La tentation de la fugue sociale
8 Feb 2013 à 15:49 30 commentairesCes derniers temps, je suis moins présent sur les réseaux sociaux. Moins le temps, moins l’énergie.
La première réflexion qui me vient à l’esprit est : est-ce une opportunité ?
Car jusqu’ici,
- Nous sommes tous plus ou moins addicts au combo smartphone / notifications.
- Nous passons tous par des phases d’obsession / rejet avec Twitter & co.
- Nous avons tous culpabilisé de ne pas lire tout notre flux.
- Nous avons tous eu nos craquages “fuck those 1000+ unread items, *click “mark all as read*”
Mais la plupart de ces hauts de ces bas étaient dictés par une relation assez obsessionnelle. Aujourd’hui, je suis moins dedans, toujours intéressé, mais moins passionné. Bon, je n’ai jamais joué le game du scoring (on me traite toujours de snob sur Twitter, Facebook et Instagram, à force de limiter les interactions et likes massifs), mais j’étais sincèrement obnubilé par ces sociétés mobiles. Il y a eu quelques déclics.
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Le premier, que mon ex m’a souvent mis sous le nez : avoir ce dernier plongé dans un smartphone est juste insultant pour l’autre. J’ai compris, je me suis calmé.
Le second, qu’Instagram a mis en valeur : le flux de ce réseau est limité. Au bout d’un certain nombre d’images, on ne peut plus remonter et le reste des archives est juste inaccessible. On accepte alors de ne pas tout voir. Et cela ne m’a pas trop dérangé.
- Aujourd’hui, je consulte Instagram environ une fois par jour, avec une chance sur deux de ne pas tout voir.
- Je consulte mon compte Twitter principal environ deux fois par jour, mais ce dernier est très peu peuplé.
- Je consulte mon compte public Facebook environ deux fois par jour, cela fonctionne très bien.
- Je consulte mon second compte Twitter de manière erratique : parfois toutes les 10 minutes, lorsque je suis à jour, parfois une fois tous les 3 jours, lorsque le décrochage du fil est trop violent et que j’ai encore moins envie de le rattraper.
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Cette disparition de passion m’a au départ inquiétée. Tous les junkies d’info dont je fais partie commencent à se gratter partout lorsque la possibilité d’un lol lien leur ayant échappé se manifeste. C’est cette pression, que je voulais faire disparaître, sans non plus me couper totalement. Je pense avoir trouvé un équilibre, entre veille / partage réguliers et moments d’absence ou de black out sur le flux d’info.
J’en reviens à mon hésitation : sortir la tête de l’eau des réseaux sociaux, est-ce aussi l’opportunité de se dégager complètement de la rivière ? J’ai l’impression que c’est le moment ou jamais. J’hésite, mais j’ai aussi très peur de m’embêter profondément, une fois au sec.
Et puis surtout : si j’accomplis l’exploit de plaquer toute existence sociale “virtuelle*”, à qui vais-je bien pouvoir le raconter ?










