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Ça parle clairement de Pétasserie

J’ai une phobie : devenir un vieux con.

Ne pas me rendre compte que “c’était mieux avant” devient une ponctuation de toutes mes reflexions. Mais là, regardez-moi ces semelles de baskets modernes. Je ne puis point valider. JE NE PUIS POINT.

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Jamais à court d’idées pour rendre la sportif plus performant (ou pathétique), Adidas a lancé des chaussures sur lamelles, les Springblade. La simple vision de ces semelles me fout mal à l’aise. Je ne sais pas si c’est le côté “filament de méduse qui traîne”, ou le côté “petit bout de peau près de l’ongle qu’on arrache et qui va laisser une trace rouge et une douleur noire”. Je ne sais pas. Mais je sais que j’ai envie de gratter ces semelles à rebrousse-poil avec une grosse râpe à fromage.

Reebok, déjà responsable de moult laidrons du pied (les Shaqnosis, never forget), nous sort des chaussures tout terrain – aka “vous aurez l’air mal à l’aise où que vous alliez”. Ces multitudes de petits pods ont chacun l’air doté d’une conscience propre et semblent avoir envie de se barrer chacun vers leur destin. Partez mes petits, partez.

Je vais être honnête : je suis fan de ce que Nike fait/tente depuis quelques années. C’est complètement fou, parfois complètement foireux, mais la néo-sneaker, c’est bien eux. Le gros succès de ces dernières années, ce sont les runnings de la gamme “Free”, avec cette fameuse semelle découpée en tranche.

Autant je suis fan du confort et du design de certains modèles (les Flyknit ci-dessus, par exemple), autant cette semelle me laisse un goût de Tofu dans la bouche, qu’elle ressemble complètement à des blocs de tofu fraichement tranchés. On ne va pas se leurrer, c’est bon, mais c’est laid (le Tofu et ces semelles).

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Quand nous étions jeunes, les semelles “Air” visibles de Nike étaient notre Graal. C’était si beau, hypnotique, presque. Aujourd’hui, cette gross bulle est devenue un classique de l’esthétique sneakers.

Les parents poussaient des cris devant ces infamies de pied qui coûtaient un bras. Mais eux bien sûr, c’étaient vraiment des vieux cons.

Ah là là, comme elle sourit et rayonne tout le temps, on ne peut donc rien lui refuser, à ma soeur.

Dans sa dernière vidéo, elle m’a ainsi fait lâcher deux secrets bien gardés :

- Je vous livre la technique familiale de mon chignon “Tente Quechua 2 sec“: ultra rapide et sans épingles.
- Et surtout, celle qui refuse que je parle trop d’elle sur ce blog se montre enfin : Justine, mon amour.

Family Bun sur Super By Timail : Enjoy !

Je voulais vous parler de Tron Legacy et me la péter de l’avoir déjà vu, mais il y a bien plus important.

Demain (ce matin) étant un jour important où il me faut bien présenter, j’ai décidé pour cela de prendre le taureau par les cornes : mes noeuds sont devenus des cailloux qui font pleurer les enfants et s’évanouir les amis.
Après des semaines à les tripoter toute la journée pour les démêler sans succès, j’ai sorti mes ciseaux de cuisine, quand les masques et serum à wat mille euros ont tous jeté l’éponge.

Et avec émotion, un premier grand coup de couic dans le monstre. Enfin, une dizaine, juste pour l’un des blocs…

… Nous avons commencé il y a plus de 4 heures avec ma chérie. Qui a abandonné et est partie se coucher il y a quelques minutes. En sanglots et rires nerveux, je crois.

Et voilà où j’en suis présentement.

cheveu-mourir

Notez les objets du quotidien placés pour faire office d’échelle, de réalité à laquelle votre cerveau choqué s’agrippe pour ne pas sombrer dans la folie, notez que ce Cornetto Choco-Pistache est toujours aussi bon.
Notez également que l’entité capillaire autonome fraîchement créee grimpe en son sommet à une altitude d’un iphone et demi d’épaisseur. Qu’on pourrait rembourrer un fatboy avec ça.

Entre ces coupes chaotiques et les bouts de mèches peignées et sécurisées en nattes, je vous épargne ma tronche actuelle et vais me coucher.

