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Ça parle clairement de nicolas sarkozy

Je discutais hier avec un humoriste anonyme de la politique.

Je regardais hier les discours et campagnes de nos candidats : de l’extrême gauche à l’extrême droite, que c’est triste.

Je re-visionnais hier soir la fameuse joute entre John McCain et Barack Obama lors du Al Smith Dinner de 2008, en plein “second tour”…
Quel humour, quelle classe, quelle parenthèse enchantée au milieu d’une lutte sans merci.

Ici, John McCain :

Et Barack Obama :

Ce matin, je rêve que nos canditats aient un jour ce moment – et ce talent.

Oui, c’est aujourd’hui :

C’est la grande journée nationale du premier degré sur Internet, voici les preuves :

- Voici la page Facebook
- Voici la notice Google Docs
- Voici le hashtag Twitter

Vous voici donc convaincus de cette journée très frontale dans les réactions, coms’ et posts. Une journée à haut risque, un peu.

Pour participer à ma manière, je rends hommage à notre Président et son équipe de com’, apparemment grands amateurs de 2nd degré, puisqu’ils font fermer tous les comptes twitter parodiant celui d’El Sarko. Si, si, des reports très 1er degré, avec la collaboration très frontale de Twitter.

J’ai donc crée un compte twitter PARODIQUE, FAUX du président : Nicolas Sarkozie. J’espère de tout coeur pouvoir y publier des BLAGUES, des PARODIES, aptes à ne pas CONFUSER LES INTERNAUTES ENTRE LE FAUX ET LE VRAI.

image : Ma France Forte

Mais j’ai confiance. Car  figurez-vous que je me suis déjà permis de GENTILLEMENT moquer AU SECOND DEGRE notre Président sur ce blog :

- Une fan fiction sur sa vie sexuelle
- Une antisèche pour quand il rencontrera des gens importants
- Un making of de son e-G8

Et vous savez quoi ? Nicolas n’a jamais fait pression sur WordPress ou Oxalide pour fermer mon blog, qui, tout de même, pouvait prêter à confusion avec le site officiel de l’Elysée.

Alors, mon compte Nicolas Sarkozie survivra-t-il à la journée nationale du 1er degré sur Internet ? J’en suis certain. Ce serait bien trop ironique, sinon.

Oh, wait.

e-G8, les dessous

24 May 2011 à 16:20 27 commentaires

Ce G8 de l’Internet de notre petit Nicolas ressemble à une vaste blague. Mais surtout, à un complot contre les deux grands oubliés de ce projet: Bernard Kouchner… et Loïc. Je leur rends hommage.

e-g8-la-verite

Pour la Fr…ance !

8 May 2011 à 23:59 37 commentaires

Si Amélie Poulain glande en se demandant combien de personnes jouissent à un instant précis, la jouissance présidentielle me préoccupe pas mal.

Oui, depuis que Nicolas et Carla sont ensembles, je suis assez obsédé par l’image de leur couple en train de faire l’amour. Non pas que je fantasme sur la chose, bien au contraire : je n’arrive justement pas à imaginer Sarkozy tenant de chevaucher Carla, visualiser une levrette ou un cuni. Voire même leurs yeux qui se croisent pendant l’acte.
Sur Internet, “what has be seen cannot be unseen“, mais dans ma tête, je n’atteins même pas à la première phase, c’est juste “so wrong”, hors de mon mécanisme d’imagination, pourtant en burn out.

Alors depuis que les annonces de grossesse de Carla vont bon train, je suis encore plus circonspect : Comment arriver à reconstituer la phase de création de l’enfant, la séquence saillie ? Vous l’imaginez vous, le président, concentré, avec une veine visible sur la tempe, les yeux fermés, sur Carla, concentré pour jouir, pour engendrer un héritier et surtout, pour lancer sa campagne présidentielle 2012 ?

Et Carla, en dessous, vous la voyez inerte, en étoile de mer, la tête sur le côté, le regard vide et les soupirs simulés et vaguement réguliers ? Avec ce dialogue surréaliste ?

“Oui Carla, j’arrive, ok, j’arrive je crois.”

“Ah…”

“J’a-rrive”

“Ok…”

“Je sais que… que c’est un moment à passer, mais ce bébé est…”

“Oui, je sais…”

“Ce bébé est important”

“Oui…”

“Pour la campagne, tu sais”

“Oui…”

“Hmmm, Allez, donnes-y du tiens bordel, j’y arrive pas là, penses à l’avenir ! La couv’ de Paris Match, +25points dans les sondages !”

“…”

“+30 POINTS MEME, allez quoi !”

