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Ça parle clairement de Culture

Ah, Sleep No More.

La fameuse et unique performance théâtrale que j’ai enfin pu vivre.

Toute la beauté de Sleep No More réside bien évidemment dans sa découverte la plus brute possible, je ne vais donc pas vous en faire la bande annonce qui claque tout.

Juste pour vous partager – sans rien spoiler – quelques ressentis et analyses de ce genre de projet, qui me fit déborder d’admiration, tout en me faisant frôler l’entorse mentale devant l’ampleur et la complexité du projet.

Le point de départ : vous allez naviguer librement et masqués dans une pièce de théâtre singulière, puisqu’elle remplit durant près de 3 heures toute une reconstitution d’hôtel de 5 étages, avec toutes les conséquences d’ubiquité et de non linéarité qui en découlent. Libre de vos déplacements, vous verrez ce qu’il se déroule devant vous et manquerez ce qui se déroule ailleurs, au même moment.

Oui, les personnages masqués, ce sont les spectateurs. Photo : Robin Roemer

Les valeurs ensuite défendues par Sleep No More prennent tellement à rebrousse-poil notre époque qu’elles en deviennent aussi excitantes qu’effrayantes. Si vous jouez le jeu,

Vous serez seul, isolé de vos proches, masqué
Vous n’immortaliserez, ne filmerez, ne partagerez rien
Vous manquerez des pans entiers de l’intrigue
Vous serez perdus, à tous les sens du terme
Vous serez fatigués, à tous les sens du terme
Vous serez voyeur, tout en étant gêné par le voyeurisme des autres
Vous pourrez approcher les acteurs, ils vous bousculeront parfois
Vous pourrez toucher, manipuler, explorer le décor
Vous aurez peur, sans ne jamais sursauter
Pas d’applaudissements, pas de mots : vous ne communiquerez pas

Avec Jules et Maïa, nous sommes évidemment ressortis de cette immersion abasourdis et chacun avec nos propres morceaux d’histoires et nos questions pour les deux autres, formant notre expérience unique. Qui a vu quoi ? Qui s’est attardé où ? Qui a manqué volontairement un noeud de l’intrigue juste pour éviter la foule de masques et vaquer seul ? Qui a crée ses propres scénarios de chaque performance, à défaut de capter le scénario principal ? Qui a suivi un même personnage du début à la fin ?
Quelques heures plus tard, je continue de trembler et de bouillonner sur l’ampleur de cette performance et les possibles qu’elle pourrait engendrer. C’est proprement dingue.

Si vous avez la possibilité de vivre Sleep No More, comment le dire le plus honnêtement et fermement possible : foncez, entrez, laissez-vous porter et ressortez bouche bée.

La nouvelle, attendue, est tombée. La réaction, comme prévue, est choquée.

Le légendaire Studio Ghibli ferme.

Plus précisément – et pour surnager du tumulte d’émotions et de raccourcis déferlant cette nuit parmi les millions de fans, le Studio Ghibli va arrêter de produire des longs métrages d’animation. Comme il le faisait jusqu’alors. Le spécialiste Catsuka détaille tout, très bien, ici.

L’entreprise n’est pas juridiquement morte (5 employés, une division publicités), mais l’essentiel ne change pas : Près de 30 ans après la création du studio et près d’un an après la retraite de son maître Hayao Miyazaki, Ghibli ne pouvait plus voler.

Un destin déjà prédit en 2010, lors de la 1ère retraite.

Le four des deux derniers longs métrages, l’incapacité à construire une serre à nouveaux talents comme chez Pixar, le coût faramineux des artistes… Le départ de Miyazaki laissait peu de chances, autre que l’espoir fou des fans de voir son studio lui survivre.

Comme tout le monde, je vois défiler devant mes yeux et mes oreilles des centaines de moments, de visions, de souvenirs forts issus de tous ces chefs d’oeuvres. Des moment sacrés de notre culture.