Ah, et la grande occaze de demain qui m’a poussé à tenter le quit ou double ? C’est un enregistrement. DEVINEZ LEQUEL.

\o SMELLS LIKE EPIC WINZ IN THE HAIR, PEOPLE o/

[petite trace de blogJacking par des gens qui se disent mes amis]


Tiens, pour tout ceux qui ne me croyaient pas : je participe bien à journée de la Dinde. Ah nan, la journée “Toutes en Jupe“, pour faire plaisir à ma chérie – et ressortir mes jupes de ma garde-robe. Bah, évidemment que j’en ai.

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Car je n’ai jamais trouvé ce vêtement très dévirilisant, les sociétés sans pantalons mais avec tuniques, saris, djellaba étant nombreuses. En France, cela nous donne peut-être une touche ethnique. J’en ai donc souvent porté il y a quelques années.

Cela me rappelle qu’à une époque, je passais pour un vieux perv’, à scanner les rayons Femme d’H&M ou Zara au milieu des clientes outrées o// A noter que mes chaussures et mon tshirt/sweat sont des modèles femmes aussi, comme quoi, la notion de “fringues de nana” m’est toute relative.

Merci à Eléonore pour la photo et le coaching sur la fameuse “pose bloggeuse mode”, avé le genou rentré pour symboliser une certaine timidité et dixit coach, “montrer la chaussure de face ET de profil“.

Après ma première soirée maquillage hier, je m’en rends tous les jours un peu plus compte : Etre une femme, c’est toute une science.

Point G

7 Oct 2010 à 14:44 33 commentaires

Les cocos les cocottes,

Après une longue attente, le second (enfin premier, après le zéro bref) numéro de Fluide.G est sorti. Au programme, toujours aussi chargé, un magazine moderne pour les filles fait par des filles (Maïa MazauretteMadyVaness La BombaMargaux Motin entre autres…), quelques mecs (Arthur De Pins, Pingoo, Pacco) et donc une pétasse, que je représente avec Force et Lolneur.

HommepetasseDessiné par Marguerite Sauvage (son site, son blog), honneur suprême ou quoi.

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Je vous ai d’ailleurs gâté dans ce numéro, avec au menu :

  • un article explicatif sur le phénomène Homme-pétasse,
  • deux tests psycho – un pour les mecs, un pour les filles,
  • un horo-numéro-sexo-scope de l’année,
  • une journée dans dans la peau de Lady Gaga
  • les aventures de Madame G en roman photo
  • un guide pour transformer un jeu vidéo en sex toy pour couple…
  • Bref, beaucoup de fun.

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Fluide G. est en kiosque aujourd’hui et vous ne pourrez pas louper sa couverture très… orange. Comment ça, les filles n’aiment pas le rose, les macarons et tomber enceintes* ?

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Mugshots

27 Sep 2010 à 8:11 25 commentaires

Tout comme les addict qui ont 5 jeans, 3 sticks ou 4 shoes juste pour aller avec l’humeur du jour, je possède au bureau ma mini collection de mugs essentiels pour s’accorder à mon thé et ma tête du moment. Ouais, je bois beaucoup de thé, bien serré, cul sec, like a man LIKE A BOSS.

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Le mug qui fout la patate. Pas tant pour le côté vegan-milf-lol que pour sa magnfique couleur verte qui me détend autant qu’elle me met la bonne humeur. Quand je bois dans ce mug, je pourrais jouer dans une pub Taillefine. Se dégôte chez Passage du Désir.

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Celui aux couleurs de cultissime Animal Crossing, c’est pour le thé du réconfort, quand je ne suis pas très bien et que je pense très fort à la mort en écoutant Evanescence, vous voyez. Notez que je ne suis pas fan d’Animal Crossing, même s’il se passe des choses magnifiques autour. J’aime juste son design qui te crie câlin en tendant les mimines.

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La dernière enfin, dégôtée chez l’incontournable botw, ne reflète pas une envie de tous casser – même la voix, mais juste de me concentrer. Cette anse en poing américain est tellement ergonomique, quand je la prend en main, c’est l’harmonie dans ma tête, tota Feng Shui du lobe droit… Bon ok, je testerai bien une fight d’arrière cour un soir de pluie, uniquement armé de ce mug.

