archives

Ça parle clairement de gaming

« J’avoue, je triche un peu. »

Dans le vol low cost qui m’emmène chez ma mère à Tenerife, la femme devant moi sourit malicieusement, mi-coupable, mi-fière. Nous échangeons depuis quelques minutes à propos du fameux jeu vidéo 2048.

J’ai remarqué ma voisine et son obsession dès l’installation dans nos sièges. Assise, attachée, elle dégaine immédiatement un iPad Mini et lance le jeu qui a scotché des millions de personnes.

Faisant partie des amateurs assez avertis de 2048, je comprends très vite que cette dame n’est pas une simple amatrice. Son rythme d’exécution, sa technique d’empilement des petits chiffres, de calage des grosses rangées, sa hiérarchisation des valeurs et des espaces, la rapidité à atteindre le chiffre 2048 – et le manque d’émotion lié à ce “Graal” en sont les preuves : elle squatte grave le jeu.

Piqué de curiosité, je profite de mon retour des toilettes pour engager la conversation, sur la base du hi-score affiché, 36000 points, score dans la moyenne, mais pas fou. Elle me sourit immédiatement :

« C’est le score sur l’iPad, je suis beaucoup plus haut sur mon PC ! »
« - Ah oui ? Combien ? » Je matérialise mentalement un petit 100 000.
« – 350 000 points, au moins ! »
« - Pardon ? » Je matérialise maintenant une erreur de lecture de sa part.
« – Oui, environ ! »
« – Vous avez atteint quelle valeur max, 8192 (la plus haut valeur que j’ai vue) ? »
« - Oh, bien plus haut que ça, hehe ! Dans les 30000 ! » Je matérialise la monstrueuse tuile de 32768.

Bien qu’incapable de me donner le multiple exact, sa fierté déborde de sincérité. Jusqu’à l’aveu.

« J’avoue, je triche un peu. »

Ah ! Elle avoue ! Ces fameux clients de jeu complètement crackés, permettant toutes les fantaisies, jusqu’à écrire soi-même son score !

« - Je joue avec les cookies. » Ah ?
« - Comment cela ? »
« - Eh bien en fait, dès que j’atteins un 2048 avec le reste du tableau bien propre, je lance une nouvelle tabulation et je copie l’url : le navigateur démarre alors un nouveau jeu, mais pas de zéro : dans le même avancement que la tabulation où je joue. Ca ne marche qu’avec mon Firefox. »
« - Du coup, dès que cela se barre en vrille, vous redémarrez d’une tabulation où tout est encore propre ? »
« – Voilà ! » Sa fierté est palpable. « C’est comme si j’avais des petites sauvegardes de mes avancées, qui me permettent de créer comme une partie parfaite de 2048. »

Je pense sourire autant, si ce n’est plus que ma camarade de jeu de vol. Cette petite quinquagénaire, à sa manière et dans son coin, a trouvé un bug dans son navigateur pour mettre en place un système de sauvegardes incrémentales et ainsi, exploser les scores du seul jeu vidéo, qu’elle a découvert par hasard.

Vous, les gamers, avez immédiatement fait le lien avec les « Super Plays », ces pratiques extrêmes du jeu vidéo, tournées vers la performance pure et usant souvent de ce stratagème pour offrir des runs parfaits dans Super Mario, Quake et autres Half-Life.

Je n’ai pas voulu embrouiller ma joueuse avec les histoires de Super Play. Quelques minutes plus tard, elle revient vers moi et m’indique son mari, assis dans l’autre rangée de l’avion. Elle lui passe l’iPad, orné d’un beau 4096, le reste du board presque vierge.

« - Je lui passe le relai ! Comme il vient de s’y mettre, c’est lui qui monte de 0 jusque 2048, ensuite, je prends la main. »
Son mari, en souriant : « - Oui, je suis un peu son assistant ! »
- « Tu me le gâche pas celui là hein ! »

Ils rient tous les deux, elle sort son Kobo et lit pendant qu’il attaque l’ascension vers un 8192. Il échouera, avec un score de 51000 et quelques. Malgré leur répartition des tâches, elle reprendra l’iPad pour mécaniquement redémarrer une quête du chiffre.

A la descente de l’avion, je les prend en photo et demande quelques derniers renseignements : non, ils ne jouent pas à d’autres jeux vidéo. Oui ils essayeront Threes. Oui, il s’amusent comme des petits fous. Oui, ils m’ont mis la banane. Oui, je me suis remis à 2048.

