archives

Archive pour July 2012

Doctor Mum

30 Jul 2012 à 15:17 24 commentaires

Aux dernières nouvelles, il m’était déconseillé de partir en vacances. Ou alors pas trop loin, pas trop longtemps.

Il faut que je reste à portée de médecin, au cas où. Du coup, mon médecin traitant a trouvé une feinte : c’est aussi ma mère et nous voici partis une semaine à Tenerife, pour ne rien faire d’autre que nager en eau douce ou salée, manger beaucoup, lire tout ce que je n’ai pas eu le temps de lire. J’ai pris le minimum vital.

Merci docteur.

Being Batman

26 Jul 2012 à 15:10 17 commentaires

Je ne vais parler et polémiquer sur le dernier Batman (“The Dark Knight Rises”), même si ce n’est pas l’envie qui manque (saviez-vous que ça parle encore sur le post d’Avatar ?).

Je vais plutôt vous montrer que oui, on peut aller voir le plus gros film de l’année. A 42 potes. Le jour de la sortie, à la séance de 21h00 (merci Nekkoto). Avec des masques. J’aurais tellement du me faire un masque Marion Cotillard. Woops.

Adopte un Monsieur

20 Jul 2012 à 13:13 55 commentaires

A force d’en parler avec des amis qui me chauffent, je me suis inscrit sur un réseau de rencontre, Adopte Un Mec.

(je vous épargne mes considérations personnelles et torturées sur la drague en ligne)

J’y ai mis ma photo habituelle, mes informations personnelles, une description expliquant que je veux juste discuter (si, j’y crois).

J’ai même monté un clan (on ne se refait pas), les “Francs-Maçons du Coeur”. Un gage de mecs bonne ambiance, avec Dopple et W.Allen, parrainé Navo, la légende vivante de ce réseau (lisez donc les testimonials de l’appli iPhone).

Mes premiers mails ?

- “F.A.K.E.”

- “Quelqu’un se fait passer pour toi”

- “Tu as un beau (fake) profil sur adopte :D” (via Facebook, avec la capture ci-dessus)

- “Votre photo viole nos conditions générales d’utilisation“, mail officiel d’Adopte Un Mec.

Ensuite, je ne pouvais plus accéder au site, le temps que Navo ne fasse authentifier mon compte et mes bonnes intentions.

Donc, c’est bien moi, apparemment précédé par ma réputation d’ermite midinette qui préfère rester chez lui à jouer aux jeux vidéos et écrire. Mais personne ne m’a cru et je me fais report as spam / fake.

Bon beh, je reviendrai plus tard.

Ce soir, j’ai esquivé des soirées.

“Hey, tu sors ce soir ?”

“- J’aimerais bien, mais je dois absolument terminer ce projet.”

La vérité, mais pas toute la vérité.

Je bosse sur un gros projet, en ce moment. Il me prend mon temps, mon attention, mon énergie et j’aime ça. Pour le projet lui-même bien sur, mais aussi parce qu’il me sert de couverture : je peux rentrer chez moi, rester seul.

Depuis que je suis célibataire, je me suis promis de retrouver un physique, mais aussi une vie sociale. Et pourtant. Et pourtant, je ne me sens pas d’attaque de bouger, de butiner, de prendre des verres et de rencontrer des gens. Je fuis. Par contre, faire du rameur, jouer à Street, ah là, aucun problème.

Le Confort, quelle Lâcheté. Et inversement.

Ce soir, je vois quelqu’un.

On s’est assez vus pour ne pas aller au resto. Elle me cuisine sa spécialité.

Et elle m’interdit de l’aider, alors j’écris en la regardant, ça la fait rire. Elle est très branchée blogs/twitter/instagram etc.

Je suis quand même un poil nerveux.

