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Ça parle clairement de nuit

Un Ecosystème

9 Jan 2011 à 5:30 21 commentaires

Dans un taxi, avenue Jean-Jaurès. Au feu, deux SDF viennent taper à la vitre. Le chauffeur ouvre et immédiatement, un petit dialogue s’engage.

Je n’ai pas l’indécence de trop m’approcher pour écouter, mais je vois les deux hommes au visage marqué tendre des pièces que refuse le chauffeur. Il semble sincèrement désolé.

Feu vert, la voiture redémarre et laisse derrière nous les deux compères en plan.

…………………………

“Il s’est passé quoi, avec les deux gars ?”

“- Oh, ils voulaient juste me refiler leur monnaie contre un billet, mais je n’ai rien sur moi, je débute juste mon service de nuit.”

“- Mais pourquoi un billet ?”

“- Pour le crack. Les dealers veulent que des billets.”

“- Ah ouais.”

“- Bah oui : Comme ces accros au crack font la manche toute la journée, ils récoltent que des petites pièces, alors imaginez si vous accumulez 40 clients qui arrivent chargés… Du coup, les dealers exigent des billets.”

“- … Et du coup, vous leur rendez-service en échangeant des pièces contre des billets.”

“- Bah c’est surtout que ça nous arrange nous, les taxis. On est toujours en galère de monnaie pour les clients de nuit qui se baladent surtout avec des billets, sans appoint. Du coup, quand j’ai des billets, je les file aux drogués contre des pièces et comme ça, ils peuvent acheter leur crack, je peux rendre de la monnaie et tout le monde est content !”

…………………………

Nous arrivons en bas de chez moi. Je songe encore à ce petit écosystème de la rue entre diverses tribus, comme il doit en exister de multitudes, anonymes et pragmatiques.
Comme dans ces documentaires animaliers, où l’on découvre des petits poissons nettoyant des gros en mangeant dans leur bouche.

Les gens donnent des pièces aux junkies qui échangent cette monnaie aux taxis de nuit contre des billets qui leur permettent d’approcher les dealers, pendant que le taxis rendent la monnaie aux clients.

La probabilité de récupérer une pièce que l’on aurait donnée quelques heures auparavant m’effleure alors que je descend et donne un billet au chauffeur. Un billet de 20.

Nous nous regardons, amusés : mince, j’aurais pu débloquer le petit écosystème, ce soir.

taxi-nuit

Autres histoires de taxi :

Noëlle

- Le meilleur taxi du monde

do(n’t)do

3 Aug 2010 à 4:46 10 commentaires

timetosleep

Je sais, je sais, dormir tôt et tout… Combien de fois en ai-je parlé. Mais bon, il faut bien que je travaille mes croquis de futurs tshirts, non ?
Allez, dès que j’arrive au bout de cette mine promis je… Mince, c’est dingue cette vidéo de chien qui dit “I Love Yoooouu“. Faut que je la tweet.

Dormir ? En rêve.

22 Jan 2010 à 3:34 69 commentaires

Ma quête du moment, ce n’est pas de terminer Bayonetta avec autre chose que d’insultants trophées en pierre, mais de dormir, dormir au sens 23h00-8h00 du terme.
A ma sauce, cela donne plutôt 3h00-9h00, le pallier ambitieux que je me suis donné. Parce qu’évidemment, Elle vit à un rythme beaucoup plus “normal” que le mien et que je me suis lassé de la rejoindre au lit, j’aime me coucher avec elle. J’aime aussi sentir ses câlins le matin juste avant qu’elle ne parte au travail, quand je me couche trop tard, je ne me rappelle de rien.

…………………………

“Encore une petite heure et c’est bon”

Ce n’est pourtant pas facile. Lorsque j’éteins d’un coup mon PC, Firefox me demande si je veux sauvegarder les 16 onglets encore ouverts, mon stick arcade est calé sur mes cuisses, Steam allumé pour voir si les autres lancent un petit Domination sur Modern Warfare 2, Google Doc déborde, FileZilla et ses barres vertes incomplètes me disent “encore une petite heure et c’est bon”.
Mon bol est encore rempli à moitié de glace au café, il y a ce ventirad Noctua qui attend toujours d’être monté. Et surtout, je suis bien, toujours aussi bien au coeur de la nuit.

