archives

Ça parle clairement de couch surfing

Après un week-end plutôt dense, petit tête-à-tête ce matin avec Moussa, en musique et dans notre nouveau chez nous…

Samba e Amor

…………………………

Je vous ai lu cet aprèm et moi aussi, j’aimerais bien vous montrer plein de photos de chez moi, surtout que cela prend joliment forme ! Mais, contrairement à mes anciens appartements en colocation, la déco et l’aménagement sont ici exclusivement le fruit de mes envies.
J’ai donc la pression, je n’ai envie de vous montrer mon appartement que lorsque celui-ci sera entièrement terminé ;)
Oui, je fais ma Secret Girl, mais comprenez-moi : Il lui manque encore des bibliothèques, ma penderie, tous les posters et photos que j’accumulais depuis des mois, un coup de peinture, des détails et surtout : du vécu.

…………………………

Les photos arriveront donc en en temps et en heure, ce sera un vrai plaisir pour moi de vous faire le tour du proprio.
En attendant, je tiens surtout remercier plein de personnes adorables sans qui cet instant musical avec mon bananier n’aurait été possible :

- Super Deedee, pour m’avoir trouvé cette perle de logis,
- J et A, pour m’avoir fait confiance,
- Olivier, , Elle, Ruben, Olivo, Nekoto, Remi et Jean-Jean pour le déménagement de folie,
- Toutes les personnes qui ont proposé de me loger durant ces 2 semaines de joyeuse bohème, tout particulièrement celles qui m’ont vraiment vu débarquer ^.^/ (”oh, shit, il est vraiment venu !“)

Nico & Serhan
(et Puzzle Fighter)
Elle (et Armistead Maupin)
Les Hua-Guignard-Hua (cf. commentaires)
Olivo & Dine (et Bahia)
Lily (et des cookies)
Matyeu (et PES)

Ca fait du bien ce genre de remerciements, on réalise à quel point la générosité peut vous changer la vie.

Et promis, une avalanche de photos (de ma) maison dans quelques temps ^.^/

;’)

Une des dernières étapes de mon périple : Matyeu. Un moment toujours un peu spécial car si l’on ne se voit pas beaucoup, Matyeu fût l’un des premiers lecteurs connus de ce blog (sous le de nom de Warofart) et s’est lui-même révélé un excellent blogger.

A l’image de son auteur, la plume est discrète, indolente mais frappe franc et juste à chaque fois : complexes, divagations, reflexions, tartare de vie et filles, à travers un style triste et marrant et pathétique et étonnant et irrégulier et osé, le tout dans une contenance totale. Assuremment l’une de mes lectures favorites.
Depuis qu’on s’est rencontré, cet homme est un énigme pour moi, parfois proche, parfois loin, toujours perçant mais assez curieux. Cela m’a donc fait très plaisir de passer une soirée avec lui autour d’une bonne table puis d’un PES (tu l’as aimé, mon pressing offensif hein ^.^)

Non, le truc bleu n’est pas un cadavre, c’est un effet d’optique, je vous dis.

Là, vous ne le voyez pas sur la photo car quand je me suis enfin réveillé, il était déjà parti pour un rendez-vous. Séance rattrapage. La soirée fût cool, j’ai été accueilli avec deux de mes faiblesses : du chocolat à la pâte d’Amande et des Spécial K Fruits Rouges, sans oublier un gateau au chocolat maison… Après Lily, je sens que je vais organiser une battle moi…

Ensuite, court dodo dans un bon futon et me voici reparti, avec l’envie d’avoir moi aussi mon nid…

Hop hop, on continue son petit périple et on pose sa valise (et son sac) (et son sac photo) (et ses courses) chez Lily ! L’histoire est quand même bien marrante puisque nous ne nous connaissions presque pas hors de ce blog :P

Venue à la Mini Lense, Lily m’a renvoyé l’ascenseur en me prêtant son appartement pour quelques nuits durant son absence ! Me voici donc seul dans son studio. Vraiment seul, c’est la première fois.
Eh bien, au final, j’ai beaucoup aimé. Le calme, la petite popotte et la petite vaisselle, mon propre silence, les bains et tout. Et s’il y avait une vie après la coloc’ ?

