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Ça parle clairement de Culture

Gone Girls

12 Nov 2014 à 2:17 3 commentaires

J’ai vu “Horns” et “Gone Girl“, ce sont un peu les mêmes films. La preuve ? Mes critiques sont des clones :

(spoilers alert)

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GONE GIRL

Ah, on l’aime bien, David Fincher. Révélé par son étouffant “Alien 3″, il s’est ensuite vite imposé comme le patron du thriller visuellement et narrativement chirurgical, entre “Se7en”, “The Game” et autre “Zodiac”…

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Si vous devez ne regardez qu’une seule vidéo pour votre pause déjeuner, pour aujourd’hui, pour cette semaine, pour cet Internet, c’est celle-ci.


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Je ne sais pas trop quoi penser d’Interstellar, peut-être est-ce parce que Nolan s’est un peu envolé dans ses théories.


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Ah, la tristesse et le sentiment de vide : Naruto touche à sa fin et je suis à jour sur Hajime No Ippo.

Images tirées des derniers chapitres en date. Pas de repos pour les héros.

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Après moult péripéties, voici le nouvel épisode de Studio 404, votre émission de société numérique !

Sur iTunes
Sur Sound Cloud

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Poom poom,

C’est la rentrée et c’est avec nos cartables et trousses et cahiers tous neufs que nous avons envahi la gentille et barrée Radio Marais pour enregistrer en direct ce nouveau Studio 404.

Studio 404 sur iTunes
Studio 404 sur Sound Cloud

Au programme ce mois-ci :

Daz, évidemment scandalisé par le #CelebGate, a imaginé un réseau social anti-leak parfait pour s’envoyer enfin des selfie nus sans craindre de les voir sur 4Chan. Vous allez voir, c’est pénible au possible, mais la sécurité de votre frifri est à ce prix.

- Fibre Tigre tape lui encore du poingue sur la table pour tuer la notion de village global et nous raconter qu’Internet se pose plus comme un ensemble de villages locaux.

Sylvain pense déjà à 2017. Vu les casseroles de favoris actuels, pourquoi pas lui ? Du coup, sa chronique ressemble à un programme électoral, pour cesser de polluer le net avec notre surconsommation de lol et notre appauvrissement mental à force de partager comme on respire. Très démagogue, très efficace.

Melissa termine enfin avec un petit sujet léger qui n’interpelle personne, en ce moment : Internet est-il misogyne ? Melissa aime les emmerdes.

Poom, on écoute !

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Traditionnel point coulisses :

- Nous travaillons sur de nouvelles choses cette année, notamment côté chroniqueurs et format pour notre émission en public, “404 Et Vous”.

- Nous pensons à un nouveau logo et un nouveau jingle. Si vous avez des pistes…

- J’adore quand des gens me disent “la personne que je préfère dans tes chroniqueurs, c’est…

- J’adore quand des gens me disent “la personne que je ne supporte pas dans tes chroniqueurs, c’est…

- Car j’aime que Studio 404 soit une émission hautement subjective et humaine. Bisous.

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Abonnez-vous au podcast Studio 404 sur iTunes

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+ Studio 404 : le skyblog officiel et le Twitter et le Facebook et le Tumblr

+ Un grand merci à Radio Marais pour l’accueil et les bières !

Gust of WindZzzzz

10 Sep 2014 à 17:50 5 commentaires

Le moment est fugace, mais drôle.

Voici une reprise de “Gust Of Wind” de Pharrell, par le duo Morgane & Waxx, dont le clip est réalisé par le compère Jules Pajot. Alors, vous regardez la chose :

Et vous remarquez que parmi tous les invités qui poppent de manière random dans cette vidéo, je me prélasse au début en bord de piscine. Un beau rôle de composition. Je vous livre maintenant un secret de tournage, Allociné style : je me suis vraiment endormi sur le tournage. C’était un Dimanche très tôt le matin, il faisait très beau et ce petit coin de paradis en plein Paris était vraiment très agréable.

À force de rester allongé sur le ventre et d’attendre entre deux prises, je me suis laissé (em)porter par mon personnage. Il paraît qu’ils ont tourné plusieurs prises et prononcé pas mal de “ok super, vous êtes parfaits !“, avant de se rendre compte que je ne réagissais pas. Par vengeance – ou parce que je rends vraiment bien quand je ne fait rien, Jules calé discretos un plan de mon roupillon comédie française.

Bref, personne ne pourra se vanter d’avoir autant vécu son rôle que moi sur ce clip. Vous pouvez maintenant le re-regarder et rire discrètement.

