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Ça parle clairement de nostalgie

Cliquez sur l’image pour la voir en grand – et découvrir du collector.

divx-vhs-b

En fouillant chez mon père, qui s’est aussi débarrassé de sa télé Grundig 82cm (de profondeur).

T’as vu, tranquille le dossier : ya dla série, du film (même certains en VOST !), bien taggés, enregistrés en SP (LP c’est pour les leechers qui se respectent pas) et tout.
Bon, je vous épargne mon décodeur Canal pirate caché dans une boîte de VHS, sinon Hadopi va m’envoyer un fax d’avertissement. Quand meme, vivement les DVD.

Monts et Merveilles

10 Jul 2009 à 13:15 55 commentaires

Non, ce post ne sera pas illustré. Niet, tcht j’ai dit !

L’autre soir, elle et moi préparons dans le canapé notre road trip de l’Ouest Américain. Je suis en tailleur avec le laptop sur les cuisses, elle est affalée sous mon bras droit. Qui est naturellement posé sur sa poitrine. On est câlés, quoi. Au chaud.

Cette nuit, j’ai cependant fait un rêve érotique totalement tourné vers les seins. Un truc super excitant, très ado : je me contentais de les caresser, de les matter. Ce qui m’a fait rappeler qu’à l’époque, toucher les seins d’une fille relevait d’une conquête du Graal, un l’ultime trophée que l’on porte et embrasse. Genre, ce dialogue avec mon pote Greg, back in 1992 :

“- Alors, t’as accepté de sortir avec elle ?”
“- Bah ouais clair, on était chez moi pour matter une vidéo”
“- C’était quoi ?”
“- Nikita en VHS piratée mais bon on s’en fout tu poses pas les bonnes questions Lâm !”
“- Ouais chuis trop con hrhrhrhrhr (gloussement d’ado qui mue) : TU L’AS PLOTTEE ??”
“- YES !”
“- PUTAIN !”
“- Les seins en plus !”
“- … Nan, vraiment ? Rha la cochonne j’en étais sûr”
“- En plus j’ai même pas eût à galérer : dès le milieu du film, elle m’a posé la main sur son ventre, sous son tshirt”
“- Putain putain putain putain.”

etc.

Et me revoici des années plus tard, la main gentillement posée sur le sein de ma copine. Je lui dis qu’ils sont chouettes, elle sourit, on repart dans notre recherche de camping dans Death Valley.
Quand j’étais ado, je me demandais comment j’arriverai à me calmer devant les plaisirs et les promesses de cette chair. Je n’ai pas vu la chose venir. J’ai cru un moment poser une analogie avec le quotidien du couple : Au bout d’un moment, les seins, on connaît, on passe à autre chose etc. Mais ce n’est pas exactement cela.
Les seins d’une fille m’excitent toujours beaucoup vachement. La nostalgie du challenge, de l’inaccessible de l’achievement ultime me manque peut-être un peu. Je devrais toujours les idôlatrer les sanctifier, ces monts tendres, doux et parfumés !

Et vous l’aurez compris, cette histoire de seins est le thème d’un chapitre de mon projet de livre de Bro-Lit. C’est Maïa qui me motive à mort pour le sortir. Maïa qui a la réputation d’avoir la plus jolie poitrine de la blogosphère, lol hrhrhrhrhr.

Tout à l’heure chez Technikart, à peine rentrés à la rédac’ pour ma visite menstrimestrielle que je tombe sur ce communiqué. Le choc.

chevignon togs unlimited le retour argh

Ah bah oui. Car dans les innombrables soirées et conversations qui dévient immanquablement vers notre enfance/adolescence, il y a les références cadors, celles qui font chouiner tout le monde un inévitable “mais ouiiiiiiii je m’en rappelle troooooooop !” :

Capitain Flam pour les génériques télé, David et Jonathan pour la musique et donc la doudoune Togs Unlimited Chevignon pour les fringues.
Ah mais oui, le Togs, sa fameuse oiecanard dans le dos, ses manches amovibles, ses épaules en nubuck doux, son tarif bourgeois de 1000 francs, remember lol etc.

togs unlimited chevignon avec ou sans manches ou sans moi

A force d’être titillés par ces gens qui parlent avec amour de leur Togs (moi j’avais un Fogs, l’imitation made in Carrefour), les marketeux de chez Chevignon (marque que je pensais morte et enterrée depuis au moins 10 ans) ont dû passer la limite du titillage pour hurler “bingo” – et relancer la chose, comme en 90. Et pas de soucis, c’est très clair : qu’est-ce que ça a mal vieilli, avec ou sans manches.
Je me demande vraiment qui va oser porter ça en dehors d’une We Are The 90′s, Surtout lorsque l’on regarde la surprise du chef, son tarif qui se calcule de la manière suivante :

+ Premium price (parce que c’est vieux, logique tu vois)
+ 15 ans d’inflation
+ passage à l’euro en 2000
+ c’est la crise, faut qu’on vive
+ t’as vu cette couleur jaune ? On prend des risques quand même
+ le graphiste / maquettiste du communiqué, parce que ya gros boulot quand même
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=

togs unlimited chevignon et son prix aussi, il est unlimited

Et bim, dans les fesses. Donc si je résume la synthèse du pitch feedbacké : c’est laid, opportuniste, cher et artificiel bref, inadmissible. Faisons barrage, ¡No pasarán!

Et chères bloggeuses mode, siouplé, liguez-vous contre cette tentative de come-back aussi foireux que celui du jean blanc moulant pour les mecs. Et si vous croisez ce genre d’oiescanards dans la rue à la rentrée, vous savez ce qu’il vous reste à faire : PAN.