21
FEB

La semaine dernière, je n’ai rien remarqué, sur mon feed facebook.

Et puis, à notre traditionnel déjeuner post-piscine, mes compagnons de natation en ont tous parlé.

“Tu as vu ? Elle a quitté Facebook ! C’est fou, non ?”

“- Ouais, au début, je pensais qu’elle m’avait supprimé de ses amis…”

“- Tu sais pourquoi elle a viré son Facebook ?”

“- Beh, non. Rien de grave, j’espère.”

“Elle”, est une copine que je vois rarement dans la vraie vie, mais que je vois quotidiennement sur le net et ses réseaux. A travers nos feeds, nos amis et nos soirées en commun, j’en suis venu à connaître sa vie, dans une certaine globalité permise par Facebook : famille, soirées, boulot, looks.

Etant assez populaire, ses photos étaient généralement très commentées et devenaient une sorte de lieu de rendez-vous où tous ces cercles de connaissance se mêlaient et se vannaient avec une familiarité assez unique.

Les jours passant, cette absence s’est faite de plus en plus sentir. J’ai revu des photos où nous étions présents, mais dont son nom avait été détaggé. Une sensation vraiment étrange, l’impression de regarder avec nostalgie une personne disparue.

Car son départ a crée un manque quantitatif (elle était très active), toute une part de mon activité Facebook. Des contenus en moins, des interactions en moins. Et un manque qualitatif aussi, puisque ce sont des moments potentiels de petits partages et de discussion qui s’envolent. Et l’on se rend compte à quel point ils font partie de notre rythme et de nos besoins nutritionnels quotidien de l’émotion et du moral.

On a souvent lu, théorisé, devisé et tenté la “vie sans Facebook”. Je l’ai personnellement longtemps considéré comme un passage obligé, à l’instar de Windows : qu’on aime ou qu’on n’aime pas, on l’utilise, point.

Je me rends compte à quel point Facebook est important dans ma vie, avec ce départ. Je revois toutes ces photos, ces partages, ces moments épiques dans les commentaires. Je vois tous ces groupes et pages auxquels je participe, leur intérêt, les services qu’ils rendent.

Malgré mon utilisation beaucoup plus limitée, j’ai toujours pensé préférer Twitter et son esprit épuré et corrosif à l’usine à gaz discutable qu’est Facebook. Je me rends compte que j’aurai beaucoup plus de mal à me passer de ce dernier que de ma mine à liens et à bon mots qu’est Twitter.

Avant hier, j’ai écrit à cette copine, pour lui demander les raisons de son départ et juste pour lui dire à quel point nos vies sont toutes entremêlées sur Facebook. Un seul être vous manque et tout votre réseau semble dépeuplé. Elle m’a répondu de la plus simple des manières : elle passait juste trop de temps et avec trop de gens sur Facebook. Elle avait envie de passer ce temps autrement. Et elle a attaché une photo en pièce jointe. A l’ancienne.

Nous sommes tous d’accord avec ce raisonnement. Mais combien d’entre nous pourrions réellement quitter Facebook ? Supprimer les centaines de photos et status partagées (ça, c’est le pire pour moi) ? Ne plus avoir accès à celles des autres ? Etre le relou qui demande à être averti des soirées par mail, parce qu’il ne voit pas les évènements, les anniversaires ? Louper une image lol, un coup de gueule ?

La timeline de Facebook est une très belle invention de la part de Zuckerberg. En créant le journal d’une vie, ce réseau ressemble à un immense projet que l’on nourrit chaque jour, projet qui se mêle à celui des autres. Le tuer relève d’une amputation vraiment trop violente.

Elle est partie de Facebook. Simplement ? Après de longs débats en interne ? La chose est qu’elle l’a fait. Et qu’elle nous a tous laissé un petit vide, à nous ses “friends”, qui resteront encore longtemps pour les bonnes et les mauvaises raisons.

