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Ça parle clairement de sms

Tam Tam, Tip Top.

18 Nov 2008 à 12:14 59 commentaires

En rangeant mes affaires, je suis tombé sur cette perle :

Avoir un Tam Tam, c’était quand même la classe intercollèges, car on pouvait envoyer un vrai message écrit. Bon, ça coûtait bonbon puisqu’il fallait le dicter à une opératrice, via un numéro de type “4,45 francs l’appel + 2,23 francs toutes les 8 secondes”. Autant dire un gouffre dans nos budgets argent de poche : A 15 francs le “sms”, on évitait de dire “salu lol, tufé koi bah moi ri1 lol“.

D’un autre côté, avec les Kobby et Tattoo, on ne pouvait laisser que le numéro du téléphone depuis lequel on appelait. Ah, ces grands moments de solitude, à laisser un message (très coûteux) depuis une cabine publique et attendre en priant pour que la personne puisse rappeler…

Rendez-vous dans 10 ans, pour riregoler des sms.

Ce soir, dans la solitude de la nuit, perché sur une gargouille qui surplombe la ville qui s’endort, je (regarde l’horizon et je) souffre.

Car le démon qui me ronge chaque jour un peu plus montre enfin son visage : depuis quelques mois, j’écris de plus en plus mal. Comprendre “je fais de plus en plus de fautes de français” – le style reste à la discrétion de votre appréciation.
Non vraiment, c’est incroyable et déplorable : oubli de lettres, de mots, mauvaise conjugaison, répétitions, grammaire, syntaxe et le pire du pire : “é” au lieu de “er”. BLEeeh la honte !

Ceux qui lisent ce blog depuis un certain temps s’en rendent compte : les posts sont de plus en plus farcis d’erreurs de langue et de langage. Sur BienBienBien, je me fais même gronder dans les commentaires comme un sale redoublant en classe d’Engrish. Oh, the Pain !

A vous, M. Carani, Mme Orinel, M. Rondeaux et tous mes profs de français qui me distribuaient mes dictées dans les premiers parce que j’avais toujours 18, je pose genou (hibou, pou, caillou) à terre, ne me regardez pas comme ça, pleaaaase.

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Du coup, je me ressaisis et tente de poser des mots sur ce qui m’a poussé (j’avais écrit “posé”…) dans une telle déchéance linguistique. De manière non hiérarchique, on aurait dit que :

1. J’écris de manière éclatée
A force d’écrire plein de choses, je note souvent des bouts de phrases et d’idées pour ne pas les oublier, avant de les développer. Cela donne parfois des bases pas très saines à mes phrases.

2. Je n’aime pas me relire
Ego de coq, gros poil dans la main ou un joyeux combo des deux, je n’aime pas relire mes textes pour les corriger. C’est d’un ennuiiiiiiiii. (oui, j’ai relu ce texte, une fois)

3. J’ai WORD
A l’époque où je rédigeais des solutions de jeux vidéo, j’écrivais tellement de mots et surtout, tellement les mêmes que je me suis customisé un Word qui me faisait taper presque exclusivement en abrégé des termes comme “gauche“, “plates-formes” et autres “ne crevez pas“.

4. J’ai un(e) S.R.
Privilège du journaliste : avoir des Secrétaires de Rédaction, ces gens qui arrivent derrière vous, corrigent, éclaircissent et passent le polish sur vos textes. Mine de rien, cela rend un peu fainéant d’avoir cette sécurité en tête, lorsque l’on tape ses textes en retard.

5. J’agis avant de réfléchir
Souvent, lorsque j’écris un post (comme celui-ci), cela part d’un coup et je termine par le cliquer sur le bouton “Publier” comme un écrivain ferait tinguer sa machine à écrire. On se retrouve donc souvent avec ce qui ressemble à un brouillon publié. D’un autre côté, j’aime ce côté vivant et non-contrôlé du blogging.

6. J’écris moins en vrai
Séquence réac’ : à l’époque où j’écrivais avec un vrai stylo sur du vrai papier, je m’appliquais plus, ne serait-ce que sur l’esthétique des mots. Cela redouble aussi l’attention sur les règles de français.

7. J’écris de manière très éclatée
Comme pas mal de monde, lorsque l’on passe sa journée à envoyer mails et sms, à chater sur MSN, Facebooker, twitter et noter des petites choses, on bâcle son langage. Abréviations, anglicismes, barbarismes, lolismes, abolition des majuscules, des virgules… Si l’on communique beaucoup plus, on n’ecrit pas forcément mieux, car ces types de communications s’apparentent ici plus à de l’oral que de l’écrit, le langage devient donc moins soutenu.

8. Le spectre de la correction
Enfant des arguments 4 et 6, l’écriture numérique dédramatise la faute. On écrit plein de petites choses sans vraiment de soin, et si fautes il y a, on peut les corriger de manière rapide, propre et facile. Mais ça, c’est comme descendre les poubelles : on le fera plutôt demain, hein.

