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Ça parle clairement de Chaos Théories

J’attendais le signal définitif pour en parler et je l’ai eût : au dernier déjeuner dominico-familial, un des “anciens” vantait Facebook. Un an et demi après avoir adopté la plupart des réseaux sociaux en vigueur, tout le monde en parle, je peux donc en parler : Facebook, Blogs, Twitter, Myspace, Skyblogs & co.

social-me

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J’avais du coup écrit un long post pour parler de mon expérience de manière totalement subjective, mais je me rend compte que plus mes billets sont touffus et plus vos réactions et commentaires sont perdus, car souvent focalisés sur un point précis.
Du coup, je publierai plusieurs billets sur le sujet, souvent avec deux services sociaux. Débutons le premier par Facebook et MSN (oui, c’est Windows Live Messenger, mais on est d’accord, tout le monde dit MSN).
Pourquoi Facebook et MSN ? Parce que j’y vois bien des rapports, similitudes et héritages, même tirés par les cheveux.

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Classe bonbon

16 Mar 2009 à 4:25 94 commentaires

Voyez ce paquet. Rien de familier ?

haribo-crocodiles

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//C’EST TOUJOURS LES MÊMES QUI RESTENT
Et oui. Il ne reste que des crocos jaunes. Si je vous avais montré un paquet contenant quelques crocos verts, vous auriez tilté : ce n’est pas logique, un truc cloche, sans vraiment pouvoir nommer le malaise. Et oui, vous venez de mettre un doigt sur une loi immuable de la sucrerie. On mange toujours les bonbons jaunes en dernier.

Si cette image date d’il y a un mois, le débat est reparti ce week end durant l’After de la Mini Lense Fnac. L’un des élèves avait rapporté le grand classique de chez Haribo : la Tirlibibi 750.
Alors que nous entreprenons de la ruiner en bonne et dûe forme, deux phénomènes – que dis-je : deux axiomes – se produisent comme prévu : les reglisses et les gélifiés jaunes commencent dominer dans la boîte, vu que tout le monde se jette sur les gélifiés verts et rouges.
Coline (Reglisse Lover assumée) et certains saboteurs (pris la main pleine de crocos jaunes quand j’avais le dos tourné juste pour me contredire) n’y changeront rien : à la fin d’une Tirlibibi, il ne reste que des gélifiés jaunes, puis des réglisses..

Le cas des reglisses est cependant différent : certains aiment, beaucoup d’autres ne supportent pas. De plus, même ceux qui aiment savent que des reglisses, il en restera toujours à la fin. Et se jettent donc comme tout le monde sur les gélifiés verts et rouges, puis jaunes.

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//LE JAUNE EN PERIL

Cette segregation est d’autant plus parlante qu’elle existe dans tous les bonbons…

- Prenez ainsi un paquet de Dragibus. Tout le monde se battera pour les rouges (et) ou les noirs, ne laissant au final les jaunes (verts et roses partant au milieu de peloton).
Et le goût n’explique rien, puisqu’il ne change pas suivant les couleurs. J’ai déjà effectué des Blind Tests Dragibus que personne n’a jamais passés, pour la simple et bonne raison que je leur faisais goûter deux roses, gniark gniark :) Mais revenons au Péril Jaune.

- Côté Bandos : tout le monde n’achète que des Verts et des Rouges (parfois des cocas), mais qui mange des oranges ou se rappelle même des jaunes ?

- Les doyens Regal’ad de Krema ? Même combat : c’est priorité fruits rouges, on verra plus tard pour l’Orange et le Citron.

- On retrouve même ce pattern de consommation dans les paquets de Schtroumpf : tout le monde cherche le Grand Schtroumpf, au grand dam de la Schtroumpfette et sa chevelure jaune pipi qui n’intéressera que les érotomanes. Et c’est peut-être l’explication : le bonbon jaune, ça fait un peu pipi chimique.

