de câlins
- Des bouts bien dodûs
- De la grosse gourmandise

What. A. Fest

Bonne glande et ho, que faîtes vous encore au bureau ? Il est déjà 16h37… Autant glander chez soi.

Homme à lunettes

30 oct 2008 à 18:23 26 commentaires


… Homme avec un air d’ouvrier de précision allemand des années 70. (click pic for hires)

Bah oui, en écrivant dans l’urgence le post juste en dessous, je n’avais rien calculé mais du coup, ce soir, je me retrouve dans l’impasse.

J’avais envie d’écrire sur le début de mon déménagement et à quel point j’ai une montagne de choses inutiles. Ou publier une photo de mes lunettes, ou raconter nos nouveaux bureaux…
Mais du coup, tout cela me paraît encore irrespectueux. En lisant et relisant vos réactions et vos reflexions (et je vous tire mon chapeau, c’était passionnant), je me retrouve plongé dans une sorte de minute de silence pour notre Petitesse à (presque) tous, devant la Pauvreté qui s’étale bien devant nous.

Ce blog suivant fidèlement mes humeurs, j’écrirais sans doute plus tard et je vais du coup bosser deux fois plus sur cette Lense Party caritative que nous pensons depuis quelques mois…

En attendant, on a l’air bien cons, hein -.-;

Aujourd’hui, dans le métro 6, je suis fatigué. Je me trimballe beaucoup de matos photo du shooting d’hier : 3 appareils photo, un trepied, 3 objectifs, flash, accessoires… Sans compter mon sac habituel de freelance : laptop, chargeur, affaires etc.
J’ai oublié mon portefeuille sur le lieu du shooting et ai dû donc acheter un ticket à l’arrach’, je loupe une station bref, pas la joie.

Du coup, je me connecte pour passer le temps sur l’un de mes blogs favoris : Secret Défense

Il est question aujourd’hui de la confirmation que Nicolas Sarkozy va obtenir “son” Air Force One, le fameux avion présidentiel que le monde entier est censé envier au Américains. Note : 280 millions d’euros, à remettre dans le contexte d’un budget global de 101 milliards d’euros alloués à la Défense sur les 6 prochaines années.
Les commentaires sont fermés et je me dirige donc vers le billet initial qui évoquait ce projet, alors encore confidentiel. Les commentaires sont ici nombreux et évidemment, rageurs. On y parle beaucoup de ce Président bling-bling, gâté et irrespectueux de son pays qui connaît la crise.
Le projet Air Force One dans son ensemble est bien sûr plus complexe et raisonné qu’il ne le laisse penser, mais tout de même, chaque mouvement de Sarkozy semble prendre des allures de gifle pour le pays auquel il est censé donner l’exemple.

C’est à ce moment que le SDF craque, au milieu de la rame de métro. Je ne l’avais pas vu monter, à la station Nationale, ou Chevaleret. Pour ceux qui empruntent rarement le métro parisien, sachez que les SDF font partie intégrante du voyage, c’est comme cela. Vendant des journaux, jouant de la musique ou récitant machinalement une vie de misère, ils font tristement partie de meubles.
Avec l’habitude, on commence à les ignorer, on se concentre sur sa musique, sa lecture, sa moue de parisien grincheux. Un sommet de civilisation.

Je lisais donc mon blog et cet homme, avec le recul, je l’avais vu Tout le monde l’avait vu. Il est monté dans ma vision périphérique, il a tendu et vendu son journal dans mon audition inconsciente. Et il a enfin obtenu mon attention, l’attention de tous les voyageur lorsqu’il a craqué.
Je ne me rappelle plus des premières phrases.

“ALORS VOILA, VOILA. C’EST CA, LA FRANCE ? PAS UN REGARD, PAS UN SOURIRE ? JE SUIS HONNÊTE, JE ME BATS POUR TENIR, JE VENDS CES JOURNAUX TOUS LES JOURS”

Pas une réaction. Enfin, pas une réaction visible. Evidemment, tout le monde le regarde, le plus discrètement possible. Je sens quelques machoîres qui se serrent, mais personne ne bouge d’un poil.

