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Ça parle clairement de Moi

Le départ, et la fin

17 Mar 2010 à 20:10 41 commentaires

Un post un peu spécial : je pars ce soir au Vietnam, un mois avec ma chérie.

Nos bagages sont légers et le programme devrait l’être aussi : tongs, moto et photo.

Le mois de rêve ? Clairement, les trois mots juste au-dessus doivent faire partie de mon Top5 ever (avec “loutre”, et “procrastination”). Ce long trip sur la terre de mes parents, j’en rêve de loin depuis tellement longtemps.
Sans oublier que mon billet d’avion est le cadeau des mes 30 ans, offert par une troupe assez burlesque de mes potes.

Pourtant j’ai peur. Ce voyage, je me le suis fait dans ma tête depuis mon enfance. Il y a évidemment la peur de la fin du fantasme. Il y a également la peur du résultat : J’ai l’impression que de manière inévitable, je serais très déçu ou je serais complètement embarqué et ne reviendrai pas en arrière. Aucune vision douce, raisonnée.

Et puis il y aussi une grande partie familiale. Je pars là-bas pour officiellement voir la partie de ma famille maternelle rentrée “au bled” comme aime le dire la plus jeune de mes tantes. Officieusement pour dire un ultime au revoir à mon grand-père, que je vois sûrement pour la dernière fois vivant. Très officieusement pour régler quelques trucs avec moi que j’ai toujours enterrés avec un talent certain et que je sent depuis quelques années capables de m’éclater au visage comme des mines sauteuses.

Et puis je ne pars pas vraimer tranquille. En France, ma petite boîte se décide enfin à passer la seconde : Lense et DK8 réclament toute mon attention et des problèmes de timing me font partir à cette période précise. Je n’aime pas ça.

Il y a donc une Pression certaine et la pression de ne pas transmettre cette Dernière à ma chérie, la jeune femme que j’aime tous les jours un peu plus et qui viendra faire la tong-moto-photo avec mois. J’ai peur que ce voyage soit “le mien avec elle en plus”, alors que je veux plus que tout qu’il soit simplement le notre.

Ceux qui me suivent sur ce blog ou me connaissent le savent : je voyage beaucoup à travers le monde, mais je ne voyage que peu au sens propre du terme. Du coup, je panique un peu avant chaque départ, comme si j’allais faire quelque chose de routinier mais d’inattendu en même temps. Déjà que je récolte les nuits blanches chaque veille de départ de press-tour…

Ce voyage sera parmi les plus longs et le plus important de ma vie. Je le rumine tellement dans ma tête et mes tripes que même le blogger exhibo qui réside en moi, généralement si bruyant, ne vous a rien dit depuis que j’ai commandé mes billets, en Janvier dernier. Je ne savais juste pas quoi dire, penser.

Maintenant que je tapote ces confessions sur mon téléphone depuis le terminal d’embarquement, les choses semblent déjà plus claires.

Allez, il est temps d’arrêter l’auto-torture mentale, de partir et de laisser derrière moi le maximum de pensées et d’attentes.
Atterrir, me déchausser, boire un Café Suda ou un lait de coco frais.

Tout ira bien ou pas, mais en tout cas tout ira à son rythme et son envie, pas les miens.

Let go.

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Je monte rapide dans le métro, dans un petit saut, juste avant la fermeture des portes.

Tu es déjà posée, assise droite sur le strapontin de bout de wagon. Genoux serrés, sur pointe de pied, tu vois débarquer cette racaille qui s’est engouffrée dans le wagon à la fermeture des portes, frôlant les gens, enchaînant dans la foulée un crash dans le strapontin en face du tiens.

C’est vrai que je ne suis pas habillé du plus chic, aujourd’hui. Il fait froid et je mon typical outfit vois-tu : gros bonnet noir, sweat à capuche gris, veste à capuche grise, sac-à-dos et énorme jogging Carhartt qu’à côté le pantalon d’Aladdin, c’est un slim. Sous mes amples vêtements, tu ne devine pas vraiment mon visage (lorsque l’on ne voit pas mes yeux, peu de gens me devinent asiatique), mais tu sais que je suis crevé, affalé sur mon carré de simili-cuir. Tu me dénigres déjà un peu et je m’en rends vite compte. Pas de soucis. Le matin, je ne ressemble à rien parce que de toute façon, j’ai envie de mourir tellement je suis mal.

