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Archive pour December 2012

He’s right

24 Dec 2012 à 21:29 4 commentaires

gif : Capygames

J’adore faire des cadeaux
+ Pression sociale
+ Achats en masse
+ Acheteurs en masse
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= Je déteste faire des cadeaux de Noël

Rien à voir avec la fin du monde, mais une envie de vous parler des chagrins de fin de relation – et surtout, de la méthode pour les traverser – et enfin de renouveler.

Ces derniers mois, j’ai beaucoup écouté, peu parlé, mais travaillé ma propre technique, entre pragmatisme, auto-dérision et exploitation des autres (si, si) : Il faut se mettre des oeillères et regarder bien droit devant – il faut relativiser.

Aaaw… Dawson

Vous me direz, “facile de sortir un truc aussi bateau, mais moi c’est pas pareil parce bah avec mon ex on av… bouhouhouh” etc.
Bah non, ce n’est pas facile. Bah si, c’est pareil. C’est même le coeur de ma technique : N’oubliez jamais que vous êtes uniques, comme tout le monde.

Mise en place de la théorie de la relativitétisation.

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LA MUSIQUE (DES AUTRES)

Il faut tout d’abord écouter beaucoup de musique. Triste. Triste et célèbre. Des hymnes de la chouine. Parce que de base, vous êtes un autiste depuis 3 semaines, qui s’enferme sous son casque audio en se balançant en position foetale.

Ce qui est génial avec les chansons (d’amour) tristes déjà, c’est qu’elles sont belles. Tout comme il est plus aisé de critiquer que de créer, il est easy de faire chouiner.
La vraie puissance de la chanson triste ensuite, c’est qu’elle parle à tout le monde : toi aussi, tu as regardé l’horizon, le vent dans le dos ? Toi aussi, tu as encore son parfum jusque dans les os ? Toi aussi, baby forever ? Le mécanisme d’identification fonctionne à fond, la chanson triste permet donc de se sentir moins seul et d’accrocher à un morceau une période sa vie, tel le linge mouillé sur un étendoir de mélodies. Et c’est là qu’entre en jeu le second effet Kiss Kool : on se sent ridicule.

A force de se dire que cette chanson, c’est vraiment trop complètement ta vie, tu en viens à te demander si elle parle à d’autres personnes. Et fucking Oui. Des millions de disques vendus, des larmes intergénérationnels depuis des décennies, des milliers coms’ qui pourraient être les tiens sur Youtube. Tu réalises (enfin) que ton chagrin d’amour est peu ou prou semblable à celui de tout le monde. Chose qui se révèle d’abord vexante (je suis unique), mais rapidement rassurante (comme tout le monde) : bienvenue dans la foule sentimentale.

Tenez, moi ça m’a pris juste deux titres, beaucoup d’écoutes et ça, c’est super :

Stevie Wonder – “Lately” (1981)
Pour la partie “PUTAIN JE LE SAVAIS JE L’AVAIS SENTI MAIS J’AI RIEN DIT” de mon chagrin

Léo Ferré – “Avec le Temps” (1969)
Pour la partie “Calme-toi, ça va passer” (x1000) de mon deuil sentimental

Et en titre bonus :

M83 : “Lower Your Eyelids To Die With The Sun” parce qu’il faut toujours une musique complètement too much pour accompagner ses larmes, comme le meilleur pote qui pose ta tête sur son épaule et te dit “c’est bon, tu peux pleurer, ça fait du bien“.
Avec ce morceau d’M83, on à l’impression qu’à la première larmichette qui pointe, on voit une immense vague s’écrase sur un rocher, créant des éclaboussures au ralenti, alors que le Soleil perce soudain les nuages, tombant sur ton corps prostré – mais les bras grands ouverts. Oui, les pleurs overkill, c’est pas mal, c’est un moment où il ne faut pas être pudique. Cette chanson est encore plus efficace qu’un hammam, pour t’ouvrir en grand les pores de la chiale.

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LE MALHEUR (DES AUTRES)

La musique posée, il faut continuer de relativiser. Et pour cela j’ai une technique infaillible : se repaître du malheur des autres. Bon, l’expression est un peu extrême, mais il ne faut pas non plus se cacher.

Le meilleur moyen de relativiser ses malheurs, c’est de découvrir ceux des autres : Ils sont souvent bien pires. Du coup, on se sent un peu ridicule et précieuse, avec notre petite chagrin à nous. Donc on relativise donc on oublie plus vite donc en plus, notre tristesse se retrouve presque par excuse transformée en énergie empathique pour ces autres, qui souffrent aussi.

