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Ça parle clairement de nuits

Je suis passé à la soirée des 3 ans de GQ hier soir, chez Castel. C’est sombre, avec du rouge.

J’y suis allé sur la pointe des pieds, presque en visiteur, plutôt en ex.

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Cela fait 4 mois maintenant que je n’écris plus pour eux. A regret d’une certaine part, car je considère ce magazine comme l’un des meilleurs de la presse française, toutes catégories confondues.
Avec soulagement d’autre part, car pour bosser chez GQ, il faut beaucoup plus de suivi et de réecriture que dans les autres magazines pour lesquels j’ai travaillé. Pas pratique, quand on court après le Temps.

Et moi, j’ai choisi de dédier ce dernier à Lense et Decate.

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On s’était pourtant dit qu’on continuerait à collaborer autrement en Novembre dernier, mais personne ne s’est avancé depuis et les intentions se sont fanées, à la manière des “On se voit ?”

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Il ne faut pas se leurrer: je fais depuis quelques mois mon deuil de ma vie de pigiste volant (bye bye Cosmopolitan, aussi), mais j’écris toujours autant. Sur ce blog, sur Lense, sur Decate, sur le JDG, sur Twitter, pour Technikart, mais Technikart restera toujours spécial…
Ma passion qu’est l’écriture est assouvie, c’est juste que certains supports me manquent un peu et me rendent nostalgiques. Le fait d’avoir participé à la conception et au lancement du magazine y ajoute toujours quelque chose de spécial.

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Ce fût une chouette soirée, de brèves retrouvailles dans la pénombre, la fumée, le champagne et la musique. Je ne suis pas resté très longtemps, sinon j’aurais vraiment été triste de partir.

Demain, retour à ma petite entreprise, mes deux sites, mon avenir.

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C’est contagieux

30 Jan 2011 à 5:11 9 commentaires

Il y a 3 choses communicatives dans la vie :

Le rire,

Le baillement,

Le vomi.

Autant vous dire que ramener chez lui un pote bourré, qui s’endort, qui vomit et qui pète, le tout sur moi, a été un moment d’intense échange – et un beau test de résistance physiologique.

Je vous laisse, je vais prendre une douche.

Fumée nocturne

21 Jan 2011 à 5:00 21 commentaires

Depuis une semaine, je suis retombée. Dans mes eaux : 4, 5 heures du matin.

Le noctambulisme, c’est comme la clope (je ne fume pas, mais on me le dit souvent) : On peut arrêter des années et il suffit d’une taffe pour recommencer comme ça, sans s’en rendre compte.

L’un de mes objectifs ces derniers mois, c’est de me coucher tôt. Enfin, plus tôt. Genre 2h30, cela me paraît bien. Je vais au lit à reculons mais j’ai ma motivation.

Cette semaine que je traverse avec des yeux de pandas, je ne l’explique pas. Pas plus d’excuses que d’habitude. C’est juste la nuit. Comme la clope : on n’oublie pas le geste.

Considérons donc cette semaine comme la première taffe ensuite, on ne reprend pas. Enfin, sauf demain,  parce qu’il y a nuit blanche Street Fighter (Arcade Street + Street Club) avec le crew de sacs qui ne respectent pas plus que moi les canons du bon sommeil.

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Vivement que le gouvernement impose sur les horloges des “Veiller tue”.

Mon petit bonheur, c’est (de bosser de glander de matter d’écouter de jouer de penser de faire des pompes) d’écrire la nuit. Genre dans mon lit, pour que la dernière chose que j’ai faite avant de fermer les yeux et de m’abandonner fût d’écrire.

Un petit bonheur qui se complique depuis quelques semaines, puisque mon laptop se met en mode turbine à la moindre sollicitation. Et ma petite écriture nocturne, calme, se transforme en calvaire amer et vrillant pour les oreilles.

“VVvvvvvvvvvvvvvvVVVVv”, qu’il fait.