En reniflant ma petite crève, j’enfourne mes écouteurs dans les oreilles et me réveille. Je lève les yeux et te vois, jeune fille propre sur elle. Cheveux tirés, IT bag, beret vintage et veste genre The Kooples. T’es mignonne, tu as envie de surnager dans la vie parisienne et surtout, tu déteste ce métro, le métro. Plus tard, quand tu auras réussi, ce sera Vespa/Smart/taxi. Les racailles comme moi qui te mattent dans le métro, c’est une motivation quotidienne pour faire ton trou vers la surface.

On est là, face à face, sans vraiment se regarder, juste à jauger d’un oeil habitué un stéréotype du metro parisien. Pour couronner le tout, j’écoute la seule chanson qui me fait monter le volume d’un cran à chaque couplet/refrain : Truly Yours de Diz Gibran. Fantastique morceau. Les aigüs doivent passer à travers mes intras, et merde : encore ces lascars qui te polluent les oreilles le matin avec leur shriiii shriiii qui est censé être de la musique.

Je ne suis pas une racaille, je suis un putain de petit parisien journalisto-photo-blogger, vois-tu. Tu es loin de te l’imaginer, et franchement ça me plaît bien comme ça. Truly Tours, ma tête bouge en rythme. Deux autres stations comme ça. Face à face, la supposée racaille affalée et la minette resserrée.

Et puis, la vieille SDF monte à son tour. Elle vend son guide des bons restos parisiens à moins de 10 euros. Entre nous deux, elle fait son annonce, cherche du regard. Personne ne bouge, yeux dans les iPhones, yeux dans le vide, mâchoire verrouillée. Moi, je cherche mon porte monnaie dans mon sac-à-dos, le trouve et le sors. Et là, tu tiques.

C’est quoi, ce truc.

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Bah quoi, c’est mon porte monnaie ultra kawaii en forme de tête de lapin rose, quoi. Déjà qu’il continue de faire de l’effet sur mes potes, je ne doute pas un instant que de le voir sorti de la main d’un supposé b-boy, ça fait grosse faille dans la (ta) Matrice. Je pioche des pièces et les donne à la dame, accompagnées d’une petite phrase et d’un sourire :

Toutes mes excuses madame, je n’ai pas assez pour vous acheter le magazine. Bonne journée !

La SDF me prend les pièces et me rend le sourire, puis s’éloigne vers l’autre bout du wagon. Toi, tu n’as pas bougé et là, tu es bouche bée. Tu ne t’en cache même pas face à moi. C’est quoi, cette racaille fringuée comme, comme une racaille quoi, mais avec un porte monnaie style Hello Kitty et doux comme un agneau avec la vieille SDF ? Ca ne turbine pas encore dans ta tête car là, tu ne fais pas le lien. D’un point de vue cognitif, ya coup de trafalgar. D’un autre côté, comment deviner que je me tiens depuis quelques temps à un code de respect envers les SDF ?

Toujours jambes serrées mais avec les doigts qui se frottent désormais nerveusement, tu m’étudies, je suis ton Sudoku, ton occupation de trajet vers le boulot du jour. Je me suis ré-affalé, j’ai toujours cette pose très classe du mec jambes trop écartées, mon sifflet de Hip-Hop transpire toujours de me écouteurs et mes fringues sont toujours taillées 3 tailles au dessus. Merde il va au sport ? Nan, pas possible, son sac-à-dos est vide, il n’a pas d’affaires de rechange. Il a fait un déménagement ? Niet, on est jeudi matin, et il a l’air de tenir à ses grosses fringues…
Tu simules des cas crédibles, des profils pendant que je matte dans le reflet de la vitre ton visage songeur et ton front qui trahit le début du turbinage mental. Séquence Profiling comme sur France 2, bonne chance mademoiselle.

