Boulets Corp.
12 May 2009 à 13:23 124 commentairesAh, tous les signes coucourraient pour ce billet, alors que j’allais poster une loutre en talons aiguilles.
- Des Kevins qui clonent mon blog ou Secret Message Service.
- La mode des “Fakes” sur Twitter ou Facebook.
- L’impressionnante “invasion” de 5 trolls récemment ici.
- Et surtout, ce billet d’Elixie qui, fidèle à sa réputation de précog’, a écrit ce que je pensais encore à peine : un billet sur l’art putasse.
Car là se trouve bien le problème avec les andouilles du net : Ils sont globalement assez nuls. Décevants ou du moins, en deçà de nos espérances. Un peu comme de films dont la bande annonce a tout montré.
Le célèbre adage spécifie que “La critique est aisée mais l’art est difficile“. Je ne suis pas d’accord. La critique est un Art et cet Art devient de plus en plus élitiste à mesure que l’on veut devenir assassin, raciste, polémiste, trollant etc.

…………………………
Rien que sur la blogosphère, on attend encore un vrai tueur, un vrai critique, une plume aussi sanglante que brillante, du pervers et du sulfureux portés à leur firmament. Mais pour le moment, rien. Ceux qui s’autoproclament “poil à gratter du net” ou “seigneurs sanglants des coms’ ” fournissent pour le moment un ouvrge au ras des paquerettes. Une polémique artificielle, des propos racistes, du faux scoop, des propos homophobes, du scandale dont tout le monde se fout, des propos racistes et homophobes en CAPS LOCK etc. Même le tronçonneur, qui avait du potentiel, semble arrêté.
Un peu comme si la scène comique n’avait ni Desproges ni Les Guignols, mais juste Tex et Didier Gustin.
Le problème des cloneurs et des copycats est un peu différent. Il sont juste assez neuneus pour penser que leur méfait sera masqué par la qualité de leur boulot. Du coup, on a juste envie de leur coller une torgnole, en mode pédagogie pour enfants des années 50.
…………………………
Le problème de l’ère de l’égo, c’est que ces gens pensent leur pouvoir de nuisibilité énorme. Dans l’océan de mépris/oubli des internautes, une seule réponse indignée, une simple réaction scandalisée et voici nos boulets en quête de publicité invincibles, fils du Soleil, regonflés à bloc. Ils ne cherchent pas tant la reconnaissance qu’un écho. La quantité avant la qualité.
Moi, je suis un peu triste pour eux parce qu’ils ne me font pas rire au sens propre du terme. J’aimerai rire férocement ou pleurer sous le poids de la méchanceté. Foutre la merde ou la remuer, c’est tout un art. Et avant d’être un art, c’est une discipline : oublier que l’on ne fait rire que soit et ses 4 potes ou que l’on énerve 1 internaute sur 1000, c’est un échec.
Du coup, lorsqu’une lectrice m’a demandé de censurer les commentaires des boulets récents, je ne l’ai pas fait (alors que j’ai banni ma gentille stalker, c’est pas juste). Juste pour garder comme une archive le niveau du trollisme en France, qui n’a pas changé depuis 1999 au moins. Je ferais le ménage sûrement un soir, dans la foulée d’une grande vaisselle plus rangement de linge propre.
J’ai encore moins menacé les copycats de retirer leurs clones de sites. Tout comme leurs cousins trolls, ils ont invariablement moins de 20 ans et, à l’image de leur voix, cherchent leur voie. Autant leur laisser une pelotte de laine pour ne pas qu’ils attaquent les rideaux.
…………………………
Il n’empêche que la recherche vaine de fouteurs de merde de qualité est peut-être tout simplement stérile de base. Il existe tellement d’arguments et de contre-arguments de valeur égale autour des boulets et des cloneurs que peut-être, par essence, la critique gratuite ET de qualité ne peut exister sur le web.
Alors je lance un appel : véritables esthètes du foutage de merde, fins bretteurs du rien, Sheldons et autres Vergès du commentaire : sauvez-nous des branleurs qui polluent le web de par la nullitude de leurs interventions et leur déontologie orpheline de toute intelligence. Ils nous faut des connards avec du sens. Manifestez-vous, faîtes-nous grincer, faîtes-nous rêver !
update : toutes mes excuses pour les mecs qui s’appellent Kevin. Relativisons, avant c’étaient les Régis et les Jean-Mouloud.







Devant le miroir :
Dedans le miroir : 