Sans raison, le ventilateur qui semblait enfin se rendormir après qu’on eu fermé toutes les applications possibles, redémarre doucement avant de tenter d’au moins faire décoller le laptop pour s’enfuir dans la nuit

Et ma chérie qui n’a rien contre s’endormir au son du cliquetis du clavier, bouge de plus en plus avec ce satané bruit de ventilo. Peut-être que j’interfère dans ses rêves harmonieux avec ce bruit qui l’empêche d’atteindre le Graal du sommeil profond.

Peut-être que ce “Vvvvvvvvvvvvvvvv” la maintient entre cauchemar et rêve. Peut-être que je devrais arrêter d’écrire la nuit, surtout. Cette reflexion n’ira pas plus loin, je dois maintenant éteindre cet ordinateur, le ventilo se réveille et je ne veux pas qu’il la réveille. Toi mon coco, c’est un dépoussiérage interne et un changement de pâte thermique qui t’attendent au tournant.

Tutut, ya pas de “Vvvvvvv” qui tienne, c’est comme ça.

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Une petite insomnie, pourtant ces derniers temps j’avais presque décroché.

Je serais bien défoncé, demain.
Je suis bien, maintenant.

Un oubli et au lit

5 Jul 2010 à 0:57 25 commentaires

Il y a ce moment sacré, que j’affectionne tout particulièrement.

Celui qui, lorsque l’on se décide enfin à aller se coucher, nous voit se glisser dans son lit.

Notre corps est encore un peu chaud de l’activité du jour et du soir.
Notre lit, vierge de la journée, est tout frais.

La rencontre est fabuleuse. L’insertion, jouissive. Tout notre corps s’immerge dans ce nid doux et frais.
En tête, les pieds se lovent partout, cherchent de nouvelles zones fraîches, on laisse une jambe dehors, on se tourne un peu partout, on caline son coussin, on retourne la couette, on miaule, on est à poil, c’est fantastique. Et puis, vient le casseur d’ambiance, le gâcheur de soirée, le fouteur de merde : le petit Oubli.

Pas n’importe quel oubli non, celui qui t’oblige précisemment à sortir de ton lit. Car non seulement cela casse ton trip, mais en plus tu sors à poil et donc ton corps se refroidi et se réveille. Résultat, quand tu retourne enfin au lit, t’es vénère, t’es réveillé, t’as un peu froid et ton lit aussi, il est froid.

M A C Z I M U M     S C H E I ß

Mais pire que ce retour au lit, c’est celui qui le précède, le moment pénible et inutile du débat interne portant sur “bon, je me relève, ou pas“. Pénible parce que le trip est cassé, inutile, parce que tu sais déjà que bah ouais, tu vas évidemment te relever, mais que ce débat n’était qu’un reflexe désespéré de ton inconscient, alors commandé par tes petits pieds chauds et lovés, pour retarder l’échéance.

- J’ai oublié la bouteille d’eau pour la nuit.
- Merde, j’ai fermé la porte d’entrée ?
- Ayai, j’ai envie de faire pipi
- Gaah, la pillule (ça, c’est pour elle)
- Bébé, tu serais un ange d’argent d’aller me chercher ma pillule dans la petite pochette de mon sac dans l’entrée ? (ça, c’est pour moi)
- J’ai eu la flemme de prendre une douche, maintenant je me sens un peu collant, mais si làaaa
- Arg, le téléphone/réveil est dans le salon
- Putain j’ai pas envoyé ce mail hyper urgent
- Le rideau/store, mal tiré, laisse passer un rayon laser de lumière qui tombe évidemment pile sur tes yeux.
- La machine à étendre depuis 20h00, PUTAING
- Et merde, je dois rendre un article pour demain

Cette dernière raison est un petit peu ma WFF (worst friend etc.) du moment, vu que les bouclages s’enchaînent sans fin depuis mon retour de Los Angeles : Technikart, GQ, Fluide Glamour, GQ encore, le blog du concours Photo Fnac…

En attendant de pouvoir me retortiller nu et insouciant dans mon lit, je vous laisse avec une photo de mon neveu Léo, qui lui, n’a aucune excuse pour le tirer du lit : todo, hygiène, responsabilité, posologies diverses… OSEF.