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//YELLOW BLUES
On se demande alors à quoi servent les bonbons jaunes. Après une mûre reflexion débutée en 1996 (qu’est-ce qu’on se faisait chier, en 96), je pense que les bonbons jaunes ont le même rôle que les feuilles de salade qui décorent les assiettes dans les restos : de l’esthétique pure.
En gros, la couleur jaune n’attire personne en matière de bonbons, mais un paquet de bonbons a besoin d’une palette de couleurs chatoyante.
Faites-en l’expérience et retirez tous les bonbons jaunes d’un paquet : soudainement, l’équilibre chromatique est rompu et l’humain se détourne immédiatement du sachet de friandises pour dramatiquement manger un truc équilibré.
Le gélifié jaune n’est donc que le Sidekick du bonbon, le sans ami, le suiveur, le dernier pioché à la recré pour les matches de foot bref, le nobody de la friandise.

… Un peu comme le Granolas pour les biscuits (ET BIM).

Hibernatus

31 Jan 2009 à 10:04 28 commentaires

Aujourd’hui, rien.

Enfin, “Rien” au sens aucune obligation parasite qui m’empêcherait d’accomplir certaines choses importantes. Comme lire ce livre et regarder ce DVD, par exemple. Deux objets que je garde au chaud depuis… Depuis combien de temps déjà ?


(click pic for hires)

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Ceux qui me lisent depuis un bout de temps connaissent le tourment qui parfois s’empare de mon âme de consommateur et de ma conscience procrastinateur.
Remember le Cadeau inconnu ? Et les Jordans intouchables ?

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American Prospect, c’est mon livre Photo par excellence, l’un des premiers que j’ai acheté et qui s’est abimé avec le temps et les consultations trop nombreuses. J’en ai du coup racheté un exemplaire tout neuf il y a quelques mois et j’attendais le moment parfait pour enfin le déballer et redécouvrir comme au premier jour l’un des livres qui a marqué ma culture et mon approche photo.
Plonger au coeur de Amérique moderne et moyenne, se laisser chavirer par la grâce et la tristesse qui s’emparent de ces clichés en forme d’état des lieux d’une culture aussi jeune que fascinante.

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Pire encore, Hard Boiled / A Toute Epreuve de John Woo, le film qui m’aura le plus marqué dans ma jeunesse. J’ai possédé l’enregistrement pirate, la VHS, le Laserdisc et enfin, ce DVD. Que je voulais matter dans des conditions optimales : grand écran et son superlatif, plein de bouffe, seul. J’ai tellement attendu le moment parfait que ce DVD dort depuis quelque chose comme… 4 ans. On voit même le prix en francs, dites donc
Que mes sens reprennent de plein fouet la scène du salon de thé aux oiseaux, les larmes de Tony, la prise du Hangar, la chanson du bébé… Ca y est, tout revient petit à petit, j’en tremble d’avance.

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Allez, c’est le bon jour : je vais enfin sortir ces merveilles de leur blister ancestral. Et en jouir, tout simplement.

En lisant les nombreux secrets qui tombent dans mon télephone, j’ai construit cette petite équation qui pourrait devenir un axiome :

- Tomber amoureux d’une personne.
- Sortir avec la personne.
- La personne est amoureuse de vous.

- Deux propositions au choix.

Ce soir, dans la solitude de la nuit, perché sur une gargouille qui surplombe la ville qui s’endort, je (regarde l’horizon et je) souffre.

Car le démon qui me ronge chaque jour un peu plus montre enfin son visage : depuis quelques mois, j’écris de plus en plus mal. Comprendre “je fais de plus en plus de fautes de français” – le style reste à la discrétion de votre appréciation.
Non vraiment, c’est incroyable et déplorable : oubli de lettres, de mots, mauvaise conjugaison, répétitions, grammaire, syntaxe et le pire du pire : “é” au lieu de “er”. BLEeeh la honte !

Ceux qui lisent ce blog depuis un certain temps s’en rendent compte : les posts sont de plus en plus farcis d’erreurs de langue et de langage. Sur BienBienBien, je me fais même gronder dans les commentaires comme un sale redoublant en classe d’Engrish. Oh, the Pain !

A vous, M. Carani, Mme Orinel, M. Rondeaux et tous mes profs de français qui me distribuaient mes dictées dans les premiers parce que j’avais toujours 18, je pose genou (hibou, pou, caillou) à terre, ne me regardez pas comme ça, pleaaaase.

