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Ça parle clairement de Chaos Théories

Etoile de l’Ouest

25 Nov 2010 à 3:54 40 commentaires

En étant un peu méchant, je m’explique souvent pourquoi Kanye West est affublé de telles joues de Hamster : l’une contient son talent et l’autre, son égo.

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My Beautiful Dark Twisted Fantasy, son 5e album, se révèle toujours aussi énorme, perso et puissant. Depuis 10 jours que je l’écoute, rien à dire : mélodies et prod aux petits oignons, thèmes et textes qui font mal et qui passent tout seul. Qu’on aime ou qu’on déteste le perso, l’artiste est musicalement au dessus de la mêlée, avec une discographie qui ne fait que monter en puissance, sans douter un instant.

Je le pense d’ailleurs au-dessus par le simple fait que tout le monde se moque facilement du bonhomme, de ses frasques et de ses déclarations mégalo à l’emporte-pièce (dont voici un best of frites coca) et qu’en même temps, tout le monde s’incline devant sa musique. Un tour de force, mais aussi la marque des plus grands, Michael Jackson en tête. MJ qui obsède d’ailleurs le père West.

//MJ DEAD

Comme le fait remarquer Pitchfork (qui a donné un 10/10 à l’album, fait rarissime), le passage intéressant du super-clip-showroom-musicalo-visuel Runaway apparaît à la 7e minute : le titre “All Of The Lights” met en scène une parade funéraire pour Michael Jackson.

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Pas tant un deuil que la réclamation de la couronne par Kanye : yep, il est prêt à devenir le nouveau roi de la Pop. Evidemment, cela fait rire tout le monde, mais cela pose également le problème de la disparition des icônes pop planétaires – et par corollaire l’interrogation sur la nécessité d’en avoir.

//FLUX DE MICROS STARS

Car si l’on regarde bien notre époque, la schéma d’un nombre réduit de stars globales est révolu. Tout comme le web a fait passer la culture d’un point à un flux, les stars naissent, défilent et disparaissent aujourd’hui à grande vitesse. On ne sera plus jamais le fan d’un groupe durant un bon tiers de notre vie, mais on aura des rapports suivis sans plus avec beaucoup d’artistes.

Regardez dans le rock : tous les ans les médias spécialisés nous servent leur marronier à eux leur, ‘Comment perdre 15 kilos en 15 jours” du Elle, leur “Secret des Francs Maçons” de l’Express : qui est le plus grand groupe de rock du monde ?
Ces dernières années, on a vu défiler pour ce titre U2, Radiohead, Nirvana, Oasis, Coldplay, Arcade Fire… J’ai même vu cette titraille pour Kings of Leon dans le metro récemment. La question n’est pas de savoir si ces groupes sont bons ou surestimés, mais s’ils sont reconnus de manière globale et inter générationnelle comme le sont les Beatles – un groupe mort.

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Si on vous demande la plus glamour des femmes ? Marilyn. Le plus grand chanteur ? Sinatra, Elvis, Michael. Que des gens morts, disparus ou ayant explosé durant les 30 glorieuses. En face, nous vivons une époque de stars express : Britney Spears a connu gloire, déchéance, enfer et retour à la vie en quelques années. Justin Bieber (encore une fois, je ne parle pas de qualité), arrivé en 2008, sort déjà son biopic en 2011. Arcade Fire ? Génial, déjà too much. Lady Gaga ? Bombardée en urgence icône planétaire sans qu’on sache vraiment pourquoi.

Evidemment que ces artistes sont connus. Mais peut-on fredonner leur chanson même dans un petit village vietnamien ? Alors que “Thriller”, oui.

//BRULER ETAPES ET AILES

Dans une époque qui va trop vite, les artistes n’ont plus le temps et le peps pour regner durablement sur leur domaine. Et nous, les gens, ne sommes plus dans cette culture. Nous sommes dans la culture de micro célébrités éphémères, de turn over d’icônes.

Je n’ai pas envie de porter un jugement sur quelle époque est la meilleure, mais il n’empêche : dans cet ère désormais instable et volatile, la démarche mégalo de West paraît encore plus décalé, utopique, venue d’un autre temps : il veut devenir un Dieu de la pop.
D’où la grande source de moquerie qu’il génère : un génie artistique redéfinissant les frontières du hip hop et de la pop, doublé d’un people excentrique, complètement largué, anachronique et maladroit. Oui, cela fait encore penser à Michael.

En attendant, West s’est fixé son objectif et n’en dévie pas. A coup d’albums renversants et de gestion d’image minable, il ne dévie pas de son trajet vers la lumière : que ses chansons lui survivent longtemps et partout. Certains diront qu’à s’approcher inexorablement de la lumière, il va se brûler les ailes, et plus encore.

Ils n’ont juste pas compris que pour Kanye, mourir c’est une aussi une manière sûre de devenir un mythe, quoiqu’il en coûte. Sur des mélodies d’auto-destruction flamboyante cet homme s’est destiné à devenir une étoile. Dommage pour lui que, plongés dans nos écrans, on ne regarde plus trop vers le ciel.

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Outside your box.

11 Oct 2010 à 0:38 43 commentaires

On me dit que les gens qui font plein de choses ne savent pas vraiment ce qu’il veulent.

Je pense que les gens qui font plein de choses savent exactement ce qu’ils veulent.

Bonne semaine.

Père-enfant

6 May 2010 à 2:17 36 commentaires

Kanye West chante que pendant que ses potes lui montrent leurs gosses, il leur montre sa nouvelle caisse. Le classique groupe Facebook fait la meme avec le mariage et l’alcool.
Ces dernières semaines, quand mes amis pouponnent en nombre, je ramène de Corée  un gant de toilette patoune de chat.

pawpaw

Rho, cro-meugnon de feu hein, mais revenons à notre sujet.