J’augmente encore le son, me nettoie ouvertement une dent avec la langue, que c’est classe, tu luttes grave pour me cerner. Et puis j’ouvre mon sac à dos, en sors mon Kindle DX, me redresse d’un coup et lis avec application mes posts de Daria Marx en retard. Derrière mon écran, je jette un coup d’oeil dans le reflet sur ma gauche et vois tes yeux plissés, ton buste carrément penché en avant. Tu veux un microscope ?

Mais il a sorti quoi, le mec ? C’est quoi ce truc ! Et en plus son voisin de strapontin est tout aussi curieux que moi. C’est un livre électronique, c’est comme ça alors ? Mais putain, c’est quoi ce mec ?

Juste un mec qui cultive ses cultures, sans compromis. Un mec qui ne cherche pas à fuire les cases mais qui marche juste un peu trop sur le bas-côté de tes autoroutes psycho-sociales bien tracées. Station Bastille, je range le Kindle, m’apprête à me lever et croise ton regard. Tu as repris ta pose initiale mais tu ne caches plus ton incrédulité face au mec sans forme et sans colonne vertébrale identitaire qui te fait face. Qui suis-je ? Un sans-abris excentrique, un homo en plein trip bad boy, un geek qui aime socialiser avec les SDF ? Un mec raffiné qui a fait son running ? Ouais, c’est ça, ça ne peut-être que ça. Bien joué monsieur, je suis tombée dans le piège. Bien sûr le running, je retiendrai la prochaine fois.

Je devine que tu as enfin posé une étiquette sur mon cas car ton visage se relâche : Te voici soulagée, ta vie est restée en ordre, le métro ce sont des profils, rien que des profils, pas besoin d’aller chercher midi à quatorze heure.

Alors, je te regarde et, rassemblant lentement mes jambes pour me lever et quitter le wagon, je déclenche un énoooorme reniflement.
Du genre bien bruyant, consistant et senti, bouche ouverte. Yerk approval. Puis je me lève et me casse de la rame avec un dernier regard sur ton visage, re-figé. Ce geste tellement vulgaire, c’était l’ultime et fatal contre-pied à ta certitude. Tu es perdue, j’ai donc gagné.

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(nb : suite à certaines de vos réactions, je précise : j’étais tout seul à fond dans ma tête, d’où le ton super poseur one-again. J’adore me faire ces trips dans le métro. Et mademoiselle, je t’ai bataille-de-regard owned, stout !)

Cheveu mourir

24 Feb 2010 à 1:38 47 commentaires

Cette vision d’Apocalypse a été prise dans un dernier moment de conscience :

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Voilà ce qui arrive lorsque, après 3 semaines d’anarchie capillaire, je me décide à démêler ma chevelure. Autant vous dire que c’est aussi long (parfois 3, 4 heures) que douloureux.
Si vous n’avez jamais eu les cheveux longs, pensez à ces lendemain de cuite au cubis de rosé, où vous avez l’impression “d’avoir les cheveux qui poussent à l’intérieur“. Sauf que que là, ça tire aussi vers l’extérieur, spécialement là où ça fait mal, vous savez, juste au-dessus de la nuque et des oreilles. Et ça dure facilement toute la journée.

Bon, si vous n’avez jamais eu de cheveu longs ni vécu de cuite, je vous demande ce que vous faîtes sur ce blog, allez immédiatement acheter un après-shampoing Jacques Dessange et une bouteille de Zubrowska.

Petite joke pour les insiders de la pointe sèche : en fin de séance de torture rassembler toutes les chutes tombées au sol ou prises dans la brosse et en faire une grosse boule, que l’on jettera aux toilettes.
Puis, surtout ne pas tirer la chasse d’eau et aller se coucher : effet garanti le lendemain matin lorsque, la tête dans le fondement, vous allez faire votre pipi du matin. Dans le silence de votre immeuble, on entend alors un déchirant “GAAAAAAAAAAAAAAAH”

Oui, on s’amuse comme on peut, avec ses cheveux, stu-stu-stu Studio Line.

