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Archive pour January 2011

Voiture de série

31 Jan 2011 à 3:11 5 commentaires

J’ai beau faire des photos sans véritable logique de série, c’est ensuite que je vois les rapports, les thématiques, les storyboards visuels qui se dégagent.

Je voulais vous montrer des photos de voitures, mais mon disque de backup contenant toutes mes images vient de sauter (pas de panique ce coup-ci, ce n’était qu’un backup). Du coup, en voici une, prise à Brooklyn.

brooklyn-14

Et ma chérie me photographiant au même moment. C’était aussi pour vous montrer (un peu) mon joli bonnet raton-laveur, qui attise la curiosité de certains.

BK488

Je repartirai bien en voyage.

C’est contagieux

30 Jan 2011 à 5:11 9 commentaires

Il y a 3 choses communicatives dans la vie :

Le rire,

Le baillement,

Le vomi.

Autant vous dire que ramener chez lui un pote bourré, qui s’endort, qui vomit et qui pète, le tout sur moi, a été un moment d’intense échange – et un beau test de résistance physiologique.

Je vous laisse, je vais prendre une douche.

Depuis quelques semaines, le lol qui me fait le plus rire (impact visuel + art du détail + c’est tellement vrai) s’appelle Hover Hand, je vous avais d’ailleurs tweeté ce chef d’oeuvre à l’époque :

hoverhand

The hoverhand est très simple : des garçons tenant presque une fille par le bras. Presque, parce que leur main frôle l’autre corps, sans jamais le toucher. D’où le terme de “Hoverhand” et cette magnifique baseline : “So close, yet, so far.”

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Une seconde baseline est arrivée avec l’inévitable blog dédié : “Instant Virgin Detection”. Moins classe, il est vrai, mais Hoverhand est sauvé par la qualité des titres de chaque post, offrant au phénomène son code, ses stars et sa terminologie, un peu comme Hotchicks with Douchebags, la référence qualitative absolue du genre.

OrangestOrange_DrRedderickLobster

Et si je dévie sur HCWDB, c’est pour parler de ce petit phénomène que j’appellerai “LoBloBoo”,contraction de “Lol, Blog & Book”. Car c’est un peu la destinée rêvée de certains lols, destinée comme suit :

- On dégôte un lol

- On en fait un blog

- On publie un book

1. On dégôte un lol, ou plutôt un mono-lol, à savoir un domaine ultra précis et qui tire justement sa saveur d’un assemblage incongru de filtres et critères aboutissant à un gag bancal et monomaniaque. Le genre de truc que l’on trouverait en empilant quelques tours de vannes de manière incrémentale entre potes spirituels en général et bourrés à ce moment précis.

2. On en fait un blog, puisque le délire semble avoir passé le stade de délire de fin de dîner (ou alors, comme Mark Zuckerberg, on crée un site le soir même ET bourré). Du genre : Tom selleck avec des cascades et des sandwiches, les People pain, des Rappeurs lookés comme des magiciens, Randy Savage est partout, Nic Cage est tout le monde, quoi des boobs laser etc. Also, la moitié des Tumblr débutant par “FuckYeah” ou “Bonjour“. La moitié des Tumblr, même.

3. On édite un Book. Vient le moment où le succès du blog est assez gros pour qu’un petit éditeur propose d’en faire une compile en pages de bois mort. Ou alors qu’on auto-édite son délire du .com au point de vente. L’un des premiers cas fût Stuff On My Cat (bien avant I Can Haz Cheezburger), puis nous avons eu une multitude de lol-oeuvres telles les Chuck Norris Facts, Ackward  Family Photos ou bien sûr Hot Chicks with Douchebags, avec pas mal de procès à la clef : bah oui, récupérer des photos sur Internet c’est lol, gagner de l’argent avec, c’est tout de suite plus IRL.
Bref, les ventes étant souvent confidentielles, l’essentiel reste surtout de valider pour l’éternité son lol avec un traditionnel bouquin.

The Giftwich

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Alors pourquoi les LoBloBoo déjà ? Ah oui. Car vous pourriez me dire que je parle de Memes et du traditionnel merchandising découlant de projets à succès. Pas faux. Mais.

Déjà : mais, le Meme semble plus généralement une image détournée en une multitude de thèmes et légendes (Sad Keanu, les advice animals) quand le mono-lol se structure plus comme un thème très précis illustré par une multitude images. Dans le genre thème précis : des hiboux qu’on dirait qu’ils ont une gueule de bois.