Alors, lorsque je vais me coucher, je me retrouve en position horizontale, toutes les positions horizontales. Sur le ventre, le dos, les côtés, une jambe pliée, au dessus de la couette, le bras en coussin, en position foetale, dans le creu de son cou. Je gigote, me recale, me dégourdit les articulations soudainement ankylosables en un 2 minutes, me ronge les ongles… Impossible de m’assoupir. Mon cerveau, vexé d’être mis au lit si tôt, comme un gamin en colo un soir de non-veillée, fuse. Comme un junkie, le voici prêt à triper sur n’importe quoi :

“Ce serait quoi, l’équipement parfait d’un Chronos level 25 full stuff ?
Tiens, j’ai un concept top de site.
Et si je devenais un Dieu de Street Fighter ?
Et si je lançais une marque de périphériques gamer ?
Bon, je me remonte quoi, comme rig photo ?
Mais qui est vraiment cette bloggeuse que j’ai l’impression de voir partout ?
Rha, si je  pouvais griller ce connard de blogger…
Et mon livre ?
Est-ce que je pourrais me passer du journalisme ?
Comment gagner pas mal d’argent ?
Et mon livre ?
Bon, il faut vraiment que je trouve la solution parfaite de contenu/back up centralisé entre tous mes postes qui ne soit pas un NAS.
Je crois que j’ai trouvé le moyen de faire le plus gros damage en un seul coup à Heroes of New Earth.
Je crois que j’ai trouvé un autre moyen, encore pire.
Merde, pourquoi je pense à cette personne, là maintenant ?
Et si j’était le héros de
Walking Dead, je ferais quoi différemment ?
Pourquoi je n’expose pas ?
Tiens, et si je trouvais un pitch pour mon prochain projet.
Dans quel pays partir vivre ?”

Tout, tout : mon noctambule de cerveau se raccroche à tout.

J’ai l’impression d’être un postulant ex-fumeur, en plein pic de manque, lorsque cela devient physique, le manque, les gestes dans le vide. Et c’est physique car c’est crevant. Non seulement on bouge pendant 2 bonnes heures pour trouver une position parfaite qui n’existe que pour une trentaine de secondes, mais le stress de ne pas dormir – alors/parce que l’on a raisonnablement réuni toutes les conditions pour – se pose en cerise sur le gâteau au Guronsan.

…………………………

Que répondre à “votre blog me fait beaucoup rire” ?

La nuit dernière, j’ai pensé à une fille. Oh rien d’érotique (vraiment), mais la situation était rigolote. J’arrive à la présentation Intel (qui présentait son architecture i3/5/7, lancée… Début 2009). A l’accueil de ce genre de soirées de grosses boîtes, on est sûr à 95% de tomber sur des hôtesses haut de gamme. Le genre de fille qui te fait sentir un peu minable, grande, fine, plutôt raffinée et pro et toi, t’es un journaleux nerd subitement court sur pattes et pas très propre. La fille en face de moi était une digne représentante du genre, voix grave et posée en bonus.

“Bonsoir, je suis Monsieur HUA – avec un H, pour le magazine GQ”. L’attachée de presse me reconnaît, la bise bonne année chouette lieu et toi ça va etc.

L’hotesse : “Ok, Monsieur HUA, ce listing. Et euh, je vous connais.”

“- Ah ?”

“- Je lis votre blog, je ris beaucoup.”

“- Ah.” Moment précis où, au lieu de laisser ton égo savourer sereinement ce petit moment de reconnaissance, tu te sens surtout con parce que tu n’as rien à dire dans ce cas-là. Alors que t’es censé faire rire beaucoup, il paraît.

“- … Enfin, dans le bon sens hein, vous me faites rire.” Moment précis où la personne qui a le mérite d’une honnête et spontanée flatterie se dit “putain mais je passe pour un con / une conne, il/elle doit me prendre pour une groupie du vide”.

“- Eh bien, merci, j’espère que vous rirez encore, j’y veillerai”. Rho, cte répartie de niveau régionale 3, on l’a tous vue venir la seconde après avoir parlé.

Evidemment, un balai se faufile lentement dans mon fondement alors que je m’empare du press kit et je pars de la manière la plus digne possible (un balai dans le cul, les plus anciens se rappelleront de la fameuse soirée Lapins Crétins / Super Procrastinator) en me demandant ce que j’aurais pu bien dire de juste pas ridicule.
Car de la même manière que la jeune fille a dû se faire des films sur le fait que je me ferais des films, je statuais vite qu’un demi-tour et une vanne de rattrapage me feraient passer pour un vieux mort de faim. Car dans ce genre de soirée, le pauvre fool qui commence à draguer les hôtesses est encore plus crevard que celui qui commence les buffets. Je suis celui qui commence les buffets, rien d’autre. Règle d’or.

Il faut une vanne tout en expliquant qu’on ne drague pas. ” Mais je tiens à vous dire que cette vanne était gratuite car je suis maqué ! Et amoureux !” Mon Dieu, ce serait encore pire.

…………………………

Alors comme ça, une charmante inconnue vous fait un simple compliment sur la dimension lolesque de vos écrits, et il n’existe aucune phrase ou closing joke pour l’honorer (le compliment) sans passer pour un tocard, un chaud lapin ou un bouffon de la blogo ? Evidemment, j’ai passé une partie de la nuit à imaginer la réplique parfaite, digne et épurée de tout possible sous-entendu. Jusque 4 heures du matin, en vain.

