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Ça parle clairement de Eux
Long time no smile
4 Feb 2011 à 9:34 19 commentairesKeanu,
aujourd’hui, tu es triste et tu ne vieillis pas, mais bordel, qu’est-ce que tu déchires sur cette photo : tu es heureux et tu arrives à paraître encore plus jeune.

Je ne me lasse pas de cette candeur, tu es mon rayon de fin de semaine, je serais le smiley de ta cuisse.
(source : thisisnotporn, le pic dump classe du moment qui vous fera votre vendredi de glande)
Merci
2 Feb 2011 à 2:21 9 commentairesLes messages de compliments sont des infusions salvatrices servies dans le mug de notre égo.
J’en ai reçu quelques-uns récemment, notamment pour Decate, qui ont immédiatement stabilisé mon coeur alors en mode montagnes russes ces derniers mois.
Et cela m’a fait penser à quelques mails que j’ai reçu. Des compliments sincères, à base de “tu me fais rire“, “ça me parle“, “tu m’as inspiré pour” ou “je me suis lancé grâce à toi“…
Ne tournons pas autour du pot : cela m’a procuré une banane simple et entière pour la journée / nuit qui a suivi. Je trouve cela dingue, de provoquer ce genre de choses, surdimensionné.
Mais recevoir des compliments, c’est aussi ne pas vraiment savoir comment y répondre. On se sent déjà assez heureux et honteux d’en jouir, alors que dire ? Dans mon cas, rien.
Souvent, je mets le petit message de côté, très heureux et un peu gêné. Et du coup, je le perd. Ce soir, je me suis souvenu d’un mail de lecteur vraiment très touchant auquel je n’ai jamais répondu. Cela fait 25 minutes que je le cherche, en vain. Je me dis qu’il s’est dit “ahh, bon bah, il n’a pas le temps de répondre, moi ça m’a coûté mais lui ça doit l’amuser 30 secondes mais c’est pas grave“.
Pas du tout, non non non. Je suis juste un connard qui perd sa tchatche devant la flatterie simple. Qui ne l’ouvre plus lorsque, pris au dépourvu, il n’a rien de malin ou marrant à sortir. Et qui plus tard, oublie.
Alors cher(s) lecteur(s) (trices), qui m’avez écrit dans les commentaires, par mail ou sur Facebook, sans jamais de réponse : Excusez-moi et sincèrement, Merci.
C’est contagieux
30 Jan 2011 à 5:11 9 commentairesIl y a 3 choses communicatives dans la vie :
Le rire,
Le baillement,
Le vomi.
Autant vous dire que ramener chez lui un pote bourré, qui s’endort, qui vomit et qui pète, le tout sur moi, a été un moment d’intense échange – et un beau test de résistance physiologique.
Je vous laisse, je vais prendre une douche.
6 pistes de danse, show laser
15 Jan 2011 à 19:33 17 commentairesCe soir, enterrement de vie de garçon.
Après le paintball et le karting, je rejoins la troupe au Pause Café, puis nous partirons tous au Metropolis, la célèbre méga-boîte de la banlieue sud de Paris.
J’ai été 3 fois au Métropolis. Je pense m’y être toujours amusé, malgré une déception la foi ou Greg (habitué des lieux à l’époque) m’a survendu la nouvelle piste techno “avec un show laser mon pote, tu vas voir quand ils ouvrent la piste c’est FOU“. Mais y retourner maintenant (parce que c’est au milieu d’une des 6 pistes de danse que le futur marié a rencontré la future mariée il y a 11 ans) me fait un peu peur.
Je n’ai pas fait beaucoup d’enterrements de vie garçon, mais ce que j’en retire, c’est que 15 mecs ensemble se chauffent tous, parlent d’excès, de vomi, de prostituées et à la fin, c’est un gros resto, une boîte où on se rend compte qu’on est un peu vieux pour tout ça et au final, tout se termine sur un bon whisky de bourge.