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Côté contenu, je carbure en ce moment au Marco Polo de Mariage Frères ouais je sais ça pue le post de bloggeuse parisienne, MAIS THAT’S WHAT I AM YO, SO DEAL WITH IT BRO.
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Et pour aller avec votre petit déj’, je vous propose plus de photo : technique ou belle. Bon réveil.

Père-enfant

6 May 2010 à 2:17 36 commentaires

Kanye West chante que pendant que ses potes lui montrent leurs gosses, il leur montre sa nouvelle caisse. Le classique groupe Facebook fait la meme avec le mariage et l’alcool.
Ces dernières semaines, quand mes amis pouponnent en nombre, je ramène de Corée  un gant de toilette patoune de chat.

pawpaw

Rho, cro-meugnon de feu hein, mais revenons à notre sujet.

Après des années de report, c’est la déferlante : cette année, je vais recevoir 9 avis de naissances de mes proches. Trois fois plus que tout le reste de ma vie. Il y a quelques années, ma soeur me disait que dans son groupe d’amis, tout le monde avait mis en route des enfants en l’espace de 2 ans, pouf pouf, comme ça. Cet effet d’horloge biologique m’avait un peu dépassé.

Et puis là, des potes, des connaissances, des amis proches : ils ne se connaissent pas forcément, mais en 2010, ils s’y sont tous mis. Parfois suivant un voeu de longue date, parfois sur un coup de tête ou une découverte surprise.
Et là, je comprends les propos de ma soeur. Quand un couple annonce la grande nouvelle, on en parle entre nous, on y réfléchi tôt ou tard.

“Et toi, tu l’aurais appelé comme ça ?”
“C’est fort de l’apprendre de cette manière et de se lancer…”
“Mais puisque je te dis que perso, j’en voudrais 3 !”
“Moi vivant, jamais il ne sera obligé de faire comme ses parents”
“Heureusement que c’est super mignon, parce que ça super pue quand même”
“Tu penses que je ferais un bon tonton de coeur ? Baby sitter, limite ?”

Et de fil en aiguille, de vannes foireuses en discussions plus sérieuses, on en vient à faire entrer dans son champ des possibles la possibilité d’un enfant. Et on a des “discussions de vieux” comme disent les jeunes. Comme on disait il y a encore quelques mois.
Voilà, c’est ça l’horloge biologique : de la psychologie de groupe niveau 1.

Et pour le moment, cela ne m’affecte pas plus que cela. Pourtant et si je suis contre le mariage, je trouve cela beau, fort et naturel d’avoir des enfants. Mais pas maintenant, pas pour moi. Plus tard, quand on sera prêts. Quand on ne sera plus nous-mêmes des grands gamin – ou alors juste un peu moins.
… Oui, je sais, on peut “rester jeunes et être parents”, je sais, je sais ! Mais malgré le buzz au sens originel du terme, je ne me sens juste pas prêt. J’ai érigé ma vie pour ne jamais vraiment sortir de l’adolescence et je sens qu’il me reste juste ma vie à fixer un peu avant de lancer ce genre de chantier qui demande à être bien fait.

A quel moment on est prêt à être père ? Bah, jamais. On le devient juste quand on se lance“, me confiait un ami, double et heureux papa. Autant pour moi, je me lancerai plus tard : pour le moment, mes besoins de paternité, je me frotte le dos avec.

Tri sélectif

25 Apr 2010 à 19:16 18 commentaires

Sûrement pour se lentir sur le fait qu’on n’a rien glandé de son Dimanche, on se décide parfois à entâmer un ménage de Printemps, du genre “Tiens, si on faisait un tri de fringues ? Les placards dégorgent, çay plus possible”.

Dont acte.

menage-printemps

Le problème lorsque l’on fouille dans ses archives de fringues, ses tshirts devenus rigides tellement ils sont pliés depuis des années, les pulls poussiéreux, les pièces achetées mais jamais portées, les doudous qu’on a depuis le collège (“mon premier tshirt Champion, quoi !”), c’est qu’on est là pour les bazarder et qu’on finit par les garder pour plein de mauvaises raisons. Et les re, remettre de côté.