Peut-être nous accrochons-nous trop, transformants les souvenirs en reliques, les artistes en dieux. Miyazaki, comme un homme, a décroché et entamé une nouvelle vie.

Comme il le dit si bien, mi bouddhiste, mi-taquin, dans ces images*, il ne faut pas sacraliser le studio lui-même. Son héritage perdurera dans les talents qui en émanent et qui s’exprimeront autre part.

Alors : arigato, Hayao “Totoro Porco Monono Chihiro Ponyo & co” Miyazaki,

et merci, tout le studio Ghibli.

(*tirées du documentaire “The Kingdom of Dreams and Madness” par Nicholas Kole, via netsabes)

Images prises en Mars, lors des dernières répétitions avant la première de “A Sign Of Love“, la collaboration entre le Ballet de Shanghai et le chorégraphe français Bertrand d’At, inspirée du film “In The Mood For Love” de Wong Kar Wai.

Années 30, classique et jazz – et comme espéré, une Grâce qui rend les prouesses physiques si faciles, naturelles.

Un nouvel album de Michael Jackson  le 13 Mai ? Bien sûr.

Si les voix du music (on veut écouter tout ce que Michael n’a pu publier) business (on veut faire fructifier cette mine d’or) sont évidentes, celles du marketing-buzz se montrent parfois impénétrables : nous, européens, avons pu écouter la chose avant les Etats-Unis. Après la PS4 sortie en dernier au Japon, je pense que Sony s’est découvert une âme de joyeux troll. Retour à notre sujet, ces 8 morceaux inédits (dont je n’ai pas le droit de vous révéler les noms).

Update : ah, ça sort… Devinez de quel morceau il s’agit ?

Pour placer le niveau de cette critique, je me considère comme un fan de base, c’est à dire décroissant avec le temps : “Thriller” / “Off The Wall” / “Bad”, puis “Dangerous” / “HIStory”, puis le néant.
Autant vous dire que je me suis rendu à l’écoute avec peu d’appréhension, tant j’ai lâché l’affaire musicalement depuis 20 ans maintenant (#coupdevieux)

A noter que Sony Music et Sony Mobile ont flairé la synergie, en offrant l’album aux futurs clients de ses mobiles et tablettes, plus un 9e titre (qui aura certainement fuité sur la toile une semaine avant) que nous n’avons pu écouter. Allez go, je ressors mes notes griffonnées fiévreusement et je rend tout cela lisible :

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1. Autant tuer le suspense : ça commence fort. L’album se lance ici sur une power track totalement calibrée pour squatter votre été. De la grosse Disco Funk bien efficace, qui rappelle “Rock With You” dans l’esprit groove galactique. Un triple burger fait d’une tranche de violons, d’un steak saignant de basses, de claviers, d’un supplément violons et d’une voix Michael qui semble avoir 20 ans. Hanches qui balancent, coucher de Soleil, nostalgie facile-et-alors… Bref, le “Get Lucky” de cet album.

2. On retrouve ici la patte de Timbaland, avec ces rythmiques sèches et syncopées, pour un titre qui penche plus sur la période 90′s. On y croise le style et les gimmicks vocaux de Michael, qui alterne des couplets entonnés agressivement et des refrains en forme de nappes sonores, mais la chanson tarde à nous prendre. C’est un des syndromes propres à l’artiste : on aime parce que c’est du Michael, on rejette parce que c’est objectivement hors du coup.

3. Vrombissement de synthés sur rythme minimalistes pour un titre encore assez chaud et nostalgique, mais au final bien générique. Une sorte de “Liberian Girl” ménopausée. Next.

4. Des fans de “Leave Me Alone” dans la salle ? Celle-ci est pour vous. Du son emblématique des claviers et basses à l’arrière goût de Stevie Wonder, on ne se cache même pas dans cette resucée “contemporisée” (“contemporized“, c’est le terme utilisé pour cet album). Le niveau de l’album remonte.

