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Ça parle clairement de Léo

Un oubli et au lit

5 Jul 2010 à 0:57 25 commentaires

Il y a ce moment sacré, que j’affectionne tout particulièrement.

Celui qui, lorsque l’on se décide enfin à aller se coucher, nous voit se glisser dans son lit.

Notre corps est encore un peu chaud de l’activité du jour et du soir.
Notre lit, vierge de la journée, est tout frais.

La rencontre est fabuleuse. L’insertion, jouissive. Tout notre corps s’immerge dans ce nid doux et frais.
En tête, les pieds se lovent partout, cherchent de nouvelles zones fraîches, on laisse une jambe dehors, on se tourne un peu partout, on caline son coussin, on retourne la couette, on miaule, on est à poil, c’est fantastique. Et puis, vient le casseur d’ambiance, le gâcheur de soirée, le fouteur de merde : le petit Oubli.

Pas n’importe quel oubli non, celui qui t’oblige précisemment à sortir de ton lit. Car non seulement cela casse ton trip, mais en plus tu sors à poil et donc ton corps se refroidi et se réveille. Résultat, quand tu retourne enfin au lit, t’es vénère, t’es réveillé, t’as un peu froid et ton lit aussi, il est froid.

M A C Z I M U M     S C H E I ß

Mais pire que ce retour au lit, c’est celui qui le précède, le moment pénible et inutile du débat interne portant sur “bon, je me relève, ou pas“. Pénible parce que le trip est cassé, inutile, parce que tu sais déjà que bah ouais, tu vas évidemment te relever, mais que ce débat n’était qu’un reflexe désespéré de ton inconscient, alors commandé par tes petits pieds chauds et lovés, pour retarder l’échéance.

- J’ai oublié la bouteille d’eau pour la nuit.
- Merde, j’ai fermé la porte d’entrée ?
- Ayai, j’ai envie de faire pipi
- Gaah, la pillule (ça, c’est pour elle)
- Bébé, tu serais un ange d’argent d’aller me chercher ma pillule dans la petite pochette de mon sac dans l’entrée ? (ça, c’est pour moi)
- J’ai eu la flemme de prendre une douche, maintenant je me sens un peu collant, mais si làaaa
- Arg, le téléphone/réveil est dans le salon
- Putain j’ai pas envoyé ce mail hyper urgent
- Le rideau/store, mal tiré, laisse passer un rayon laser de lumière qui tombe évidemment pile sur tes yeux.
- La machine à étendre depuis 20h00, PUTAING
- Et merde, je dois rendre un article pour demain

Cette dernière raison est un petit peu ma WFF (worst friend etc.) du moment, vu que les bouclages s’enchaînent sans fin depuis mon retour de Los Angeles : Technikart, GQ, Fluide Glamour, GQ encore, le blog du concours Photo Fnac…

En attendant de pouvoir me retortiller nu et insouciant dans mon lit, je vous laisse avec une photo de mon neveu Léo, qui lui, n’a aucune excuse pour le tirer du lit : todo, hygiène, responsabilité, posologies diverses… OSEF.

leo-zzz

Petit homme, la France qui a plus de 6 ans t’envie tous les soirs.

Hop hop, nouvelle étape de ma transhumance pré-nouvel-appart-nouvelle-vie : allons chez les Hua Guignard, aka la petite famille constituée de ma soeur Mai, mon beau-frère Tom et leurs deux enfants, la sauvage Tâm et le calme Léo.

Etat des lieux express : un appartement ultra central, très grand, très pas cher, un scandale, quoi. Evidemment, cet endroit est ainsi devenu une plaque tournante pour les familles et les proches se posant un peu sur Paris en vue d’une célebration dominicale ou de quelques nuits d’appoint.

Du coup, la petite famille a acheté un lit auto-gonflant complètement de la balle pour les invités de ma nature. Bon, il prend tout leur salon et vrille les oreilles lorsque le moteur de gonflage se met en route, mais on y dort drôlemement bien.
… Quand Léo fait ses nuits. Et quand Tâm ne se réveille pas en fanfare à 8h00 le samedi en hurlant “IL FAUT PAS REVEILLER TONTON LÂM, CHUUUUUUUUUUUUUT”. Lovely.

Parce que la famille Hua-Guignard, c’est un sacré manège assez marrant à observer : bobos, un peu désorganisés et super actifs, ils courrent partout, parlent tout le temps, rigolent (parents et enfants) devant les gaffes des gamins, télephonent, font à manger, discutent de tout… Une vraie mécanique que j’aime observer de mon coin, entouré de jouets colorés et d’objets design, en mangeant une pâte de fruits.

J’ai donc passé 3 nuits chez eux, à étudier la vie d’une jeune famille : la coloc’ à côté, c’est de la riregolade. En quittant hier leur foyer, Tom m’a dit, en essuyant la glace que Tâm avait mis partout et en tendant l’oreille pour voir si Léo s’était endormi car Mai était partie à la danse : “Reviens quand tu veux, j’adore quand il y a de la vie dans cet appart’ !

Tu ne crois pas si bien dire :D

“Mais, vous savez qui je suis ?”
“J’ai un carton d’invitation !”
“Allo ouais Fab, tu me vois, je lève la main là !”
“Non mais arrêtez de pousser”
“J’ai un bracelet blanc, laissez-moi passer !”
“J’ai un bracelet orange, laissez-moi passer enfin !”
“Non mais ressors, vas voir le physio et dis-lui de me faire rentrer, putain”
“Ma copine est à l’intérieur, vous comprenez ?”
“Non mais on ne m’a jamais fait attendre comme ça pendant 45 minutes, c’est un scandale”
“Je suis Guillaume, je dois mixer dans 5 minutes, demandez à Greg et Matthias”
“Allez, on se bouge à la soirée Puma à l’Olympia, je connais la meuf du vestiaire”
“Mais, je suis écrasée contre la barrière, vous ne voyez pas ?”
“Attendez, moi aussi je suis un habitué du Baron”
“Mon magazine est partenaire de votre soirée, j’ai des droits quand même”
“On m’attends à l’intérieur”
“Je suis enceinte”
“Mais comment ils se sentent plus, les videurs”
“Euh, je fais la queue depuis assez longtemps donc tu dépasse pas, merci”
“Si tu rentres tu me bippes, je vais m’asseoir, plus loin”

royal monceau the demolition party

A l’entrée de la Demolition Party, malgré la plus forte de concentration de VIP (tous plus que l’autre) au mètre carré du mois, les videurs débordés ne faisaient plus entrer personne, malgré les pass, les excuses, les gueulantes.
Les égos meurtris, vexés d’être parqués comme… comme des gens normaux, regardent avec envie et dédain les élus qui les narguent des fenêtres du Palace.

Du coup, j’ai abandonné et je suis rentré. Avec le sourire, tout de même : c’est toujours sympa de passer du temps avec Léo, quel que soit l’endroit, quel que soit le faux plan.

Ele, Léo, Coléo

16 May 2008 à 16:41 29 commentaires

élé
(clic pic for hires)

Ele, Léo, Coléo… Mademoiselle d’Arsay possède plein de surnoms, mais c’est elle qui m’a donné il y a quelques années celui de “Loutre” – sans que je ne saisisse alors la puissance du concept. T’avais tout compris ma petite Léo.

Images prises lors d’un shoot pilote pour le magazine FHM, qu’elle coordonne.

Ele, Léo, Coléo
(clic pic for hires)