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Ça parle clairement de daft punk

Tron commun

20 Dec 2010 à 4:08 8 commentaires

Pour changer de mes tweets / posts d’ivrogne de ce week end, une petite critique de Tron Legacy qui sort partout dans le monde en ce moment – sauf en France.

tron-legacy

Disclaimer : il n’y a pas vraiment de spoiler, dans le sens propre du terme et dans le sens “vous pensez vraiment que les méchants vont gagner dans une prod’ Disney ?“.

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it bag

28 Oct 2010 à 11:46 21 commentaires

technologeek

Voici mon tout nouveau Tshirt, il sera en vente aujourd’hui à la Geek’s Live 3 et la semaine prochaine sur Decate. Pour vous résumer le pitch :

+ Daft Punk
+ Culture Web
= Technologeek

Vous vous en doutez, ce Tshirt est blindé de termes et références sur notre obsession commune, le Web. Tous les détails se trouvent par ici et par là !

A tout à l’heure à la Geek’s Live, je vous filerai des stickers en plus :)

Hoho, mais, regardez moi donc ce clip. Mais oui, c’est bien D.A.N.C.E, de Justice. On se reparle juste après.

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Etrange sensation de nostalgie, hein ?

Je suis allé voir le groupe en live au Queen il y a quelques jours et je viens de matter “A Cross The Universe“, le DVD retaçant leur tournée Live aux US. Bon, on résume rapidement avant de passer au vrai sujet de ce post.
En gros, “A Cross…” se pose comme un docu romancé ultra découpé qui fantasme sur les années rock où les fans étaient fous (folles) et sex&drug&rock’nroll etc. Problème, on y croît bof. Parce qu’au coeur de cette tornade branchouillo-médiatique, il y a deux mecs désespéremment rationnels et gentils : Gaspard et Xavier. Même dans leur excès, on sent les mecs ordinaires face à l’extraordinaire. Mais le Rock, ce n’est pas l’inverse ?

Je me rappelle de la rencontre organisée par leur sponsor, juste avant le Live au Queen, le duo se tenant en retrait, tout recroquevillé, pendant que Pedro faisait le show et le PR devant les fans. C’est donc un peu le problème de Justice : le Fantasme est au delà des artistes, au lieu de l’inverse. Car si Ed Bangers a calibré Justice comme un groupe Rock des années 00, “l’Esprit même Rock est définitivement mort d’une balle dans la tête en 1994“, comme l’écrivait l’un de mes rédac’ chefs.
Face à des fictions cultes comme Spinal Tap ou Almost Famous, “A Cross The Universe” ne s’en sort que par son pied accroché dans la réalité. Et se révèle, grâce à sa faible durée et certains personnages comme Bouchon ou le chauffeur, tout de même plaisant à regarder.

Bon, voilà pour la mini critique DVD de la semaine, élevons-nous maintenant un peu au dessus de l’actualité.

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Car ce qui me me choque le plus à la (re)vision du célèbre clip et du DVD, c’est à quel point ils nous paraissent datés, au sens propre du terme. Je ne remet pas en cause les qualités de D.A.N.C.E (objectivement, le clip est toujours aussi pertinent et le morceau en lui-même, très bien produit), mais du poids du Temps, de ce fort ancrage dans une époque qui paraît déjà révolue : Cela fait à peine 18 mois que D.A.N.C.E squatte les oreilles du grand public et on a pourtant l’impression que ce clip est est sorti en 1999. Qu’on ne se meprenne point : je ne parle pas de ringardise, mais bien d’air du temps.

Justice Live au Queen (click for hires)

En y repensant, Justice a sûrement été le groupe qui le plus a incarné le statut Buzz de l’artiste, celui qui a le plus tourné sur les blogs, celui qui a le plus exploité les canaux viraux, le symbole d’une époque, celle du Paris-Paris / Ed Bangers / Fluo 80′s / Myspace / Filles-à-frange mecs-à-mèche. Justice, incarnation du Buzz.

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Vous qui subissez le meilleur comme le pire des blogs chaque jour, impossible de ne pas parler de cette notion de Buzz qui est passée en quelques mois d’un bourdonnement underground à une sorte de cri assourdissant, omniprésent et continu, d’un bouche à oreille autour de talents à un processus marketing pro ou amateur. Et le web accouche actuellement d’un Buzz plus souvent que votre téléphone ne sonne.

Du coup, et pour continuer à le tenir, les nouveaux Buzz doivent hurler plus fort, gagner en violence et en impact. Et nous voici bombardés par des phénomènes, des modes, des pubs, des machins viraux tous les jours. Et de la même manière qu’ils ont surgit à notre cerveau, ils redisparaissent très, très vite.

Repensons à la Tecktonik, cette danse apparue de nulle, surexposée d’un coup, devenue générationnelle et grand public et aujourd’hui déjà disparue. C’était il y a quoi, 2 ans ? Et les Wayfarer, le slim, Yelle, les bars à sushi et Heroes ? Déjà au firmament, déjà rincés, déjà “sooooo yesterday“.