Etat des lieux express :

Un appart de fille, c’est chouette (rangé, organisé, qui sent bon) et c’est aussi un peu décevant (pas de grosse télé, pas de console, pas d’Entrevue aux toilettes), bref, c’est dépaysant ^.^
Le canapé lit s’est révêlé au poil de poil et Lily, en plus d’être une sacrée graphiste/illustratrice/dessinatrice, fait chavirer son entourage à coups de gâteaux et de trucs sucrés qui donnent soif et sourire. Je me suis donc retrouvé avec une petite montagne de cookies maison : mes lecteurs, c’est la classe à Dallas o//

Bref, une super expérience, je serais bien resté plus longtemps et je repars (après avoir laissé ma valise 2 jours de plus -.-;) tout content, avec des pensées à base de “magie d’Internet”, de “solidarité” et de “cookies, il faut que j’en fasse aussi”.

Autre nuit, autre lieu, en construction ce coup-ci. J’ai en effet dormi dans le nouvel appart’ qu’Olivo a pris avec sa chérie, Amandine.
Cela sent d’ailleurs l’enménagement à plein nez : Cartons empilés, notices Ikea sur le sol… J’ai ainsi dormi sur leur canapé Karlstad couleur chocolat, je pense acheter le même en blanc pour mon appart o//

Olivo au matin :)

Un bon gros squat’ à l’ancienne donc, avec l’envie et la peur de voir leur chat débarquer. Parce que même si je suis allergique aux poils de chat, Bahia est adorable.
Mais, elle a un regard. Hypnotique. Whatever the pose.

Derrière moi. Dans la nuit. En position ridicule.

Tenez, regardez ! Encore ! Même au petit matin de mon départ !

Un peu flippant et trop choupi : du coup je veux un chat chez moi, mais je pense que sa vie serait un enfer.

Hop hop, nouvelle étape de ma transhumance pré-nouvel-appart-nouvelle-vie : allons chez les Hua Guignard, aka la petite famille constituée de ma soeur Mai, mon beau-frère Tom et leurs deux enfants, la sauvage Tâm et le calme Léo.

Etat des lieux express : un appartement ultra central, très grand, très pas cher, un scandale, quoi. Evidemment, cet endroit est ainsi devenu une plaque tournante pour les familles et les proches se posant un peu sur Paris en vue d’une célebration dominicale ou de quelques nuits d’appoint.

Du coup, la petite famille a acheté un lit auto-gonflant complètement de la balle pour les invités de ma nature. Bon, il prend tout leur salon et vrille les oreilles lorsque le moteur de gonflage se met en route, mais on y dort drôlemement bien.
… Quand Léo fait ses nuits. Et quand Tâm ne se réveille pas en fanfare à 8h00 le samedi en hurlant “IL FAUT PAS REVEILLER TONTON LÂM, CHUUUUUUUUUUUUUT”. Lovely.

Parce que la famille Hua-Guignard, c’est un sacré manège assez marrant à observer : bobos, un peu désorganisés et super actifs, ils courrent partout, parlent tout le temps, rigolent (parents et enfants) devant les gaffes des gamins, télephonent, font à manger, discutent de tout… Une vraie mécanique que j’aime observer de mon coin, entouré de jouets colorés et d’objets design, en mangeant une pâte de fruits.

J’ai donc passé 3 nuits chez eux, à étudier la vie d’une jeune famille : la coloc’ à côté, c’est de la riregolade. En quittant hier leur foyer, Tom m’a dit, en essuyant la glace que Tâm avait mis partout et en tendant l’oreille pour voir si Léo s’était endormi car Mai était partie à la danse : “Reviens quand tu veux, j’adore quand il y a de la vie dans cet appart’ !