Après des années de report, c’est la déferlante : cette année, je vais recevoir 9 avis de naissances de mes proches. Trois fois plus que tout le reste de ma vie. Il y a quelques années, ma soeur me disait que dans son groupe d’amis, tout le monde avait mis en route des enfants en l’espace de 2 ans, pouf pouf, comme ça. Cet effet d’horloge biologique m’avait un peu dépassé.

Et puis là, des potes, des connaissances, des amis proches : ils ne se connaissent pas forcément, mais en 2010, ils s’y sont tous mis. Parfois suivant un voeu de longue date, parfois sur un coup de tête ou une découverte surprise.
Et là, je comprends les propos de ma soeur. Quand un couple annonce la grande nouvelle, on en parle entre nous, on y réfléchi tôt ou tard.

“Et toi, tu l’aurais appelé comme ça ?”
“C’est fort de l’apprendre de cette manière et de se lancer…”
“Mais puisque je te dis que perso, j’en voudrais 3 !”
“Moi vivant, jamais il ne sera obligé de faire comme ses parents”
“Heureusement que c’est super mignon, parce que ça super pue quand même”
“Tu penses que je ferais un bon tonton de coeur ? Baby sitter, limite ?”

Et de fil en aiguille, de vannes foireuses en discussions plus sérieuses, on en vient à faire entrer dans son champ des possibles la possibilité d’un enfant. Et on a des “discussions de vieux” comme disent les jeunes. Comme on disait il y a encore quelques mois.
Voilà, c’est ça l’horloge biologique : de la psychologie de groupe niveau 1.

Et pour le moment, cela ne m’affecte pas plus que cela. Pourtant et si je suis contre le mariage, je trouve cela beau, fort et naturel d’avoir des enfants. Mais pas maintenant, pas pour moi. Plus tard, quand on sera prêts. Quand on ne sera plus nous-mêmes des grands gamin – ou alors juste un peu moins.
… Oui, je sais, on peut “rester jeunes et être parents”, je sais, je sais ! Mais malgré le buzz au sens originel du terme, je ne me sens juste pas prêt. J’ai érigé ma vie pour ne jamais vraiment sortir de l’adolescence et je sens qu’il me reste juste ma vie à fixer un peu avant de lancer ce genre de chantier qui demande à être bien fait.

A quel moment on est prêt à être père ? Bah, jamais. On le devient juste quand on se lance“, me confiait un ami, double et heureux papa. Autant pour moi, je me lancerai plus tard : pour le moment, mes besoins de paternité, je me frotte le dos avec.

monday-todo-b (hi res en cliquant sur l’image)

Et je vous raconte pas la Tuesday ToDo, pour toujours plus de fun. Bonne chance les cocos. Bonne chance et bonnes petites croix à côté de chaque tâche. Douuucement.

chatroulette-compendium-by-monsieurlam-b

(clic pic for higher res.)

The One

3 Jan 2010 à 16:03 19 commentaires

Les fins d’après-midi du Dimanche, annonciatrices du lundi matin sont souvent lourdes à supporter.
Mais la première de l’année, aka celle du dernier dimanche des fêtes, doit être la chef suprême de cette infâme et douce Horde.

La fête est finie, les cocos. Moi non plus, je ne sens plus mes bras.

pigeon

Get Into the Groove

7 Dec 2009 à 12:09 28 commentaires

Le lundi, ça devrait toujours ressembler à ça : transat, fishsticks, tease et compils’ maison.

madonna-recherche-susan-desesperemment

No, week end.

5 Dec 2009 à 17:10 31 commentaires

Le week end, quel dilemme.

On a envie de glander et se reposer,

Mais on a aussi envie de faire tout ce que l’on n’a pas pu faire la semaine.

Mais la première chose que l’on ne peut faire la semaine, c’est glander et se reposer.

Alors doit-on ne rien faire pour respecter son envie première, quit à gâcher son week end ?

Ou doit-on faire expos ciné restos soirées, quit à ne pas se reposer et être encore plus crevé le lundi ?

Du coup, je suis en caleçon dans mon canapé, tiraillé par les options.

Ca me fatigue et je n’ai rien fait.

Double L.

Dans toutes les discussions qui :

- Ont dû mal à démarrer
- Peinent à se terminer
- Se déroulent merveilleusement bien
- Défilent à bâtons rompus,

Dans toutes les discussions quoi, arrive le moment fatidique où l’un des participants lâche l’inévitable : “et toi, si tu gagnais au Loto ?“. Et c’est reparti pour des heures de parlotte.
Inévitable, car la question du Loto est au final un question universelle, parce qu’on ne parle pas tant de Loto que de s’évader d’une classe, d’une vie ou d’un système, fantasme absolu de notre culture.
C’est le genre de question que l’on se pose même seul, en cas d’ennui mental ou de douce déprime hebdomadaire, devant son écran.

La question du Loto agît ainsi comme une pause clope mentale.

Mais comme toute drogue légère, elle prend du poids au final. Alors ces derniers temps, je me pose d’autres questions. Du genre, “Et si je pouvais révolutionner un secteur ?

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Mon petit post de l’autre jour en a fait, des vaguelettes dites donc. Moi qui postais avec malice des bouts de témoignages de mon trip aux US, j’ai été surpris de la manière dont on s’en est emparé, souvent à la hussarde, parfois de manière très intéressante.

Ca m’a motivé pour vous donner un avis plus personnel et détaillé sur la fameuse question du Français à l’international. Oui seulement maintenant, avant j’avais mal au ventre, stout.

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