Munich ta m.

18 Feb 2010 à 12:03 32 commentaires

gateau-miam-1

Oui bon, je me faisais un peu très chier au dîner de presse et il y avait cet atelier gâteau allemand avec message personnalisable. Heureusement que la fille ne parlait pas un mot de français et ne voyait pas mes collègues morts de rire.

Contrairement à mon business plan Q4, je ne pourrais pas trop écrire ou poster ces prochains jours et ça, ça me fait bien plus chier que le dîner de presse d’avant-hier.
+ Projet DK8
+ Bouclage Tech
+ Bouclage GQ
+ Beta Starcraft II
+ Super Street IV
+ Heavy Rain
________________
= Argh.

blizzard-collection 12 ans de ma vie. Et dire que j’ai réussi à esquiver WoW.

Donc, pas de photos, de théories de comptoir, même pas d’article sur Chatroulette ou 4Chan ou Bonjour Poney ou la Fin pour de vrai de vrai des blogs.
Alors que tout le monde se doit de poser son analyse “nan mais attendez, je suis plus légitime que vous pour en parler“, je dois fermer ma grande gueule. Pff.

Bref, pendant quelques jours, ça se passera plus sur mon Twitter, vous savez, ce truc qui va tuer les blogs. Ce qui me ferait bien chier.

Ouh que je suis vulgaire aujourd’hui.

Up

12 Feb 2010 à 13:26 40 commentaires

balloons

Lorsque j’étais petit, je vouais une grande passion aux ballons plastiques gonflés à l’hélium. Ca m’a brutalement passé un soir, en rentrant d’un mariage.

Je passais par cet instant toujours très pénible où comme tout gamin, tu as couru partout et mince, il est 1h00 du matin et tu t’es endormi dans la voiture et par instinct, tu ouvres les yeux juste avant d’arriver mais comme tu es couché sur la banquette arrière, tu ne vois que des lampadaires défiler à travers les vitres et ne sens que des virages qui n’ont pas de logique. Et te voici perdu, à moitié conscient.

Et puis, la voiture s’arrête, tes parents te sortent délicatement pour ne pas trop te réveiller, tu marche les yeux fermés, accroché à ta grande soeur, tu veux juste rentrer dans ton lit. Ce soir là, j’avais gagné un beau ballon rouge, genre alu brillant. Et tellement plein d’hélium que je pouvais presque laisser mon bras flotter à l’horizontale.

On m’avait attaché le fil de papier cadeau autour du poignet pour ne pas que le ballon s’échappe et aille se coller au plafond de la salle des fêtes. Noeud qui a dû se défaire durant mon sommeil. Je ne l’ai pas senti se défaire mais doucement, mon bras est devenu plus lourd et j’ai ouvert les yeux.

Je ne sais pas pourquoi, mais la vision de mon ballon rouge s’envolant sans fin dans la nuit, jusque dépasser mon immeuble de Maison-Alfort, celui qui représentait pour moi le maximum de la notion de hauteur, la fatigue, la déception, je me écroulé et je crois que j’ai rarement autant pleuré. Un truc vraiment plein de douleur et de tristesse, un peu comme cette fille que j’ai vu éclater en sanglots dans une soirée, tout ça parce qu’elle avait perdu son rouge à lèvre et qu’elle était complètement bourrée.

La douleur de la perte fût quelque chose, mais j’ai ensuite vécu une période bien pénible ou j’ai pensé sans arrêt à l’endroit où mon ballon aurait pu se poser. Pour me rassurer (et me calmer) mes parents et ma soeur m’avaient appris qu’à un certain moment, les ballons arrêtaient de monter et redescendaient et que peut-être un jour, on le retrouverait (ils sont trop mignons, mes parents et ma soeur).

Sans rire, j’ai bien regardé pendant 2 ans tous les arbres que je croisais en voiture, voir si un reflet rouge brillant et dégonflé ne m’attendait pas, tout en simulant le plus logiquement possible les endroits où il aurait pu atterrir. Ptet carrément en Afrique. Vingt-sept ans plus tard, les moments de Up qui me sont le plus désagréables sont chaque ballons qui crèvent durant le film.