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Petit homme, la France qui a plus de 6 ans t’envie tous les soirs.

Dormir ? En rêve.

22 Jan 2010 à 3:34 69 commentaires

Ma quête du moment, ce n’est pas de terminer Bayonetta avec autre chose que d’insultants trophées en pierre, mais de dormir, dormir au sens 23h00-8h00 du terme.
A ma sauce, cela donne plutôt 3h00-9h00, le pallier ambitieux que je me suis donné. Parce qu’évidemment, Elle vit à un rythme beaucoup plus “normal” que le mien et que je me suis lassé de la rejoindre au lit, j’aime me coucher avec elle. J’aime aussi sentir ses câlins le matin juste avant qu’elle ne parte au travail, quand je me couche trop tard, je ne me rappelle de rien.

…………………………

“Encore une petite heure et c’est bon”

Ce n’est pourtant pas facile. Lorsque j’éteins d’un coup mon PC, Firefox me demande si je veux sauvegarder les 16 onglets encore ouverts, mon stick arcade est calé sur mes cuisses, Steam allumé pour voir si les autres lancent un petit Domination sur Modern Warfare 2, Google Doc déborde, FileZilla et ses barres vertes incomplètes me disent “encore une petite heure et c’est bon”.
Mon bol est encore rempli à moitié de glace au café, il y a ce ventirad Noctua qui attend toujours d’être monté. Et surtout, je suis bien, toujours aussi bien au coeur de la nuit.

Alors, lorsque je vais me coucher, je me retrouve en position horizontale, toutes les positions horizontales. Sur le ventre, le dos, les côtés, une jambe pliée, au dessus de la couette, le bras en coussin, en position foetale, dans le creu de son cou. Je gigote, me recale, me dégourdit les articulations soudainement ankylosables en un 2 minutes, me ronge les ongles… Impossible de m’assoupir. Mon cerveau, vexé d’être mis au lit si tôt, comme un gamin en colo un soir de non-veillée, fuse. Comme un junkie, le voici prêt à triper sur n’importe quoi :

“Ce serait quoi, l’équipement parfait d’un Chronos level 25 full stuff ?
Tiens, j’ai un concept top de site.
Et si je devenais un Dieu de Street Fighter ?
Et si je lançais une marque de périphériques gamer ?
Bon, je me remonte quoi, comme rig photo ?
Mais qui est vraiment cette bloggeuse que j’ai l’impression de voir partout ?
Rha, si je  pouvais griller ce connard de blogger…
Et mon livre ?
Est-ce que je pourrais me passer du journalisme ?
Comment gagner pas mal d’argent ?
Et mon livre ?
Bon, il faut vraiment que je trouve la solution parfaite de contenu/back up centralisé entre tous mes postes qui ne soit pas un NAS.
Je crois que j’ai trouvé le moyen de faire le plus gros damage en un seul coup à Heroes of New Earth.
Je crois que j’ai trouvé un autre moyen, encore pire.
Merde, pourquoi je pense à cette personne, là maintenant ?
Et si j’était le héros de
Walking Dead, je ferais quoi différemment ?
Pourquoi je n’expose pas ?
Tiens, et si je trouvais un pitch pour mon prochain projet.
Dans quel pays partir vivre ?”

Tout, tout : mon noctambule de cerveau se raccroche à tout.

J’ai l’impression d’être un postulant ex-fumeur, en plein pic de manque, lorsque cela devient physique, le manque, les gestes dans le vide. Et c’est physique car c’est crevant. Non seulement on bouge pendant 2 bonnes heures pour trouver une position parfaite qui n’existe que pour une trentaine de secondes, mais le stress de ne pas dormir – alors/parce que l’on a raisonnablement réuni toutes les conditions pour – se pose en cerise sur le gâteau au Guronsan.

…………………………

Que répondre à “votre blog me fait beaucoup rire” ?