5. Après une intro robot/punk/synthé, il y a un petit malaise : la chanson nous offre un festival de “Hee Heeeee” caractéristiques du King, mais légèrement modifiées. On dirait qu’une version très perfectionnée de Siri aurait imité Michael. ADN remix ou foirage, le débat reste ouvert.
Je sens un des moments forts de l’album, si l’on en juge par la richesse de la production, je ressens un des moments moyens de l’album, si l’on en juge aussi par la production : A force de faire pleuvoir des arrangements, des sous-accords et des riffs de guitares filtrés, le propos de la chanson (la prostitution des mineurs) se retrouve complètement enseveli. On dirait une photo de guerre trop photoshopée.

6. L’une des chansons leakées il y a quelques temps (je ne peux pas donner son nom, #JFGI). Bonne surprise ici, le morceau flirtant délicatement avec des sonorités du Moyen-Orient et des violons (encore) (mais les violons, c’est la vie) et des sons très robotiques (encore) (mais c’est dispensable, ça).
Le tout se montre très tonique, notamment sur la partie vocale de Michael, qui décidément, ne sera jamais flemmard de ce côté là. Une ex-fan de Michael, assise à côté de moi m’a confié que ce mix était bien plus pertinent que celui ayant fuité sur Internet il y a quelques, beaucoup plus électro (là, je vous ai vraiment donné tous les indices possibles).

7. Une intro très cinéma ? Une intro très cinéma. Le reste se montre pourtant assez frais : les parties vocales suivent des rythmes atypiques, on descend d’une bonne octave les choeurs de Michael et on reconnaît que le dossier “sons 2009-2013 à poser quelque part” de Timbaland a largement été ouvert. Genre, le petit tambouret de singe à  contre-rythme.
La chanson se révèle très plaisante à écouter, avec son petit moment “Earth Song” et sa très belle outro tout en cuivres.

8. On termine avec la chanson éponyme de l’album. Et cela tombe bien, c’est certainement le morceau le plus complet, le plus “Michael” au bon sens du terme. Couplets en dent de scie, refrains en couteau à beurre : le combo 2 hits de MJ, fonctionne à merveille. Le tout soutenu par une mélodie puissante et plaisante, cette chanson sera certainement un terreau fertile pour tous les danseurs de youtube et les remixeurs de SoundCloud.

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Au final, que nous reste te-t-il en tête, après 40 (petites) minutes d’écoute ? Un sentiment plutôt agréable. Au delà de la démarche et du procédé qui me laissera toujours un peu amer, Xscape se pose comme un bon “petit” album de MJ. C’est à dire bien meilleur que “Michael” ou “Invincible”. Un signe plutôt rassurant, sachant que ce projet d’albums post mortem s’annonce loin d’être terminé, vu la montagne de maquettes qui dorment encore au chaud.

Xscape ne sera certainement pas un évènement musical, mais sûrement un bon moment musical pour les amateurs du Roi et ça, c’est déjà bien.

(mais cet artwork, quelle beauté !)

Elle, Nous

26 Mar 2014 à 19:14 11 commentaires

Her est un grand, un très grand film d’anticipation.

Her est une belle, une très belle histoire d’amour.

Her est un gracieux, un très gracieux mélange de ces deux genres, qui parvient surtout à les transcender, en évitant tous les poncifs attendus.

Le film est doux et intime. Comme beaucoup de films d’anticipation, il témoigne d’un moment crucial dans l’histoire d’une civilisation. Mais à l’inverse de tous les films d’anticipation, il se tient à son point de vue intimiste et véhicule énormément à travers si peu de personnages, de situations.

