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Ça parle clairement de nuits

Et c’est parti pour une petite nuit blanche des familles…

Hmmm.

Vous la sentez monter, cette tension, cette langueur ?
Et oui, ce sont les plans du Nouvel An qui se multiplient depuis quelques heures, par mails, coups de fils, sms, messages Facebook, au détour d’une conversation pourtant méritante.

Tu as prévu quoi toi ?“, “Tu y va demain ?“, “On se rejoint chez X avant d’allez chez A ?“, “Bon finalement, on organise un truc chez nous, t’en es ?” etc.
Au dernier moment, tout le monde se met en branle pour passer à 2009 de manière décente. Un grand bal, plutôt mou et résigné. Normal, c’est la même danse chaque année.

Un réveillon chez nous, en 2004 je crois. Oui, les parquets nous détestent.

J-1 et toujours pas de réveillon, donc. J’ai l’impression qu’avec le temps, l’organisation de ce rituel un peu lourd(ingue) recule toujours plus près des fatidiques 12 coups bien pénibles à hurler tous en coeur (parce que personne n’a jamais la même heure sur son portable).

I. Quand nous étions petits, c’était reglé : à la maison, en famille, veillée télé.

II. A partir de 14 ans, on était tout fous de pouvoir inviter ses deux meilleurs copains à venir dormir (faire nuit blanche en fait, mais chut, c’est un secret).

III. 18-22 piges, l’âge d’Or, le Réveillon était LA soirée de l’année, déjà prévue dès Octobre (le temps de savoir qui est cool dans sa classe et qui est encore cool parmi ses potes d’enfance)

IV. De 22 à 26, on commence à comprendre la technique du butinage et du coup, on se laisser porter de soirées en soirées au gré des sms qui tombent. Tout le monde stresse un peu.

V. Après 26 ans, le monde se divide en deux : ceux qui organisent des soirées et qui regardent ceux qui débarquent et qui repartent.

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Mais dans tous les cas, le Réveillon se révèle mécaniquement comme une déception. Trop de cas et de facteurs mènent en effet à l’echec :

a – On a trop préparé la soirée dans sa tête et une soirée trop attendue est toujours décevante.

b – On voulait rassembler tous nos amis mais tous nos amis voulaient aussi rassembler tous leurs amis et on se retrouve avec 23 demi-soirées à demi-remplies de gens (frustrés).

c – Le compte à rebours, quelle plaie : toujours un mec pour la démarrer trop tôt.

d – La grande partouze de bons sentiments vous oblige à serrer tout le monde dans vos bras après avoir beuglé “ZEROOOO”, même ceux dont vous vous fichez éperdument. Et ensuite, on se sait plus quoi faire, c’est l’instant “voilà voilà, quoi“, la dépression post-gui.

d – On a décidé de faire une soirée “sur son 31 et en fait c’est trop chiant pour danser ou se lâcher, car les convives, aussi amidonés que leur belle tenues deviennent soit ultra coinços, soit défoncés dans les toilettes. Et on s’est ruiné pour le saumon et les blinis dont la moitié du stock sera gâché au milieu des Pringles et de la bière du buffet.

e – On la joue rebelle en restant chez soi, mais tout de même, cela signifie matter une spéciale nouvel an avec Fogiel enregistrée en différé (il fait la fête ce soir, lui), puis un enième best of Crazy Horse vers 1h00 du matin. Golden Glauque, DUL de feu.

z – On tombe dans un traquenard, genre soirée pourrie ou soirée où l’on ne connaît personne – et personne n’a envie de nous connaître.

k – Sur les Champ Elysées, no comment.

kbis – En boîte, au milieu de troupeaux de bouffons bourrés, en costard et en cercle, le genre de cercle qui reprend la partie “LA. LA-LA. LA. LA. LA-LA-LA-LA-LA” de I Will Survive en sautant partout et donc, en en écrasant plein de pieds, quand ce n’est pas pour vous souiller à vie en vous tamponnant avec leur chemise TREMPAI de sueur.

p- Et pendant 3 jours – que dis-je, 3 semaines, des sms de voeux impersonnels envoyés à 400 contacts, qui arrivent à la queue leu-leu sur votre télephone, rapport aux embouteillages de messages qui débutent dès le 31, 23h40 pour se désengorger le 2 Février, 3h40 du matin. Insupportable.

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Oui, c’était un Britney Spears Live à Las Vegas, vers 3h00 du matin à la télé. Oui, c’était dur.

Bref, le Réveillon c’est rarement la joie et on a envie de faire bip très fort, très souvent. Et du coup, vous allez me dire qu’entre ce 31 et Noël, je déprime massivement mais en fait, nan. Bon, j’admet que si Noël distille en moi un doux spleen, le Réveillon m’énerve passablement. Je ne suis donc pas fan du tout, mais avec l’âge, vient l’expérience et donc les techniques pour s’amuser quand même.

Car le Nouvel An, à l’instar de Noël ou même des fêtes en général, convient d’être pris à la légère.
Ne rien attendre, se laisser porter, c’est la clef non pas du succès, mais sûrement du non-Fail. Et vu que je suis bien parti avec mes listes, en voici une 3e et dernière.

Indépendance, tel est le concept clef. Plus vous serez libres de vos mouvement et plus le facteur galère va se réduire.