1. Parce que c’est cool, d’avoir des frissons

2. Parce que ce n’est pas comme si j’avais le choix.

*je ne peux vraiment pas t’aider sur le dîner ?* *- laisse faire, je te dis !* (elle a un peu de caractère, oui)

…………………………

Je repense à ce texte de Titiou - et à ce que me disent mes amis célibataires (cette année fût vraiment la fin du monde pour nombre de couples autour de moi) :

- Au début on est aussi surpris que déçu. Malgré tout l’âge et toute l’expérience que l’on emmagasine, une rupture et vous avez 16 ans. Vous pleurez, vous pleurez, vous pleurez. Avec les yeux, le ventre, les poumons, le cerveau.

- Ensuite, on comprend : l’âge, c’est aussi de passer cette phase des 16 ans plus rapidement. J’ai évidemment eu une phase d’ermite, la maladie a aidé, je suis toujours parfois pris par des plages soudaines et incontrôlées de tristesse, de “elle fait quoi, là ?”. Mais je me bouge, j’ai été séduit, je séduis. Je fais mon deuil, sans avoir des oeillères vers l’avant, sans être rivé vers l’arrière.

Le fait que la personne qui cuisine devant moi sorte aussi d’une histoire douloureuse nous rapproche sans doute. Mais on ne s’inquiète pas : on se plaît d’abord, on ne se panse pas trop les blessures. Nous discutons, nous tentons de juste nous voir, ne rien calculer, remettre en contexte. Elle me plaît, je lui plaît-point-final-ne-pas-penser-à-autre-chose.

Bon, j’écris trop (mais elle ne me laisse pas l’aider), je pose des couches sur quelque chose qui doit rester léger.

J’arrête d’écrire et je vais regarder le four. Je suis moins nerveux, en tout cas.

Whatcha doin’ ?

9 Jul 2012 à 12:31 11 commentaires

Mes potes, postant leur quotidien de Juillet :

…………………………

Moi, postant mon quotidien de Juillet :

…………………………

Et devinez qui a la tête sous l’eau ? #arnaque

J’ai repris le sport.

Enfin, la salle de sport, je n’ai pas encore le droit de faire du vrai sport, rapport à mon coeur.

La recherche du rapport “contrôle de l’effort / résultats sur l’égo” optimal m’a mené à la muscu classique. Après plusieurs essais, j’ai atterri ce soir au Club Med Gym de Palais Royal. C’était comme je l’avais imaginé : déprimant.

Une salle bondé de gens qui courent, pédalent dans le vide. La notion de “fin de race, bout de civilisation” a toujours été associée pour moi à un homme en bonne santé, en bonne situation, qui court sur un tapis roulant, regard dans le vide au milieu de dizaines d’autres.
Nous sommes tous là, êtres urbains, à suer, se préparer pour l’été, pour un rdv, rester un élément physiquement alpha de la meute.

Au milieu des muscles atrophiés, des ventres qui veulent devenir plats et des casques Beats (je ne comprendrais jamais l’hérésie de suer avec un énorme truc comme ça sur les oreilles), me voici.

Je suis encore maigre, pas loin d’être malingre, j’ai une mine plutôt catastrophique. Donc j’ai la motivation gonflée à bloc, elle : Ne plus jamais me voir comme ça. Ne plus jamais être physiquement faible. Alors je rame, je soulève de la fonte, tire des cordes, enchaîne des abdos.

Toutes mes considérations philosophico-sociales précédentes, je les bouffe, je les mâche. Le besoin de me plaire, de me réconcilier avec mon égo est plus fort que tout. Je déteste la muscu pour la muscu mais pour le moment, elle fera l’affaire. Le temps que je récupère de la chair, avant que je puisse enfin tâter du ballon, chausser gants et protège-dents. Le vrai sport.

J’écoute de la power-song à fond, je regarde mécaniquement (et naïvement) les résultats dans le miroir après chaque série, je souris quand je commence à souffrir. Parmi la centaine de personnes qui comme moi, enfermées dans leur casque audio, suent seules en tête-à-tête avec leur vanité.


Et je repense ce shoot pour Divide

.