La nuit dernière, j’ai pensé à une fille. Oh rien d’érotique (vraiment), mais la situation était rigolote. J’arrive à la présentation Intel (qui présentait son architecture i3/5/7, lancée… Début 2009). A l’accueil de ce genre de soirées de grosses boîtes, on est sûr à 95% de tomber sur des hôtesses haut de gamme. Le genre de fille qui te fait sentir un peu minable, grande, fine, plutôt raffinée et pro et toi, t’es un journaleux nerd subitement court sur pattes et pas très propre. La fille en face de moi était une digne représentante du genre, voix grave et posée en bonus.

“Bonsoir, je suis Monsieur HUA – avec un H, pour le magazine GQ”. L’attachée de presse me reconnaît, la bise bonne année chouette lieu et toi ça va etc.

L’hotesse : “Ok, Monsieur HUA, ce listing. Et euh, je vous connais.”

“- Ah ?”

“- Je lis votre blog, je ris beaucoup.”

“- Ah.” Moment précis où, au lieu de laisser ton égo savourer sereinement ce petit moment de reconnaissance, tu te sens surtout con parce que tu n’as rien à dire dans ce cas-là. Alors que t’es censé faire rire beaucoup, il paraît.

“- … Enfin, dans le bon sens hein, vous me faites rire.” Moment précis où la personne qui a le mérite d’une honnête et spontanée flatterie se dit “putain mais je passe pour un con / une conne, il/elle doit me prendre pour une groupie du vide”.

“- Eh bien, merci, j’espère que vous rirez encore, j’y veillerai”. Rho, cte répartie de niveau régionale 3, on l’a tous vue venir la seconde après avoir parlé.

Evidemment, un balai se faufile lentement dans mon fondement alors que je m’empare du press kit et je pars de la manière la plus digne possible (un balai dans le cul, les plus anciens se rappelleront de la fameuse soirée Lapins Crétins / Super Procrastinator) en me demandant ce que j’aurais pu bien dire de juste pas ridicule.
Car de la même manière que la jeune fille a dû se faire des films sur le fait que je me ferais des films, je statuais vite qu’un demi-tour et une vanne de rattrapage me feraient passer pour un vieux mort de faim. Car dans ce genre de soirée, le pauvre fool qui commence à draguer les hôtesses est encore plus crevard que celui qui commence les buffets. Je suis celui qui commence les buffets, rien d’autre. Règle d’or.

Il faut une vanne tout en expliquant qu’on ne drague pas. ” Mais je tiens à vous dire que cette vanne était gratuite car je suis maqué ! Et amoureux !” Mon Dieu, ce serait encore pire.

…………………………

Alors comme ça, une charmante inconnue vous fait un simple compliment sur la dimension lolesque de vos écrits, et il n’existe aucune phrase ou closing joke pour l’honorer (le compliment) sans passer pour un tocard, un chaud lapin ou un bouffon de la blogo ? Evidemment, j’ai passé une partie de la nuit à imaginer la réplique parfaite, digne et épurée de tout possible sous-entendu. Jusque 4 heures du matin, en vain.

Il y a des moments où, lorsque la nuit nous enveloppe de manière totale, on ressent alors à la fois le vertige de son immensité et la claustrophobie intense que l’étreinte de l’obscurité nous impose.

Comme lorsque l’on nage un peu au large et que l’on plonge sa tête sous l’eau quelques secondes. C’est dans ces moments que j’aime écrire. J’ai l’impression que mon esprit et mes yeux sont agglutinés contre le hublot de lumière qu’est devenu l’écran. Le jour et ses tentations de dispersion n’est plus : je suis enfin concentré, confortable.

Bon en fait, le sujet initial de ce post s’orientait autour des Zombies, mais j’ai soudainement mis les mots sur cette sensation familière au moment précis de taper sur mon clavier. Mots qui ont l’air un peu ridicules et précieux, (re)lus comme ça. J’assume.

Ah, et sinon : j’ai envie de changer de vie. Plus que d’habitude.

Bon Noir, les loulous.

Big Up Jenny Garth

20 Feb 2009 à 3:50 28 commentaires

we are the 90's

Ca y est. Après moult refus et echecs, je suis enfin allé à une WAT90′s. Cette photo en est la preuve (et je ne montre pas mes yeux juste parce que je suis dans un vieil état ces derniers temps mais oui, c’est bien moi, regardez mes fesses, preuve imparable).