First person problems

J’ai été trompé et marqué dans ma chair (on ne va pas revenir dessus, sinon cherchez sur Google : j’ai un blog) mais récemment, j’ai aussi vu des copines accoucher ou élever leur bébé seules, un ami également trompé et encore profondément ébranlé, un de ces fameux couples d’amis “Tom & Jerry” (ils sont tellement toujours ensemble qu’on les appelle par leur deux prénoms systématiquement) se séparer, les breaks à répétition, la stérilité pour de bon… J’ai aussi vu autour de moi la Maladie et la Mort, ces derniers temps.

Je ne me réjouis évidemment pas de ces malheurs, mais inconsciemment et puissamment, je puise en eux les rames pour avancer, presque honteux de me souvenir pourquoi je suis dévasté.

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L’AUTRE

Enfin : Tombez amoureux.

Cela vient de m’arriver. Je me sens merveilleusement bien et donc merveilleusement ridicule, en repensant aux proportions de mon chagrin d’amour, qui aura débuté presque un an jour pour jour.

Deuil done.

Mon ciel plongé dans le gris,

j’ai craqué et acheté à prix d’or ce matin des billets pour le Cambodge et le Vietnam dès mardi prochain – et voici du coup

mon compte plongé dans le rouge.

Ca, c’était hier :

(photo : James “Camel Taunt Cammy” Cao)

Aka le Street Club de Noël. 35 furieux du stick arcade en train de se mettre des patates et de s’envoyer des insultes sous la ceinture.

Début du championnat : 20h30. Fin de la remontée en deux manches gagnantes : 5h00 du mat’. Plus de 8 heures à respecter notre code : “On mange mal, on parle mal, on joue mal“. Et ajouter “on offre mal“, avec des cadeaux de Noël en mode Secret Santa + smartbox du troll.
Merci Gooks (en bas à gauche) pour le host de qualitay et la Makoto de la rage. Merci à tout le monde pour la dose de dose !

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Et je tape ce post en devant me lever, car cet aprèm, j’organise le FIBRE : le tournoi FIFA 13 + Brunch. Dans le même esprit : On va mal jouer, mal parler, mais on va pas mal manger.

Update : voici la tête des winners après les doubles doubles phases de poule !

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Oui, c’est un gros Dimanche de gaming et la semaine prochaine, c’est rebelote avec deux jours de LAN DotA 2 à se ganker dans les bois, rager sur les noobs et trash talker du russe.

La vie de no-life, la vraie

Hello chers lecteurs ici auditeurs !

Le 3e numéro de Studio 404 est en ligne, Bim.

Ghislain, Mélissa, Daz, Sylvain et Fibre Tigre en mode Rapides et Furieux. #laviethug

Au programme de notre émission de société numérique :

- Google vs. les médias, la bataille du contenu

- Peut-on encore se perdre sur Internet ?

- La Wii U, la console qui n’excite personne que plein de monde va acheter

- Pourquoi les nouveaux médias et leurs stars restent obsédés par la reconnaissance des anciens médias ?

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Pendant que vous lancez fébrilement le téléchargement ou le stream de notre dernier bébé, voici les nouveautés du jour, je vous rappelle que Studio 404 reste un projet en évolution constante :

- Nous vous avons écouté et changé la formule. Nous passons de 5 sujets de 5 minutes à 4 sujets de 10 minutes. Plus de place pour le débat, la discussion, les vannes et surtout, chaque chroniqueur (Mélissa, Sylvain, Fibre Tigre et Daz) introduira un sujet qui lui tient à cœur.

- Les FAQ sont des questions plus fermées, plus simples à répondre.

- Pour les allergiques à iTunes, nous avons passé notre compte SoundCloud en premium : à vous les téléchargements sans limitations.

J’espère que cette 3e émission vous plaira et l’équipe attend impatiemment vos retours.
En attendant, notre dernière émission a passé la barre des 10700 écoutes et s’est retrouvé propulsée en section vedette d’iTunes. Un grand grand merci pour votre soutien et vos retours (spéciale dédicace à Bruno, qui a trouvé que ”404″, c’est parfait pour 4 sujet et 4 chroniqueurs).

Bonne écoute !

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+ Vous abonner au podcast Studio 404 sur iTunes

+ Ecouter / télécharger Studio 404 sur Sound Cloud

+ Studio 404, le site officiel (mais aussi le Twitter et le Facebook)

En assistant récemment à un showcase du groupe C2C, j’ai remarqué une nouvelle tendance chez les performers de musique électronique : incliner leurs “instruments” vers le public.