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Du coup, je me ressaisis et tente de poser des mots sur ce qui m’a poussé (j’avais écrit “posé”…) dans une telle déchéance linguistique. De manière non hiérarchique, on aurait dit que :

1. J’écris de manière éclatée
A force d’écrire plein de choses, je note souvent des bouts de phrases et d’idées pour ne pas les oublier, avant de les développer. Cela donne parfois des bases pas très saines à mes phrases.

2. Je n’aime pas me relire
Ego de coq, gros poil dans la main ou un joyeux combo des deux, je n’aime pas relire mes textes pour les corriger. C’est d’un ennuiiiiiiiii. (oui, j’ai relu ce texte, une fois)

3. J’ai WORD
A l’époque où je rédigeais des solutions de jeux vidéo, j’écrivais tellement de mots et surtout, tellement les mêmes que je me suis customisé un Word qui me faisait taper presque exclusivement en abrégé des termes comme “gauche“, “plates-formes” et autres “ne crevez pas“.

4. J’ai un(e) S.R.
Privilège du journaliste : avoir des Secrétaires de Rédaction, ces gens qui arrivent derrière vous, corrigent, éclaircissent et passent le polish sur vos textes. Mine de rien, cela rend un peu fainéant d’avoir cette sécurité en tête, lorsque l’on tape ses textes en retard.

5. J’agis avant de réfléchir
Souvent, lorsque j’écris un post (comme celui-ci), cela part d’un coup et je termine par le cliquer sur le bouton “Publier” comme un écrivain ferait tinguer sa machine à écrire. On se retrouve donc souvent avec ce qui ressemble à un brouillon publié. D’un autre côté, j’aime ce côté vivant et non-contrôlé du blogging.

6. J’écris moins en vrai
Séquence réac’ : à l’époque où j’écrivais avec un vrai stylo sur du vrai papier, je m’appliquais plus, ne serait-ce que sur l’esthétique des mots. Cela redouble aussi l’attention sur les règles de français.

7. J’écris de manière très éclatée
Comme pas mal de monde, lorsque l’on passe sa journée à envoyer mails et sms, à chater sur MSN, Facebooker, twitter et noter des petites choses, on bâcle son langage. Abréviations, anglicismes, barbarismes, lolismes, abolition des majuscules, des virgules… Si l’on communique beaucoup plus, on n’ecrit pas forcément mieux, car ces types de communications s’apparentent ici plus à de l’oral que de l’écrit, le langage devient donc moins soutenu.

8. Le spectre de la correction
Enfant des arguments 4 et 6, l’écriture numérique dédramatise la faute. On écrit plein de petites choses sans vraiment de soin, et si fautes il y a, on peut les corriger de manière rapide, propre et facile. Mais ça, c’est comme descendre les poubelles : on le fera plutôt demain, hein.

9. Le SMS
Nan, je déconne.

10. Le manque d’Attention
Evidemment, bien sûr que oui, bravo Sherlock : si tu tapais autrement qu’entre deux autres textes ou à 4h00 du matin, ton esprit serait peut-être moins brouillardeux (barbarisme, je sais) et tes fautes, moins légions, andouille de Lâm.

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Voilà pour les excuses, il faut se ressaisir et passer maintenant à la phase Rehab’. (Jingle militaro-viril, intérieur jour, dans une cabane, une tête de derrière, cheveux moites et abondants. Deux bras musclés serrent fermement un bandeau rouge autour. Son de “Zip”, zoom arrière. Des méchants s’apprêtent à morfler mais ils l’ignorent encore).

Invocation des 3 Elémentaires.

J’ai ainsi installé la dernière version du Robert sur mon ordinateur et ajouté un site de conjugaison dans mes favoris. Retour en arrière, on redevient humble et on bûche, comme à la grande époque du Bled et du Bescherelle.
Heureusement, cela en devient presque ludique, limite addictif : Lorsque l’on (re)prend l’automatisme de consulter un dictionnaire ou un manuel, on retombe aussi dans cette période bénie où la soif de Savoir l’emportait sur la vanité de ne pas faire face aux limites de nos connaissances ou de nos dispositions à bien écrire.

Petit, j’adorais dévorer dictionnaires et encyclopédies dès qu’un mot me taraudait. “Nihilisme“, “incrémental“, “nonobstant” et autres “biffle” (personal joke) m’obsédaient. Ca à l’air regressif, mais j’ai adoré vérifier que le verbe “aigrir” utilisé dans le titre de ce post était bien ce à quoi je pensais.