Et je suis toujours un peu amer de voir partir un enfant avec ces ballons. “Attention petit enfant des années 2000, une grande douleur te guette, sers bien le noeud autour de ton poignet et ne baisse pas ta vigilance“.
Le seul truc qui me retient de les avertir, c’est de passer pour un fou, le mec flippant de bonnes intentions, bonne intentions complètement hors de propos, qui fait peur et pleurer les enfants en voulant leur éviter ce qu’il a vécu. Et qui n’apprends pas : je m’endors encore inévitablement en voiture.

Culture Cul (NSFW)

11 Feb 2010 à 3:39 59 commentaires

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Même si je n’ai jamais caché mon goût pour les jolies filles et les choses bas-ventrales, nous n’en n’avions jamais vraiment parlé avec ma chérie. On a trouvé de quoi démarrer la conversation dimanche dernier, lorsqu’elle déjeunait derrière moi au moment où je découvrais une série bien naked comme il le faut de miss Heather “SG Dot” Joy (jfgi + nsfw).

Ce soir, j’ai donc montré à ma copine tous les flux RSS de mon répertoire “SEX”, pour lui expliquer mon rapport à la culture cul, les différences dans l’approche, l’accès et la consommation : Entre l’époque de mon éveil sexuel (années 90, premier samedi du mois, le mensuel Hot Vidéo volé par notre seul pote assez grand pour atteindre les magazines en haut de rayon) et la totale démocratisation du sexe de nos jours, il y a plein de choses intéressantes à dire (et à regarder).

Je voulais également vous partager ces théories, mais il est plus de 3h00 du matin et en ce moment, ma passion c’est d’aller au lit avant d’entendre un cui-cui d’oiseau . C’est fatal, le cui-cui d’oiseau quand tu vas te coucher, on dirait qu’il te dit “Fail” dans sa langue d’oiseau. Donc ouais, ce coup-ci, je me couche haha, zavez compris, rapport à la boxe, le dodo, le sexe, tout ça.

Du coup, ce sera pour une autre fois et pour me faire pardonner, voici quelques chouettes filles qui auraient dû agrémenter mes élucubrations. De toute façon, vous n’auriez jamais rien lu avec de telles illustrations, n’essayez pas de me mentir.

C’est dans la suite, ça reste soft et c’est évidemment NSFW.

(Maman, je sais que tu lis mon blog, donc NSFW, ça signifie que tu ne clique pas sur la suite, ça ne sert à rien, non vraiment, je t’aime très fort et je mange équilibré.)

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Le choix de fringues du lundi matin passe souvent par certaines considérations, suivant cet ordre croissant de réveillitude :

- Je peux pas y aller en pyjama
- Il fait froid dehors
- C’est quoi ces fringues en pied de mon lit, c’est propre et mettable ?
- Allez, on s’habille cohérent aujourd’hui
- Hum, et si je me mettais au jaune ou une couleur symbolique pour un lundi ?
- Allez, je fonce à l’ouverture de [insert magasin cool name] pour débuter la semaine tout neuf.

Dans mon cas, le choix se fait souvent sur la couleur, puisque non, je n’ai toujours pas renoncé à classer mes t-shirts de la sorte. Et que portant des tees 99% du temps, tout mon look (ou non loo*ok) s’articule autour.

Les choses se compliquent dernièrement, car ma penderie est désormais aussi dense qu’une mégalopole sud-américaine et la moitié de  ma flotte se retrouve éparpillée un peu partout dans notre chambre. Faudrait que j’organise une vide-grenier de bloggeuse mode, un jour.

En attendant, le dilemme entre un classique AA blanc/gris et le petit “Bonjour”, porté par l’adorable Kelsie Nielsen dans High School 3, bat son plein dans la tête du tenancier de ce blog, armé de son seul boxer et d’un bol de céréales.

