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Ça parle clairement de Chaos Théories

Story Of My Life

6 Feb 2012 à 15:30 7 commentaires

Pour rebondir sur mon post précédent, le “divertissant” Sylvain m’a linké vers ce comic, complètement dans le vrai de la pertinence.

Bon, l’important, c’est de ce contredire. j’ai beau être cloué dans mon jogging dans mon canapé dans mon salon surchauffé aujourd’hui, je vais faire un peu de musique.

C’est Thomas qui, en laissant un commentaire sur le post d’origine, ouvre le bal : Bip.

Si vous ne connaissez pas, Bip est un petit signal autant qu’un concept auquel je pensais il y a 3 ans, durant cette période de fêtes. Durant ces jours de rassemblement familial ou amical, on se sent souvent seul, alors que l’on est particulièrement entouré. A traîner dans le canapé familial, à tenter de retrouver ses aises dans la chambre de son enfance, à vivre de l’extérieur un long repas de fêtes.

Bref, si vous aussi, vous vous sentez parfois seul à l’intérieur tout en étant entouré à l’extérieur, laissez un petit “Bip”. Un petit signal de partage de sentiment tout simple, que nous partageons tous à un moment ou à un autre.

Taux d’intérêt

11 Dec 2011 à 5:44 9 commentaires

Généralement,

Plus j’éprouve de l’intérêt pour une personne,

Moins mes propos, durant notre discussion, n’en présentent.

Classique.

Aussi passionné par le Savoir et la Culture que je suis, l’avènement de l’ère du “attends je regarde sur Google” et du “on va bien voir ce qu’en dit Wikipedia” me fatigue.

Je comprends qu’un déclic important s’est produit dans notre rapport au Savoir, maintenant que les questionnements et les débats de soirée ont enfin trouvé un dénouement assuré avec le web à portée de smartphone. Mais ces derniers temps, j’ai l’impression que l’excitation retombe.

Parce que désormais, nous savons que toute interrogation, toute discussion se termine par une réponse sûre et certifiée. Passée la période d’exultation d’avoir réponse à tout, on en vient à perdre la notion de Doute et l’appétit corollaire de se poser (des questions) ou de s’opposer (à un con).

Du coup, j’ai décidé depuis quelques jours de ne plus dégainer systématiquement de ma poche les réponses à mes questionnements. Et cela fait un bien fou. On se sent à nouveau motivé, ignare et donc, plein d’envie. C’est peut-être ça, le réenchantement du monde ? Woops.

Foule sentimentale

7 Jul 2011 à 19:16 22 commentaires

Quand nous étions ados et un peu fous dans nos têtes, l’Eté était perçu pour nos couples passionnés comme le récif sauvage contre lequel viennent s’écraser frêles esquifs de nos amours instables. Les grandes vacances, c’est trop dur, tu vois.

Quinze ans plus tard, la donne ne semble pas avoir changé. Alors que ces 18 derniers mois ont frappé comme un tsunami de mariages et de grossesse autour de moi, voici que la mer se retire.

C’est donc un ressac d’annonces de séparations, disputes, annulations de mariage, divorces, breaks et célibataires en CDI qui frappe mon entourage. Mon petit couple si idyllique n’a lui-même pas été épargné ces derniers temps par le stress et le déménagement (je vous ai dit que je déménageais ?).

Des bisous aux éclopés du coeur, je vous dédicace le Fridance de demain.


Et puis, parfois…

On me dit souvent que j’ai le regard perdu ailleurs, l’esprit aussi. Il est vrai que l’attention et la concentration ne sont pas mes Pokemons de base: Je m’échappe, me perds, m’oublie constamment. J’ignore comment cela arrive, mais cela arrive tout le temps. Entre une narcolepsie de l’attention et un rêveur éveillé.

Penser à autre chose, des souvenirs insignifiants, des raisonnements farfelus, fantasmer sur un futur partant d’une contrainte, mongoliser sur rien. Mais c’est important. C’est souvent dans ces moments que je saisis soudain une facette de moi : comment je réagis, comment je (me) suis construit, pourquoi j’ai géré telle chose de telle manière il y a x temps. C’est étrange car cela ne vient souvent de rien. Comme si un rêve débouchait sur une leçon ou une morale claire.
C’est dingue, le nombre de choses que j’ai apprises sur moi en me perdant dans ces pensées.