“ET RIEN. RIEN ! VOUS VOUS EN FOUTEZ, HEIN ? HIER, J’AI VENDU CES JOURNAUX PENDANT 10 HEURES ET J’AI QUAND MÊME DORMI DEHORS. VOUS LE VOYEZ, LE FROID DEHORS, VOUS IMAGINEZ LA TEMPERATURE ??”

Le métro 6 est aérien, et nous montre le ciel blanc d’hiver, le temps gris. J’ai encore des frissons de mon trajet jusque la station. Sur les derniers mots, la voix de l’homme s’est légèrement brisée : il commence à pleurer, mais reste digne. L’homme empoigne soudain les journaux qui se trouvaient dans son sac et les jette au milieu du wagon. Pas un bruit, autre que celui du papier froissé.

“VOILA, PRENEZ-LES, CES JOURNAUX, PRENEZ-LES ILS SONT GRATUITS, JE M’EN FOUT CA NE SERT A RIEN”

Il se dirige vers le fond de la rame où je me trouve et se retourne alors pour asséner avec véhémence :

“CONTINUEZ VOTRE VIE, IGNOREZ MOI, MAIS VOUS ALLEZ VOIR CE QUE JE VAIS FAIRE ! AVANT CE SOIR, JE VAIS EN ATTRAPER UN COMME VOUS, ET JE VOUS LE DIS : CE SERA LUI, OU MOI”

J’ai un haut le coeur mais ne laisse rien transparaître, aussi minable que les autres voyageurs. Il parle de survie, d’un truc animal et hors de toute forme de règles, de loi, de civilité, quelque chose hors de notre champ des possibles, nous gens bien dans la vie qu’on nous propose.

“Ce sera lui ou moi” : ses paroles auraient pû être celles de la colère, mais la tristesse de son regard et la détermination de sa voix font tout tomber : cet homme est à bout, cet homme se trouve dans une impasse totale. Une illustration bien vivante de ce que nous ne voyons en général qu’à travers les médias, de manière purement intellectuelle. La vision de cet homme, son cri de détresse nous ramènent brutalement à la vraie vie, celle avec des sens.

L’homme se laisse tomber dans le strapontin en face de moi, la personne assise à côté s’écarte comme elle peut. Il laisse choire son sac à dos et prend son visage buriné dans ses mains. Il doit avoir 40 ans.
Ses sanglots silencieux toujours enfouis dans ses paumes, ses doigts qui grattent lentement sa tête, ses chaussures aux lacets fermement serrés me présentent un homme digne le matin, perdu le soir.

Une, deux stations, il se tient toujours le visage, dans un slience d’eglise. Des voyageurs descendent, d’autres montent en enjambant son sac à dos, son voisin a désormais repris sa lecture et je le regarde. Face à face, un mec chargé de 3 appareils photos et un homme le visage dans ses mains. C’est indécent.

Je veux capter son regard et en même temps, je me sens tellement ridicule et insultant, chargé comme une mûle de produits de consommation haut de gamme, de mes vêtements de marque, de mon téléphone qui affiche Libération et de ma molle indignation face à la dernière lubie de mon Président, de son Président aussi. Mais comment détourner le regard, ce coup-ci ? Je cherche silencieusement son attention.

Si j’ai oublié mon portefeuille, j’ai toujours mon porte monnaie, je le sors et le vide de ses pièces maladroitement, comme un enfant qui rendrait les billes qu’il a volées. L’homme se tient toujours la tête. Je devine la tristesse infinie de son visage, l’impasse dans laquelle il est, mais je sais aussi que sa réalité dépasse la plus triste de mes imaginations.

Je suis révolté, mais ce qui me révolte encore plus, c’est qu’en sortant, je commencerai à oublier, comme la plupart des gens oublient, pour ne pas déprimer eux-même, pour ne pas faire face. Notre argument massue ? “Que peut-on y faire, ça va changer quoi.” Imparable. On donne parfois du rab’ de monnaie, à manger, une promesse de don. C’est notre B.A et cela nous permet de rester “propre et digne” devant le miroir, quand certains quémandent de l’argent pour rester “propre et digne” tout court.