Ceux qui me voient online ou twittant des idioties à 5h00 du matin doivent se dire “mince le pauvre, encore en train de bosser tard dans la nuit“. C’est pas faux. Mais il faut également y ajouter le plaisir toujours entier, de bosser la nuit.
La garantie d’un certain faciès de zombie avec yeux encore plus bridés que d’habitude le lendemain ne pèse pas lourd dans la balance, lorsque l’on reflechit avec pour unique ambiance sonore celle des touches de clavier, du picotement d’un Perrier frais et du ukulele de Sophie Madeleine.

<insérer une jolie photo si j’avais eût le temps de la lire dans mon photoshop tout cassé>

Bonne nuit/jour.

Avant d’aller me coucher tôt ce soir, j’aimerai bien vous parler de la Blogosphère Française. Voici donc à chaud un état général de notre communauté, son histoire, ses membres forts, ses nouvelles stars, ses déchirements et bien sûr, une comparaison avec le modèle américain.
Ce sera le premier volume d’une série de 12 articles que je developperai en sous-p… Hey quoi ? Ho me poussez pas mais oh hey ! Bon ok ok c’est bon là : je vais dormir, rhoo.

Voyez, je suis dans mon lit. Promis juré, voilà le .jpg qui le prouve.

… Si on ne peut même plus remettre au lendemain ses engagements de la veille sur son propre blog, pff…

Lec-teurs – dic-ta-teurs !

Panda Face

15 Apr 2009 à 12:45 42 commentaires

miam lé bambou é vou

Mon processus de Panda-isation continue son bonhomme de chemin, bien aîdé par mon rythme de vie de merde avec trois couchés à 5-6h00 du matin consécutifs, yeah.

Car, c’est bien joli de lancer de bien jolis projets ou de tester des jeux vidéo à foison mais là, il faut vraiment que je dorme. Ce week end à Lyon, peut-être.

Faux départ

31 Mar 2009 à 3:10 32 commentaires

Ce soir, j’ai voulu aller dormir tôt. Il ne fallait aucun détour, aucune reflexion ou distraction dans le trajet entre ma décision et ce sommeil. A 22h25,  je me suis donc levé de mon canapé, éteint la musique, fermé mon laptop, coupé mon téléphone, me suis déshabillé, est allé me coucher sans me brosser les dents. Je me suis endormi très vite, je crois.

Et à 3h00, je me suis réveillé. Impossible de me rendormir depuis une heure. Et du coup, je stresse de plus en plus pour paradoxalement essayer de me rendormir, l’un annulant forcément l’autre.

Et maintenant ? Probablement un pot tout neuf de Ben & Jerry’s, des lectures en retard et une petite session de  “Shin Megami Tensei : Persona 4“. Du coup et comme d’hab’, je rejoindrai sûrement mon lit vers 6h00. Echec. On n’échappe pas à sa vie nocturne comme ça.

Les 10 principales raison qui retardent l’heure du coucher :

10 – Checker mes RSS en retard
9 – Checker Facebook, checker Twitter
8 – Jouer (donc bosser)
7 – Bosser
6 – Rechecker mes RSS, des fois que les sites US se mettent en branle
5 – Matter des vidéos de Freefight ou d’UFC
4 – Manger un énorme de bol de trucs. Du moment que le bol est énorme
3 – Blogger
2 – Lire des infos essentielles telles que celle-ci, ou celle-là.
1 – Penser aux gens qui dorment

Bonus : aller au lit et trouver sur son chevet un manga qu’on déjà lu hier soir, parce qu’il était posé là. Le relire.

Gaah,

j’atteins le pallier de fatigue où l’on a l’étrange impression d’avoir déjà vécu le moment présent. Certains aiment, moi je trouve cela trop troublant. J’appelle ça le “JDVC…”, ou “J’ai Déjà Vécu Ca…”


Mon kit de nuit

Donc j’écrivais un truc sur les échecs chinois et je retouchais une photo quand ça m’est arrivé. Du coup, je devrais aller me coucher, mais il me reste une dernière chose à faire : trouver le moyen de publier le 9e volume de Secret Message Service d’une nouvelle manière, mais c’est encore le bordel et je galère, je tatônne et ça me fatigue.

Et je vous le dis : galérer en tatônnant en ayant l’impression qu’on l’a pourtant déjà fait, c’est vraiment très frustrant, la preuve en mode indexed

Et ya pire que tout cela : le raconter au lieu d’aller se coucher, Lâm, quoiii.

A moins que je n’ai déjà bloggé ce moment ?

J’ai l’impression de l’avoir déjà fait…

Voyez mon tourment.

Rho mais nan nan nan

20 Oct 2008 à 23:49 76 commentaires

Je ne sais pas pourquoi, mais comme encore par hasard,

C’est TOUJOURS lorsque l’on retrouve la patate

Et qu’on bouillonne d’idées et de projets

Que se pointe, sans bruit,

La NuitBlanche.

Gniiii…

DUL

Et en plus, Virginie Guilhaume est vraiment une fille adorable (merci Cedric !)