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Ça parle clairement de Photo

Photogénique comme un chat et cabotine comme un chiot, ma voisine de bureau, Lisa Gachet et son IT blog, Make My Lemonade.

Le premier portrait est destiné au blog, le second pour les vitrines de Franck & Fils, à l’occasion de l’opération “Mon Manteau E(s)t Moi

(cliquez sur les images pour les voir en résolution 4K)

L’Eté agité (foireux, dirons certains) n’a pas épargné Barcelone ces derniers jours. Heureusement, nous sommes partis durant une période clémente et les quelques nuages ou averses ont plutôt participé à rafraîchir et rythmer la ville qui, le reste du temps, est restée fidèle à sa routine : chaude et ensoleillée.

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Nous avons également bien mangé. Si la gastromomie traditionnelle à base de tapas et de pintxos ne botte pas plus que cela, nous avons eu le plaisir de découvrir des équivalents barcelonais de notre Rice & Fish chéri : fusion food hispano japonaise souvent curieuse, souvent heureuse.

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Chose qui me marquera toujours autant dans cette ville. La jeunesse de sa population. Sans faire de bruit, cela impacte beaucoup le feeling et les lieux. Même en remontant vers le Nord, on sent bien que Barcelone ne fait pas dans le senior.

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Pour le reste, j’ai redécouvert la densité, l’architecture et les rythme de la capitale catalane, toujours aussi séduisante et chaude dans ses couleurs, mais encore plus belle que dans mes précédents souvenirs.

Je profite de la rentrée pour poster des images de cet Été. Aujourd’hui, le Festival des Vieilles Charrues, qui m’a servi de terrain de jeu pour tester le nouveau reflex de Nikon en Juillet dernier. J’ai profité de la marée humaine pour viser ce qui dépassait.

Côté post-traitement, modèle de pré-série et format JPG aidant, j’ai testé un rendu différent de ce que je fais d’habitude. Moins chirurgical, moins réel, plus vintage et excessif.

Côté festival, ce fût ma première là-bas, certainement pas la dernière. Depuis des années où mon ex-colocataire me vantait la chose… L’ambiance m’a semblé beaucoup plus ouverte et détendue que sur les quelques festivals parisiens que j’ai pu vivre. Et puis bon, Elton John, quoi (et Stromae, super en Live).

Prochaine destination : Barcelone.

Stairways to Heaven

26 May 2014 à 7:56 12 commentaires

Lors de ma visite au Leitz Park, j’ai évidemment admiré de très beaux appareils photo, mais je suis surtout tombé en émoi devant ces deux escaliers du bâtiment, immenses volumes immaculés, mêlant minimalisme, courbes et arrêtes. Une approche très Leica, en somme – et donc un plaisir à shooter.

Images prises en Mars, lors des dernières répétitions avant la première de “A Sign Of Love“, la collaboration entre le Ballet de Shanghai et le chorégraphe français Bertrand d’At, inspirée du film “In The Mood For Love” de Wong Kar Wai.

Années 30, classique et jazz – et comme espéré, une Grâce qui rend les prouesses physiques si faciles, naturelles.

Le Portugal

13 Jun 2013 à 8:12 19 commentaires

Un pays qui ne m’a jamais vraiment inspiré, mais ce que j’en ai vu m’a agréablement surpris.

Et puis, Les pastéis de nata.

m i s c t w e n t y

11 Mar 2013 à 23:41 29 commentaires

 

Ah oui, Kanye West. Hier soir au Zenith, concert presque surprise, dans la lignée de sa tournée entamée il y a quelques semaines à Atlantic City. Pas de nouveaux morceaux, mais du Kanye pur jus : créatif, décevant, épique, ridicule. Ce qui rend l’artiste certainement unique et si polémique dans nos coeurs.

On retourne aux photos.

Notes dans le désordre :

- On nous a demandé de venir à 19h30. Le concert a commencé à 21h30.