Et on se convainc tous que non, on ne s’est pas avachis avec le temps, et que si on l’avait vraiment voulu, on aurait été fous. Et que les jeunes d’aujourd’hui, ils sont différents, rho la la…
Et après, on vanne les filles avec leur enterrement “spa / bien-être / french manucure” teeeeellement fade.
Ce soir, dans le temple de la dance des banlieusards, le berceau de l’humanité de la Tecktonik, nous allons espérer être aussi fous qu’en 1998, quand on se bourrait la gueule sur le parking du Metropolis avant de tenter de rentrer dans le Metrolis avec des bouteilles d’Oasis 2 litres remplies de cockails maison ultra chargés, concoctés par Raph’ et Viddouille – parce que “les verres à 40 francs tu te rends compte mec, c’est abusé cher“.
Quand j’observais l’harmonieux ballet de mes potes, se relayant entre danse et drague.
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Ce soir, nous avons réservé 4 tables et bouteilles à 110 euros, comme ces poseurs de 30 ans qu’on méprisait quand on en avait 20, de l’énergie à revendre et juste assez de budget pour tenir avec un drink et un soft toute la nuit. Jeunes de France, pardonnez-nous comme nous vous pardonnerons.
Si je suis chaud, je vous live-blog tout cela. En attendant, je dois aller me préparer et il y a ce vieux spray Axe Apollo enfoui sous un millimètre de poussière qui me fait le l’oeil.
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Un Ecosystème
9 Jan 2011 à 5:30 21 commentairesDans un taxi, avenue Jean-Jaurès. Au feu, deux SDF viennent taper à la vitre. Le chauffeur ouvre et immédiatement, un petit dialogue s’engage.
Je n’ai pas l’indécence de trop m’approcher pour écouter, mais je vois les deux hommes au visage marqué tendre des pièces que refuse le chauffeur. Il semble sincèrement désolé.
Feu vert, la voiture redémarre et laisse derrière nous les deux compères en plan.
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“Il s’est passé quoi, avec les deux gars ?”
“- Oh, ils voulaient juste me refiler leur monnaie contre un billet, mais je n’ai rien sur moi, je débute juste mon service de nuit.”
“- Mais pourquoi un billet ?”
“- Pour le crack. Les dealers veulent que des billets.”
“- Ah ouais.”
“- Bah oui : Comme ces accros au crack font la manche toute la journée, ils récoltent que des petites pièces, alors imaginez si vous accumulez 40 clients qui arrivent chargés… Du coup, les dealers exigent des billets.”
“- … Et du coup, vous leur rendez-service en échangeant des pièces contre des billets.”
“- Bah c’est surtout que ça nous arrange nous, les taxis. On est toujours en galère de monnaie pour les clients de nuit qui se baladent surtout avec des billets, sans appoint. Du coup, quand j’ai des billets, je les file aux drogués contre des pièces et comme ça, ils peuvent acheter leur crack, je peux rendre de la monnaie et tout le monde est content !”
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Nous arrivons en bas de chez moi. Je songe encore à ce petit écosystème de la rue entre diverses tribus, comme il doit en exister de multitudes, anonymes et pragmatiques.
Comme dans ces documentaires animaliers, où l’on découvre des petits poissons nettoyant des gros en mangeant dans leur bouche.
Les gens donnent des pièces aux junkies qui échangent cette monnaie aux taxis de nuit contre des billets qui leur permettent d’approcher les dealers, pendant que le taxis rendent la monnaie aux clients.
La probabilité de récupérer une pièce que l’on aurait donnée quelques heures auparavant m’effleure alors que je descend et donne un billet au chauffeur. Un billet de 20.
Nous nous regardons, amusés : mince, j’aurais pu débloquer le petit écosystème, ce soir.