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Ha, ha ! Ayai, plus de mal de tête, je peux donc vous annoncer mon incroyable aventure : j’ai tenté de me qualifier pour le jeu Motus.

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Pour les pauvres fous qui n’ont jamais glandé sur France 2 un jour de semaine vers 11h45, voici un rappel : Motus, le Jeu. En gros, une sorte de Mastermind avec des lettres et avec Thierry Beccaro, que j’ai toujours adoré.
Alors, réussite totale ou échec retentissant ? Vous saurez dans la suite de ce post. Suspense…

8 lettres : S, U, S, P, E, N, S, E.

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La grosse tête

26 Jan 2010 à 0:55 57 commentaires

Alors, ça fait des jours que je dois vous pondre un petit post épique, mais pas ce soir Jim, j’ai la migraine.

Non vraiment, ma tête fait boom boom boom on dirait un sample des Black Eyed Peas – donc c’est très désagréable – j’en ai même pris mon premier aspirine depuis genre 3 ans. Mais vraiment, c’est un post épique sur le truc le plus incroyable qui me soit arrivé ces dernières années. Je vous laisse un indice : en 9 lettres.

Hein quoi ? Oui je vais me coucher, rho ça va hein (ma tête est un tyran hypocondriaque, boom boom, aïe boom boom)…

Dormir ? En rêve.

22 Jan 2010 à 3:34 69 commentaires

Ma quête du moment, ce n’est pas de terminer Bayonetta avec autre chose que d’insultants trophées en pierre, mais de dormir, dormir au sens 23h00-8h00 du terme.
A ma sauce, cela donne plutôt 3h00-9h00, le pallier ambitieux que je me suis donné. Parce qu’évidemment, Elle vit à un rythme beaucoup plus “normal” que le mien et que je me suis lassé de la rejoindre au lit, j’aime me coucher avec elle. J’aime aussi sentir ses câlins le matin juste avant qu’elle ne parte au travail, quand je me couche trop tard, je ne me rappelle de rien.

…………………………

“Encore une petite heure et c’est bon”

Ce n’est pourtant pas facile. Lorsque j’éteins d’un coup mon PC, Firefox me demande si je veux sauvegarder les 16 onglets encore ouverts, mon stick arcade est calé sur mes cuisses, Steam allumé pour voir si les autres lancent un petit Domination sur Modern Warfare 2, Google Doc déborde, FileZilla et ses barres vertes incomplètes me disent “encore une petite heure et c’est bon”.
Mon bol est encore rempli à moitié de glace au café, il y a ce ventirad Noctua qui attend toujours d’être monté. Et surtout, je suis bien, toujours aussi bien au coeur de la nuit.

Alors, lorsque je vais me coucher, je me retrouve en position horizontale, toutes les positions horizontales. Sur le ventre, le dos, les côtés, une jambe pliée, au dessus de la couette, le bras en coussin, en position foetale, dans le creu de son cou. Je gigote, me recale, me dégourdit les articulations soudainement ankylosables en un 2 minutes, me ronge les ongles… Impossible de m’assoupir. Mon cerveau, vexé d’être mis au lit si tôt, comme un gamin en colo un soir de non-veillée, fuse. Comme un junkie, le voici prêt à triper sur n’importe quoi :

“Ce serait quoi, l’équipement parfait d’un Chronos level 25 full stuff ?
Tiens, j’ai un concept top de site.
Et si je devenais un Dieu de Street Fighter ?
Et si je lançais une marque de périphériques gamer ?
Bon, je me remonte quoi, comme rig photo ?
Mais qui est vraiment cette bloggeuse que j’ai l’impression de voir partout ?
Rha, si je  pouvais griller ce connard de blogger…
Et mon livre ?
Est-ce que je pourrais me passer du journalisme ?
Comment gagner pas mal d’argent ?
Et mon livre ?
Bon, il faut vraiment que je trouve la solution parfaite de contenu/back up centralisé entre tous mes postes qui ne soit pas un NAS.
Je crois que j’ai trouvé le moyen de faire le plus gros damage en un seul coup à Heroes of New Earth.
Je crois que j’ai trouvé un autre moyen, encore pire.
Merde, pourquoi je pense à cette personne, là maintenant ?
Et si j’était le héros de
Walking Dead, je ferais quoi différemment ?
Pourquoi je n’expose pas ?
Tiens, et si je trouvais un pitch pour mon prochain projet.
Dans quel pays partir vivre ?”

