J’adore les documentaires animaliers, sûrement pour les mêmes raisons que vous.
Cet amour est multiplié par 3 le Dimanche (sûrement pour les mêmes raisons que vous).
Le tout se trouve décuplé lorsque ce sont les anglish/ricains de la BBC ou de National Geo qui sont à la réal’ : avec du vrai, ils font passer les blockbusters hollywoodiens gavés de CG pour ce qu’ils sont : de la junk food fade recouverte de colorants.
Voici un petite sélection de grands classiques du genre pour donner à votre Ciné Dimanche un goût nature ET épicé.
Je suis dans mon lit, je viens de terminer Fast Five que j’avais commencé dans l’avion et je mange des pâtes.
Ma copine est en week end et ce soir, j’ai préféré bidouiller le futur forum de Lense avec le pauvre Jul qui déteste IPB, plutôt que d’aller voir mes amis réunis au Rosa Bonheur ou aller me faire dédicacer le volume 3 de la Bande Pas Dessinée.
Ca me rend un peu triste.
Pour en revenir au Rosa Bonheur, il paraît que c’est du grand n’importe quoi, surtout le jeudi soir, surtout si t’es trentenairecélibataire. Que mes potes roulent des pelles à des inconnu(e)s, se roulent de pelles par demie erreur, qu’on danse sur tout et n’importe quoi, que la file d’attente frise l’heure à l’heure de pointe. Un peu abusé, mais cela fait plaisir de savoir que, quelque part dans un parc, Paris-la-nuit survit. Jusque minuit.
Pour en revenir à Bruno “Na(va)vo” Muschio, l’auteur de la Bande Pas Dessinée. Il est également co-auteur de la seule bonne nouvelle du Grand Journal version 2011 : Bref. Une série de quelques minutes ultra densifiée au montage et aux vannes de sniper. Je pensais l’humour “vécu” bien mort avec les blogs et les comiques de seconde zone, mais non, cette fulgurance est non seulement déjà très drôle, mais pue surtout la longue montée en puissance.
Ce n’est vraiment pas du copinage bête, cette série est bien, point. Et pour une fois que ce sont les ricains qui vont se coltiner les 24 heures d’attente pour dl la chose et récupérer des fichiers de sous-titres mal encodés…
Bim : bref.s01.e03.sdtv.270p.lol.mkv
Pour repartir vers le reste :
Nous avons racheté et remonté une Pax. Ca a marché. Et on nous a montré qu’on pouvait remonter la première à l’envers pour éviter les trous pétés. Great.
Je vais encore déménager de bureaux, ça me stresse un peu.
Je suis en rouge et j’ai environ 14000€ de payes et piges à récupérer partout.
J’ai commencé la récolte avec un chèque de 4400 euros, déposé en urgence à la banque.
La banque m’a appris que depuis quelques semaines, la loi allonge le délai d’encaissement de tout chèque supérieur à 3000€ à 10 jours.
J’ai toujours pas payé mes impôts.
Parce j’ai toujours pas déclaré mes impôts.
J’ai regardé Fast Five, donc. C’est évidemment naze. Mais j’adore Dwayne “The Rock” Johnson
J’ai aussi regardé le nouveau Conan. Le détail qui dit tout : tous les persos principaux ont une dentition plus parfaite que celle de Georges Clooney dans Intolerable Cruelty – ou celle de Cate Blanchett dans Hanna.
Pour développer un peu sur le Conan quand même, parce que ça m’énerve : pourquoi bordel les nouveaux réal’ B list de films d’action doivent ils TOUJOURS structurer leurs films comme des jeux vidéos ? Va là, trouve cet objet, sauve cette princesse, déjoue ce QTE gnagnagna… Arrêtez de vous exciter sur God of War, quoi.
Chacun tient sa petite définition du Bonheur. Et surtout, chaque définition du Bonheur change avec le temps, la situation. En ce moment chez moi, le bonheur c’est de savoir que j’aime de plus en plus ma chérie et mon couple. Cette lente et douce montée en puissance, c’est vraiment nouveau et cela paraît assez évident.
Cela me permet de mieux vivre certains passages à vide aux sens que vous subodorez du terme. C’est vraiment magnifique.
Mais ce soir, ma chérie est loin, mes amis sont loin, “Bref” c’est court et j’ai matté un film de merde après avoir passé ma soirée à bidouiller un forum. J’avais déjà passé une soirée comme ça en 2000, pour mon premier blog.
