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Ça parle clairement de Léo

Hop hop, nouvelle étape de ma transhumance pré-nouvel-appart-nouvelle-vie : allons chez les Hua Guignard, aka la petite famille constituée de ma soeur Mai, mon beau-frère Tom et leurs deux enfants, la sauvage Tâm et le calme Léo.

Etat des lieux express : un appartement ultra central, très grand, très pas cher, un scandale, quoi. Evidemment, cet endroit est ainsi devenu une plaque tournante pour les familles et les proches se posant un peu sur Paris en vue d’une célebration dominicale ou de quelques nuits d’appoint.

Du coup, la petite famille a acheté un lit auto-gonflant complètement de la balle pour les invités de ma naure. Bon, il prend tout leur salon et vrille les oreilles lorsque le moteur de gonflage se met en route, mais on y dort drôlemement bien.
… Quand Léo fait ses nuits. Et quand Tâm ne se réveille pas en fanfare à 8h00 le samedi en hurlant “IL FAUT PAS REVEILLER TONTON LÂM, CHUUUUUUUUUUUUUT”. Lovely.

Parce que la famille Hua-Guignard, c’est un sacré manège assez marrant à observer : bobos, un peu désorganisés et super actifs, ils courrent partout, parlent tout le temps, rigolent (parents et enfants) devant les gaffes des gamins, télephonent, font à manger, discutent de tout… Une vraie mécanique que j’aime observer de mon coin, entouré de jouets colorés et d’objets design, en mangeant une pâte de fruits.

J’ai donc passé 3 nuits chez eux, à étudier la vie d’une jeune famille : la coloc’ à côté, c’est de la riregolade. En quittant hier leur foyer, Tom m’a dit, en essuyant la glace que Tâm avait mis partout et en tendant l’oreille pour voir si Léo s’était endormi car Mai était partie à la danse : “Reviens quand tu veux, j’adore quand il y a de la vie dans cet appart’ !

Tu ne crois pas si bien dire :D

“Mais, vous savez qui je suis ?”
“J’ai un carton d’invitation !”
“Allo ouais Fab, tu me vois, je lève la main là !”
“Non mais arrêtez de pousser”
“J’ai un bracelet blanc, laissez-moi passer !”
“J’ai un bracelet orange, laissez-moi passer enfin !”
“Non mais ressors, vas voir le physio et dis-lui de me faire rentrer, putain”
“Ma copine est à l’intérieur, vous comprenez ?”
“Non mais on ne m’a jamais fait attendre comme ça pendant 45 minutes, c’est un scandale”
“Je suis Guillaume, je dois mixer dans 5 minutes, demandez à Greg et Matthias”
“Allez, on se bouge à la soirée Puma à l’Olympia, je connais la meuf du vestiaire”
“Mais, je suis écrasée contre la barrière, vous ne voyez pas ?”
“Attendez, moi aussi je suis un habitué du Baron”
“Mon magazine est partenaire de votre soirée, j’ai des droits quand même”
“On m’attends à l’intérieur”
“Je suis enceinte”
“Mais comment ils se sentent plus, les videurs”
“Euh, je fais la queue depuis assez longtemps donc tu dépasse pas, merci”
“Si tu rentres tu me bippes, je vais m’asseoir, plus loin”

royal monceau the demolition party

A l’entrée de la Demolition Party, malgré la plus forte de concentration de VIP (tous plus que l’autre) au mètre carré du mois, les videurs débordés ne faisaient plus entrer personne, malgré les pass, les excuses, les gueulantes.
Les égos meurtris, vexés d’être parqués comme… comme des gens normaux, regardent avec envie et dédain les élus qui les narguent des fenêtres du Palace.

Du coup, j’ai abandonné et je suis rentré. Avec le sourire, tout de même : c’est toujours sympa de passer du temps avec Léo, quel que soit l’endroit, quel que soit le faux plan.

Ele, Léo, Coléo

16 mai 2008 à 16:41 29 commentaires

élé
(clic pic for hires)

Ele, Léo, Coléo… Mademoiselle d’Arsay possède plein de surnoms, mais c’est elle qui m’a donné il y a quelques années celui de “Loutre” - sans que je ne saisisse alors la puissance du concept. T’avais tout compris ma petite Léo.

Images prises lors d’un shoot pilote pour le magazine FHM, qu’elle coordonne.

Ele, Léo, Coléo
(clic pic for hires)