Ah, Sleep No More.

La fameuse et unique performance théâtrale que j’ai enfin pu vivre.

Toute la beauté de Sleep No More réside bien évidemment dans sa découverte la plus brute possible, je ne vais donc pas vous en faire la bande annonce qui claque tout.

Juste pour vous partager – sans rien spoiler – quelques ressentis et analyses de ce genre de projet, qui me fit déborder d’admiration, tout en me faisant frôler l’entorse mentale devant l’ampleur et la complexité du projet.

Le point de départ : vous allez naviguer librement et masqués dans une pièce de théâtre singulière, puisqu’elle remplit durant près de 3 heures toute une reconstitution d’hôtel de 5 étages, avec toutes les conséquences d’ubiquité et de non linéarité qui en découlent. Libre de vos déplacements, vous verrez ce qu’il se déroule devant vous et manquerez ce qui se déroule ailleurs, au même moment.

Oui, les personnages masqués, ce sont les spectateurs. Photo : Robin Roemer

Les valeurs ensuite défendues par Sleep No More prennent tellement à rebrousse-poil notre époque qu’elles en deviennent aussi excitantes qu’effrayantes. Si vous jouez le jeu,

Vous serez seul, isolé de vos proches, masqué
Vous n’immortaliserez, ne filmerez, ne partagerez rien
Vous manquerez des pans entiers de l’intrigue
Vous serez perdus, à tous les sens du terme
Vous serez fatigués, à tous les sens du terme
Vous serez voyeur, tout en étant gêné par le voyeurisme des autres
Vous pourrez approcher les acteurs, ils vous bousculeront parfois
Vous pourrez toucher, manipuler, explorer le décor
Vous aurez peur, sans ne jamais sursauter
Pas d’applaudissements, pas de mots : vous ne communiquerez pas

Avec Jules et Maïa, nous sommes évidemment ressortis de cette immersion abasourdis et chacun avec nos propres morceaux d’histoires et nos questions pour les deux autres, formant notre expérience unique. Qui a vu quoi ? Qui s’est attardé où ? Qui a manqué volontairement un noeud de l’intrigue juste pour éviter la foule de masques et vaquer seul ? Qui a crée ses propres scénarios de chaque performance, à défaut de capter le scénario principal ? Qui a suivi un même personnage du début à la fin ?
Quelques heures plus tard, je continue de trembler et de bouillonner sur l’ampleur de cette performance et les possibles qu’elle pourrait engendrer. C’est proprement dingue.

Si vous avez la possibilité de vivre Sleep No More, comment le dire le plus honnêtement et fermement possible : foncez, entrez, laissez-vous porter et ressortez bouche bée.

La nouvelle, attendue, est tombée. La réaction, comme prévue, est choquée.

Le légendaire Studio Ghibli ferme.

Plus précisément – et pour surnager du tumulte d’émotions et de raccourcis déferlant cette nuit parmi les millions de fans, le Studio Ghibli va arrêter de produire des longs métrages d’animation. Comme il le faisait jusqu’alors. Le spécialiste Catsuka détaille tout, très bien, ici.

L’entreprise n’est pas juridiquement morte (5 employés, une division publicités), mais l’essentiel ne change pas : Près de 30 ans après la création du studio et près d’un an après la retraite de son maître Hayao Miyazaki, Ghibli ne pouvait plus voler.

Un destin déjà prédit en 2010, lors de la 1ère retraite.

Le four des deux derniers longs métrages, l’incapacité à construire une serre à nouveaux talents comme chez Pixar, le coût faramineux des artistes… Le départ de Miyazaki laissait peu de chances, autre que l’espoir fou des fans de voir son studio lui survivre.

Comme tout le monde, je vois défiler devant mes yeux et mes oreilles des centaines de moments, de visions, de souvenirs forts issus de tous ces chefs d’oeuvres. Des moment sacrés de notre culture.

Peut-être nous accrochons-nous trop, transformants les souvenirs en reliques, les artistes en dieux. Miyazaki, comme un homme, a décroché et entamé une nouvelle vie.

Comme il le dit si bien, mi bouddhiste, mi-taquin, dans ces images*, il ne faut pas sacraliser le studio lui-même. Son héritage perdurera dans les talents qui en émanent et qui s’exprimeront autre part.

Alors : arigato, Hayao “Totoro Porco Monono Chihiro Ponyo & co” Miyazaki,

et merci, tout le studio Ghibli.

(*tirées du documentaire “The Kingdom of Dreams and Madness” par Nicholas Kole, via netsabes)