“Hoo, haa…”

“Oui voilà merci, merci je reviens, je reviens, car on le fait pour la France hein, pour la France”

“Haa, ho…”

“OUI VOILA CARLA, POUR LA FR… ANNNNCE”

Et bim, jouissance, filet de sueur dans le dos, écroulade/roulade sur le côté et dodo.
Et je viens de me faire le film de conception de l’enfant électoral de Nicolas et Carla.
La seule chose qui me sauve de la dépression, c’est que je vous ai embarqué avec moi.

What has been read cannot be unread :))

Le lendemain d’un grand évènement, je suis toujours frappé à la fois par l’excitation et la frustration.

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L’excitation car, de manière assez évidente, je suis bon public et l’Histoire au sens évènementiel me transporte facilement : Coupe du Monde, retrospective de J.O, élection d’Obama, grande manif’… Je marche à fond à chaque ralenti, chaque témoignage, chaque larme etc.

Ce matin dans le metro, j’avais les yeux rouges et embués juste à la lecture du numéro spécial de Libé. Pas tant pour mes convictions que par le ressenti des gens là-bas et de la puissance du mouvement actuellement en marche vers le Pouvoir. J’ai regardé comme beaucoup des vidéos d’archives hier jusque 4h00 du matin avec délectation. J’avais aussi acheté et longtemps conservé le numéro de l’Equipe célebrant les Bleus de 98, ou le Time du 9/11. Ces objets fonctionnent pour moi comme un bout du Mur de Berlin.

L’histoire d’Obama, nous la connaissons tous et nous commençons à tous la connaître de mieux en mieux. C’est un vrai film, un film à Oscars : profil de l’homme, caractère, glamour, coups bas et rebondissements, innombrables anecdotes et les yeux transis de l’Amérique face à ses légendaires discours…

De la même manière, j’avais dévoré les articles sur Nicolas Sarkozy juste après son élection, au delà de mes vues politiques : son histoire, ses talents oratoires, son mepris des formes et des règles, la droite qu’il a alors réveillée, cela m’interpelait d’autant plus que je détestais et déteste cet homme.

Il n’empêche : les histoires et leurs conclusions sont incroyables, extraordinaires.

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L’Historique, c’est aussi la Frustration car, dans les grands moments, nous avons tous le vertige.
Nous voudrions déjà dévorer, ingurgiter et digérer toutes les réactions, les images, les vidéos, les moments dans chaque ville. Sans le don d’ubiquité, on se sent vite perdu dans un coin de la salle.

Par corollaire, nous voudrions que la Terre entière entende ce que nous avons à dire, ce que nous ressentons, mais nous voici noyé dans la masse de l’enthousiasme et les cris de millions de personnes dans notre cas… la vue d’ensemble est alors belle, mais à l’échelle individuelle, on se sent un peu impuissant. Si l’on est curieux ET grande gueule, les moments historiques sont ainsi souvent ressentis comme écrasants autant qu’exaltants.

La frustration enfin comme la peur du lendemain. On déteste tous le cafard post colonie de vacances, soirée ou expérience collective. Une fois l’euphorie retombée, on déteste ce que l’on voit, ce que l’on vit, le quotidien qui reprendra ses droits. La descente est souvent très désagréable. Ces deux derniers jours, la plupart de mes discussions sont forcément passées par le cas Obama, empruntes de lyrisme, de reflexion, de rire, d’incrédulité et de “et imagine si…“…

Que l’on aime ou pas cet homme, l’important, c’est qu’il fédère à point donné toutes les conversations. L’unité qui s’en dégage est grisante, on voudrait ne pas la voir se désagréger.

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Le cas de Barack Obama et de son élection changent cependant un peu la donne.
Car cet homme sera dans quelques semaines le plus puissant du monde (officiellement). Il fera partie de notre quotidien et influera sur nos vies, directement ou indirectement. Le soufflé ne retombera alors pas si vite (à moins qu’il ne mouline ou merdouille gravement).

L’ampleur de cet évènement retombera alors, mais sa Raison même restera, sans oublier la sympathie globale que 80% du globe éprouve pour Obama. Il restera, il survivra au moment historique qu’il a crée, ce qui n’est pas le cas de tous. Je suis toujours triste de voir comment les mecs de France 98 tentent de se reconvertir, tombent finalement vite dans l’oubli etc.

En attendant, le lis Libé, j’ai les yeux rouges, le cerveau en ebullition et un petit sourire. L’important, ce n’est finalement pas que l’Euphorie retombe, mais bien qu’elle laisse place à quelque chose.