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Ça parle clairement de drague

Ou es-tu

29 Aug 2008 à 11:33 105 commentaires

Ce soir dans le bar, j’ai quitté les autres qui buvaient et dansaient alors que je regardais l’écran géant qui passait en boucle un best of de la dernière saison de NFL. Me voici dans ma chambre. J’en ai marre de tout ça j’ai envie de rentrer chez moi, glander avec mes colocs’.
Ca doit être San José, cette ville angoissante et vide qui me déprime depuis le premier jour.

Ca doit aussi et surtout être cette pression constante sur ma libido. Etre avec une horde de mecs sans aucune fille. Comme je le disais, cela crée une tension sexuelle, nous sommes à cran 24/7, on parle de plus en plus mal de tout ce qui passe où nous dit bonjour, on envisage salement, on devient salace, on en rigole fort.

C’est très grisant au départ le délire Couilles, mais ce n’est que façade : Entre eux, les mecs se chauffent les uns les autres pour être ultra chauds, pour être “les plus”, encore plus qu’ils ne le sont. Comme on bombe le torse ou lance un défi débile. Du coup, c’est du grand n’importe quoi, et lorsque je regarde mon comportement depuis une semaine, je ne suis pas très fier.

Depuis quelques jours, je nourris aussi un fantasme simple : celui d’avoir une petite amie. De passer du temps avec elle, de partager des moments avec elle, de la voir rire doucement en écoutant mes élucubrations intello-sexuelles, d’avoir une odeur de cheveux en mémoire, lors du départ.

Dans quelques jours, je repars à Seattle. J’aimerais manquer à quelqu’un.

Ce soir, j’ai pris le numéro de téléphone de 6 (six, VI) filles. J’ai compris la technique pour vaincre ses démons : il suffit de le faire pour quelqu’un d’autre que soi, genre “Hey, on fait une after party après avec des gens cool, tu veux venir ?“. That’s it !

Ouais, trop cool, grand bon en avant, voilà voilà.

Enfin, c’est pas tout ça, mais la rediffusion du match Red Sox / Yankees vient de commencer à la télé. Nickel pour m’endormir dans ma chambre. Seul. Oui, j’ai juste demandé des numéros.

Hey, j’avance à mon rythme hein. Arrêtez de rire comme ça, bande de petits sagouins :(

Rappelez-vous,

Les mecs qui sortent avec plein de filles sont des beaux gosses. Les filles qui sortent avec plein de mecs sont des salopes.

En voilà, un lieu-dit du XXe siècle qui s’est toujours révélé très pratique pour le Mâle dominant en place… Sauf quand on est un mec qui fonctionne comme une salope.

Bon, je développerais bien le concept, mais je dois faire ma valise pour mon vol de demain.

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Update de 2h46 : bon, rien à foutre de la valise.

//Les faits
- Je suis célibataire et je n’ai aucun compte à rendre.
- J’aime bien les filles. J’aime beaucoup les filles. Trop, même.
- J’ai l’opportunité d’en rencontrer. Soirées, métier, Facebook, blog, tout y contribue.
- Donc, je devrais être ce mec :

//La réalité :
- J’ai l’impression d’agir en fonction de certaines ex.
- J’ai peur du couple. J’ai très peur de l’engagement. Tout, même.
- Je termine que très rarement dans les bras d’une fille et j’y contribue grandement.
- En fait, je suis ce gars :

//L’auto-analyse de fortune :
- J’aime plus être seul que célibataire, c’est plus facile.
- J’ai envie de plein de filles mais je n’ai peut-être pas envie que cela se passe.
- Ma vie sentimentalo-sexuelle ne plait pas.
- Car je me vois comme elle :

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Mais oui, c’est navrant : j’ai la trouille de me comporter comme une femme libérée.Comprenez par là que je n’arrive pas à me lâcher. Tenez, je suis chaud, là, encore une petite liste. Genre la liste des trucs qui me passent par la tête quand c’est censé chauffer simplement autre part.

- Je vais regretter
- Rho, la drague, mais quel exercice pénible pour la cible
- Et je ne parle pas du pauvre exécutant
- Je n’ai pas envie de me donner à n’importe qui
- Que vont penser les autres de moi
- J’ai autre chose à faire.

Voici le genre de pensées qui m’ont bridé ce matin.

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//Bip, Rousse à 11h00, Bip

Car oui mes enfants, après le défilé (qui s’est très bien passé, sauf que j’ai failli me vautrer sur le catwalk), j’ai croisé une jeune femme magnifique en backstage : rousse, teint de porcelaine, corps superbe dans robe noire officiellement sobre mais terriblement sexe.

Entorse de l’œil, là, comme ça. Je me tâte, piétine, hésite, me rappelle de, me mord la lèvre bref, me sens aussi malin et confiant qu’un puceau à l’approche du quart d’heure américain dans une boom de 5e et donc, renonce.
Et puis, je repense aux derniers conseils de mon autre rouquine l’autre soir. Et je fonce.

Eeeeeeeeet je me rends compte à 2 mètres d’elle que je suis à moitié à poil puisque j’étais en train de me changer au moment où mon cœur a émit un bruit de radar de sous-marin.
Inversion des moteurs, barre à tribord et je dévie comme une sombre merde, passe à côté d’elle, raide comme un macchabée. Impossible d’être cool, j’ai passé le reste de la journée à ruminer le nouveau sommet de nullité que Lâm le célibataire vient d’atteindre -_-V

Oui, vous pouvez : “L

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Entre ce genre de situations, la culpabilité que je ressens peu après avoir passé une belle nuit avec une belle demoiselle et la tendance récente à tiquer sur des filles maquées, je me dis qu’un truc cloche.

Et si je veux flirter avec une pokeuse de Facebook, rencontrer une lectrice de mon blog, ramener une clubbeuse émechée, m’en foutre de ce que pensera mon ex, ne pas me poser d’autres questions que “chez toi ou chez moi”, de satisfaire ma libido, d’être égoïste, de rester cool et d’assumer, je fais comment ? Je veux être Carrie Bradshaw, quoi pff !

Alors voilà, nous sommes encore en pleine nuit, je n’ai toujours pas bouclé ma valise et je regarde mon téléphone depuis 15 minutes. Car je m’en souviens : Martin, mon caster, a discuté avec cette belle inconnue.

Pff, allez, « Send ».


Et ne me dites pas que “tu vois, c’est simple, non ?” hein, je viens de relire l’autre fameux sms

I can has sms styl

17 Nov 2007 à 5:00 141 commentaires

luv2luvsmsstyle

Entre la seconde phrase indécodable et la derniere qui calme grave, je me demande si je ne devrais pas répondre “g 28 an é lol ds la vi jecri d mo entié“.

Elle avait pourtant l’air si chouettos