Ma station arrive, je dois partir, je ne sais pas comment lui donner cet argent. Il y a à peine 6 euros.

Monsieur…” … Il ne réagit pas.
Monsieur… Monsieur ? Prenez cet argent… Je suis désolé…” Je lui glisse les pièces entre les doigts, sa main esquisse un refus, j’insiste. Il lève sur moi son visage émacié mais fier, ne sourit pas, j’ai encore plus honte.
Je me lève et lui dit “de ne pas perdre espoir, ne perdez pas espoir“.
Il ne me regarde pas et bougonne quelque chose de négatif, que je n’entends pas mais que je comprends bien : dans la marée des gens indifférents à son sort, il y a ceux qui ne valent pas vraiment mieux mais qui se révèlent assez faibles pour donner de l’argent sur ce genre de coup d’éclat. Il a raison : j’aurais pu me considérer comme vraiment généreux si j’avais aidé cet homme avant ses larmes, avant son volte face dans cette rame de métro. C’est assez minable, ce que je viens de faire : J’ai l’impression de donner un sucre à un chien qui crève de la rage.

Les portes se ferment, je me retrouve sur le quai dans le flot des gens pressés et pressés d’oublier ce qu’ils ont vu. Je reprends la marche de ma vie avec ce reflexe de survie : ce n’est pas ma faute, je n’ai rien fait de mal, c’est la société etc.
Le raisonnement est petit, mais je sais qu’il prévaudra en moi assez vite, c’est comme ça. En chemin, je me demande comment du coup, je vais acheter d’autres tickets de de métro pour aller chercher mon portefeuille tout à l’heure.

Et je retrouve un billet de 50 euros, reçu pour mon anniversaire. En moi, le débat est impitoyablement rapide : “Tu aurais pu lui donner le billet”. “Nan, ça se fait pas de donner 50 euros pour un SDF”. Le débat est clos, la conclusion évidente : les pauvres, il faut respecter leur condition de pauvres et leur donner des pièces : c’est l’usage, enfin.

Parce que rien n’est parfait et parce qu’aucun système ne peut emmener tout le monde avec lui, des gens comme cet homme ne peuvent accéder à notre conscience ou notre attention que le temps d’un instant, un pic ponctuel d’empathie, de rage ou de honte.
Il y a des gens qui se démènent tous les jours contre ça. Il y des gens qui s’en foutent. Et il y a, au milieu, la masse de gens comme moi à la générosité à géometrie variable, donnant suivant leur humeur, la situation, la culpabilité, l’impact. Bienvenue dans une société du spectacle qui vous laisse le choix : lui, ou vous.

Hop hop, parlons des 3 derniers films vus, dont le point commun est ce coup-ci d’être de fidèles illustrations d’un univers fort : celui de Woody Allen, de Ben Stiller et de Steve Carell.

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VICKY CRISTINA BARCELONA, LA CARTE POSTALE D’ALLEN

On commence avec le très attendu Vicky Cristina Barcelona, annoncé comme la confirmation que papa Allen est définitivement de retour : oui, c’est l’Europe, oui il a trouvé une muse avec ScarJo etc. Et pourtant, le film a beau être très fidèle à l’esprit Woody, j’ai trouvé Match Point plus corsé, âcre et sulfureux bref, un cran au-dessus. L’impression que VCB est un trop fantasme d’Américain reste trop lourde pour moi : “Ho, chère jolie et antagonique BFF blonde, allons donc passer 2 mois en Catalogne toi et moi - Brune WASP - nous laisser emporter par la fougue et la beauté de ce peuple uniquement constitué d’artistes beaux-bo, bon vivants et passionels.”

Le syndrôme carte postale est évidemment récurrent chez l’auteur, entre Manhattan et Paris (”Tout le monde dit I Love You”), mais je pensais justement qu’avec “Match Point”, il allait garder le meilleur : tourments de la bourgeoisie, fluidité du scénario chorale, excellence des situations et comique franc.

