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Ça parle clairement de plage

(click pic for hires)

Lundi de pont : Comme prévu, peu de monde, un faux rythme, une humeur vaporeuse. On travaille dans une ambiance ethérée, sans vraiment savoir sur ce quoi on travaille. Comme ce sans abri, croisé sur la plage de Santa Cruz en Août dernier.

Je me baladais seul dans cet endroit décevant, mes amis m’attendaient dans ce restaurant situé au bout du ponton. Au moment de quitter la plage pour y grimper, je croise toute une troupe de SDF abrités du soleil sous les planches dudit ponton.
Tous, sauf cet homme qui ajuste inlassablement une longue ficelle de plastique à un bâton. Avec le vent, elle s’envole haut, comme tirée par un cerf-volant, sauf que je n’ai aperçu aucun objet au bout de la ficelle. Elle semblait tendre vers le haut, toute seule comme une grande. Et l’homme de checker, ajuster, rechecker inlassablement.

…………………………

Je ne sais pas si la beauté de la chose venait du résultat, ou de la nature quasi amnésique du labeur : cet homme n’avait l’air ni heureux, ni malheureux, ni concentré, ni décontracté. Il ajustait et vérifiait simplement cette ficelle qui tendait vers le ciel.
J’ai du mal à poser des mots sur cet état, mais il m’est familier. Souvent, j’écris, je regarde, je surfe, le reflechis en oubliant le but de tout cela, la direction de mon labeur. Je suis juste plongé, pris dedans. Et si l’on regardait dans mes yeux, on ne saurait dire s’ils sont concentrés ou perdus dans le vide.

(Maestro, musique s’il vous plaît.)

free music


Lisa Ekdahl – L’Aurore

(Et maintenant, ouverture de rideau)

… toc,

… toc,

… toc.

anniversaire haron 30 ans mimizan

anniversaire haron 30 ans mimizan

anniversaire haron 30 ans mimizan

anniversaire haron 30 ans mimizan

anniversaire haron 30 ans mimizan

anniversaire haron 30 ans mimizan

Non, ces gens ne bronzent pas de l’intérieur, ils ne pratiquent pas plus de tantrisme. Ils se remettent juste de la fête d’anniversaire d’Haron, qui s’est terminée vers 11h00 du matin pour les plus (mal)chanceux.

haron et son nouveau vespa
Nouveau destrier, nouvelles aventures pour Haron…

Un week end formidable, fatigant, parfois hystérique, parfois baigné dans la grâce intemporelle d’une maison ouverte sur une plage déserte balayée par le combat entre soleil et gros nuages.

Un plein d’émotions, de rebondissements, de musique et de dossiers bien costauds qui devraient me permettre de mettre la pression à certains durant deux ou trois ans, facile.
Et pour couper l’herbe sous le pied de mes contre attaquants, je déballe le mien : mais oui, Jean Marc roule des pelles comme un Pro.

Vous l’aurez compris mes chéris, ces images d’une tendresse zen absolue sont la partie immergée et montrable de l’Iceberg. Le reste se retrouvera en privé sur Facebook.

Mais, chut : ne les réveillons pas…

anniversaire haron 30 ans mimizan

Cassos

9 Feb 2008 à 15:25 34 commentaires

Cassos du bureau
Un bureau, tour Montparnasse.

C’est toujours très étrange d’être Freelance. Le rythme, surtout.

Le 9:00 – 18:00, connais pas. Les week ends, non plus. Les RTT, tickets restos, récups’, heures supp’, pas pour moi. Lorsque l’on est Freelance (et mal organisé), la notion, la présence de vie professionnelle est omniprésente. On ne travaille pas un certain nombre d’heures, mais on travaille pour une Deadline, un rendu.

Mon rythme de croisère, c’est 14:00 – 2:00, tous les jours. Ca ne me dérange pas de bosser le week end et je n’ai pas honte de ne pas bosser un jour de semaine.

Il n’empêche, je bosse présentement. J’y prends plaisir, mais il fait beau dehors à Berlin et l’envie de me casser loin (d’ici, de tout) ne cesse d’augmenter, à la mesure des jours : J’aimerais bien m’évader.
La vision d’une cabane en bord de plage à Bali est délicieusement tenace : je passerai mes journées seul, à chanter, faire du sport, pêcher et cueillir ma bouffe, faire la sieste et des chateaux de sable, mesurer à quelle vitesse le Soleil s’immerge dans l’océan le soir.
Aucun téléphone, appareil photo, cahier, crème solaire. Juste un bermuda et peut être une paille à mettre dans la bouche.

Je prends 3 avions d’ici Mercredi. Il y en a bien un qui aura le bon goût de se perdre…