Pfiou que ça m’avait manqué.

Un an sans créer de nouveau tshirt, par manque de temps, de place, de moyens.

Mon associé JJ a profité de la Geek’s Live de demain pour me relancer, pour relancer mon compère Theoze à la D.A et bim ! Voici les ABCD.

Ce sont deux tshirts en forme de double Abécédaire, dédiés à la culture Geek / Hi Tech et à la culture Gaming.

“ABCD Geek” et “ABCD Game” seront en vente demain à la Geek’s Live, puis sur le site.


Tous les détails sur Decate !

Ca, c’était hier :

(photo : James “Camel Taunt Cammy” Cao)

Aka le Street Club de Noël. 35 furieux du stick arcade en train de se mettre des patates et de s’envoyer des insultes sous la ceinture.

Début du championnat : 20h30. Fin de la remontée en deux manches gagnantes : 5h00 du mat’. Plus de 8 heures à respecter notre code : “On mange mal, on parle mal, on joue mal“. Et ajouter “on offre mal“, avec des cadeaux de Noël en mode Secret Santa + smartbox du troll.
Merci Gooks (en bas à gauche) pour le host de qualitay et la Makoto de la rage. Merci à tout le monde pour la dose de dose !

…………………………

Et je tape ce post en devant me lever, car cet aprèm, j’organise le FIBRE : le tournoi FIFA 13 + Brunch. Dans le même esprit : On va mal jouer, mal parler, mais on va pas mal manger.

Update : voici la tête des winners après les doubles doubles phases de poule !

…………………………

Oui, c’est un gros Dimanche de gaming et la semaine prochaine, c’est rebelote avec deux jours de LAN DotA 2 à se ganker dans les bois, rager sur les noobs et trash talker du russe.

La vie de no-life, la vraie

(merci de tous vos messages)

(parlons de quelque chose d’heureux).

Le Street Club.

C’est à la base des soirées Street Fighter que j’organisai chez moi avec des potes et des inconnus motivés pour respecter l’épuisant code d’honneur :

- On mange mal

- On parle mal

- On joue sale (3e règle arrivée naturellement après deux heures de dose)

Le Street Club s’est mué avec le temps en un énorme groupe de gamers grandes gueules, des amis soudés et je suis passé de fondateur à membre actif. C’est toujours chouette de voir une entité t’échapper et devenir plus grosse que toi.

Mais trêves de nostalgie. Depuis 3 ans, James filme les soirées. Et ne fait rien de ses rushes. A tel point que le film du Street Club est devenu une arlésienne et – vous vous en doutez – un féroce sujet de vannes. Sauf que le film est sorti.

Je viens de le matter en riant très fort, avec parfois des yeux un peu humides.

Je vous préviens, il y a un côté “film entre potes que si tu n’en n’es pas tu peux pas comprendre”. C’est aussi la plus longue vidéo de Street Fighter qui en plus, ne montre presque pas le jeu, mais que les joueurs.
Normal, vous ne découvrirez pas les top players mondiaux, mais bien la passion de gamers lambdas, du sac au potentiel top FR, qui aiment autant taper que vanner.

Enjoy :

Et bim ! Après Street Fighter IV, un guide de Street Fighter X Tekken ? C’est cela que nous voulons (© Street Club) !

Au menu : Présentation du jeu, des mécanismes, des persos et des tactiques bien cheaps et rentables et ce, dans la suite.

Lire le reste de cet article »

Stack of sticks

1 Mar 2012 à 15:56 13 commentaires

C’est un peu le festival des sticks arcade au bureau, en ce moment. Vivement qu’on rode les nouveaux sur Street X Tekken.

Dans l’ordre d’apparition :

- Madcatz Arcade FightStick T.E (mod : Stickless)

- MadCatz Arcade FightStick T.E (mod : PS360)

- Hori Real Arcade Pro (mod : full Sanwa)

- Hori Real Arcade Pro V3 SA (mod : flipper)

- Madcatz Arcade FightStick Soul Edition

- Madcatz FightStick Pro

- Madcatz Arcade FightStick VS Edition

Je profite de la conjoncture politico-économique tendue pour (dire “osef” et) vous présenter mon tout dernier joujou : le Stickless, un Stick  Arcade… Sans Stick.