 

Le set up de C2C, incliné vers le public.

Longtemps, un live sans vrai instrument sonnait un peu comme un set de DJ, pas plus. Les performers opérant sur des MPC et autres interfaces électroniques voyaient leur créativité assez mal représentée, tout en étant souvent et péjorativement appelés “button pushers”. Evidemment, la tournée Alive de Daft Punk a donné un grand coup de fouet aux performances EDM (Eletronic Dance Music).

En parallèle, le mouvement Controllerism a mis en avant ces dernières années de nouvelles manières de jouer la musique, avec des interfaces nouvelles, toute reliées à un soft de musique : matrices, platines, mixettes, surfaces tactiles…

Et il est amusant de voir que les artistes étendards du moment adoptent une nouvelle scénographie pour montrer leur art et leur skill, en inclinant leurs appareils vers le public. Terminé, le plateau de contrôleurs horizontal, voire tourné vers l’artiste et qui crée une barrière avec le public. On remet la performance en lumière, comme pour prouver plusieurs choses :

Non, la musique assisté par ordinateur ne signifie pas qu’il n’existe plus de performance.

Oui, les nouveaux instruments permettent de repenser la musique et les performance Live

La preuve par trois, avec :

C2C donc, qui prolonge clairement son héritage de compétiteurs DMC. On retrouve leur platine (comment le diamant tiens à un tel angle ?), leur table de mixage et Traktor, géré par un Kontrol F1.

 

Madeon, le petit génie d’Ableton Live, qui s’est rendu célèbre avec son fameux “Pop Culture“, qui a popularisé les interface des type Novation Launchpad comme réel instruments de musique. Il joue en live avec trois de ces controleurs penchés vers le public, plus un habillage visuel qui joue clairement sur l’esthétique d’une matrice de pads.

Glitch Mob, trio américain rendu célèbre par leur “We Can Make The World Stop” habillant une pub gopro, morceau débutant ici à 4’57. Au programme, un écran tactile, des percus et de bonnes vieilles Akai MPD.

Paradoxalement, ce positionnement nuit à l’ergonomie, la visibilité et logiquement, la performance de l’artiste, imaginez ce genre de contraintes pour un pianiste…
Il serait donc amusant de voir cette inclinaison se généraliser chez les DJs et controllerists, prêts à sacrifier leur confort (et leurs poignets) pour prouver ce qu’ils valent au public.

Je suis en tout cas enthousiaste de voir ce mouvement forger ses lettres de noblesse sur des scènes bien vivantes : voir les génies du genre à l’oeuvre reste tout aussi impressionnant que nos bons vieux guitar heroes.

Jaune orange

5 Dec 2012 à 3:40 17 commentaires

Movember étant passé, je peux vous parler de mes poils. Look, look.

Vous avez vu ? C’est étonnant, non ?

Déjà, j’ai des poils au menton, ce qui me fait rentrer dans le club des 1% chez asiatiques. D’autre part, j’ai une pilosité bien cheap, puisque ma barbe se réduit naturellement à un bouc. Rien autour, joues comme pattes comme cou. A l’heure des généreuses barbes de hipster, me voici tel un Georges Michael circa 90′s.

L’autre truc étrange, c’est la couleur : ma barbe est rousse. Pas du léger reflet auburn hein, du bon orange flamboyant. Je n’explique pas cette ode à l’Irlande, Mylène Farmer, Brave et Boulet. Je veux dire, les asiatiques sont tous désespérément équipés en brun, voire noir de jais, non ? On sortira bien sûr les minets de la J et KPop de l’équation (Mylène, aussi).

On m’a avancé diverses explications à cette rouquination pilositaire, ma préférée étant “sûrement des séquelles que le nuage de Tchernobyl, qui est bien passé au dessus de la France malgré la censure des autorités de l’époque, a laissé sur notre génération“, le reste tournant autour de blagues graveleuses sur les mythes et légendes urbaines sur les roux. Je préfère garder le mystère de cette couleur de renard pour la prochaine fois où je me laisserai pousser la b… le bouc.

Enfin, le plus tard possible. Car si je ne me suis pas rasé, ce n’est pas tant pour Movember que pour observer le deuil du décès de ma grand-mère. L’une des traditions bouddhistes lors de la mort d’un membre de la famille consiste à ne pas se raser (ni se couper les ongles, ni les cheveux ni changer de vêtements, mais là c’est un peu trop) durant sept fois sept soit quarante-neuf jours. La période étant d’ailleurs passée la semaine dernière, le rasoir vient de repasser.

C’était l’histoire triste, énigmatique et informative de mon bouc.