Peut-être que Match Point n’était pas la nouvelle direction artistique de Woody, mais une escapade et je comprend parfaitement que certains préfèrent la légèreté amère d’un Vicky Cristina Barcelona. Le film reste un rafraîchissement de haute tenue, mais tout de même : le trio Barden/Cruz/ScarJo était peut-être trop beau (Penelope, arg.) pour vraiment nous emporter.

A noter l’excellent 4e personnage : Rebecca Hall, belle et crédible.

Vicky Cristina Barcelona

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TROPIC THUNDER, LE HAPPY SLAPPING D’HOLLYWOOD A LA STILLER

Dans le genre j’ai un univers, je demande aussi Ben Stiller. Pas l’acteur (”Une Nuit au Musée”, argh) hein, l’acteur-réalisateur-producteur-vrp-scénariste. Ce qui nous purge sa filmo à quelques films : Zoolander, DodgeBall et donc “Tropic Thunder”. Autant de films cultes au sens où on l’on n’en trouve que des fans transis (dont moi) ou des haters véhéments.

Au menu, gags regressifs, cameos aggressifs et humour transgressif, tous portés par la gueule de beau gosse de Stiller, qui aime s’auto-martyriser à l’extrême et jouer le looser flamboyant, le mec un peu canon et tellement con.
Obsession qui atteint dans ce film son apogée, puisqu’il se fout d’Hollywood en général (système, producteurs, agents) et de ses acteurs en particulier, à travers un trombinoscope au vitriole qu’on devine dressé par l’ami Ben avec minutie et jubilation :
Stiller himself en action hero faisandé, Jack Black en version white (oui je sais) d’Eddy Murphy bourrin et surtout, Robert Downey Jr. en pseudo Russell Crowe, obsédé par la performance ultime - et oscarisable - d’acteur, allant jusqu’à se pigmenter la peau par chirurgie pour jouer un noir dans le film. Et le pire, c’est que la transformation est hallucinante :))
Je vous laisse picorer sur le net les nombreux fake sites montés par l’équipe du film, dont certains sont à hurler de rire.

Le problème, c’est qu’à force de mettre moult énergie dans les bonus et les à côtés, on manque de jus pour rendre le film lui-même hors de toute critique. On tombe ainsi dans un faux rythme, une odyssée assez lente et longue traversée par des fulgurances comiques, que ce soit les innombrables et furtives parodies de la vie hollywoodienne, ou les scènes de bravoure comme le Reenactement forcé de “Simple Jack” et le sevrage de Black/Portnoy attaché à un tronc d’arbre.
L’énergie et la férocité de l’ensemble l’emportent donc et vraiment, Tropic Thunder dégage une aura que seul Ocean Eleven a su montrer ces dernières années : le tournage à dû être une sorte de marrade entre potes 24/7.

A noter, l’excellent 4e personnage : Tom Cruise, en Harvey Weinstein Rn’Besque.

Tropic Thunder

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GET SMART, LE POTACHE AU HERBES FINES FACON CARELL

Last but not least, “Get Smart” aka Max la Menace, dernier morceau de bravoure de Steve Carell, ce mix entre Mr. Bean, Jim Carey et Buster Keaton que nous idôlatrons tous depuis The 40 Years Old Virgin, Little Miss Sunshine et la version ricaine de The Office.
Le truc de Steve, c’est de toujours tromper son public et ce, avec finesse. Il vous séduit toujours en première phase avec son physique et son jeu guindé de puceau zêlé, avant de vous faire douter. Vierge, geek mais pas bête ni dénué de sensibilité dans “40 Years Old…”. Homo, intello, depressif mais jouissif et petit dans “Little Miss…”. Et intelligent, coinços, maladroit, mais tueur et libidineux dans “Get Smart”.

Basé sur ce nouveau monstre du comique US, le film peut jouer avec aisance sur le remixe de l’original, en collant des acteurs et des situations ultra graphiques et surannées. Anne Hattaway y est ainsi aussi canon que graphique et le duo de charme est completé par un troisème pôle en la personne d’un casting digne d’un Comics : Dwayne “The Rock” Johnson, Masi “Heroes” Oka et Terence “L’Anglais” Stamp.
Et le film d’aligner gros gags et petites saillies comiques très fines et étonnantes, le tout sous la baguette de ce cher Carell, l’homme le plus drôle du monde du moment. Parfait en DVD.