Par exemple, ayez une voiture, vraiment. Pas un pote qui vous conduit, hein, une-voiture-pour-vous ! Primordiale pour passer d’une soirée de banlieue à une soirée au dessus de Bastille, la voiture vous permet surtout d’échapper à la soirée foireuse, forcément celle où vous dépendez de votre chauffeur, bourré (“il faut attendre 2h00, qu’il soit en état de conduire“) ou trop bien (“attends encore un peu, on est bien là, en plus je reconnais des copines de mon collège, délire !“).

L’indépendance, c’est aussi bosser en solo ou en petit comité. Si on veut passer une soirée tous ensemble avec ses 15 potes de la vie de la mort, soyez sûr que galère, débats et “bon, on se rejoint là-bas” viendront pourrir la soirée. Donc préparez-vous à ne gérer que votre pomme et si les autres suivent, c’est supair.

Pas de chaussures à talons ou de nouveaux mocassins à glands, sinon vous pleurerez silencieusement du sang dès 21h40.

Sortez tard, le meilleur des soirées se fait après minuit, avant c’est coinços à mort.

Si vous organisez une soirée, ne pleurez pas à la première défection d’invité, c’est le propre de cette nuit. Eclatez-vous dans votre soirée sans attendre rien ni personne en particulier. Le reste ne sera que du bonus.

Ne commencez à vous saouler que vers 2h00 du matin. Les débutants commencent dès 22h00 et ne se rappellent plus que ce qu’il s’est passé dans la nuit du 31 Décembre au 3 Janvier.

Dynamitez les réveillons chiants. Genre la soirée qui ne décolle(ra) pas, carburant avec un iPod anémique (3 playlists, dont “déprime” et “à écouter dans mon bain parfumé hebdomadaire“) en guise de DJ. Buvez, draguez, hurlez, buvez, buvez et cassez-vous. Votre cas scandaleux donnera au moins de la discussion pour les autres invités qui de toute façon, ne parlaient pas. Perso, j’adore.

Embrassez les personnes que vous n’osez pas embrasser en temps normal. C’est bien le seul avantage de cette nuit.

Et si vous commencez à prendre des photos n’importe comment, il est temps de partir.

…………………………

Je vais paraître féroce et raleur, mais c’est un peu l’idée : à quelques exceptions près, un Réveillon ne se prépare et se vit bien que comme un mercenaire de la célebration. C’est dans ce genre d’humeur que l’on fait de belles rencontres, que l’on vit des phases assez inavouables plus tard et que l’on rit beaucoup, ce qui en soit est plutôt pas mal pour la nuit la plus importante de l’année.

Bonne soirée – et bonne chance.

Hey les bichous, je viens de découvrir une méthode facile et pas chère pour se déguiser en Panda à peu de frais :

Etape 1 : se coucher lundi à 8h27 du matin
Etape 2 : se coucher mardi à 7h50 du matin
Etape 3 : se regarder mercredi soir dans un miroir

-› KAWAIIII ±

Je suis Next-Proof.

6 Dec 2008 à 16:14 20 commentaires

1. Rappelez-vous de cette émission.
2. Regardez la vidéo à partir de 2:00.
2bis. Vous pouvez réagir (rire, vous griffer le visage, faire Aaaaaaa)
3. Regardez maintenant cette photo.

siège bébé, baby

C’est le carosse qui nous emmenait à une soirée et n’avait que 3 places à l’avant. Et nous étions 4 mousquetaires, comme les World Appart. Je me suis donc sacrifié pour passer à l’arrière, comme un bon fugitif fuyant Tijuana.

Et Oui, mon petit cul d’asiatique rentre dans un siège bébé. J’ai tenu là dedans durant tout le trajet, pendant que que notre chauffeur s’amusait à accélerer, piler et ziguezaguer, “pour rire“… HAHA.
Bon ok, à la fin j’avais la gerbe les hanches un peu moulées mais tout de même : Anthony, tu ne pourras pas me nexter -.-V

Quand je regarde mon profil Facebook, je vois qu’il y a 226 photos de moi. J’ai dû en mettre 8 moi-même. Le reste provient de photos de soirée ou l’on se fait “tagger” par des amis, ce qui provoque toujours deux réactions :

- Si vous vous en foutez de voir votre , par l’alcool ou blanchi par le flash, vos yeux à moitié fermés ou un bouton en gros plan exposés sur le net, il y a de quoi riregoleri masssss (oui, infâme expression).
- Si vous aimez contrôler votre image, c’est la chasse aux photos pour se détagger et éviter les Dossiers bref, la grande flippe chaque lendemain de soirée.

Car l’un dans l’autre, c’est assez marrant de voir la tournure qu’ont pris les fameux “Dossiers”, ces photos, situations ou commentaires compromettants ou potaches que l’on se partageait autrefois autour du café “j’ai mal au crâne” du lendemain.

Désormais, c’est “Ta Tête sur Internet“.

On en riait avec mes deux coéquipières de soirées cultes et dèches, Gomar (au milieu) et Angèle (à droite), qui a signé ce petit dessin comme je les aime : TCTB (les habitués de laFraise, reconnaîtront l’expression :’P)

Voici donc le véritable intérêt de cette pieuvre du 2.0 qu’est Facebook, au delà de ses applis inutiles et de ses membres sympathiques : se lever, poster les images de la veille, tagger un(e) ami(e) en mauvaise posture et lui laisser en commentaire les fameux “T’inquiètes, ça ne sortira pas d’Internet” et “T’inquiète, ça reste entre nous – et Facebook”.

Qu’importe le flacon, tant qu’on a la marrade xD