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Ça parle clairement de amour

Foule sentimentale

7 Jul 2011 à 19:16 22 commentaires

Quand nous étions ados et un peu fous dans nos têtes, l’Eté était perçu pour nos couples passionnés comme le récif sauvage contre lequel viennent s’écraser frêles esquifs de nos amours instables. Les grandes vacances, c’est trop dur, tu vois.

Quinze ans plus tard, la donne ne semble pas avoir changé. Alors que ces 18 derniers mois ont frappé comme un tsunami de mariages et de grossesse autour de moi, voici que la mer se retire.

C’est donc un ressac d’annonces de séparations, disputes, annulations de mariage, divorces, breaks et célibataires en CDI qui frappe mon entourage. Mon petit couple si idyllique n’a lui-même pas été épargné ces derniers temps par le stress et le déménagement (je vous ai dit que je déménageais ?).

Des bisous aux éclopés du coeur, je vous dédicace le Fridance de demain.


Et puis, parfois…

Fuego dentro de mi

26 Aug 2010 à 4:48 19 commentaires

Allez, un petit camembert braisé.

Non pas que je sois fan de la chose (contrairement à 99% de mes proches), mais j’avais envie de m’asseoir autour d’un feu et d’échanger des histoires, des vies, des gens, tout en dégustant un truc fondu.

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Ce soir, dîners et verres se sont téléscopés pour reprendre des nouvelles de proches un peu trop éloignés ces derniers temps. Avec mes anciens colocs’, ça a beaucoup parlé pulsions et fidélité avec comme prévu, aucune conclusion certaine mais un peu plus de retours d’expériences en tête. Je vous épargne mes nombreuses reflexions à ce sujet, je n’ai d’ailleurs pas beaucoup bougé de mes positions.

Rassasiés, nous rejoignons des amis attablés 200m plus loin, coin rue de l’Arbre Sec et de St Honoré, pour un dernier verre, et recevons à ce moment précis des nouvelles d’un mec. Un phénomène de l’adultère déjà bien costaud, mais qui vient d’ériger sa propension à tromperie au rang d’Inception, voyez-donc : un adultère dans un adultère dans un adultère dans un adultère dans un adultère. Oui, 5 couches d’enfumage amoureux, empilées comme dans un (Vaudeville de) rêve.
Même en retrouvant sa voiture ruinée demain matin (si vous tombez sur des retros de Fiat 500 dans la rue…), ce triste coureur ne se réveillera sans doute jamais : plus qu’un épique bastard, c’est un homme malade au sens propre du terme, promis à s’échouer sans fin dans les limbes du coeur et accessoirement, dans de beaux draps. Je l’y laisse volontier et prends congé.

A la terrasse du Fumoir, ils sont encore 3 potes à prendre un verre et se raconter des bêtises “du bon vieux temps”. Je les rejoins sur la fin. Impossible de vraiment se projeter sur l’avenir au delà du traditionnel “alors, c’est quoi tes projets“, ils balayent vite le sujet : Ces mecs ont en effet vécu ensemble une aventure humaine et professionnelle tellement dense et rocambolesque que je vois leur peine à se relancer (leur petite entreprise à finalement déposé le bilan) dans ces vies rangées, ces jobs “sûrs” qui font office de Graal pour notre génération.
En eux je vois encore le feu qui dévore, le tempérament du all-in, les couilles sur la table, les coudes serrés et le “putain les mecs, on le fait ? On est fous… Bah, go !” qui volaient souvent en réunion. Comment se réveille-t-on de cela ?

The Hurt Locker” l’expliquait bien : l’adrénaline est une puissante addiction. Qu’elle nourrisse ici votre ancienne vie, comme vos vies cachées. S’en défaire, c’est se trahir, même pour son bien propre. Doit-on se renier, même si c’est pour le “mieux” ? Je n’en suis pas sûr. Une certaine aliénation et une solitude certaine sont les lourds tributs à payer, mais on jetterait n’importe quoi au feu intérieur pour l’entretenir.

Bon, qui attaque le claquos ?

Bienvenue chez nous

16 Dec 2009 à 13:14 37 commentaires

Les choses sont allées naturellement, dans la cadence de nos envies. Comme dans une comédie un peu neuneu (mais qu’on rematte pour la 15e fois avec le même plaisir coupable), on se l’est presque dit en même temps : “et si on s’installait ensemble ?”

Depuis, tout se passe à merveille, deux univers se sont rassemblés et vivent sous le même toit avec bonheur, ce petit autoportrait en est la preuve rayonnante.

zac-et-bob-b(résolution Full HD en cliquant sur l’image)

Oh, il y a bien sûr eu de petites négociations sur certaines pièces persos (“Bon Lâm, tu veux vraiment les laisser dans le salon, tous tes trucs Hello Kitty et High School Musical ?” “- Bien sûr que non, ma chérie : on va les ranger dans un carton, avec ta petite lampe en rotin, hein ?“), mais vraiment rien d’aussi dramatique que la scène de la table basse / roue de diligence de “When Harry Met Sally”, cette comédie pas neuneu que j’ai dû matter 15 fois avec le même plaisir coupable.