A noter, l’excellent 4e personnage : Bill Murray - bon ok, juste en cameo mais mince quoi, c’est Bill Murray.

Get Smart

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Bon, j’aurais bien completé cet instant cinai avec High School Musical 3, mais personne n’a voulu aller le voir avec moi :’(, malgré mes arguments indestructibles : Zac Efron, des spectatrices en folie dans la salle, du college movie at its best, Zac Efron, des chansons, des chansons reprises en choeur par toute la salle, Zac Efron, du suspense, une émeute dans la salle, l’Amour contre l’Avenir, Zac Efron, la vision de Zac Efron et Yann Barthes en train de faire l’amour après le générique de fin, et la vision d’un grand suicide collectif dans la salle à coups de bout pointu de l’équerre.

Tant pis pour vous, on aurait pu lire sur ce blog un post intitulé “4 films, 4 univers et 400 Virgin Suicides”.

Zyva, terrasse

27 oct 2008 à 18:17 8 commentaires

Un jeu de mot honteux pour crier dans le net : chère personne qui me proposais ta grande terrasse dans le 14e pour organiser des trucs, je ne retrouve plus tes coordonnées et je voudrais shooter mon frère ce soir.

HALP !

“Oui, Halp !” crièrent ces loutronnes (trouvées dans un aquarium de Tokyo, aligatooo Kapoue san)


Update
: retrouvaiiiiiiiiii, aligatoooooooooooo !

Bah, au sol qui colle.

Ouvrez grand les oreilles, ce n’est que du bonheur, surtout que nous sommes présentement en train de tout nettoyer -_-;

Et aussi :

- Tu as hurlé à tous tes invités “Tu sais, je suis pas bourré, mais je t’aiiiiiiiime”.
- Le lendemain, en récoltant les mégôts partout et l’alcool renversé, tu les déteste, tes invités.
- Ya toujours un mec que personne ne connaît qui est encore là, au petit matin
- Tu as la voix d’Amanda Lear
- Ya forcément un déjeuner familial le lendemain
- Ton appart’ pue le cendrier froid
- Etrangement, il te reste sur les bras plein de bouteilles de vin rouge bien cheap
- Tu repenses à ces potes à qui tu as dit “Je reviens” et que tu n’a pas recroisé de la soirée :(
- Ya un relou de service qui dort dans ta chambre alors qu’il y avait marqué “N’ENTREZ PAS MERCI” sur la porte.
- Ce même relou qui balançait de la bière sur ses potes pour rire.
- Et qui a débranché l’enceinte en plein milieu du mix.
- Et qui a réussi à repartir avec tes clefs.
- Ya eut dossiers sexe / drogue

Et bien sûr :
- Les flics qui interviennent et te collent une convocation au tribunal pour tapage nocturne. Consécration, reconnaissance par le gouvernement de la qualité de ta party.

Up : On n’entend rien mais ceux qui y étaient comprendront
(merci Philippe)

Up 2 : Backfiiiiiiiiiiiiiiired (merci Olivo)