Si vous voyez un mec qui sourit bêtement au Jardin des Tuileries, pas de doute : c’est moi.
J’attendais d’avoir installé mes étagères pour enfin me racheter des mangas. Du coup, je suis vener.
Notes :
Naruto 53 : can’t wait, ce shonen a vraiment repris le bon virage.
Last Order 15 : etrange, je trouve cette suite spirituelle de Gunmm vraiment cheap et pourtant, j’achète. La joie de ne plus attendre 2 ans entre chaque volumes, peut-être ?
Full Metal Alchemist 27 : omgomgomgomg je n’ose pas lire le volume final t.t
Claymore 1-8 : Complètement impressionné par cette série, glaciale et gracieuse comme ses tueuses de yomas. Anh me l’a conseillée, j’ai dévoré les 70 premiers chapitres en scan avant de faire une razzia chez le libraire tout à l’heure.
Pluto 7 : cf. FMA 27, omgomgomgomg dernier volume et tout et tout.
Le Samsung Galaxy S2 : je lui ai enfin trouvé un point faible. L’appareil photo n’est vraiment pas top. Et WordPress Android pas aussi bon que sous iOS.
Bon allez, stop écriture, go lecture, hiiiiiiiiii *0*/
Dans la série “3 personnes trouverons cela formidable, les autres se gratteront la tête” :
Lecteur occasionnel de Bleach (un shonen limité mais plein de style) et grand amateur de la série Game of Thrones (une série politico médiévale fantastique adaptée de bouquins du même accabit), quelle ne fût pas ma surprise en découvrant dans le manga un Espada (je ne vous spoile rien de critique) appelé Stark, et dont l’attaque ultime consiste à invoquer… Des loups.
Voilà voilà, c’était un post dédié aux 3 lecteurs qui suivent ces deux sagas : c’est bin cool, hein ?
Je suis loin d’être fan des instants “rhalala, tut te rappelles de ce vieux dessin animé ? Ca ne nous rajeunit pas hein“. La nostalgie facile, très peu pour moi: j’ai toujours le sentiment qu’elle entraîne dans son sillage un fumet “vieux con” qui vous prend au nez. La même côté jeux vidéo : les 25 ans de la NES par-ci, de Zelda par là, ça ne me touche pas plus que ça.
Par contre, un truc me bouleverse : voir tous les futurs fictifs de notre jeunesse se arriver à terme. Sans se réaliser, évidemment. Vivre au présent les projections futuristes du passé, ça, ça tabasse le moral.
Il y a ainsi eu l’affaire “Back To The Future”, un hoax expliquant que Doc et Marty avaient programmé leur saut dans le futur pour 2010, qui a lancé la machine “demain c’est déjà hier” :
Et puis hier, on s’est rendu compte que Skynet aurait pété le silicium et attaqué l’humanité – et toutes les Sarah Connor du monde l’auraient eu mauvaise. Moi aussi en tout cas, renfrogné dans mon lit d’où je tape ce post (je choppe un second Cornetto avant dodo, où c’est vraiment pas raisonnable ?)
Je ne suis pas touché non plus par la traditionnelle plainte du “et où sont les voitures volantes ? Et les jetpacks ? Et les voyages intergalactiques ?“.
Non, ce qui me fait mal c’est le coup de vieux donné aux oeuvres SF de mon époque et la sensation de voir leur date de crédibilité arriver à expiration, comme des bouteilles de lait. Et d’une certain manière, de les perdre de mon imaginaire.
Lorsque j’étais petit, des dates comme 2012 ou 2017 me faisaient rêver. Rien qu’à les prononcer, un vent d’excitation parcourait mon imagination. Imagination un peu passée du coup.
Aujourd’hui, je pense plus naturellement à la prochaine élection présidentielle, un évènement autrement plus ancré dans le dur.
Pourrais-je encore revoir des films prophétisant avec excitation des dates futures appartenant aujourd’hui au passé ? Sûrement, mais ce détail me chagrinera tout de même. Le futur était une zone de “et si” surpuissante qui offrait à la SF une porte de sortie royale. Chaque jour qui passe ferme ainsi quelques portes, tue des “et si”. Retour dans le temps impossible.
Donc on aurait dit qu’on parlait de danse, c’est ça.
N’y voyez pas un noble et mou substitut au sujet du sexe dont je ne peux parler encore. Non, la danse m’obsède bien ces derniers temps. Toujours aimé cela, vraiment heureux de m’être enfin lancé à travers des cours. J’y pense souvent la journée, je tape parfois des petites phases en chaussettes dans le salon avec ma chérie, parfois dans la rue tard.