Comme peu de films sentimentaux, Her parvient à ne jamais prendre parti, pas plus qu’il ne juge. Le tout, avec un naturel désarmant.
Les trois mouvements de l’histoire (la rencontre, Samantha veut atteindre Theodore, ils se trouvent, Samantha dépasse Theodore) portent chacun en eux un éventail complet d’émotions qui leur sont propres, ou se répondant en fil rouge à travers les uns et les autres. Un chef d’oeuvre de tissage.

Sa D.A, retro-futuriste, se montre juste assez intemporelle pour accompagner l’identification, la prospective et la crédibilité d’un futur proche. La direction photo, qui frise parfois avec l’esthétique pub (peu de contraste, couleurs nombreuses et désaturées), offre le parfait contre-champ à l’intrigue : un monde un peu trop artificiel pour une intelligence un peu trop humaine.

Autre détail saisissant : les lumières, chaudes et naturelles, combinées avec la palette de couleurs chaude, font complètement sortir Her de la traditionnelle esthétique froide, précise et contrastée des films de science fiction. La technologie est au coeur de l’intrigue, mais disparaît presque toujours de l’image.

Her pose enfin et bien sûr sa réflexion passionnante sur l’Intelligence artificielle et la perte de souveraineté de l’Homme en haut de l’échelle de l’évolution. Entre post-humanisme et informatique, on sent que l’humanité en tant qu’entité ne pourra plus évoluer assez vite et que la prochaine étape sera exo-humaine : extra-terrestre ou artificielle.

Etre forcément perfectible, voir cassé par sa conscience, l’Homme invente un compagnon sans défaut pour venir combler ces failles. Et c’est cette création qui découvrira l’Amour absolu, celui que les hommes, dans leur état actuel, ne peuvent connaître.

Assister à ce passage de relai entre les deux héros de Her, entre l’homme et la machine, le tout entre douleur et compassion, fût l’un des moments les plus forts que j’ai pu vivre au cinéma. La métaphore du livre qui s’étire est magnifique de tristesse et de justesse. La logique derrière “plus j’aime d’hommes, plus je t’aime” est géniale, car au delà de notre capacité d’acceptation, mais à la limite de notre capacité de compréhension.

Les acteurs enfin, soutiennent avec un coeur fou ce projet. Joaquin Phoenix déborde d’humanité dans son jeu d’homme qui n’arrive pas à se laisser déborder. Scarlett Johansson éclabousse elle de sa voix trop charnelle cet OS trop (post) humain. Certainement sa meilleure performance depuis Lost In Translation. Chaque plan rapproché de Theodore seul laisse cette impression que Samantha est lovée en lui. Si on m’avait dit qu’une absence à l’écran se révèlerait aussi charnelle…

On pourra toujours trouver des défauts à Her, qu’ils soient profonds ou superficiels. Mais le film vous laisse dans un tel tourbillon d’émotions et de réflexion, que vous resterez là, le regard dans le vide, à imaginer cette voix parler à votre condition d’humain.

Her est un chef d’oeuvre qui regarde avec objectivité et attention l’évolution de cette histoire d’amour, tout comme l’Evolution de l’Histoire de l’homme.

HitFail on Stream

10 Jan 2014 à 18:32 9 commentaires

Cette semaine, j’ai donc testé mon stream en conditions réelles. Comme prévu, rien ne s’est passé correctement et j’ai enchaîné les fails techniques comme Jennifer Lawrence récolte les récompenses.

La bonne nouvelle, c’est que la chose m’a beaucoup amusé. Et que vous, les 70 premier spectateurs sur place, ont été vraiment très gentils (et permissifs). Sensation étrange au final, genre ça :

J’y retourne donc ce soir vers 20h00, en espérant que ma config (Mac + Wirecast + Cam + Micro + PC en remote) tienne le coup.

Et en attendant, petit coup de coeur pour le projet de Joseph “plus cool que moi ya que Jenn Lawrence” Gordon-Levitt : HitRecord on TV, ou un projet comme j’aurai aimé le faire : une boîte de prod participative créant un show d’entertainment participatif, où les coulisses sont aussi intéressants que le résultat final, voire plus.