Ôooh, noble Art du positivisme, je loue la grâce avec laquelle tu fais passer ma regression intellectuelle pour autant de nouveaux territoires de connaissance qu’aucun homme n’a jamais foulé, à part moi-même, il y a quelques anners. Oups.

J’ai souvent un rituel lorsque je passe une nuit dans une chambre d’hôtel le temps d’un Press Tour : celui de virer toute source possible de lumière, même et surtout les leds. Je débranche donc méthodiquement les télés, réveils, contrôleurs de clim’, colle l’entre-deux rideaux avec le fauteuil et place mon Macbook Pro sous le lit.

Noir com-plet, je ne suis alors plus loin de chez moi : Je suis nulle part. Et alors, je suis bien.

//ALICIA KEYS, MAIS SURTOUT

C’est actuellement chose faite et alors que j’écris et msnise en ce moment dans le noir complet, je repense à ce moment aussi beau et bref qu’une étincelle. C’était pendant le concert un peu décevant d’Alicia Key, jeudi dernier (merci pour les places Mopiko).

Et donc, ce moment précis :

alicia keys live bercy
Là.
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.
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… Et puis, la routine reprend. Tableaux, final, rappel, fin, cris, fiou.

alicia keys live bercy
A woman’s worth lalala etc.

Quoi, vous n’avez rien vu ? Mais si, quoi, là, au milieu !
.
.
.

… Pff, vous me décevez. On revoit la scène au ralenti. Nina, envoie un focus satellite.

alicia keys live bercy
Là !

Bon, vous voyez le point orangé, un peu flou car vascillant ? Oui, c’est une flamme. Mais il faut tout vous dire ce soir, rhaa.

//PORTEUR DE FLAMME

Donc, dans le concert, soudain, voici la flamme d’un briquet. Seule. Seule dans le noir et seule dans la marée de téléphones portables et d’appareils photo numériques. Un petit point orange se déhanchant parmi la constance des cadres de lumières blanches.

Je regarde fixement ce symbole, tellement XXe siècle, de la communion entre un artiste et son public. Elle s’éteint régulièrement, mais est patiemment rallumée par une main habituée. J’admire le porteur de la flamme.

Car elle est devenue tellement rare : aujourd’hui, toujours moins de monde fume mais tout le monde phone. Logique donc que les téléphones aient remplacé les briquets dans les mains du public. En plus, c’est plus facile d’appuyer sur une touche pour rallumer son écran que de se crâmer progressivement le pouce sur la roulette capricieuse d’un briquet.

//DAFT vs POUJADE

Ne vous méprenez point : je ne me laisse pas aller à une ôde poujadiste à base de “c’était mieux avant“. J’adore le rendu des téléphones : plus nombreux, plus lumineux, s’agitant sans peine, ils offrent à l’obscurité d’une grande salle un air de caverne remplie de minéraux précieux.

Le dernier concert de Daft Punk a ainsi été un moment unique abritant lui-même un instant unique, lorsque tout le monde a agité comme d’une seul homme son portable pour le Rappel. Un océan de cellules de vie en mouvement coordonné.
Etant progressiste de nature, je repense souvent à ce moment dantesque pour contrer les fêlons partisans de la théorie “technologie = mort de la poésie“. Mais revenons à la petite flamme.

//CAN’T TAKE MY EYES OF YOU

Elle s’agite, disparaît, rejaillit, tangue, se montre inconstante, m’envoûte. Accessoirement, elle me permet aussi de passer au travers de la partie la plus laborieuse du concert, une sorte de remake poussif du Velvet Rope Tour de Janet Jackson.
Sa fragilité et son inexactitude hypnotiques m’auront fait sortir de l’expérience collective, le temps de me reconnecter au concert à l’instant précis où Jermaine Paul rejoint Alicia et s’apprête à ravager Bercy sur “Diary“, le meilleur moment du concert – et un morcau de bravoure de duo Soul.


Et à Bercy, ils l’ont réinterprétée à Puissance 10.

