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Archive pour November 2010

Que sera Cera

30 Nov 2010 à 22:10 20 commentaires

Ah oui tiens, Scott Pilgrim vs. The World sort demain en France en film. Attente certaine de ma part, malgré que. Car le comics m’a assez déçu, en contraste avec les conseils enflammés de proches de bon goût. Bon bah, c’est de l’amourette, du passage à l’âge adulte ponctué, largement assaisonné de culture nerd.

Mais après avoir enchaîné les 6 volumes, j’en étais sorti assez plat et suis naturellement passé à autre chose. Toutefois, il fallait saluer la jolie construction des persos et la chaotique construction de la trame, tous deux énervants sur le moment, prenant du charme avec le recul. Et le film, donc.

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J’étais limite plus impatient de voir le film que de lire les comics, fantasmant sur un gros délire, entier et assumé. Ce qui est le cas de cette adaptation. Mais du début à la fin, il manque un je ne sais quoi – ou alors rien ne marche, j’hésite encore.
Evidemment, les fantaisies de l’oeuvre originale sont assez difficiles à matérialiser en live et le taux de casse approche des 50% – moins pour les ex démoniaques, très foireux.

D’ailleurs, le casting dans son ensemble ne fonctionne pas bien. Les personnages ont l’air de porter des perruques de Cosplayers déjà, ça ne va pas. Personne ne semble ensuite vraiment s’intéresser à son rôle et surtout, on a l’impression que l’intrique cahoteuse bouffe tout le monde.

Evidemment, Scott Pilgrim n’a ni le luxe ni le matériel pour s’offrir 7 8 films comme son pote Harry P. Mais franchement, condenser en moins de 2 heures toute la petite saga de Bryan Lee O’Malley, mauvaise idée. Les séquences, les raccourcis et les reprises (parce que c’est décousu, à l’origine) s’enchaînent en bousculade et du coup, nous nous retrouvons comme les acteurs : un peu éjectés du train.

Et puis Michael, faut vraiment que tu arrête de faire du Cera, même si on t’adore pour ce que tu es.

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Mais au final, revenons à base de tout cela : si le slacker canadien, sa nana et leurs ex semblent déchaîner les passions dans les milieux autorisés depuis quelques années, j’ai le regret de rester assez interdit sur leurs aventures.

Eve lève tôt

29 Nov 2010 à 2:12 30 commentaires

L’autre soir en soirée, on me disait qu’il “ne faut jamais faire confiance à une personne qui ne boit pas.” Pas faux, mais j’ai plus vrai :

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Je ne sais pas si c’est lisible, j’ai écrit ce truc avec tout mon coeur sur ma nappe en papier lors d’un déjeuner matinal chez Egg, le rendez-vous bobobobo de Bedford Avenue. Voir tous ces gens (branchés et) heureux à moins de 9h00 du matin, hmm, louche. On a tous envie de mourir, avant 9h00 du matin.

Il n’empêche, je comprends tout à fait la corrélation “trop sain / anguille sous roche”, mais je possède mes propres critères.

Alcool ? Nan. Etant un buveur modéré, je trouve justement que les gens qui peuvent se passer d’alcool sont ceux qui génèrent assez de confiance en eux pour s’amuser en toute conscience, sans avoir à se cacher derrière un état second ou l’affreuse excuse “putain, mais comment chuis troooop bourré, quoi !” pour enfin pouvoir danser comme leur corps le leur dicte (n’importe comment, pas en rythme) et se jeter goulument sur le premier crush visuel/odorant qui passe.

Par contre, on pourrait imaginer des gens lève-tôt et anti-alcool et vierges.

Et là, paye ton croisement maudit, ton hybride méta-louche. Je vous le dis, ce genre de personnes, ça joue la morale dès le lever du jour, mais ça se transforme en serial-pedokiller dès la nuit tombée – principe d’équivalence oblige. Et ils existent.

Regardez donc ces livres qui trônent dans la vitrine de la librairie catholique que je croise chaque jour en allant poster mes paquets Decate :

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Je suis trop crevé pour aller Googler Joshua Harris ou l’auteure du pavé de droite, ou balancer un petit loltoshop forever alone, mais je vous le dis les amis : La tentation de lire l’un de ces livres est aussi forte que celle de m’initier à la magie noire.

Ou pire, lire ce livre en se touchant, en buvant, vers 11h00 du matin : C’est peut-être un désert, peut-être un chemin vers Dieu.