Tout, tout : mon noctambule de cerveau se raccroche à tout.

J’ai l’impression d’être un postulant ex-fumeur, en plein pic de manque, lorsque cela devient physique, le manque, les gestes dans le vide. Et c’est physique car c’est crevant. Non seulement on bouge pendant 2 bonnes heures pour trouver une position parfaite qui n’existe que pour une trentaine de secondes, mais le stress de ne pas dormir – alors/parce que l’on a raisonnablement réuni toutes les conditions pour – se pose en cerise sur le gâteau au Guronsan.

…………………………

Que répondre à “votre blog me fait beaucoup rire” ?

La nuit dernière, j’ai pensé à une fille. Oh rien d’érotique (vraiment), mais la situation était rigolote. J’arrive à la présentation Intel (qui présentait son architecture i3/5/7, lancée… Début 2009). A l’accueil de ce genre de soirées de grosses boîtes, on est sûr à 95% de tomber sur des hôtesses haut de gamme. Le genre de fille qui te fait sentir un peu minable, grande, fine, plutôt raffinée et pro et toi, t’es un journaleux nerd subitement court sur pattes et pas très propre. La fille en face de moi était une digne représentante du genre, voix grave et posée en bonus.

“Bonsoir, je suis Monsieur HUA – avec un H, pour le magazine GQ”. L’attachée de presse me reconnaît, la bise bonne année chouette lieu et toi ça va etc.

L’hotesse : “Ok, Monsieur HUA, ce listing. Et euh, je vous connais.”

“- Ah ?”

“- Je lis votre blog, je ris beaucoup.”

“- Ah.” Moment précis où, au lieu de laisser ton égo savourer sereinement ce petit moment de reconnaissance, tu te sens surtout con parce que tu n’as rien à dire dans ce cas-là. Alors que t’es censé faire rire beaucoup, il paraît.

“- … Enfin, dans le bon sens hein, vous me faites rire.” Moment précis où la personne qui a le mérite d’une honnête et spontanée flatterie se dit “putain mais je passe pour un con / une conne, il/elle doit me prendre pour une groupie du vide”.

“- Eh bien, merci, j’espère que vous rirez encore, j’y veillerai”. Rho, cte répartie de niveau régionale 3, on l’a tous vue venir la seconde après avoir parlé.

Evidemment, un balai se faufile lentement dans mon fondement alors que je m’empare du press kit et je pars de la manière la plus digne possible (un balai dans le cul, les plus anciens se rappelleront de la fameuse soirée Lapins Crétins / Super Procrastinator) en me demandant ce que j’aurais pu bien dire de juste pas ridicule.
Car de la même manière que la jeune fille a dû se faire des films sur le fait que je me ferais des films, je statuais vite qu’un demi-tour et une vanne de rattrapage me feraient passer pour un vieux mort de faim. Car dans ce genre de soirée, le pauvre fool qui commence à draguer les hôtesses est encore plus crevard que celui qui commence les buffets. Je suis celui qui commence les buffets, rien d’autre. Règle d’or.

Il faut une vanne tout en expliquant qu’on ne drague pas. ” Mais je tiens à vous dire que cette vanne était gratuite car je suis maqué ! Et amoureux !” Mon Dieu, ce serait encore pire.

…………………………

Alors comme ça, une charmante inconnue vous fait un simple compliment sur la dimension lolesque de vos écrits, et il n’existe aucune phrase ou closing joke pour l’honorer (le compliment) sans passer pour un tocard, un chaud lapin ou un bouffon de la blogo ? Evidemment, j’ai passé une partie de la nuit à imaginer la réplique parfaite, digne et épurée de tout possible sous-entendu. Jusque 4 heures du matin, en vain.