//KERZE, BITTE ?
Alors voilà : Maintenant, j’écoute la chanson en boucle (et en choeur) et je veux m’endormir avec une bougie, dans le noir complet de la chambre 1621 de l’EventHotel Pyramide de Vienne, Autriche. Je cherche.
Et je viens d’appeler le Room Service sous un prétexte fallacieux : mais ils n’ont pas de bougies, nein.

T’aurais pas du feu ?

MonsieurBash

19 Feb 2008 à 1:53 22 commentaires

dyslexics-are-people-too

Haha, la consécration : quelqu’un a soumis mes élucubrations de solitaire hyperconnecté sur BashFR…
C’est marrant amer à dire, mais j’aurais bien lolé, si j’avais lu cette quote en tant qu’étranger. Alors si vous aussi vous voulez plus de statistiques débiles, +ez (plussez) cette quote !

J’en profite pour vous re-re-re-conseiller de vous abonner à BashFR, fournisseur officiel de lol des Jeux Olympiques de Pékin, qui se paye le luxe d’être meilleur que l’original.

cadeau pour inconnue

Dans la boutique Philippe Roucou, un peu avant Noël :
Très bon choix monsieur, je vous fais un paquet ?
- Avec plein de papier de soie, s’il vous plait
- Votre amie est chanceuse…
- En fait, je ne sais pas pour qui je l’ai acheté. Je ne veux peut-être pas le savoir, en fait.
- … Euh, et Joyeux Noël, Monsieur.
- ^.^/

Dans ma micro folie des bijoux noirs pour femme (que j’achète – et porte parfois), il y avait celui-ci, encore plus joli. Et de tous les cadeaux inversés que j’ai offerts à Noël, ce bijou reste.
Ce n’est pas que j’ignore à qui l’offrir ou quoi en faire, mais j’aime cet objet, et je l’aime comme ça, emballé, prêt à.

Mais n’allant nulle part : Le Présent absolu.

Un peu comme le soldat inconnu dans sa tombe, cet objet est voué à devenir le symbole de l’Attention pure. Délicatement emballé, à l’abris du temps et de l’usage, j’ai hâte d’en arriver au moment où je ne me souviendrais plus exactement de son apparence première, encore pure et pour longtemps nimbée dans son petit sac alors couvert de poussière.

//1.a – REFUSER TOUTE HYGIENE EDITORIALE
divide core
C’est la période. Je n’ai pas le temps ni l’envie pressante d’écrire. Même pas le temps de parler de Core et Head, les deux derniers thèmes de Divide. Sauvé par les Liens Liens Liens par manque de concentration pour un vrai article, à la lutte sur Lense
Sans oublier ce même Blog. Mais dans ce cas, c’est en fait sain, car un vrai blog (au sens journal perso) ne doit pas avoir d’hygiène éditoriale, mais bien suivre la vie et les envies de son auteur, point.
L’envie reviendra sûrement, avec un petit mot à propos de ma nouvelle patronne, Deedee, une bloggeuse que je ne peux qu’aimer : reine des faux plans, junkie/dealeuse de thé bourgeois, ultra bavarde et pimpante, c’est implacable.

//VII. NETWORKER A L’ENVERS
thomas clément blographic mry doligé
Tiens, c’est étrange, je croise aussi beaucoup de bloggers que je n’aime pas, ces derniers temps : Thomas Clément lors du Podcast AZ, Mathieu de Blographic à l’excellente soirée Retro Gaming, sans oublier mry. La sphère blog (non, ce n’est pas du verlan) exacerbe tellement les égos et les à prioris que l’on en vient vite à cerner une personne uniquement à travers son blog. Le truc, c’est qu’un blogger n’est pas souvent le reflet parfait de son blog, on risque donc de juger à tort plus qu’à raison. Genre, je suis sûr que le Mathieu est adorable.
Le contre-truc, c’est que je milite pour que les gens ressemblent et soient à la hauteur de leur fantasme image du net. Je préfère détester des personnalités fortes que vaguement croiser des gens polis et tièdes.
Si je n’ai pas eût le temps de vraiment discuter avec Thomas ou Mathieu (c’est limite lâche, je trouve), j’ai pris un thé avec mry avant-hier. Ce bonhomme, j’ai vraiment du mal à me l’encadrer depuis que je suis le milieu : Plus ou moins sulfureux dans les bouches à oreille, auteur de podcasts qui me laissent perplexes, d’inclinaisons politiques éloignées des miennes, propriétaire d’un combo header affreux/myriade de plug ins, rattaché à la ridicule bande autoproclamée des Barons de la Blogosphère, le mry cumulait beaucoup à mon goût.
Mais l’homme possède des qualités, dont celles, essentielles, de jouer le jeu à fond, de tenter de vraies choses avec son égo, de refuser la fadeur, de ne pas faire l’unanimité, d’accepter le casse gueule et donc de m’inviter à partager un sachet de thé – sachant que je ne le saque que très peu.
Bref, nos crèves et l’amour des discussions gratuites et franches du collier nous ont offert un chouette moment. Evidemment, mry ne sera jamais mon potolol, mais je pense que ce n’est pas plus mal comme ça : c’est finalement plus rare et excitant de rencontrer un blogger assez joueur et entier pour vous inspirer sans détour antipathie et respect, étonnement et intérêt. A la revoyure.