1. C’était l’essentiel de ma journée.
[a] Ikea.
[b] La fille que je vois.
[c] Les deux.

2. J’y pense encore.
[a] Ikea.
[b] La fille que je vois.
[c] Les deux.

3. Se trouve à Thiais.
[a] Ikea.
[b] La fille que je vois.
[c] Les deux.

4. Je dis toujours qu’on ne m’y reprendra plus et en fait si.
[a] Ikea.
[b] La fille que je vois.
[c] Les deux.

5. S’en fout de mon blog.
[a] Ikea.
[b] La fille que je vois.
[c] Les deux.

6. Ca ne se passe évidemment jamais comme prévu.
[a] Ikea.
[b] La fille que je vois.
[c] Les deux.

7. Là, je tourne la tête à gauche et un truc m’y fait penser direct.
[a] Ikea.
[b] La fille que je vois.
[c] Les deux.

8 J’ai encore craqué.
[a] Ikea.
[b] La fille que je vois.
[c] Les deux.

9. Ca sent le photophore.
[a] Ikea.
[b] La fille que je vois.
[c] Les deux.

10. On y trouve du bon thé
[a] Ikea.
[b] La fille que je vois.
[c] Les deux.

11. Le chemin est tortueux, mais il y a des racourcis.
[a] Ikea.
[b] La fille que je vois.
[c] Les deux.

12. Tu pense que tu as enfin tout reglé mais en fait non.
[a] Ikea.
[b] La fille que je vois.
[c] Les deux.

13. M’a scié le corps toute la journée.
[a] Ikea.
[b] La fille que je vois.
[c] Les deux.

14. Porte un haut jaune.
[a] Ikea.
[b] La fille que je vois.
[c] Les deux.

15. J’y suis allé avec deux potes.
[a] Ikea.
[b] La fille que je vois.
[c] Les deux.

16. Patronyme scandinave.
[a] Ikea.
[b] La fille que je vois.
[c] Les deux.

17. Livré déjà assemblé(e)
[a] Ikea.
[b] La fille que je vois.
[c] Les deux.

18. Me fait rire et sourire.
[a] Ikea.
[b] La fille que je vois.
[c] Les deux.

19. Même avec la notice, je n’ai toujours pas compris.
[a] Ikea.
[b] La fille que je vois.
[c] Les deux.

20. D ?
[d] La réponse D.

(clickez sur l’image pour sa version hi res / cliquez sur le titre pour lire le texte)

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Yep, ça parle un peu sérieux, vous pouvez faire l’impasse et attendre le prochain post sans culpabiliser. En plus, je suis d’humeur étrange : peu de bold, de liens, pas d’images, c’est comme ça ce soir, c’est gros pâté au menu.

J’aurais bien écrit sur la Print Party de ce week end, mais je pense que pas mal de choses ont déjà été dites, montrées et vécues.

Pas grand chose à ajouter en temps que Lenser, si ce n’est évidemment “vivement la prochaine“. D’un point de vue organisateur et initateur du projet, cette Print Party fût très intéressante pour plusieurs raisons.

- Nous avons déjà pu découvrir apprécier la volonté des gens aujourd’hui via Internet. Dégôter 19 photographes amateurs ou pro mais tous bénévoles et volontaires, cela fait plaisir. Cela montre aussi que si les projets se montent plus facilement via ce média, l’activisme des gens me paraît aussi vraiment fort.

- Rassembler 200 photographes de tout horizons, de tous niveaux et avec plus d’un quart de filles, cela montre aussi l’engouement pour la Photo mais aussi que notre vision est bonne : casser les tabous et les barrières, ne pas toujours segmenter, nous fonder à la base sur l’enthousiasme plus que la connaissance ou les affinités sociaux-culturelles.

- Travailler avec une marque de manière ouverte et cool, cela me réjouit aussi beaucoup. Car Epson, comme toute grosse marque internationale, ne fonctionne pas aussi vite qu’un petit groupe turbulent de Lensers et ne connaît pas encore toutes les règles de la communication à l’ère des blogs. Nous avons bien sûr négocié, argumenté, proposé avec eux, mais au final, cela a marché et grâce à leur ouvertured’esprit, la Print Party a symbolisé ce que je recherche : un projet cohérent et surtout, un projet tourné vers le projet qui entraîne le reste.

Car au lieu de monter des opérations parce qu’on en a l’opportunité, je préfère attaquer le versant plus raide mais plus excitant : monter un projet autour d’un pitch, un projet qui fait sens et qui se vaut pour lui-même. Puis ensuite, trouver un partenaire pertinent ET ouvert. Cela demande plus d’efforts et cela paye moins facilement, mais je suis persuadé qu’à long terme, cette optique qualitative aura de vraies retombées financières et professionnelles. La Geek’s Live de ce soir en est un autre symbole.

