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Ça parle clairement de infuse

Dans tous les sens

21 Jun 2011 à 1:30 22 commentaires

J’ai pu enfin lever une partie de l’envers du décor de Decate, aujourd’hui.

Des jours à maugréer ce post, 5 minutes pour l’écrire d’un souffle. Je ne sais pas si c’est le process traditionnel des petites entreprises, mais j’ai l’impression que mes projets ont besoin de deux départs pour trouver leur voie.
C’est arrivé pour Lense, j’y travaille pour Decate qui m’aura beaucoup coûté à tous les sens du terme. Maintenant que je suis beaucoup plus “cavalier seul”, je me sens libéré mais aussi un peu perdu. Faut-il que j’emprunte pour vraiment bien relancer le projet ? Faut-il lever des fonds comme mes camarades rencontrés à l’E1 ? Je ne sais pas trop.

Demain avec JJ, nous allons bien poser tous les business plans qui s’offrent à nous, suivant les forces et les faiblesses de Lense et Decate. Parce que j’ai envie de continuer les deux, et ce sera sans mes futurs-ex associés. Le soulagement qui le dispute à la déception qui rivalise avec la colère qui laisse une place à l’excitation. Je me fatigue, des fois.

Rien à voir, mais je pense que je vais partager pas mal d’images bientôt ici, comme si Tumblr venait parfois taper l’incruste pour doser à la console de jeu entre pote. Des images, mais en un peu plus bavard, via les légendes les plus senties que j’arriverai à placer sous chaque image. Ca y est, je me fatigue.

Entre deux

14 Jun 2011 à 3:12 18 commentaires

Week End enrichissant.

J’ai découvert une partie de la blogo/twitto sphère, celle des web entrepreneurs et réseauteurs lors de cet E1S2. Sans surprise, cette communauté fonctionne comme toutes les autres: ses liens, ses amitiés, ses rivalités, ses tocards, ses ragôts, ses mascottes. Tout comme les modeuses, les geeks, les cuisinier(e)s, les bédéistes.

Mon intérêt personnel résidait ici dans mon statut de jeune entrepreneur balbutiant, avec Lense et Decate. Et j’ai compris que je ne suis pas entrepreneur. Pas vraiment, pas encore, au choix. Sensation étrange.

Car très honnêtement, toutes ces histoires de lancement et d’accompagnement de projet, d’acquisition de traffic, de croissance, de stratégie, de valorisation, de CRM, de sortie à 3 ans… Cela me paraît un peu loin. Je réalise bien à quel point c’est passionnant et plein de passions, addictif. On dirait un grand jeu vidéo, sans péjoratisme aucun.

J’ai goûté et zappé plein de notions et d’approches durant ce week end, un festin pour n’importe quel néophyte curieux. Mais je me suis aussi senti un peu loin. Naïf ou romantique, j’ai une vision très basique et non calculée de mes projets et j’ai bien compris ce week end que le taux de survie de mecs comme moi approche celui d’un hérisson traversant l’autoroute du Soleil sans gilet jaune.
Il me manque tellement de facette !  Entre le gestionnaire, le financier, le producteur, le monétiseur, le commercial… C’est pour cela que les gens s’associent et que j’aime aller chercher des talents et personnalités complémentaires. Mais l’entreprenariat, c’est quand même un pays étranger: je prends beaucoup de plaisir à le visiter, en prendre la mesure et les cultures, mais j’ai l’impression de rester un touriste, que le mal du pays sera inéluctable. J’aime les projets, peut-être moins l’entreprise.

J’ai également appris que les premières expériences sont souvent (et de manière prévisibles) pensées pour durer une vie et se vivent au final pour essuyer les plâtres. Cela me laisse songeur. L’excitation et l’ambition le disputent au vertige et la mise à distance instinctive. Depuis quelques temps, je pensais à changer ma petite entreprise de fond en comble, me voici un peu chamboulé. Trop de nouvelles pistes et d’impasses s’offrent à moi dernièrement.

Il me faut réfléchir cette nuit, sans agir. Demain attendra bien pour entreprendre quoique ce soit.

Hmm.

Il y a parfois tellement de choses à écrire qu’elles ne sortent pas de manière fluide et ordonnée. Du coup, je plante devant mon écran, les doigts en lévitation au dessus du clavier. Je suis un peu bloqué par le trop. Un peu comme dans une partie de ma vie en ce moment, où je suis face à une sorte d’embranchement, trop de voies à explorer et donc on reste un peu planté au milieu de la chaussée (comme un con).

Le choix c’est parfois chiant. Parfois, on n’a pas envie de choisir et parfois, on a envie d’envoyer bouler les options qui s’affrontent pour prendre la plus rigolote, la plus gratuite. Parfois, je vais aller au lit, là.

Golden boy

1 Apr 2009 à 18:06 99 commentaires

(note : ceci n’est pas un Poisson d’Avril, c’est quand même infâme de ne pas pouvoir exprimer un truc un poil étrange en ce jour maudit, gaaaah)

C’est la dèche en ce moment. “C’est la crise“, voici ce que répondent toutes les marques avec qui Infuse veut bosser. Notre petite entreprise va quand même sans doute décoller, mais c’est plutôt mal venu.

