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Ça parle clairement de deuil

Jaune orange

5 Dec 2012 à 3:40 17 commentaires

Movember étant passé, je peux vous parler de mes poils. Look, look.

Vous avez vu ? C’est étonnant, non ?

Déjà, j’ai des poils au menton, ce qui me fait rentrer dans le club des 1% chez asiatiques. D’autre part, j’ai une pilosité bien cheap, puisque ma barbe se réduit naturellement à un bouc. Rien autour, joues comme pattes comme cou. A l’heure des généreuses barbes de hipster, me voici tel un Georges Michael circa 90′s.

L’autre truc étrange, c’est la couleur : ma barbe est rousse. Pas du léger reflet auburn hein, du bon orange flamboyant. Je n’explique pas cette ode à l’Irlande, Mylène Farmer, Brave et Boulet. Je veux dire, les asiatiques sont tous désespérément équipés en brun, voire noir de jais, non ? On sortira bien sûr les minets de la J et KPop de l’équation (Mylène, aussi).

On m’a avancé diverses explications à cette rouquination pilositaire, ma préférée étant “sûrement des séquelles que le nuage de Tchernobyl, qui est bien passé au dessus de la France malgré la censure des autorités de l’époque, a laissé sur notre génération“, le reste tournant autour de blagues graveleuses sur les mythes et légendes urbaines sur les roux. Je préfère garder le mystère de cette couleur de renard pour la prochaine fois où je me laisserai pousser la b… le bouc.

Enfin, le plus tard possible. Car si je ne me suis pas rasé, ce n’est pas tant pour Movember que pour observer le deuil du décès de ma grand-mère. L’une des traditions bouddhistes lors de la mort d’un membre de la famille consiste à ne pas se raser (ni se couper les ongles, ni les cheveux ni changer de vêtements, mais là c’est un peu trop) durant sept fois sept soit quarante-neuf jours. La période étant d’ailleurs passée la semaine dernière, le rasoir vient de repasser.

C’était l’histoire triste, énigmatique et informative de mon bouc.