Mais 2. les LoBloBoo présentent aussi ce côté “fait dans mon coin” de A à Z, de l’image à la création du blog mono obsessional à l’édition d’un livre ou de tshirts totalement incongrus pour 99,99% de l’humanité – et même un bon 90% des internautes.

20110126_unknown

On a beaucoup parlé du mouvement Home Studio dans les années 90, cette révolution qui permettait à tout à chacun de produire sa musique avec un ordinateur et quelques accessoires branchés en Midi.
Les années 00 auront aussi vu la montée du “home lol”, cet humour brillant “mais fallait y être pour comprendre“, qui ne devrait jamais sortir d’un salon enfumé ou d’une requête google et qui pourtant se répand, se fédère sur un blog et s’offre lui-même la consécration avec un bouquin en vente devant les caisses d’Urban Outfitter, comme on se fait un petit cadeau après un bon mois au boulot.

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Voilà, le LoBloBoo est un délire vécu et porté de sa naissance à sa mort par pas grand chose, hors des sphères classiques à l’échelle de l’individu qui ne lâche pas son délire. Voilà aussi, le LoBloBoo est un concept qui me paraissait super clair il y a 20 minutes mais maintenant je m’auto-galère à l’analyser et l’expliquer (aussi parce que je suis mort de rire en remattant HCWDB : ha ha ha ha haargh).
Je suis perdu rhaa, regardons vers le ciel, pour trouver l’inspiration ou alors au moins une chute acceptable à ce post.

Oh, wait.

chapelle-sixtine

Hover Finger. Father of all LoBloBoos.

m i s c t w o

26 Jan 2011 à 8:55 13 commentaires

m i s c o n e

26 Jan 2011 à 2:14 30 commentaires

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Fumée nocturne

21 Jan 2011 à 5:00 21 commentaires

Depuis une semaine, je suis retombée. Dans mes eaux : 4, 5 heures du matin.

Le noctambulisme, c’est comme la clope (je ne fume pas, mais on me le dit souvent) : On peut arrêter des années et il suffit d’une taffe pour recommencer comme ça, sans s’en rendre compte.

L’un de mes objectifs ces derniers mois, c’est de me coucher tôt. Enfin, plus tôt. Genre 2h30, cela me paraît bien. Je vais au lit à reculons mais j’ai ma motivation.

Cette semaine que je traverse avec des yeux de pandas, je ne l’explique pas. Pas plus d’excuses que d’habitude. C’est juste la nuit. Comme la clope : on n’oublie pas le geste.

Considérons donc cette semaine comme la première taffe ensuite, on ne reprend pas. Enfin, sauf demain,  parce qu’il y a nuit blanche Street Fighter (Arcade Street + Street Club) avec le crew de sacs qui ne respectent pas plus que moi les canons du bon sommeil.

arcade-street-ddr

Vivement que le gouvernement impose sur les horloges des “Veiller tue”.

Je m’envole aujourd’hui pour Amsterdam et la présentation de la Nintendo 3Ds, qui avait émerveillé tout le monde au dernier E3, avant de décevoir par petites touches ces derniers temps.

Un petit press tour qui annonce une année beaucoup plus calme, comme je me l’étais promis : très peu de déplacements, encore moins de présentations pour rester plus à la maison pour m’investir dans Lense et Decate.

En parlant de petite maison, ma chérie moi bougeons de notre appartement et en cherchons un nouveau.
Si vous avez des plans de location (ou vente ?) sur Paris rive droite (9, 10, 11, 19, 20), nous sommes preneurs à partir de 45m2 et jusque 1200 euros.

Ne laissez pas un loutron sans toit, faîtes tourner le mot !

Des bisous et donc oui, on parlait Nintendo 3Ds…

Ce soir, enterrement de vie de garçon.

Après le paintball et le karting, je rejoins la troupe au Pause Café, puis nous partirons tous au Metropolis, la célèbre méga-boîte de la banlieue sud de Paris.

J’ai été 3 fois au Métropolis. Je pense m’y être toujours amusé, malgré une déception la foi ou Greg (habitué des lieux à l’époque) m’a survendu la nouvelle piste techno “avec un show laser mon pote, tu vas voir quand ils ouvrent la piste c’est FOU“. Mais y retourner maintenant (parce que c’est au milieu d’une des 6 pistes de danse que le futur marié a rencontré la future mariée il y a 11 ans) me fait un peu peur.

