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Ça parle clairement de naruto

Sugoi Sunday

10 Jul 2011 à 17:02 14 commentaires

Si vous voyez un mec qui sourit bêtement au Jardin des Tuileries, pas de doute : c’est moi.

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J’attendais d’avoir installé mes étagères pour enfin me racheter des mangas. Du coup, je suis vener.

Notes :

Naruto 53 : can’t wait, ce shonen a vraiment repris le bon virage.

Last Order 15 : etrange, je trouve cette suite spirituelle de Gunmm vraiment cheap et pourtant, j’achète. La joie de ne plus attendre 2 ans entre chaque volumes, peut-être ?

Full Metal Alchemist 27 : omgomgomgomg je n’ose pas lire le volume final t.t

Claymore 1-8 : Complètement impressionné par cette série, glaciale et gracieuse comme ses tueuses de yomas. Anh me l’a conseillée, j’ai dévoré les 70 premiers chapitres en scan avant de faire une razzia chez le libraire tout à l’heure.

Pluto 7 : cf. FMA 27, omgomgomgomg dernier volume et tout et tout.

Le Samsung Galaxy S2 : je lui ai enfin trouvé un point faible. L’appareil photo n’est vraiment pas top. Et WordPress Android pas aussi bon que sous iOS.

Bon allez, stop écriture, go lecture, hiiiiiiiiii *0*/

Comme si Dieu m’avait entendu quand je lui ai dit “bon, je crois pas en toi mais bordel: je prends un petit train de campagne vendredi et ce serait par-fait si…

lectures-du-jour-1

Read Bulles

10 Mar 2010 à 13:31 79 commentaires

bd-comics (cliquez sur l’image pour la haute résolution)

Suite à ce post sur ma préférence aux mangas, des lecteurs et des potes (merci Pénélope, Silphi, beorn, Erwan…) m’ont orienté vers des comics et BD (ou graphic novels, je sais plus ce qu’il faut dire) très valables à leurs yeux. Je me suis donc lancé en Novembre sur deux séries, Civil War (Millar – Mc Niven) et Walking Dead (Kirkman – Adlard). Pour en ressortir assez abasourdi.
Si je préfère toujours le dessin et la mise en scène de certains mangas (vos avez lu les derniers Naruto ? Holy sh. !), ces deux séries US m’ont plongé en profondeur dans la modernité humaine : Construction, références, théâtre des évènements, énorme poids politique… Vraiment impressionnant.
Au plus fort de la lecture, j’ai fait des rêves/cauchemars de Walking Dead, ce qui ne m’était pas arrivé depuis longtemps.

Dans l’élan, je me refais également une petite culture BD européenne avec des grands classiques : Le Combat Ordinaire et Blast (Larcenet), Pascal Brutal et La Vie Secrète des Jeunes (Sattouf), Persepolis (Satrapi), Chroniques Birmanes (Guy Delisle) ou encore le fabuleux BlackSad (Ganales – Guarnido) etc.

Difficile de ne pas tomber en admiration devant ces monuments et de goûter avec délice à des rythmes et des envies bien différents du manga et sa structure ultra efficace. Et voici l’excitation d’être vierge, face à un gigantesque territoire de tentations. Bien content d’avoir enlevé mes oeillères pour le coup, même si bordel, zavez lu les derniers Naruto ?

(ps : j’ai pas pu m’empêcher de caser les petites nouvelles dans la photo…)

En passant chez Forbidden Planet, j’ai dégôté cette réedition du Comics le plus légendaire de ces dernières années : The Death Of Superman.
Ce recueil des 7 premiers volumes de la saga chronique la mort attendue du plus grand héros de l’Amérique, sacrifié sur l’autel… Du business. Car les aventures de Clark Kent ne fonctionnaient plus. Persos trop vieux, nouveaux héros beaucoup plus modernes (Spawn and Co)… Et montée du manga, qui a pourtant mis du temps à percer dans un pays amoureux de ses patriotes mutants.

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Comme un vrai américain, Superman est donc né, mort et ressucité sur l’autel de l’offre et de la demande. Car évidemment, le but était de relancer ce héros en faisant pleurer le pays qui l’avait un peu oublié. Et de relancer une industrie en difficulté.

La couv’ est tout de même magnifique.

Il n’empêche, si je me rappelle m’être mordu les doigts à l’époque de ne pas avoir acheté ce tournant de la culture comics, j’avais vite oublié, pour la simple et bonne raison que j’ai toujours préféré l’école japonaise aux américaines et européennes. Et ce Superman confirme le sentiment.

Car c’est incroyable à quel point un Comics peut être figé en matière de mise en scène, de chorégraphie, de storyboard, comparé au style manga, “cette narration toute en ralentis et accélérés“, comme l’a si bien écrit une journaliste de Libé.

L’héritage du manga paraît aujourd’hui évident et naturel, mais lorsque l’on relit un Dragon Ball ayant plus de 20 ans et des Comics récents, le fossé est encore là, de manière choquante ! C’est léger et puissant, potache et intelligent, créatif et efficace… Le manque de tabou dans les thèmes (sexe, psychologie) abordés par le manga lui donnent également une dynamique gigantesque. Les shonen grand public en sont la preuve : chacun à leur manière, Naruto, One Piece et Bleach créent des univers d’une puissance graphique et narrative sans commune mesure, malgré le convenu de leur construction (l’inarrêtable Montée en Puissance).

L’intelligence et la scénarisation des combats de Naruto m’émerveille presque à chaque fois, One Piece me fait hurler de rire sans prévenir, Bleach m’opresse avec ses univers et son character design. Je n’ai jamais ressenti cela dans un Comics ou une bédé d’action / aventure.

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Evidemment, je ne connais pas aussi bien les comics et des héros tels que Batman, Spawn Iron Man ou les Watchmen ont crée des oeuvres absolument dantesques, riches et importantes. Mais ce, avec un procédé propre à l’industrie US : un personnage et un univers peuvent être appropriés et retravaillés par de nombreux auteurs et dessinateurs. Cela change beaucoup la donne, cela a aussi permis de maintenir cette culture vivante durant ses années noires. Et de cartonner au cinéma, maintenant que le manga a pris les commandes des mythologies papier du monde entier.

Ces derniers jours, avec des collègues de Technikart et Première, nous reflechissons à un Hors Série geeks, dont l’un des dossiers est “Le retour de l’âge d’or des Comics“, au cinéma donc. Clark n’était vraiment pas mort en vain.