D’un autre côté, mon job de journaliste ralentit : moins de GQ, de Cosmo, autant de Tech’. Et aujourd’hui, j’ai checké mes comptes : tous bloqués dans le rouge. La vraie bonne dèche, comme avant. Alors on prend son courage à deux mains et on rassemble tous les bouts de sommes d’argent qu’on nous doit : petites dettes entre amis, payes en retard, remboursements etc. Je frôle les 8000 euros à récupérer d’un peut partout, damn.

Mais en attendant et parce que j’ai l’intenable manie de transformer tout faux plan en challenge ludique, j’ai décidé de changer de boulot. Ces derniers temps, je saturai déjà du milieu médiatico-communi-marketo-branchouille. Je parlais avec un ancien pote des années où nous étions simples vendeurs de jeux vidéo dans le quartier mythique du boulevard Voltaire.

J’aimais bien être vendeur. Un métier de service simple. On était payés au black le soir même. Mal, mais au moins le mauvais gestionnaire que je suis voyait clairement ce qu’il avait au moment présent. Car la vie de freelance, je l’aime sauf pour le côté gestionnaire. Je n’y ai jamais rien compris, je n’ai jamais su combien je gagnerai tel ou tel mois. Et ça me coûte très cher en agios.

…………………………

Couplez tout cela à mes remises en question récentes et me voici à relancer divers projets de vie, à choisir dans ce panier :

- Continuer ma vie (gérant et journaliste), en soutenant l’effort de guerre à fond
- A court terme, prendre un petit job simple et fatigant
- Me casser à l’étranger, vivre de rien et pas loin de la mer
- Ecrire un livre dont j’ai déjà le concept et faire fortune
- Me relancer dans ma carrière avortée d‘Escort Boy 
- Lancer un autre blog avec une marque qui me ferait gagner ma vie. J’ai déjà  un concept au top aussi.

Pour le moment, l’idée du job tout simple me séduit le plus (je ne suis pas sûr que ma chérie apprécie l’option Escort Boy, même si j’y penserai toujours). J’aime bien l’idée de revenir un à truc simple. Tenez, barman. C’est fatigant, c’est fixe, c’est bruyant et je crois que cela me ferait du bien. Un boulot où l’on met la main à la pâte. Pas de brainstormings, de pitches, de reco, d’interview, de moussages et de masturbations intellectuelles. Juste des soirées où le patron t’appelle pour venir aider.

Le fantasme ultime serait de vivre comme Kintaro Oé, alias Golden Boy… Voyager, découvrir, apprendre, ne pas se laisser capturer par le confort et les acquis.

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Maintenant, encore faut-il avoir les couilles de le faire. Dans une société ou l’on se bat pour aller vers le haut, comment vivre une envie de redescendre ? C’est un aveu de faiblesse, de fuite. Mais cela fait trop longtemps que j’y pense.

Jeune homme dynamique et ouvert cherche poste de barman débutant. Dispo sur Paris soirs de semaine sauf mercredi .
Contact : monsieurlam(at)gmail(point)com

Lundi, encore une journée un peu schizo. Ce matin, je boucle le portrait de monsieur Firefox pour GQ et prépare mes sources pour les numéros de Février et Mars.
Cet après-midi, je travaille pour Infuse et Lense et j’ai vraiment envie de passer du temps dessus
Du coup, je me sens vraiment dillué ces dernières semaines et mon travail s’en ressent.

En attendant, je matte ces chaussures : Elles sont belles et en plus, elles me détendent. Ne me demandez pas pourquoi, je vous rappelle que nous sommes lundi matin.

1er jour de la semaine
+ 1er jour du mois
+ mois de septembre
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= rentrée officielle pour tout le monde

(et les étudiants, viendez pas nous narguer hein)

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Pour commencer la rentrée dignement donc : je suis à la bourre, j’ai envie de me rouler en boule dans mon lit forever, j’ai encore 9h00 de jetlag dans la tête et environ 9 posts (bbb, lense, ici) qui me démangent.

Allez, breakfast, scooter et GQ pour commencer, Infuse pour continuer.
Je me prépare donc en espérant très égoïstement que votre lundi vous arrache autant le coeur que moi : oui je sais, le malheur des autres nous aide à tenir, l’humanité c’est trop bien gaulé. Et pour me faire pardonner, le loutron du moment qui fait pousser un “hiiiiiiiiiiiiiii” très utile les mauvais matins.

clin d\'oeil

Go Go Meugnon, Go Go Rentrée.

statuts monsieurlam infuse

Après moult reflexions, rendez-vous à la banque, relectures, rendez-vous au CFE, classements de papiers, doutes, aller retours aux impôts, chèques, paraphes et signature, je suis très soulagé et un peu fier. Je viens de créer mes petites entreprises.

- Infuse, SARL montée en association avec Colorz, sera la base de mes projets : sites, agences, opés.
- MonsieurLâm, EURL destinée à centraliser toutes mes fonctions de freelance : journalisme, photo, animation, conférences…

Voilà, on peut donc être un monstre de procrastination doublé d’un paperassophobe et arriver, avec de l’aide et du soutien, à se lancer dans l’entreprenariat.

Reste le dernier défi : en faire une facette de ma vie aussi amusante que les autres.

GO.