//Article 41.7 : B(L)OGGER, IRL
mark hahler
Dans le genre blogger polémique, je veux le père Cassard, mais oui. Au détour nocturne d’une absinthe, d’un choco chaud et d’un clochard, nous avons échangé tant bien que mal nos projets propres, sous le feu nourri des critiques de Stéphane (”T’as été couilles molles dans ton post sur Spreadshirt !“) et des vannes stratosphériques de Julien et Theo.
A travers le trio de l’enfer de la bière donc, j’ai pu discuter hors mail avec ce bonhomme pour qui j’ai une sincère empathie (comme toute la France, je crois) mais aussi un vif désir de m’émanciper. Syndrôme laFraise bien sûr, mais aussi par rapport à mon projet.
Après avoir appris, puis interrogé, discuté le sien, j’ai regardé le, les objectifs de mon projet avec un regard nouveau. C’est étrange. Patrice est en train de murir une entité risquée, sympathique, unique et encore f(l)ou. Je vise de mon côté des choses très simples, claires, définissables en terme de business et de gestion.
Je ne serais pas un peu complexé là ? Avec le recul, pas vraiment. Je me dis que je me lance dans mon premier projet d’entrepreneur (oui, c’est une boîte) et que ce dernier mêle fortement beaucoup d’éléments faisant partie de mon passif. Lui passe la seconde, tout neuf, j’ai l’impression d’être en retard. Et la case laFraise plannera toujours sur moi comme un complexe vis-à-vis de son père biologique.
Il n’empêche, en y repensant ce soir, j’envie les yeux de petit garçon de ce seigneur de la dilletante lorsqu’après un long exposé, il te demande, anxieux et impatient “alors, tu penses que ça pourrait marcher mon truc ?“. Bon ok, il était un peu fait, mais quand même.

//Préface : NE JAMAIS SOUS-ESTIMER LE CRO MEUGNOON POUR LA CONCLUSION

Evidemment, je suis parti du postulat que je n’ai pas envie d’écrire car c’est un geste politique, pour au final tartiner encore -.-;
Pour parler aussi de gens qui bloggent et qui, d’une manière ou d’une autre, détonnent dans ce paysage un peu trop condescendant à la surface.
Qu’on l’aime ou non, voici donc comment on reconnait un vrai, un bon blogger. Il vous parle comme il vous écrit : droit dans les yeux.

Up : Top 10 Tips for new Bloggers from Original Blogger Jorn Barger (merci bibi), plus un débat sur les 10 ans du terme blog

Dans le bal du buzz média draîné dans le sillage de LeWeb3 :

“La semaine dernière j’ai reçu via Internet une offre de service alléchante d’un individu qui pouvait se prévaloir d’une expérience chez Google. Je l’ai rencontré, il a 14 ans… Il faut, dès le collège et même avant, former les Français à la création d’entreprise et leur donner le goût du risque, de l’initiative. Aux Etats-Unis, les jeunes sont programmés pour ça.”

(Loïc Le Meur, itv Le Monde déc. 2007)

Entre Arjun Mehta et le Gérard de “L’Hôpital”, il n’y a qu’un pas, que la désolante naïveté et le féroce enthousiasme de ce mec franchissent, sans vraiment regarder où ils marchent.