Le cas de Justice est intéressant car il est assez énorme pour survivre la purge monstrueuse qui renvoit toutes les micro-modes au paradis du bruit. Reste à voir s’ils arriveront à atteindre le Graal de ce milieu, l’Intemporalité, ce statut qui vous dépose au sec et en sécurité, hors du torrent de la hype. Comme des All-Stars Converse, ou certains robots.

J’écoute maintenant leur mix pour le défilé Dior Homme 2009. C’est très beau et mince, c’est déjà pas mal.

J’ai souvent un rituel lorsque je passe une nuit dans une chambre d’hôtel le temps d’un Press Tour : celui de virer toute source possible de lumière, même et surtout les leds. Je débranche donc méthodiquement les télés, réveils, contrôleurs de clim’, colle l’entre-deux rideaux avec le fauteuil et place mon Macbook Pro sous le lit.

Noir com-plet, je ne suis alors plus loin de chez moi : Je suis nulle part. Et alors, je suis bien.

//ALICIA KEYS, MAIS SURTOUT

C’est actuellement chose faite et alors que j’écris et msnise en ce moment dans le noir complet, je repense à ce moment aussi beau et bref qu’une étincelle. C’était pendant le concert un peu décevant d’Alicia Key, jeudi dernier (merci pour les places Mopiko).

Et donc, ce moment précis :

alicia keys live bercy
Là.
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.
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… Et puis, la routine reprend. Tableaux, final, rappel, fin, cris, fiou.

alicia keys live bercy
A woman’s worth lalala etc.

Quoi, vous n’avez rien vu ? Mais si, quoi, là, au milieu !
.
.
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… Pff, vous me décevez. On revoit la scène au ralenti. Nina, envoie un focus satellite.

alicia keys live bercy
Là !

Bon, vous voyez le point orangé, un peu flou car vascillant ? Oui, c’est une flamme. Mais il faut tout vous dire ce soir, rhaa.

//PORTEUR DE FLAMME

Donc, dans le concert, soudain, voici la flamme d’un briquet. Seule. Seule dans le noir et seule dans la marée de téléphones portables et d’appareils photo numériques. Un petit point orange se déhanchant parmi la constance des cadres de lumières blanches.

Je regarde fixement ce symbole, tellement XXe siècle, de la communion entre un artiste et son public. Elle s’éteint régulièrement, mais est patiemment rallumée par une main habituée. J’admire le porteur de la flamme.

Car elle est devenue tellement rare : aujourd’hui, toujours moins de monde fume mais tout le monde phone. Logique donc que les téléphones aient remplacé les briquets dans les mains du public. En plus, c’est plus facile d’appuyer sur une touche pour rallumer son écran que de se crâmer progressivement le pouce sur la roulette capricieuse d’un briquet.

//DAFT vs POUJADE

Ne vous méprenez point : je ne me laisse pas aller à une ôde poujadiste à base de “c’était mieux avant“. J’adore le rendu des téléphones : plus nombreux, plus lumineux, s’agitant sans peine, ils offrent à l’obscurité d’une grande salle un air de caverne remplie de minéraux précieux.

Le dernier concert de Daft Punk a ainsi été un moment unique abritant lui-même un instant unique, lorsque tout le monde a agité comme d’une seul homme son portable pour le Rappel. Un océan de cellules de vie en mouvement coordonné.
Etant progressiste de nature, je repense souvent à ce moment dantesque pour contrer les fêlons partisans de la théorie “technologie = mort de la poésie“. Mais revenons à la petite flamme.

//CAN’T TAKE MY EYES OF YOU

Elle s’agite, disparaît, rejaillit, tangue, se montre inconstante, m’envoûte. Accessoirement, elle me permet aussi de passer au travers de la partie la plus laborieuse du concert, une sorte de remake poussif du Velvet Rope Tour de Janet Jackson.
Sa fragilité et son inexactitude hypnotiques m’auront fait sortir de l’expérience collective, le temps de me reconnecter au concert à l’instant précis où Jermaine Paul rejoint Alicia et s’apprête à ravager Bercy sur “Diary“, le meilleur moment du concert – et un morcau de bravoure de duo Soul.


Et à Bercy, ils l’ont réinterprétée à Puissance 10.

//KERZE, BITTE ?
Alors voilà : Maintenant, j’écoute la chanson en boucle (et en choeur) et je veux m’endormir avec une bougie, dans le noir complet de la chambre 1621 de l’EventHotel Pyramide de Vienne, Autriche. Je cherche.
Et je viens d’appeler le Room Service sous un prétexte fallacieux : mais ils n’ont pas de bougies, nein.

T’aurais pas du feu ?

Un peu de repos pour penser le concert, la performance de Daft Punk dans son entier.

Déjà, matter cette vidéo :

Ensuite, lire la suite – et voyager dans le temps.
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