Like si t’es d’accord,
Commente si t’es anti-raciste

14
FEB

Tout est allé très vite, comme un téléchargement du dernier épisode de True Detective : vendredi dernier, réunion de rédaction streamée sur Internet. Hier soir, enregistrement dans les conditions du direct. Aujourd’hui, publication du nouveau Studio 404, votre émission de société numérique !

- Par ici sur iTunes

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Notre passion : laisser des traces de gras sur les vitres de Studec

- Sylvain vous parle de notre société du Pseudonymat, à ne pas confondre avec l’Anonymat qui fantasmer tout le monde. Aujourd’hui, on ne vous connaît pas sous votre vrai nom, mais on peut vous identifier pour vos actions.

- Melissa se demande elle si le net n’a pas brouillé notre rapport à la morale et à la loi. Et si la désobéissance civile sur lenet n’est pas devenue le mot d’ordre.

Daz aura réussi deux exploit : enfin caser sa chronique “Peut-on accepter que Windows devienne cool ?” et planter son iPad Apple durant la chronique. Un moment rare comme un loot de King Krush.

- Fibre Tigre revient enfin de Chine, avec enthousiasme : oui, la censure et le protectionnisme fonctionnent là-bas, quand nos pauvres élites françaises se font martyriser par ses internautes.

Le tout réalisé par notre Ghislain national, avec la superbe voix d’Angie et les studios de Studec <3

Bonne écoute !

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TEASER DU TRAILER DE L’ANNONCE : RESERVEZ VOTRE JEUDI 6 MARS

Nous vous accueillerons en effet pour une nouvelle formule de Studio 404, en direct, en stream et en interaction depuis la Gaité Lyrique.

Vous (le public, les internets) serez invités à produire le contenu avec nous et nous espérons que ce sera génial (et un peu casse-gueule).

Donc : JEUDI 6 MARS. TOI. RESERVER. TA SOIREE.

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+ Un grand merci à Studec, l’école radio qu’elle est cool de nous mettre ses studios d’enregistrement à disposition.

7
FEB

J’ai une phobie : devenir un vieux con.

Ne pas me rendre compte que “c’était mieux avant” devient une ponctuation de toutes mes reflexions. Mais là, regardez-moi ces semelles de baskets modernes. Je ne puis point valider. JE NE PUIS POINT.

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Jamais à court d’idées pour rendre la sportif plus performant (ou pathétique), Adidas a lancé des chaussures sur lamelles, les Springblade. La simple vision de ces semelles me fout mal à l’aise. Je ne sais pas si c’est le côté “filament de méduse qui traîne”, ou le côté “petit bout de peau près de l’ongle qu’on arrache et qui va laisser une trace rouge et une douleur noire”. Je ne sais pas. Mais je sais que j’ai envie de gratter ces semelles à rebrousse-poil avec une grosse râpe à fromage.

Reebok, déjà responsable de moult laidrons du pied (les Shaqnosis, never forget), nous sort des chaussures tout terrain – aka “vous aurez l’air mal à l’aise où que vous alliez”. Ces multitudes de petits pods ont chacun l’air doté d’une conscience propre et semblent avoir envie de se barrer chacun vers leur destin. Partez mes petits, partez.

Je vais être honnête : je suis fan de ce que Nike fait/tente depuis quelques années. C’est complètement fou, parfois complètement foireux, mais la néo-sneaker, c’est bien eux. Le gros succès de ces dernières années, ce sont les runnings de la gamme “Free”, avec cette fameuse semelle découpée en tranche.

Autant je suis fan du confort et du design de certains modèles (les Flyknit ci-dessus, par exemple), autant cette semelle me laisse un goût de Tofu dans la bouche, qu’elle ressemble complètement à des blocs de tofu fraichement tranchés. On ne va pas se leurrer, c’est bon, mais c’est laid (le Tofu et ces semelles).