Lire le reste de cet article »

Post it to Ultra

15 Mar 2011 à 0:32 18 commentaires

streetclub-50-danisen-1

streetclub-50-danisen-3

50e édition du Street Club, nous en avons profité pour :

- bouger trèeeees discrètement les affaires de mes colocs’ de bureau
- poutrer les arlésiennes que sont isman et pipo
- écouter Gooks et kwyxz rager d’avance sur leurs persos low tiers, à croire qu’ils “main” des excuses
- abuser des rookies (matyeu, vianney) pour grinder, hein Pipo et Daz
- voir la Cao family au complet, et Jin qui tente déjà les P-Links
- manger une belle tarte aux fraises apportée par Abdou qui ignore les coutumes de malbouffe du club
- confirmer pour la ènième fois à quel point Rufus est 0% skill – 100% fat, quoi, merde Khao et Valentin
- ne pas jouer une seconde à Marvel vs Capcom 3

et donc, inaugurer un nouveau système, le Danisen. Si vous ignorez ce que c’est, je laisse l’auteur l’architecte du gros tableau post-it tout bien expliquer dans les commentaires.

Des bisous, la prochaine fois on parlera de sticks arcade – sans stick.

streetclub-50-danisen-4

streetclub-50-danisen-5

streetclub-50-danisen-6

streetclub-50-danisen-8

streetclub-50-danisen-9

C’est ma résolution du nouvel an la plus régulière : utiliser ma souris de la main gauche.

Ce qui devrait être logique, pour un gaucher exigeant, non ? J’ai toujours été très fier d’être gaucher et j’ignore d’autant plus comment j’en suis arrivé à utiliser ma souris de la main droite alors que stylos, stylets, fourchette et croix de direction sont à gauche.

…………………………

Du coup et depuis hier, chambardement sur mon bureau.

a-gauche-toute

En fait, le virer à babord ne me dérange guère en bureautique. Se remettre à viser et calibrer poignet et avant-bras prend peu de temps. Non, le bât blesse dans le jeu, le gaming, le simulateur de meurtres virtuels.

…………………………

//SE MOUVOIR TEL UN PINGOUIN IVRE

Te mordant vite et fort comme le froid sibérien, cette sensation de se retrouver 15 ans arrière, comme un noob n’arrivant pas à regarder droit, baissant irrepressiblement le regard dès qu’il avance, raah. Ma main gauche à peur de manier la souris.
Et puis ensuite, la visée vient un peu, mais c’est la main droite qui mouise : crispée, perdue, elle ne trouve pas naturellement les strafes, les racourcis de reload et surtout, elle n’arrive pas à s’accorder avec la main gauche.

Infâme sensation de l’être physiquement limité.

…………………………

//REGIME DE COHABITATION

C’est pourtant étrange : dans les jeux vidéos, les manettes sont dessinées avec le déplacement / visée à gauche et les boutons à droite (même si la donne à un peu changé avec les doubles sticks analogiques imitant le combo clavier / souris).
Pourquoi alors suis-je si perdu avec souris à gauche et clavier à droite ? Je comprends bien que la main droite dirige également, mais c’est quand même la main la plus habituée à tapoter sur des touches (pads, sticks arcade…), non ?

Frustration et grosse lutte dans Bordeland, Left 4 Dead et même Minecraft. Mais je n’abandonne pas.

…………………………

//AH, C’EST POUR CA QUE JE SUX

Car je suis un joueur moyen dans les fps, depuis longtemps tancé par mes pro gamers de petits camarades. Le truc revenant le plus souvent étant “c’est normal mec, t’es gaucher et tu joues comme un gaucher contrarié !“.

Du coup j’essaye. Et je passe du gaucher contrarié au gaucher frustré. Je vais considérer cela comme un progrès.

Mon bras gauche ne semble pas m’appartenir, ma main droite est surcrispée depuis 3 jours, mais tout va bien : Ce sont mes traditionnelles crises de “et si je changeais un truc hypra fondamental dans ma vie de gamer ?
J’avais tenté le tout tablette graphique, l’école russe (tout à 90 degrés), le trackball, la souris verticale et je pense depuis quelques temps très fort à tester ça. Parce que cela marche comme ça, un geek : quand une config’ tourne nickel, on a forcément envie de tenter cette update avec le point d’exclamation dans le triangle jaune.

…………………………

J’y retourne et tiens, demain, je vends pas mal de matos : iPad, Vaio X, mais aussi et bien sûr des souris et claviers très bien, mais plus faits pour le potentiel leet gaucher qui sommeille encore en moi. Et qui rigole pas mal aussi.