En attendant, je vais essayer de faire participer mon ordinateur ce soir.

Tetsuooo ! Kanedaaa !

19 Dec 2013 à 18:03 13 commentaires

Le premier film d’animation japonaise que j’ai vu au cinéma était Akira. On était en 1991. Il passait en VF dans une petite salle de l’UGC de Créteil Soleil et j’y suis allé sans trop savoir sur quoi j’allais tomber.

Ce chef d’oeuvre m’a traumatisé, dans le bon comme dans le mauvais sens du terme. J’ai été, je suis marqué à vie par cette esthétique, cette vision, cette violence, cette richesse, le pan culturel qui s’est dévoilé derrière.

Je retourne voir Akira ce soir au Grand Rex, en VO remasterisée, pour fêter ses 25 ans. Je suis déjà traumatisé d’avance. Et tellement excité aussi.

Après un intenable hiatus estival de quatre longs mois, notre cher podcast des années 2000 Studio 404 est de retour !

De gauche à droite : Angelique notre belle voix, Melissa, Daz, Fibre Tigre, moi, Sylvain Paley, moi tenant un chat parce que ça faisait rire tout le monde rapport au fait que c’est un truc asiatique et rapport au fait qu’ils sont un peu racistes, Ghislain.

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Au programme de cette émission de société numérique, qui clôt les vacances et lance la rentrée :

- Sylvain pleure la fin de la carte postale, alors que nous inondons nos amis et contacts de status et de photos de vacances
- Daz se réjouit lui du retour du bon vieux jeu de société à travers les tablettes
- Melissa, déjà tournée vers la rentrée, se demande comment son obsession pour devenir productive sur son ordinateur à ruiné sa productivité
- Fibre Tigre lance lui sa campagne pour les écoliers de France : cette année, lâchez la LV2 et apprenez le langage du code !

BONNE ECOUTE SUR ITUNES OU ICI SUR SOUNDCLOUD o/

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Dans les coulisses :

- Merci pour vos retours sur certains points (attitude, rythme), nous en prenons compte et tentons de nous bonifier et d’évoluer, tels des Pokemons du réseau
- L’émission a été enregistré dans le salon de notre super réalisateur Ghislain, d’où l’acoustique différente (très “Concert à Emporter”, diront les puristes)
- Sachez également que nous avons enregistré dans la foulée notre émission prévue pour Juin dernier, avec vos témoignages sur l’adolescence. A venir prochainement !

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Abonnez-vous au podcast Studio 404 sur iTunes

Ecoutez / téléchargez Studio 404 sur Sound Cloud

+ Studio 404 : le skyblog officiel, le Twitter et le Facebook

Je ne vais pas m’étendre sur Pacific Rim, donc rapidement :

Ce n’est pas aussi jouissif que je l’avais espéré, mais il y a un cameo de la Nissan Figaro, ma voiture préférée.

Je voulais juste vous partager la manière dont mes frangins ont regardé il y a quelques jours le blockbuster de l’année :

- En screener

- Sur un écran de smartphone

- Un écouteur chacun

- Dans une voiture slalomant dans les routes de montagne vietnamiennes

Rimers gonna Rim, j’oscille entre dégoût et admiration.

No Yeezy listening

20 Jun 2013 à 1:59 4 commentaires

Ce dernier album de Kanye West m’a perdu comme prévu, comme tout le monde.

“Quelle, la, baise.”

Je réflechissais très fort à ce que j’allais écrire (d’intelligible) sur Yeezus, à tracer ce parallèle avec la position et la disco des Daft dans l’EDM, du mot “glitch” qui (me) revient globalement en tête, mais tout a été dit dans cet excellent article/discussion de l’abcdraire du son. Mieux, de manière plus complète, lisible, naturelle : Yeezus n’est pas un bon album en soi, mais c’est une brique forte dans le Grand Plan de West.

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