- La scénographie est un bon symbole de la créativité de West. Scène inclinée, 7 écrans, déco minimaliste, peu ou pas de spots, parfois un peu de neige qui tombe. Sans oublier le stylisme, fou.

- La scénographie est un bon symbole de l’égo de West : aucun groupe, aucun featuring, deux musiciens déguisés en ninjas blancs pour se fondre dans le décor. Le bonhomme veut être seul sur scène, l’unique point d’attention. Les images de nature en boucle confirment la sensation : jolies, elles semblent surtout choisies pour ne pas trop détourner l’attention. Le même système que les clips de karaoké.

- Rester aux avant-postes de la fosse (aka 3, 4 mètres de l’artiste), c’est sport, c’est sueur.

- J’ai pris les photos avec le Samsung Galaxy Camera, mon Sony NEX-7 s’étant fait griller par la sécurité de l’entrée.
C’est l’une des raisons pour lesquelles je publie en noir et blanc : les couleurs crachent pas mal.
L’autre raison, c’est que ce noir et blanc se marie bien avec l’atmosphère du concert.
La raison bonus, c’est que cela me fait penser à mes photos du showcase Jay-Z / Eminem.

- En musique, le rock a ses solos de guitare, la pop a ses couplets Rap, Kanye West a ses moments Kanye West. Comprendre, l’artiste ne démord pas de son habitude de couper ses chansons avec des monologues et freestyles de six, dix minutes. Parfois lourd, parfois gracieux.

- Cette tenue blanche  - camisole + Nike Air Force Mid’, quelle classe.

- Ces ingés ninjas blancs, quel lol.

- “I’m Picasso, I’m Basquiat, I’m Steve Jobs.

- Puis, “It’s hard to be a motherfucking asshole.

- Oui, il nous refait encore le cou du “stopstopstop, c’est naze, on recommence.”

- Le concert était étrange, avec de vrais temps morts, pas de folie, mais de la singularité. L’antithèse de Watch The Throne, d’une certaine manière.

- Ses deux masques sont évidemment géniaux. On dirait du Cosplay tiré de l’univers mental de l’artiste. Entre le masque Femto des neiges et le fameux masque Diamant de Margiela, on se régale visuellement et mince, M. West ne sue même pas dedans. Il ne pue que la classe.

Viendra la séquence la plus tragi-comique de ce concert : parti pour faire son rappel sur “Gold Digger“, comme pour Londres, West est rattrapé par le public français. Oui, ils veulent “Niggas in Paris”, l’instant classic hypnotique devenu culte sur la tournée Watch The Throne (voir mes photos sur ce post), encore plus à Paris.

Evidemment que Kanye ne l’a pas prévue dans sa tracklist ultra lockée. Bien sûr, qu’il ne va pas l’interpréter sans Jay-Z. Bien sûr que ce soir, ce sont ses hits, pas ceux partagés avec d’autres. Et pourtant, il s’arrête avant de quitter la scène. Se retourne vers nous, l’air sincèrement interloqué. Moment de flottement. Les “Niggas ! In ! Paris !” redoublent. Le public, mi-troll, mi-optimiste, veut y croire.

Kanye sourit, la foule exulte. Et puis, il lâche qu’il aura de nouvelles choses pour dans quelques mois. Déception, c’est mort pour le rab’. Mais il ne quitte pas la scène, les français ne lâchent pas : “NIGGAS IN PARIS !“.

West semble perdu au fond de sa scène inclinée. Puis soudain, au milieu des vivats, il lève les bras, son visage dit “lol, no”, et il se casse, sans un mot et sous les sifflets. On ne joue pas au plus troll avec Kanye.

 

Bonus : une amie ayant accès au backstage m’a live smsé sa traque de Kanye dans les loges. Elle l’a trouvé… En train de jouer à Puissance 4. Véridique. (update : c’est une vieille habitude, merci pour vos précisions)

+ Photos du concert “Watch The Throne”

+ Photos du Showcase Jay-Z / Eminem