Musiques honteuses et danses déchaînées : Oui c’est maintenant sûr, les années 90 n’ont été qu’un grand gouffre artistique juste destiné à faire rigoler plus tard les jeunes des années 2000 dans une arrière salle de bar irlandais du quartier rouge d’une capitale occidentale.

Ou alors c’est la nostalgie. Bonne nuit.

Noëlle

9 Feb 2009 à 4:03 51 commentaires

Tout à l’heure, en partant un peu tard de chez Inco et Serhan, j’ai loupé le dernier metro. Chargé comme une mule (3 mois que ma corbeille à linge salle squattait encore chez eux), je hèle un taxi. Un petit break 307.

La chauffeuse, grande, belle, black, voix cassée :
Moi : “Bonsoir, je vais dans le 19e”
“Ok, mais vous m’attendez un peu ? Je dois aller chercher du riz chez l’indien juste là”
“Parfait, j’en profite pour aller retirer”

En voiture, Skyrock :
“Eh beh dites donc, c’est la fête du Raï dans votre autoradio”
“Ils me font rigoler ces animateurs, ils ne parlent pas arabe alors ils tentent de prendre l’accent et des expressions, ça me fait rire hehe !”

Son rire est comme sa voix, aïgu et étouffé. Comme en sortie de soirée.
“Vous aimez conduire avec cette musique ?”
“Non, moi j’écoute ça”

*Radio FG*
“Ahhh mais carrément, c’est de la bonne House des années 90. Vous êtes clubbeuse ?”
“Ca m’arrive.”
“Ca se voit, vous avez un visage, une tenue… Pas le genre de chauffeur que je croise la nuit…”
“Hehe !”


“En général, je vais au Djoon. C’est moins ce que vous aimez dans votre taxi, plus Soulful et Deep”
“Ah, vous allez au Djoon ? J’ai un pote DJ qui mixait là-bas”.
“Ah oui, qui est-ce ?”
DJ Rork, tu connais ?”
“Ah mais oui, je suis fan ! On s’est rencontré il y a 8 – 9 ans à Londres, une soirée mémorable. Depuis, je le croise tous les 6 mois dans une soirée. J’adorais Soldiers of Twilight : “Believe”, “City Life”…”


“Il bosse toujours avec Ladybird ?”
“Oui”
“Il a toujours cette maladie ?”
“Non, ça va mieux maintenant”


Elle : “Il est trop fort ce mec, mais il me tire un peu la gueule, je sors moins”
“Normal, comment tu peux être une clubbeuse et chauffeuse de taxi de nuit ?”
“Ouais, il faut savoir prendre des pauses, sortir, sinon, le stress et tout, tu vois”
“Tu as toujours été de nuit ?”
“J’ai tout fait, j’attaque ma 9e année, assez en tout cas pour savoir ce que j’aime. Le jour, c’est trop stressant, surtout les clients ! On est stressés, on a même 3 collègues affichés à Roissy. Morts, comme ça, le stress.”
“J’aime bien prendre les taxis la nuit. C’est fluide”"

Un taxi arrêté en plein milieu de la route. Elle jure, baisse sa vitre, jure encore.
“C’est quand même étrange, tu es un vrai oiseau de nuit. Clubbeuse et taxi nocturne”
“Hehe !”


“Tu me dis où je m’arrête ?”
“Là, juste en face du supermarché, c’est parfait. Dis ?”
“Oui ?”
“Je peux te prendre en photo, devant ton taxi ? Juste pour le souvenir”
“Hehe, je sais pas, t’es marrant !”
“Juste pour la photo. Un snapshot avec mon compact.”
“Ok, tu la montrera à Rork quand tu le croiseras, ça le fera rire hehe !”
“Pas de soucis”

*Snap*

“Et voilà, regarde.”
“Hehe, parfait ! Bonne nuit, ça fera 10 euros pour la course.”
“Hop, voilà”
“Et je m’appelle Noëlle.”
“Moi c’est Lâm. Bonne nuit, Noëlle”