Tu ne crois pas si bien dire :D

Nouvelle nuit, nouveau lieu, chez Elle. C’était son anniversaire et nous sommes allés dîner en tête-à-tête, avant de rentrer dans son appartement, au 7e étage.

J’aime bien son lit et son petit appartement. C’est un compliment car cela me prend toujours du temps de me sentir à l’aise chez quelqu’un d’autre.

L’autre fois, j’ai trouvé sur son chevet le premier volume des Chroniques de San Francisco d’Armistead Maupin. Oh, the Joy ! Qu’est-ce que j’ai pu rire (Oh, Mona !) et pleurer (Oh, Michael…) en dévorant cette saga made in Barbary Lane il y a quelques années ^.^/

Du coup, je lui ai lu le début du livre avant de m’endormir. C’est étrange, de lire de cette manière. J’ai oublié la dernière fois que j’ai lu à haute voix pour une autre personne. Cela vous remet face aux impératifs de rythme, de prononciation, d’interprétation : un exercice difficile mais assez grisant pour toutes les personnes qui, comme moi, on tendance à parler aussi vite qu’ils pensent (n’est-ce pas).

Les Chroniques comptent 7 volumes. De quoi rester encore quelques nuits pour les vivre, nichés au coeur de ce grand lit…

update : ce matin, en partant, j’ai claqué la porte… Où elle avait laissé la clef, pour moi. Elle est enfermée en dehors de chez elle et je suis mort de honte X.x

Drôle de journée.

Encore avec la sensation que mes parents m’ont laissé en colonie de vacances, je bosse, fais des trucs, vaporeux. La tête ailleurs et les épaules chargées de millions d’affaires.

Car mon futur appartement n’étant libre que vers le week end du 15, je me retrouve en attendant sans eux et sans toit (rho oui bon, on a tous notre quart d’heure Didier Barbelivien, non ?).
(Nombreux) cartons déposés un peu partout, me voici avec 2 sacs et une grosse valise. Un peu comme pour un press tour, sauf que ce dernier durera 12 longs jours.

L’idée de squatter sans toutes mes affaires étant particulièrement déprimante, j’ai décidé le All In, en rendant la chose encore plus compliquée et ludique (on ne se refait pas) : allons squatter chez différentes personnes, comme ce bon vieux Antoine ^.^/

Et me voilà donc en mode Couch Surfing, version Paris et impro totale.. Je n’ai prévu absolument aucune de mes étapes, donc si vous êtes chaud pour accueillir un Lâm chez vous pour une nuit, je suis ouvert, sympa et rangé j’ai des bonbons ^.^/

En attendant, je passe mes deux premières nuits chez le comble du comble : Incolas et Serhan. Bah oui, ces deux mecs possèdent trois spécificités :
- Il vivent en coloc’ (merci la coupure soft)
- Inco a été mon premier coloc’ à Vincennes, quand Serhan vivait 2 étages en dessous
- C’était en Octobre 1998… soit pile poil 10 ans en arrière.

Ya pas à dire, j’évolue grave xD Mais tout de suite, un état des lieux exprès :

Appart de mec (déco patchwork) mais rangé, 2 chambres, salle de bain avec baignoire, frigo presque vide, des fruits, une PS3 bloquée sur Puzzle Fighters HD et du hip hop old school en fond sonore.

Je dors dans la chambre d’Inco, qui m’a préparé un combo chauffeuse + sac couchage bien efficace. Inco ne ronfle pas, on se lève à la même heure, on parle de filles dans depuis nos lits respectifs et on s’endort vite. Les automatismes des années Fac/Vincennes reviennent.

Allez bonne nuit, et une pensée pour les 3 autres lascars : les premières nuits en colonie de vacances, on sanglotte tous en silence dans le noir, en faisant semblant de dormir :’P