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Quand nous étions jeunes, les semelles “Air” visibles de Nike étaient notre Graal. C’était si beau, hypnotique, presque. Aujourd’hui, cette gross bulle est devenue un classique de l’esthétique sneakers.

Les parents poussaient des cris devant ces infamies de pied qui coûtaient un bras. Mais eux bien sûr, c’étaient vraiment des vieux cons.

31
JAN

BORDEL,

20 ANS (mois) depuis le dernier #FRIDANCE ! La te-honte, le dé-hanché en Stéphane berne.

 

Du coup, je me fais pardonney, avec une édition qui surfe total sur le buzz du moment : le #NOUVEL #AN #CHINOIS# CHEVALS #ENORAMALAGRE #NEMFRAGILE #SEOMAXIMEBARBIER

 

Au menu B2 sans ball coco de cette édition, DU BRIDEY ET DE L’EQUIDEY

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24
JAN

Les gens se foutent souvent de mon attitude sur les internets, jugée élitiste, snob, anti-game. Soit, j’assume.

Mais la raison essentielle de mon attitude provient de cette pression inhérente aux réseaux sociaux, celle de devoir agir et réagir. Vite et tout le temps. Cela me stresse et m’énerve, j’ai donc très simplement décidé de limiter mes interactions.

Quand je vois comme les choses viennent et vont vite, violemment ces derniers temps, je suis content de ne pas trop en être, de ce “game”. Tous les jours sur Facebook ou Twitter, je me demande quelle sera la demande de Justice, la Défense d’une Valeur, la curée, le coup de gueule, le clash qui va enflammer la sphère pendant une après-midi, parfois deux.

Et ce qui m’interpelle un peu beaucoup, c’est la raison de ces montées ultra ponctuelles et locales de fièvre : l’Ennui. Les gens ne se mobilisent pas, ne poussent pas de coup de gueule, ne s’abattent pas sur quelqu’un par pures convictions. Les convictions sont surtout une caution. Non, aujourd’hui on crie parce que c’est amusant, parce que l’on participe à quelque chose, parce que cela trompe, rythme notre journée de vraie Vie qui forcément, semble bien morne comparée à celle offerte par InternetLand.

Comment résister à une mise à mort de twittos raciste, quand on regarde son tableau excel du jour dans les yeux ? Comment ne pas chercher un bon mot sur un décès de star, quand on doit terminer un rapport ?

Tout comme le #slacktivisme fait bouger une chose sans en faire bouger d’autres, le régime de Colères et de Curées du net s’insurge souvent pour de bonnes causes, mais avec les mauvaises motivations. Si les gens voulaient vraiment se bouger, ils n’en resteraient pas à un tweet bien senti, ou une profile pic au poing levé.

Je plaide évidemment coupable dans certains cas, mais du haut de ma tour d’Ivoire de snobisme du réseau social, je suis heureux de ne pas à avoir à donner mon avis 1/systématiquement, 2/ sur tout (déjà que je le donne beaucoup, trop) et surtout 3/, de ne pas me ronger les ongles par crainte de disparaître, si je ne surnage pas dans la marée haute des réactions des autres, avec une réaction encore plus réactionnelle.

Si j’enfonce des portes ouvertes depuis quelques années maintenant, j’ai le sentiment que la tendance de Colère Ludique ne fait qu’enfler ces derniers temps. Et surtout, devient une norme comportementale en milieu connecté.

Il convient donc de parfois sortir sa pipe et sa robe de chambre en soie rouge, de s’asseoir dans un vieux rocking chair et de regarder depuis le perron de son petit compte élitiste tout ce “Beaucoup De Bruit Pour Rien”.

Embrassez votre ennui, snobez parfois Internet au lieu d’hurler à sa demande incessante.

16
JAN

Et poum, voici le 13e numéro de Studio 404, notre émission de société numérique, cool et pleine de cris, disponible sur iTunes et SoundCloud !

