AUG
Fuego dentro de mi
2010 à 4:48 19 commentairesAllez, un petit camembert braisé.
Non pas que je sois fan de la chose (contrairement à 99% de mes proches), mais j’avais envie de m’asseoir autour d’un feu et d’échanger des histoires, des vies, des gens, tout en dégustant un truc fondu.

Ce soir, dîners et verres se sont téléscopés pour reprendre des nouvelles de proches un peu trop éloignés ces derniers temps. Avec mes anciens colocs’, ça a beaucoup parlé pulsions et fidélité avec comme prévu, aucune conclusion certaine mais un peu plus de retours d’expériences en tête. Je vous épargne mes nombreuses reflexions à ce sujet, je n’ai d’ailleurs pas beaucoup bougé de mes positions.
Rassasiés, nous rejoignons des amis attablés 200m plus loin, coin rue de l’Arbre Sec et de St Honoré, pour un dernier verre, et recevons à ce moment précis des nouvelles d’un mec. Un phénomène de l’adultère déjà bien costaud, mais qui vient d’ériger sa propension à tromperie au rang d’Inception, voyez-donc : un adultère dans un adultère dans un adultère dans un adultère dans un adultère. Oui, 5 couches d’enfumage amoureux, empilées comme dans un (Vaudeville de) rêve.
Même en retrouvant sa voiture ruinée demain matin (si vous tombez sur des retros de Fiat 500 dans la rue…), ce triste coureur ne se réveillera sans doute jamais : plus qu’un épique bastard, c’est un homme malade au sens propre du terme, promis à s’échouer sans fin dans les limbes du coeur et accessoirement, dans de beaux draps. Je l’y laisse volontier et prends congé.
A la terrasse du Fumoir, ils sont encore 3 potes à prendre un verre et se raconter des bêtises “du bon vieux temps”. Je les rejoins sur la fin. Impossible de vraiment se projeter sur l’avenir au delà du traditionnel “alors, c’est quoi tes projets“, ils balayent vite le sujet : Ces mecs ont en effet vécu ensemble une aventure humaine et professionnelle tellement dense et rocambolesque que je vois leur peine à se relancer (leur petite entreprise à finalement déposé le bilan) dans ces vies rangées, ces jobs “sûrs” qui font office de Graal pour notre génération.
En eux je vois encore le feu qui dévore, le tempérament du all-in, les couilles sur la table, les coudes serrés et le “putain les mecs, on le fait ? On est fous… Bah, go !” qui volaient souvent en réunion. Comment se réveille-t-on de cela ?
“The Hurt Locker” l’expliquait bien : l’adrénaline est une puissante addiction. Qu’elle nourrisse ici votre ancienne vie, comme vos vies cachées. S’en défaire, c’est se trahir, même pour son bien propre. Doit-on se renier, même si c’est pour le “mieux” ? Je n’en suis pas sûr. Une certaine aliénation et une solitude certaine sont les lourds tributs à payer, mais on jetterait n’importe quoi au feu intérieur pour l’entretenir.
Bon, qui attaque le claquos ?
Voyons le bon côté des choses : j’aurais pu me coucher après 5h00. Oh, wait… Shitshitshit
Si t’as un bon vin à ouvrir (ce dont je doute), j’aurai plaisir à refaire le monde autour d’un claquos braisé oui ;)
Ah beh, j’aurais bien pris un pti cidre… Damn it, 5:01 :’(
Au dodo. Et toi aussi, vieux Lyonnais.
Un petit cidre? nan quand même pas!
Comme Silphi avec un bon verre de vin je l’attaque ton claquos, oui les filles aussi ca mange des trucs qui puent! :)
L’adrenaline te fait tenir comme te fais vaciller, le tout c’est de savoir de quel coté tu penches!
T’as même eu le temps de te faire un calendos ;)…
Je ne remercie pas Ju de m’avoir fait découvrir ce “plat”. JE FAIS COMMENT MOA DANS MON APPART POUR EN AVOIR ?
“Je vous épargne mes nombreuses reflexions à ce sujet, je n’ai d’ailleurs pas beaucoup bougé de mes positions.”
… dommage (pour la première partie de ta phrase).
Oh, il suffit de chercher un peu dans les archives…
“doit-on se renier, même si c’est pour le “mieux” ? Je n’en suis pas sûr. Une certaine aliénation et une solitude certaine sont les lourds tributs à payer, mais on jetterait n’importe quoi au feu intérieur pour l’entretenir.”
ceci résume l’horrible constat/taraudage dans lequel je tombe à mesure que je prends de la bouteille, comment se réveille-t-on de cela ? dis-tu ? je ne sais pas vraiment si c’est possible d’en revenir totalement, le “job sur” est parfois là, à portée de main,et la bataille peu éventuellement s’achever mais en déposant les armes et non pas en savourant sa liberté d’homme/ado/doux/dingue précaire, solitaire mais en harmonie, l’impression d’une vision en bichromie et de saveurs sans surprises pour ces papilles en rage de découverte et d’expériences.
comment se réveille-t-on de cela ? en s’endormant plus profondément je penses.
et finalement ne plus oser se dire “c’est dingue mais, ça peu marcher il faut que je trouve un moyen”
sinon, je me demandes quand même si le camembert rôti n’est pas plus addictif que l’adrénaline après tout :)
5 poupée russe d’adultère ? J’ai du mal à imaginer. Et il est dans chacune ? Quel talent, j’aurais bien voulu connaitre toute son histoire, j’adore ce genre de trucs
Ça me fat penser à un film :o)
Les rails, les rails…
Lam c’est toujours un plaisir de lire ta prose depuis que j’ai croisé tes phrases chez Lafraise.
L’un des seul blog que je prend plaisir à vraiment lire et non pas à traverser en diagonale!
Je rejoins le commentaire de ” 2fré” .
Plus le temps passe, plus on se pose des questions.
Passons-nous à côté de quelque chose en nous contenant de ce job “sûr” ?
En tant que “créatif”, je pense que nous serons toujours en quête du job “idéal”.
Sans pour au temps y parvenir.
Nous faisons un métier fait de frustration, et de petits plaisirs…
Mais de frustration avant tout.
C’est là que doit entrer la passion,
D’une activité artistique.
Mais en parallèle de notre métier.
Qui aurait ce rôle important.
D’échappatoire.
Ou sinon, vous pouvez tout plaquer.
Tout ça ne serait-il pas qu’une question de “courage” finalement ?
Ce blog devrait être remboursé par la sécu ! je ne t’avais pas lu depuis plus d’une semaine (oui je sais comment est-ce possible ?!) et ça m’a fait un bien fou de venir te lire ce soir ! Sans doute que le passage sur le mec malade de ne pas savoir aimer une seule femme à la fois y est pour quelque chose… Sans doute aussi que ta sincérité y est pour quelque chose ;)
moi je preferes les chamallow grillés au feu ^_^
@motatom :
Monsieur Lâm utilise “adultère” quelques fois dans son post. Cela donne une assez bonne indication sur ses immobiles positions, ce me semble.
pauv mec :)