Si un jour nous passons du temps ensemble et que vous me voyez soudain distrait, ailleurs, ne soyez pas vexé: sans m’en rendre compte, je fais un point sur ma vie – et évolue. Comme un Pokemon.

Depuis quelques semaines, le lol qui me fait le plus rire (impact visuel + art du détail + c’est tellement vrai) s’appelle Hover Hand, je vous avais d’ailleurs tweeté ce chef d’oeuvre à l’époque :

hoverhand

The hoverhand est très simple : des garçons tenant presque une fille par le bras. Presque, parce que leur main frôle l’autre corps, sans jamais le toucher. D’où le terme de “Hoverhand” et cette magnifique baseline : “So close, yet, so far.”

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Une seconde baseline est arrivée avec l’inévitable blog dédié : “Instant Virgin Detection”. Moins classe, il est vrai, mais Hoverhand est sauvé par la qualité des titres de chaque post, offrant au phénomène son code, ses stars et sa terminologie, un peu comme Hotchicks with Douchebags, la référence qualitative absolue du genre.

OrangestOrange_DrRedderickLobster

Et si je dévie sur HCWDB, c’est pour parler de ce petit phénomène que j’appellerai “LoBloBoo”,contraction de “Lol, Blog & Book”. Car c’est un peu la destinée rêvée de certains lols, destinée comme suit :

- On dégôte un lol

- On en fait un blog

- On publie un book

1. On dégôte un lol, ou plutôt un mono-lol, à savoir un domaine ultra précis et qui tire justement sa saveur d’un assemblage incongru de filtres et critères aboutissant à un gag bancal et monomaniaque. Le genre de truc que l’on trouverait en empilant quelques tours de vannes de manière incrémentale entre potes spirituels en général et bourrés à ce moment précis.

2. On en fait un blog, puisque le délire semble avoir passé le stade de délire de fin de dîner (ou alors, comme Mark Zuckerberg, on crée un site le soir même ET bourré). Du genre : Tom selleck avec des cascades et des sandwiches, les People pain, des Rappeurs lookés comme des magiciens, Randy Savage est partout, Nic Cage est tout le monde, quoi des boobs laser etc. Also, la moitié des Tumblr débutant par “FuckYeah” ou “Bonjour“. La moitié des Tumblr, même.

3. On édite un Book. Vient le moment où le succès du blog est assez gros pour qu’un petit éditeur propose d’en faire une compile en pages de bois mort. Ou alors qu’on auto-édite son délire du .com au point de vente. L’un des premiers cas fût Stuff On My Cat (bien avant I Can Haz Cheezburger), puis nous avons eu une multitude de lol-oeuvres telles les Chuck Norris Facts, Ackward  Family Photos ou bien sûr Hot Chicks with Douchebags, avec pas mal de procès à la clef : bah oui, récupérer des photos sur Internet c’est lol, gagner de l’argent avec, c’est tout de suite plus IRL.
Bref, les ventes étant souvent confidentielles, l’essentiel reste surtout de valider pour l’éternité son lol avec un traditionnel bouquin.

The Giftwich

…………………………

Alors pourquoi les LoBloBoo déjà ? Ah oui. Car vous pourriez me dire que je parle de Memes et du traditionnel merchandising découlant de projets à succès. Pas faux. Mais.

Déjà : mais, le Meme semble plus généralement une image détournée en une multitude de thèmes et légendes (Sad Keanu, les advice animals) quand le mono-lol se structure plus comme un thème très précis illustré par une multitude images. Dans le genre thème précis : des hiboux qu’on dirait qu’ils ont une gueule de bois.

Mais 2. les LoBloBoo présentent aussi ce côté “fait dans mon coin” de A à Z, de l’image à la création du blog mono obsessional à l’édition d’un livre ou de tshirts totalement incongrus pour 99,99% de l’humanité – et même un bon 90% des internautes.