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Au programme de cette première émission de 2014 :

Daz fait le grand écart (c’est assez impressionnant à voir), et nous raconte la drôle évolution du pixel, que les constructeurs tentent de faire disparaître sous des résolutions d’écran impressionnante, et que les développeurs de jeux vidéo indépendant rendent toujours plus gros et visible.

- Melissa, aime la BD et les infographies. Normal que l’infoBD de Pénélope Bagieu sur le problème du chalutage profond l’ai interpelé, tout comme notre propension au slacktivisme. Devons-nous nous amuser pour embrasser une cause ?

- Fibre Tigre s’est lui posé dans un canapé, pour ne pas en ressortir : normal, il a regardé Twitch, le site de streaming de jeux vidéos qui vous fait scotcher pendannnnt des heures.

- Sylvain enfin, continue prosélytisme pro big brother, en nous faisant miroiter cette vie magnifique qu’est la vie assistée par la wearable technologie, ou technologie mettable, d’après l’académie française. Il casera même l’expression contemplative computing, ce saligaud.

Bonne écoute !

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Et pour ouvrir sur d’autres sujets, nous travaillons avec un lieu (indice : il chante de manière très lyrique, mais gaie) pour une évolution de Studio 404, en direct et en public et en interaction. Excitation ! Suspense ! Peur ! Fondu au noir !

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14
JAN

Le stream avance !

Après les premiers essais plus concluants de vendredi, la version gaming hier à plutôt bien fonctionné, en témoigne cette partie endiablée de DotA avec des amis grandes gueules :

(le Draft débute à 2m29s)

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Une fois les questions techniques vraiment bien maîtrisées, je vais m’attaquer au reste de la liste de courses :

Définir les sujets
- Je compte partir sur mon trio de base : Tech / Web / Game
- Plus tard, j’aimerai inviter des amis pour parler d’autres choses : sport (Haron !), sexe (Maïa !), mode (SuperTimai !)…

Définir des horaires
- Lundi 21h00 (game)
- Mercredi Minuit (web / libre antenne)
- Vendredi 21h00 (tech)

Bosser sur un petit habillage (logo, typo & co)
- Je vous montrerai des croquis.

Ce programme vous botte-t-il ?

10
JAN

Cette semaine, j’ai donc testé mon stream en conditions réelles. Comme prévu, rien ne s’est passé correctement et j’ai enchaîné les fails techniques comme Jennifer Lawrence récolte les récompenses.

La bonne nouvelle, c’est que la chose m’a beaucoup amusé. Et que vous, les 70 premier spectateurs sur place, ont été vraiment très gentils (et permissifs). Sensation étrange au final, genre ça :

J’y retourne donc ce soir vers 20h00, en espérant que ma config (Mac + Wirecast + Cam + Micro + PC en remote) tienne le coup.

Et en attendant, petit coup de coeur pour le projet de Joseph “plus cool que moi ya que Jenn Lawrence” Gordon-Levitt : HitRecord on TV, ou un projet comme j’aurai aimé le faire : une boîte de prod participative créant un show d’entertainment participatif, où les coulisses sont aussi intéressants que le résultat final, voire plus.

En attendant, je vais essayer de faire participer mon ordinateur ce soir.

2
JAN

Et parce que ça faisait longtemps.
Des bisous !

19
DEC

Le premier film d’animation japonaise que j’ai vu au cinéma était Akira. On était en 1991. Il passait en VF dans une petite salle de l’UGC de Créteil Soleil et j’y suis allé sans trop savoir sur quoi j’allais tomber.

Ce chef d’oeuvre m’a traumatisé, dans le bon comme dans le mauvais sens du terme. J’ai été, je suis marqué à vie par cette esthétique, cette vision, cette violence, cette richesse, le pan culturel qui s’est dévoilé derrière.

Je retourne voir Akira ce soir au Grand Rex, en VO remasterisée, pour fêter ses 25 ans. Je suis déjà traumatisé d’avance. Et tellement excité aussi.