Je pense que notre peur farouche de vivre un jour en couple nous a permis d’y aller tout en douceur, d’exprimer ouvertement nos peurs et nos envies et finalement, de finir enlacés dans le petit coin geek qu’on s’est aménagé (grosse télé – consoles – divx dvd bd à gogo).

Scoop du jour : l’Amour, c’est cool.

Ce week end, barbecue chez une très bonne amie de ma chérie. De quoi rencontrer ses amis. J’avais les chocottes, vous n’avez pas idée.

disco

Je suis en général très sociable mais comme pas mal de monde, ma sincère assurance s’effondre comme un chateau de cartes dans quelques cas :

- Je kiffe une fille = Je parle à tout le monde et suis super froid avec elle
- Je débarque dans un groupe de gens qui se connaissent = Je me transforme en super suiveur man
- Je dois faire mes preuves genre un casting = Je m’écroule comme une fleur filmée en accéléré dans les documentaires

Bon donc là, c’était un groupe de gens qui se connaissent dont fait partie la fille que je kiffe et auprès desquels je dois faire mes preuves, car j’ai un certain passif (je vous raconterai un jour où je ne me serai pas arrêté à ma seconde vodka/warning).
Sur le papier, une addition bien chargée, même si ces gens, complètement cools au demeurant, ont passé l’après-midi et la soirée à improviser des boeufs, parler associations humanitaires et boire de la bière.

Et toi, tu es là, tout seul, tu ne connais pas grand monde et tu n’as surtout pas envie d’être le boulet accroché au basques de sa nana. Lorsque la pression est intérieure, secrète et solitaire, on se sent d’autant plus con. Et là, vous vous dites “Rha Lâm il va nous raconter un truc de fou, je sais pas moi, Eminem avec une loutre, le retour de Divide en mode pétasse ?

Bah nan, rien. Ca s’est bien passé, je n’ai commis aucune faute, aucune VDM, aucune étincelle non plus. J’avais juste ma pression interne et puis voilà. J’ai fait la pièce rapportée consciencieuse : on ne tente pas d’en faire des tonnes, on répond aux gens avec une petite répartie juste suffisante pour dire “non, je ne suis pas une plante je suis juste gêné” et walaaaaaa, Mishun Cumpleete.

Et elle ? elle me souriait, encourageait les musicos, mangeait de bon appétit, me tenait la main, la taille. Comme toujours, elle était naturelle.

Tout va bien, Lâm. Tout va même très bien.

Un vrai gentleman

14 May 2009 à 3:09 40 commentaires

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Je cuisine un bon petit repas,
Ca sonne,
Elle arrive et m’offre un bouquet de fleurs.

Un couple moderne, quoi.

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Pages blanches

27 Feb 2009 à 13:31 44 commentaires

J’en parlais il y a quelques temps, j’aurais bien écrit à propos de ma vie professionnelle. Ma petite entreprise, ma vie de journaliste. Mais je me rend compte que je ne trouve pas vraiment l’inspiration pour cela. Canal + mis à part, je ne parle que peu de mon métier. Quand à mon entreprise, je trouve que d’autres (pim, poum) le font déjà très bien, je ne vois pas trop ce que je pourrais y apporter.

Je voulais aussi parler de ma chérie. J’ai plein de choses à raconter sur elle, nous, moi. Mais le fait qu’elle ne soit pas du tout branchée blog, twitter, égo exhib’ & co me freine. Et finalement, je trouve cela vraiment très chou et frais. Et je me tais sur cette partie de ma vie.

On a beau être une grande gueule à tous les sens du terme, il faut parfois savoir s’incliner.

…………………………

Du coup, aujourd’hui, je vous dirais en vrac que je teste la Nintendo DSi, que je suis encore étonné que des gens prennent aussi frontalement de la bonne déconne, que j’ai faim, que tous mes colocataires de bureau ont faim mais qu’on en attend un dernier, que mon nez se transforme en pipeline au moindre changement de température, que j’aimerais bien rouler une pelle à quelqu’un en pleine conférence/réu/brainstorming chiant, que je retournerai bien chez Windows (7) s’il y avait un lecteur RSS aussi bon que NetNewsWire, que je déteste faire des factures, que je n’ai pas fait de photos depuis une éternité, que je voudrais monter une vidéo de 2mn mais que ça me semble totalement hors de portée, que j’aimerais bien embaucher un assistant ultra vénèr, que je sens bien que la crise de la trentaine, c’est une réalité et que je ferais bien une sieste au creux d’une épaule un peu tendre, un peu tiède.

Ah, et boire du lait aussi. Gnii.

Désarmante

3 Feb 2009 à 5:10 45 commentaires

En lisant les nombreux secrets qui tombent dans mon télephone, j’ai construit cette petite équation qui pourrait devenir un axiome :

- Tomber amoureux d’une personne.
- Sortir avec la personne.
- La personne est amoureuse de vous.

- Deux propositions au choix.

(Et ne nous surestimons pas trop non plus… -.-;)

Abstruse Goose