Je n’ai pas fait beaucoup d’enterrements de vie garçon, mais ce que j’en retire, c’est que 15 mecs ensemble se chauffent tous, parlent d’excès, de vomi, de prostituées et à la fin, c’est un gros resto, une boîte où on se rend compte qu’on est un peu vieux pour tout ça et au final, tout se termine sur un bon whisky de bourge.
Et on se convainc tous que non, on ne s’est pas avachis avec le temps, et que si on l’avait vraiment voulu, on aurait été fous. Et que les jeunes d’aujourd’hui, ils sont différents, rho la la…

Et après, on vanne les filles avec leur enterrement “spa / bien-être / french manucure” teeeeellement fade.

Ce soir, dans le temple de la dance des banlieusards, le berceau de l’humanité de la Tecktonik, nous allons espérer être aussi fous qu’en 1998, quand on se bourrait la gueule sur le parking du Metropolis avant de tenter de rentrer dans le Metrolis avec des bouteilles d’Oasis 2 litres remplies de cockails maison ultra chargés, concoctés par Raph’ et Viddouille – parce que “les verres à 40 francs tu te rends compte mec, c’est abusé cher“.
Quand j’observais l’harmonieux ballet de mes potes, se relayant entre danse et drague.

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Ce soir, nous avons réservé 4 tables et bouteilles à 110 euros, comme ces poseurs de 30 ans qu’on méprisait quand on en avait 20, de l’énergie à revendre et juste assez de budget pour tenir avec un drink et un soft toute la nuit. Jeunes de France, pardonnez-nous comme nous vous pardonnerons.

Si je suis chaud, je vous live-blog tout cela. En attendant, je dois aller me préparer et il y a ce vieux spray Axe Apollo enfoui sous un millimètre de poussière qui me fait le l’oeil.

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Jouer en vrai à Motus, c’est comme jouer dans une salle d’arcade : loin de ton confort domicile, tu sembles perdre tout ton skill.

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Un Ecosystème

9 Jan 2011 à 5:30 21 commentaires

Dans un taxi, avenue Jean-Jaurès. Au feu, deux SDF viennent taper à la vitre. Le chauffeur ouvre et immédiatement, un petit dialogue s’engage.

Je n’ai pas l’indécence de trop m’approcher pour écouter, mais je vois les deux hommes au visage marqué tendre des pièces que refuse le chauffeur. Il semble sincèrement désolé.

Feu vert, la voiture redémarre et laisse derrière nous les deux compères en plan.

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“Il s’est passé quoi, avec les deux gars ?”

“- Oh, ils voulaient juste me refiler leur monnaie contre un billet, mais je n’ai rien sur moi, je débute juste mon service de nuit.”

“- Mais pourquoi un billet ?”

“- Pour le crack. Les dealers veulent que des billets.”

“- Ah ouais.”

“- Bah oui : Comme ces accros au crack font la manche toute la journée, ils récoltent que des petites pièces, alors imaginez si vous accumulez 40 clients qui arrivent chargés… Du coup, les dealers exigent des billets.”

“- … Et du coup, vous leur rendez-service en échangeant des pièces contre des billets.”

“- Bah c’est surtout que ça nous arrange nous, les taxis. On est toujours en galère de monnaie pour les clients de nuit qui se baladent surtout avec des billets, sans appoint. Du coup, quand j’ai des billets, je les file aux drogués contre des pièces et comme ça, ils peuvent acheter leur crack, je peux rendre de la monnaie et tout le monde est content !”

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Nous arrivons en bas de chez moi. Je songe encore à ce petit écosystème de la rue entre diverses tribus, comme il doit en exister de multitudes, anonymes et pragmatiques.
Comme dans ces documentaires animaliers, où l’on découvre des petits poissons nettoyant des gros en mangeant dans leur bouche.

Les gens donnent des pièces aux junkies qui échangent cette monnaie aux taxis de nuit contre des billets qui leur permettent d’approcher les dealers, pendant que le taxis rendent la monnaie aux clients.

La probabilité de récupérer une pièce que l’on aurait donnée quelques heures auparavant m’effleure alors que je descend et donne un billet au chauffeur. Un billet de 20.

Nous nous regardons, amusés : mince, j’aurais pu débloquer le petit écosystème, ce soir.

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- Le meilleur taxi du monde