Je veux danser comme ce gamin. Reviens gamin ! (Embody – Sebastian)
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Vous savez, ça ressemble trop aux passages dans ces films de danse (“Step Up” et compagnie) où le héros/héroïne se prend au jeu et se met à danser dans la rue, au boulot, dans sa chambre, en allant à la poste, tout le temps, partout. Sauf que dans ces films, le perso principal est un déjà un tueur dans sa discipline rebelle (rebelle aka “je fais du hip hop et j’atterris dans une école d’art très conservatrice” ou inversement “belle et gracieuse danseuse au teint de lait mais au tempérament de feu, je tombe follement amoureuse d’un jeune beau gosse des bas quartiers qui danse sa vie dans de féroces soirées”).
Le perso principal incarne et porte donc déjà en lui un Talent de la danse dont le potentiel ne demande qu’une finale régionale de concours de danse avec en 1er prix juste assez d’argent pour sauver la salle locale pour éclore (le potentiel, ouais je fais des phrases longues ce soir).
Moi, je n’ai pas de talent.
Je ne sais pas danser. Bref, je ne me fais aucun plan sur la comète – je n’en n’ai jamais fait – mais je me fais super plaisir à aller chaque jeudi soir suer et complexer comme jamais devant un grand miroir.
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//STORYBOARD P, SCENARIO D’UNE MUTATION
Ah si, j’ai un talent, c’est de me balader sur le net. Du coup, j’ai redécouvert un danseur fou, croisé au détour d’une vidéo il y a quelques années, sans plus d’accrochage d’attention à l’époque.
Maintenant, je comprend toute la puissance de ce mec considéré par beaucoup comme une légende, Storyboard P (merci Etienne pour la redécouverte).
Un danseur qui, comme pas mal de génies dans leur disciplines respectives, semble en avoir fait le tour. Certains perfectionnent, d’autres révolutionnent et tentent de déconstruire, de repenser leur art.
Dans le cas de Storyboard P, cela donne “Mutation” une danse lente, parfois inquiétante, parfois gracieuse, organique, animale, amusante. Une danse qu’il a crée et qui donne à Storyboard P l’impression qu’il a été dessiné et animé. Démonstrations :
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Un clip de The Bullits
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Un freestyle sur “See You In My Nightmare” de Kanye West.
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Un battle contre Omarion King Tight, danseurs qui mêlent Crump, Hip Hop. Enorme.
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Et je termine sur un battle avec son crew Mutants Society. Le plus beau dans cette vidéo, c’est l’ambiance complètement dingue et la créativité de chaque danseur, l’euphorie du cercle… Je ne m’en remets pas.
Plus sérieusement, je continue de danser mal dans mon coin, mais juste de savoir que des mecs comme Storyboard P existent, de savoir ce qu’ils font, ce qu’ils apportent, ce qu’ils tentent, ça me remplit envie de leur rendre hommage et de me laisser aller à danser.
Raide comme un robot, mon style mutant à moi.
Il y a au cinéma ce que l’on appelle ces plaisirs coupables. Et puis parfois, il y a des galères innocentes : je suis allé voir “Sucker Punch” de Zack “300 + Watchmen” Snyder hier, engrenant ma chérie et ma soeur, sans n’avoir jamais rien vu du film, sauf des affiches dans le métro. Innocent, plein d’envie.
Holy crap que c’était mauvais.
Genre un énorme, excessif et bruyant empilement d’un max de choses, le tout autour de Rien, littéralement. Autant vous dire que je suis impressionné par un tel équilibre.
Bref, galère, envie urgente de partir, regards coupables jetés en pâture à mes accompagnatrices, ça ne m’était pas arrivé depuis Blues Brothers 2000, c’est dire.
Temps perdu pour cause perdue, j’en ai profité pour collecter à la sortie de projection les avis de personnes que j’ai croisées à l’avant-première. Enjoy.
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Bon, je vais me coucher. Et une dernière fois : même avec une carte illimitée, c’est limite-limite, hein.
Comme si Dieu m’avait entendu quand je lui ai dit “bon, je crois pas en toi mais bordel: je prends un petit train de campagne vendredi et ce serait par-fait si…”
Bonjour et bienvenue sur l'espace de la personne jouant avec son canapé juste au dessus de ce texte. C'est un mec, il s'appelle Lâm, et il blogge. D'où "monsieur", "lam" et ".com", heh.