Lors de la dernière Mini Lense, j’ai demandé à Mitsubishi un vidéo-projecteur pour le cours et à Pentax deux reflex pour les prêter aux élèves. Sans aucune contre-partie de liens ou de visibilité. Les deux marques ont accepté : j’ai bien sûr mis mes relations de journaliste dans la balance, mais cela s’est fait naturellement. Et nous avons vu certaines élèves adorer ces reflex. Cela montre aussi que les esprits s’ouvrent et que le fameux “retour” attendu par les marques peut s’opérer différemment. Nous ne demandons jamais aux bloggers participant à une Lense Party ou un Mini Lense d’en parler forcément ensuite. Nous ne garantissons non plus pas de nombre de visites sur le site de nos sponsors. Car c’est devenu compliqué, lourd et en décallage avec les nouveaux us et coutumes du net, tout simplement.

Souvent, les gens me demandent ce qu’Infuse sera. Ce sera ça. Une agence et une petite société d’édition de sites communautaires entièrement orientée vers le qualitatif. Cela vous paraîtra romantique et naïf, mais j’ai vraiment envie de lier l’utile et l’agréable, de gagner ma vie en m’amusant et en entraînant les autres avec moi.
Cela n’est pas une utopie, je pense sincèrement qu’on peut le faire. Quand je vois le nombre d’opérations de marques ultra cheap ou insultantes pour les bloggers, je me dis qu’il y a encore du boulot. Et quand je vois le nombre de bloggers qui se jettent sur ces opés cheap, je me dis qu’il y a vraiment du boulot.

Cela fait un an et demi que Lense à démarré, naturellement sur ce blog, puis dans mon salon, puis à travers un site et des évènements. Pourtant et contrairement à ce que l’on pourrait penser, nous cherchons à grandir lentement, mais de manière naturelle et solide. A laisser une vraie communauté grandir et d’aggrandir, à monter une équipe au bon rythme.

Nous ne newsons pas tous les jours, nous refusons la pub et nous continuons de chercher à inspirer tout restant un peu déconnants. Autant vous dire que je n’ai pas rédigé de business plan pour Lense :) Pourtant, cette ligne me semble pertinente et pleine de potentiel.

Organiser des batailles de tampons encreur, écrire “say nul” dans une présentation ou aller faire les zouaves en car dans le sud de la France, c’est évidemment ce qui nous éclate et nous motive, mais aussi ce qui, à terme, différenciera un projet d’un autre et lui donnera une saveur unique.

Depuis cette Print Party, 2 marques nous ont contacté. Rien n’est évidemment signé, mais je ressens ces signes comme des confirmations que nous prenons la bonne direction.

Cela n’a pas été toujours facile cependant. Autour de la croissance et des directions de Lense il y a eu des débats, des clashes, des départs, des erreurs. C’est le lot de toute aventure commune. Je veille à ne pas les reproduire et à apprendre, même si je me rends compte que je suis un peu un Control Freak ! Je me bats d’ailleurs contre cet aspect de ma personne pour ne pas intervenir partout, tout le temps. Je ne pense pas que ce soit un vrai défaut dans un projet, mais j’ai peur de devenir un ours tyrannique avec le temps.
Quand je vois ce que fait la team Lense tous les jours et sur les events, le ravissement et la fierté l’emportent sur l’envie de tout contrôler, retoucher, surveiller. Une bonne leçon à retenir.
Le projet Lense sert ainsi déjà de modèle et de mode d’emploi pour les futurs projets à venir, dont “DK8″, le site que je prépare avec Colorz : pour un peu plus le dévoiler, pensez à une synthèse naturelle entre Lense et ce que je voulais faire avec laFraise…

Un peu au ralenti, DK8 reprendra sûrement du poil de la bête lorsque les locaux que nous sommes en train d’installer avec Colorz, Anh et Fub’ seront prêt (ouais, je fais de la colocation pro). Et nous bûchons déjà sur le futur de Lense : prochain event, nouvelles features, du lol à tous les étages.

J’ai écrit un pâté ? J’ai écrit un pâté.