5 Aug 2010 à 19:19 26 commentaires
Déjeuner chez ma mère, qui me montre sa nouvelle penderie. Enfin, la penderie juste pour les chaussures et les sacs. Après un tri drastique.
A une époque, elle était à la tête d’une armada de 53 paires de Sergio Rossi. “Maintenant, tu as vu, je suis toute sobre !”

Mais ce n’est pas fini. De l’autre côté, une nouvelle armoire : “Et là regarde, j’ai un tiroir juste pour mes ceintures de scène.”

Le jour où ma mère débarque sur lookbook.nu, ça va déménager grave.
25 Apr 2010 à 19:16 18 commentaires
Sûrement pour se lentir sur le fait qu’on n’a rien glandé de son Dimanche, on se décide parfois à entâmer un ménage de Printemps, du genre “Tiens, si on faisait un tri de fringues ? Les placards dégorgent, çay plus possible”.
Dont acte.

Le problème lorsque l’on fouille dans ses archives de fringues, ses tshirts devenus rigides tellement ils sont pliés depuis des années, les pulls poussiéreux, les pièces achetées mais jamais portées, les doudous qu’on a depuis le collège (“mon premier tshirt Champion, quoi !”), c’est qu’on est là pour les bazarder et qu’on finit par les garder pour plein de mauvaises raisons. Et les re, remettre de côté.
- “Bon, c’est pour l’Hiver ça, on verra en Octobre ?”
- “Attends, je sais plus si c’est du vrai ou du faux Paul Smith, on va quand même pas le donner ?”
- “Ce tshirt Metal Gear 3 est un merchandising promo, un collector !”
- “Haha, j’adorais cette fringue”
- “Je suis sûr que ce pantalon va revenir à la mode dans quelques années, ça va m’énerver de le racheter au prix fort”
- “Je pourrais organiser un vide-grenier sur le blog, tiens ?”
- “J’y crois, je balance un proto Dries Van Noten.”
- Et l’inévitable“Putain, je DETESTE balourder des affaires persos”
Je crois que je les ai toutes sorties cet aprèm, pour finalement tomber sur le regard compréhensif – mais ferme de ma chérie. Au diable les coquetteries, autant faire vivre ces fringues sur quelqu’un d’autre que de les laisser mourir sur l’étagère de notre frilosité psychologique à faire le vide.
Direction Emmaüs, rien de tel qu’une B.A pour terminer la semaine la penderie et la conscience plus légères.
26 Nov 2008 à 10:28 43 commentaires
Bonjour les enfants,
Je vous écris depuis la gare de Saint Pancras, je prends mon Eurostar plus tôt que prévu. Dans l’espace business, il n’y a que des mecs comme moi : laptop sur les genoux, croissant et bouteille d’eau sur le côté, lecture du matin dans la main droite et bagages appuyés contre les sièges.
Sauf qu’ils sont tous en costard, que leurs sacs sont en cuir, que leur écran montre du Excel et que leur lecture du matin c’est le Financial Times. Là où je blog en jetant un oeil impatient à cette réedition d’un DC Comics que j’ai dégôté hier soir en me baladant, caché sous mon gros bonnet et mon pull violet.
Entre décallage et similitudes, je me demande si un jour, je basculerais de leur côté. Parce ce présentement, je me penche pour regarder mes pieds comme on regardait sous son lit, la nuit : je porte bien des chaussures en cuir, aujourd’hui.