Autres histoires de taxi :
- Noëlle
Bois, bois, bois, bois
19 Dec 2010 à 7:12 10 commentairesIl y a ces soirées où l’on sent qu’on a quand même vieilli.
Tout le monde est mieux fringué,
La bonne bouffe, la bonne boisson ont remplacé chips et banga.
On sourit beaucoup, mais on ne rigole pas tellement.
Et puis parfois, on sent cette envie commune et féroce de faire les cons.
D’arriver à s’amuser encore sur des blind test de musiques des années 90
De s’engrener à boire n’importe quel mélanges, de faire les zouaves, du bruit,
Montrer et avouer des trucs trash, ressortir, générer et collecter du gros dossier.
Ne pas oublier qu’on était des petits cons et qu’on peut encore le redevenir.
Bisous à notre chère hôte, toi qui fête tes 30 ans et qui nous en voudra sûrement un peu
En découvrant ta pancarte d’ascenseur customisée demain en fin de journée,
Lorsque dans la douleur de ton crâne, tu auras enfin émergé de ton appart.
Mais bon, il fallait bien que tes voisins sachent. Qu’on t’aime et qu’on est cons.

Fabio
10 Dec 2010 à 13:24 25 commentairesJ’avais juste besoin de partager, d’évacuer cette image. Parce que j’en ai encore rêvé cette nuit.
Je regardais la série Boston Pictures de Mai dédiée aux évènements de Bangkok qui ont opposé les “Rouges” au gouvernement thaïlandais. Et puis, je tombe sur cette image. Ce photojournaliste, touché par balle et qui va bientôt mourir. Je le reconnais.
Fabio Polenghi, j’ai passé deux semaines avec lui au Brésil, pour un press tour aux antipodes de ce reportage qui lui a été fatal : un concours de mannequins, open bar 24/24, bordel à tous les étages, locaux locos, biture générale dans le vol retour, demi peoples, coincés au Cap Vert 3 jours… Futilité et Fun à leur apogée.
C’était il y a 8 ans. Depuis, il n’a jamais cessé de barouder, de prendre des images, de nous tenir au courant de ses séries, quand tout le reste de la “bande de Fortaleza” commençait déjà à se perdre de vue, reprendre sa petite vie, comme après les colonies de vacances où l’on promet de s’écrire toutes les semaines, hein ?
Et puis je le vois sur cette photo, à l’autre bout du monde encore, dans l’action. J’ai toujours admiré les photoreporters et ils ont toujours incarné ce que j’aurais voulu être, si j’avais un peu plus de couilles, un peu moins de raison.
Je n’ai jamais été ami avec Fabio. Pas plus que ces deux semaines surréalistes. Je n’ai jamais plus que répondu aux mails qu’il nous envoyait de tel endroit, tel conflit du monde. Mais il y a des personnes que l’on croise, que l’on n’oublie jamais vraiment, restant dans notre mémoire périphérique. Dont la mort nous rappelle brutalement leur existence. Et la notre.
Et nous file un sacré bourdon.
lol de feu – littéralement.
6 Dec 2010 à 12:08 49 commentairesAprès la très rigolote LP : MacGyver avec Etsy, nous nous sommes retrouvés avec pas mal de surplus sur les bras, conséquences de nos ateliers bricolages : alu, carton plume, ciseaux, rouleaux à pâtisserie, scotch, compas… Et allumettes. Beaucoup, quelques 20000 en liberté, ejectées de leur boîtes dont nous avions besoin pour construire des sténopés. Il fallait en faire quelque chose.


Une idée bête du samedi soir en entraînant une autre, nous avons décidé d’écrire le mot “lol” et d’y mettre feu. Oui, un lol de feu. Et avec les formes, s’il vous plaît :
“attends, on le fait pas en tas, mais avec tout bien aligné !”
“holà holà, vous n’allez pas l’écrire aussi basiquement, et le choix de la typo alors !”
“bon, et on aurait dit qu’il sera énorme“.
Et nous voici lancés, sous les sarcasmes des autres invités.

Après 3 heures à se relayer dans le froid pour aligner des brindilles de bois et de souffre, voici le résultat tout mignon. Avec du Carmina Burana du mongolisateur du samedi soir.
Et il nous reste encore 12000 allumettes en stock, au bas mot. Big up à Remi, Silphi, Elodie, Bruno, Marlène, Charlotte et Ed pour n’avoir jamais baissé bras, malgré les attaques du froid et du ridicule.


Update : non, personne n’était bourré. Et honte, j’ai oublié Charlotte !
30 Rocks
31 Oct 2010 à 17:59 16 commentairesPetit réveil au coeur d’Hipsterland, aka Brooklyn, où tous les amis de ma chérie l’ont envoyée en Week End pour ses 30 ans, avant d’aller au concert de Zion I. Pas de bol, j’ai été désigné comme accompagnateur. Rha, sac à papier alors, trop dure la vie.



Petit message perso à tous les comédiens et zombies de participants : Mission Complete. Une toute nouvelle trentenaire pense à vous et sourit bêtement depuis 2 jours.


A mercredi – et à ses amis : encore merci.

