- “Bon, c’est pour l’Hiver ça, on verra en Octobre ?”
- “Attends, je sais plus si c’est du vrai ou du faux Paul Smith, on va quand même pas le donner ?”
- “Ce tshirt Metal Gear 3 est un merchandising promo, un collector !”
- “Haha, j’adorais cette fringue”
- “Je suis sûr que ce pantalon va revenir à la mode dans quelques années, ça va m’énerver de le racheter au prix fort”
- “Je pourrais organiser un vide-grenier sur le blog, tiens ?”
- “J’y crois, je balance un proto Dries Van Noten.”

- Et l’inévitable“Putain, je DETESTE balourder des affaires persos”

Je crois que je les ai toutes sorties cet aprèm, pour finalement tomber sur le regard compréhensif – mais ferme de ma chérie. Au diable les coquetteries, autant faire vivre ces fringues sur quelqu’un d’autre que de les laisser mourir sur l’étagère de notre frilosité psychologique à faire le vide.
Direction Emmaüs, rien de tel qu’une B.A pour terminer la semaine la penderie et la conscience plus légères.

Cheveu mourir

24 Feb 2010 à 1:38 50 commentaires

Cette vision d’Apocalypse a été prise dans un dernier moment de conscience :

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Voilà ce qui arrive lorsque, après 3 semaines d’anarchie capillaire, je me décide à démêler ma chevelure. Autant vous dire que c’est aussi long (parfois 3, 4 heures) que douloureux.
Si vous n’avez jamais eu les cheveux longs, pensez à ces lendemain de cuite au cubis de rosé, où vous avez l’impression “d’avoir les cheveux qui poussent à l’intérieur“. Sauf que que là, ça tire aussi vers l’extérieur, spécialement là où ça fait mal, vous savez, juste au-dessus de la nuque et des oreilles. Et ça dure facilement toute la journée.

Bon, si vous n’avez jamais eu de cheveu longs ni vécu de cuite, je vous demande ce que vous faîtes sur ce blog, allez immédiatement acheter un après-shampoing Jacques Dessange et une bouteille de Zubrowska.

Petite joke pour les insiders de la pointe sèche : en fin de séance de torture rassembler toutes les chutes tombées au sol ou prises dans la brosse et en faire une grosse boule, que l’on jettera aux toilettes.
Puis, surtout ne pas tirer la chasse d’eau et aller se coucher : effet garanti le lendemain matin lorsque, la tête dans le fondement, vous allez faire votre pipi du matin. Dans le silence de votre immeuble, on entend alors un déchirant “GAAAAAAAAAAAAAAAH”

Oui, on s’amuse comme on peut, avec ses cheveux, stu-stu-stu Studio Line.

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Le choix de fringues du lundi matin passe souvent par certaines considérations, suivant cet ordre croissant de réveillitude :

- Je peux pas y aller en pyjama
- Il fait froid dehors
- C’est quoi ces fringues en pied de mon lit, c’est propre et mettable ?
- Allez, on s’habille cohérent aujourd’hui
- Hum, et si je me mettais au jaune ou une couleur symbolique pour un lundi ?
- Allez, je fonce à l’ouverture de [insert magasin cool name] pour débuter la semaine tout neuf.

Dans mon cas, le choix se fait souvent sur la couleur, puisque non, je n’ai toujours pas renoncé à classer mes t-shirts de la sorte. Et que portant des tees 99% du temps, tout mon look (ou non loo*ok) s’articule autour.

Les choses se compliquent dernièrement, car ma penderie est désormais aussi dense qu’une mégalopole sud-américaine et la moitié de  ma flotte se retrouve éparpillée un peu partout dans notre chambre. Faudrait que j’organise une vide-grenier de bloggeuse mode, un jour.

En attendant, le dilemme entre un classique AA blanc/gris et le petit “Bonjour”, porté par l’adorable Kelsie Nielsen dans High School 3, bat son plein dans la tête du tenancier de ce blog, armé de son seul boxer et d’un bol de céréales.

kelsie-nielsen-hsm