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(à ne pas matter sous Chrome, le rendu des couleurs est mauvais. update : corrigé)

Tiens, pour tout ceux qui ne me croyaient pas : je participe bien à journée de la Dinde. Ah nan, la journée “Toutes en Jupe“, pour faire plaisir à ma chérie – et ressortir mes jupes de ma garde-robe. Bah, évidemment que j’en ai.

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Car je n’ai jamais trouvé ce vêtement très dévirilisant, les sociétés sans pantalons mais avec tuniques, saris, djellaba étant nombreuses. En France, cela nous donne peut-être une touche ethnique. J’en ai donc souvent porté il y a quelques années.

Cela me rappelle qu’à une époque, je passais pour un vieux perv’, à scanner les rayons Femme d’H&M ou Zara au milieu des clientes outrées o// A noter que mes chaussures et mon tshirt/sweat sont des modèles femmes aussi, comme quoi, la notion de “fringues de nana” m’est toute relative.

Merci à Eléonore pour la photo et le coaching sur la fameuse “pose bloggeuse mode”, avé le genou rentré pour symboliser une certaine timidité et dixit coach, “montrer la chaussure de face ET de profil“.

Après ma première soirée maquillage hier, je m’en rends tous les jours un peu plus compte : Etre une femme, c’est toute une science.

Etoile de l’Ouest

25 Nov 2010 à 3:54 40 commentaires

En étant un peu méchant, je m’explique souvent pourquoi Kanye West est affublé de telles joues de Hamster : l’une contient son talent et l’autre, son égo.

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My Beautiful Dark Twisted Fantasy, son 5e album, se révèle toujours aussi énorme, perso et puissant. Depuis 10 jours que je l’écoute, rien à dire : mélodies et prod aux petits oignons, thèmes et textes qui font mal et qui passent tout seul. Qu’on aime ou qu’on déteste le perso, l’artiste est musicalement au dessus de la mêlée, avec une discographie qui ne fait que monter en puissance, sans douter un instant.

Je le pense d’ailleurs au-dessus par le simple fait que tout le monde se moque facilement du bonhomme, de ses frasques et de ses déclarations mégalo à l’emporte-pièce (dont voici un best of frites coca) et qu’en même temps, tout le monde s’incline devant sa musique. Un tour de force, mais aussi la marque des plus grands, Michael Jackson en tête. MJ qui obsède d’ailleurs le père West.

//MJ DEAD

Comme le fait remarquer Pitchfork (qui a donné un 10/10 à l’album, fait rarissime), le passage intéressant du super-clip-showroom-musicalo-visuel Runaway apparaît à la 7e minute : le titre “All Of The Lights” met en scène une parade funéraire pour Michael Jackson.

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Pas tant un deuil que la réclamation de la couronne par Kanye : yep, il est prêt à devenir le nouveau roi de la Pop. Evidemment, cela fait rire tout le monde, mais cela pose également le problème de la disparition des icônes pop planétaires – et par corollaire l’interrogation sur la nécessité d’en avoir.

//FLUX DE MICROS STARS

Car si l’on regarde bien notre époque, la schéma d’un nombre réduit de stars globales est révolu. Tout comme le web a fait passer la culture d’un point à un flux, les stars naissent, défilent et disparaissent aujourd’hui à grande vitesse. On ne sera plus jamais le fan d’un groupe durant un bon tiers de notre vie, mais on aura des rapports suivis sans plus avec beaucoup d’artistes.

Regardez dans le rock : tous les ans les médias spécialisés nous servent leur marronier à eux leur, ‘Comment perdre 15 kilos en 15 jours” du Elle, leur “Secret des Francs Maçons” de l’Express : qui est le plus grand groupe de rock du monde ?
Ces dernières années, on a vu défiler pour ce titre U2, Radiohead, Nirvana, Oasis, Coldplay, Arcade Fire… J’ai même vu cette titraille pour Kings of Leon dans le metro récemment. La question n’est pas de savoir si ces groupes sont bons ou surestimés, mais s’ils sont reconnus de manière globale et inter générationnelle comme le sont les Beatles – un groupe mort.

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Si on vous demande la plus glamour des femmes ? Marilyn. Le plus grand chanteur ? Sinatra, Elvis, Michael. Que des gens morts, disparus ou ayant explosé durant les 30 glorieuses. En face, nous vivons une époque de stars express : Britney Spears a connu gloire, déchéance, enfer et retour à la vie en quelques années. Justin Bieber (encore une fois, je ne parle pas de qualité), arrivé en 2008, sort déjà son biopic en 2011. Arcade Fire ? Génial, déjà too much. Lady Gaga ? Bombardée en urgence icône planétaire sans qu’on sache vraiment pourquoi.