20110126_unknown

On a beaucoup parlé du mouvement Home Studio dans les années 90, cette révolution qui permettait à tout à chacun de produire sa musique avec un ordinateur et quelques accessoires branchés en Midi.
Les années 00 auront aussi vu la montée du “home lol”, cet humour brillant “mais fallait y être pour comprendre“, qui ne devrait jamais sortir d’un salon enfumé ou d’une requête google et qui pourtant se répand, se fédère sur un blog et s’offre lui-même la consécration avec un bouquin en vente devant les caisses d’Urban Outfitter, comme on se fait un petit cadeau après un bon mois au boulot.

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Voilà, le LoBloBoo est un délire vécu et porté de sa naissance à sa mort par pas grand chose, hors des sphères classiques à l’échelle de l’individu qui ne lâche pas son délire. Voilà aussi, le LoBloBoo est un concept qui me paraissait super clair il y a 20 minutes mais maintenant je m’auto-galère à l’analyser et l’expliquer (aussi parce que je suis mort de rire en remattant HCWDB : ha ha ha ha haargh).
Je suis perdu rhaa, regardons vers le ciel, pour trouver l’inspiration ou alors au moins une chute acceptable à ce post.

Oh, wait.

chapelle-sixtine

Hover Finger. Father of all LoBloBoos.

Ceci n’est pas seulement un post sur le service à la Baleine et aux oiseaux.

C’est aussi une FAQ mixée avec une profession de foi mixée avec mon loltoshop chouchou du moment : le trollquote (une citation couplée à un auteur ET une photo incorrects), pour rendre hommage à la twittosphère française (si vous ne comprenez pas, cliquez sur les “+”).

Cela fait un bout de temps que j’ai envie d’expliquer comment je tweete. Non pas pour montrer la voie, comme dans un bon toptuto qui se respecte, mais plus pour me justifier. Et puis comme j’aime déborder et ne pas aller me coucher, je développe et m’égare.

Attention, vous risquez de lire un peu plus que 140 signes.

twitter-trollquote-missantheaume

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  1. Tu as comme l’impression que ton opérateur / banque / f.a.i est le pire de tous
  2. Enième galère, tu craques et décides de passer à la concurrence
  3. Tu débarque en nouveau client, tout frais et plein de volonté
  4. Voir 1.

Eve lève tôt

29 Nov 2010 à 2:12 30 commentaires

L’autre soir en soirée, on me disait qu’il “ne faut jamais faire confiance à une personne qui ne boit pas.” Pas faux, mais j’ai plus vrai :

early-morning-people

Je ne sais pas si c’est lisible, j’ai écrit ce truc avec tout mon coeur sur ma nappe en papier lors d’un déjeuner matinal chez Egg, le rendez-vous bobobobo de Bedford Avenue. Voir tous ces gens (branchés et) heureux à moins de 9h00 du matin, hmm, louche. On a tous envie de mourir, avant 9h00 du matin.

Il n’empêche, je comprends tout à fait la corrélation “trop sain / anguille sous roche”, mais je possède mes propres critères.

Alcool ? Nan. Etant un buveur modéré, je trouve justement que les gens qui peuvent se passer d’alcool sont ceux qui génèrent assez de confiance en eux pour s’amuser en toute conscience, sans avoir à se cacher derrière un état second ou l’affreuse excuse “putain, mais comment chuis troooop bourré, quoi !” pour enfin pouvoir danser comme leur corps le leur dicte (n’importe comment, pas en rythme) et se jeter goulument sur le premier crush visuel/odorant qui passe.

Par contre, on pourrait imaginer des gens lève-tôt et anti-alcool et vierges.

Et là, paye ton croisement maudit, ton hybride méta-louche. Je vous le dis, ce genre de personnes, ça joue la morale dès le lever du jour, mais ça se transforme en serial-pedokiller dès la nuit tombée – principe d’équivalence oblige. Et ils existent.

Regardez donc ces livres qui trônent dans la vitrine de la librairie catholique que je croise chaque jour en allant poster mes paquets Decate :

lectures-saines-pour-un-corps-saint

Je suis trop crevé pour aller Googler Joshua Harris ou l’auteure du pavé de droite, ou balancer un petit loltoshop forever alone, mais je vous le dis les amis : La tentation de lire l’un de ces livres est aussi forte que celle de m’initier à la magie noire.

Ou pire, lire ce livre en se touchant, en buvant, vers 11h00 du matin : C’est peut-être un désert, peut-être un chemin vers Dieu.