Evidemment que ces artistes sont connus. Mais peut-on fredonner leur chanson même dans un petit village vietnamien ? Alors que “Thriller”, oui.

//BRULER ETAPES ET AILES

Dans une époque qui va trop vite, les artistes n’ont plus le temps et le peps pour regner durablement sur leur domaine. Et nous, les gens, ne sommes plus dans cette culture. Nous sommes dans la culture de micro célébrités éphémères, de turn over d’icônes.

Je n’ai pas envie de porter un jugement sur quelle époque est la meilleure, mais il n’empêche : dans cet ère désormais instable et volatile, la démarche mégalo de West paraît encore plus décalé, utopique, venue d’un autre temps : il veut devenir un Dieu de la pop.
D’où la grande source de moquerie qu’il génère : un génie artistique redéfinissant les frontières du hip hop et de la pop, doublé d’un people excentrique, complètement largué, anachronique et maladroit. Oui, cela fait encore penser à Michael.

En attendant, West s’est fixé son objectif et n’en dévie pas. A coup d’albums renversants et de gestion d’image minable, il ne dévie pas de son trajet vers la lumière : que ses chansons lui survivent longtemps et partout. Certains diront qu’à s’approcher inexorablement de la lumière, il va se brûler les ailes, et plus encore.

Ils n’ont juste pas compris que pour Kanye, mourir c’est une aussi une manière sûre de devenir un mythe, quoiqu’il en coûte. Sur des mélodies d’auto-destruction flamboyante cet homme s’est destiné à devenir une étoile. Dommage pour lui que, plongés dans nos écrans, on ne regarde plus trop vers le ciel.

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Metropololtain

22 Nov 2010 à 3:18 33 commentaires

oink-oink-tchou-tchou

Je l’ai depuis samedi soir et je pense qu’il ne partira pas avant un bon mardi-mercredi, marqueur indélibile FTW.

Voilà le prix à payer pour une soirée avec dress code “de fumier” (dixit Mel et Ben, les hôtes) et mon goût immodéré pour les galéjades capilotractées-foireuses (“Mel” ? “Ben” ? on pourrait faire “Amel Bent” hahahaha).

Et dire que certains ont fait pire.

Ne me demandez pas quelle station de métro de Paris je représentzais, je vous laisse deviner (et ceux qui savent vous disai rien).

YO LES KIDS, YO LES BELETTES,

Ava ? Bien ? Ce soir, c’est We Are, mais avant, c’est FRIDANCE.

Pour cette 5e boom, je vous ai préparé un échauffement de luxe, en 3 étapes :

ONE, ON SE CHAUFFE AVEC PAPA

TOU, ON ATTAQUE LE REMIX DANCE YOUKAIDI AVEC LES PAPIS

TROIS, FERMEZ LES YEUX : VOUS ETES UN CHIEN, UN CHIEN PERCHAI

Now you’re hot ? Now yer hawt ? Let’s DANCE.

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Call the back up

19 Nov 2010 à 10:57 35 commentaires

Où l’on parle de cette fameuse histoire de sites disparus.

Alors, je m’assoie comme un Pierre Bellemard dans mon rocking chair, allume ma pipe et alors que les premières volutes de fumée s’en vont caresser le plafond, je vais vous raconter l’histoire de comment j’ai failli perdre tous mes sites, comme un con.

Et là, grand -père à l’air un peu con car il n’y a rien d’épique ou d’héroïque ou même de spectaculaire dans cette aventure.

…………………………

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Si vous me cherchez (des noises), vous pouvez me trouver là :

chevevevve-1

Bon et demain, on danse, hein.

Mehhhh

18 Nov 2010 à 3:35 15 commentaires

C’est tellement frustrant.

Depuis mon retour (en France, en ligne), je n’ai pas eu le temps d’écrire autant que je le voudrais. Decate, Lense, les bouclages de Fluide G et Technikart, la famille, la fatigue… Je suis officiellement largué.

J’ai ici, mesdames et messieurs, sous vos yeux des dizaines de posts, de gifs animés et de séries de photos qui me regardent avec les yeux du chat potté, mais je tombe de sommeil tous les soirs. Tenez, rien que là, j’ai fait deux micros siestes dans mon canapé et mon fatboy… En chemin vers la douche.

Je pars donc me coucher sur ce pas, avec en tête la ferme intention de réaliser mes rêves les plus fous : jouer aux jeux vidéo et écrire. Genre, demain.