9. Le SMS
Nan, je déconne.

10. Le manque d’Attention
Evidemment, bien sûr que oui, bravo Sherlock : si tu tapais autrement qu’entre deux autres textes ou à 4h00 du matin, ton esprit serait peut-être moins brouillardeux (barbarisme, je sais) et tes fautes, moins légions, andouille de Lâm.

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Voilà pour les excuses, il faut se ressaisir et passer maintenant à la phase Rehab’. (Jingle militaro-viril, intérieur jour, dans une cabane, une tête de derrière, cheveux moites et abondants. Deux bras musclés serrent fermement un bandeau rouge autour. Son de “Zip”, zoom arrière. Des méchants s’apprêtent à morfler mais ils l’ignorent encore).

Invocation des 3 Elémentaires.

J’ai ainsi installé la dernière version du Robert sur mon ordinateur et ajouté un site de conjugaison dans mes favoris. Retour en arrière, on redevient humble et on bûche, comme à la grande époque du Bled et du Bescherelle.
Heureusement, cela en devient presque ludique, limite addictif : Lorsque l’on (re)prend l’automatisme de consulter un dictionnaire ou un manuel, on retombe aussi dans cette période bénie où la soif de Savoir l’emportait sur la vanité de ne pas faire face aux limites de nos connaissances ou de nos dispositions à bien écrire.

Petit, j’adorais dévorer dictionnaires et encyclopédies dès qu’un mot me taraudait. “Nihilisme“, “incrémental“, “nonobstant” et autres “biffle” (personal joke) m’obsédaient. Ca à l’air regressif, mais j’ai adoré vérifier que le verbe “aigrir” utilisé dans le titre de ce post était bien ce à quoi je pensais.

Ôooh, noble Art du positivisme, je loue la grâce avec laquelle tu fais passer ma regression intellectuelle pour autant de nouveaux territoires de connaissance qu’aucun homme n’a jamais foulé, à part moi-même, il y a quelques anners. Oups.

La vie est parfois bien faite. En lisant mes sites, je tombe sur cette perle de révélation : la monogamie tiendrait d’un gêne. Hello, cher RS3 334 o//

Je me régalais donc de cet article lorsque mon téléphone vibre et tombe sur ce sms, enfin plutôt cet ultimatum d’une amie dont j’ai shooté les très belles fesses.

sms de cul

Le destin est parfois un sacré Marcel Beliveau : je voulais parler de fesses et les voici qui me parlent ^.^/

Ok ok ma chère, je m’exécute : voici together, tes fesses et mes élucubrations.

watch-my-back-01

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Rappelez-vous,

Les mecs qui sortent avec plein de filles sont des beaux gosses. Les filles qui sortent avec plein de mecs sont des salopes.

En voilà, un lieu-dit du XXe siècle qui s’est toujours révélé très pratique pour le Mâle dominant en place… Sauf quand on est un mec qui fonctionne comme une salope.

Bon, je développerais bien le concept, mais je dois faire ma valise pour mon vol de demain.

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Update de 2h46 : bon, rien à foutre de la valise.

//Les faits
- Je suis célibataire et je n’ai aucun compte à rendre.
- J’aime bien les filles. J’aime beaucoup les filles. Trop, même.
- J’ai l’opportunité d’en rencontrer. Soirées, métier, Facebook, blog, tout y contribue.
- Donc, je devrais être ce mec :

//La réalité :
- J’ai l’impression d’agir en fonction de certaines ex.
- J’ai peur du couple. J’ai très peur de l’engagement. Tout, même.
- Je termine que très rarement dans les bras d’une fille et j’y contribue grandement.
- En fait, je suis ce gars :

//L’auto-analyse de fortune :
- J’aime plus être seul que célibataire, c’est plus facile.
- J’ai envie de plein de filles mais je n’ai peut-être pas envie que cela se passe.
- Ma vie sentimentalo-sexuelle ne plait pas.
- Car je me vois comme elle :

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Mais oui, c’est navrant : j’ai la trouille de me comporter comme une femme libérée.Comprenez par là que je n’arrive pas à me lâcher. Tenez, je suis chaud, là, encore une petite liste. Genre la liste des trucs qui me passent par la tête quand c’est censé chauffer simplement autre part.

- Je vais regretter
- Rho, la drague, mais quel exercice pénible pour la cible
- Et je ne parle pas du pauvre exécutant
- Je n’ai pas envie de me donner à n’importe qui
- Que vont penser les autres de moi
- J’ai autre chose à faire.

Voici le genre de pensées qui m’ont bridé ce matin.

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//Bip, Rousse à 11h00, Bip

Car oui mes enfants, après le défilé (qui s’est très bien passé, sauf que j’ai failli me vautrer sur le catwalk), j’ai croisé une jeune femme magnifique en backstage : rousse, teint de porcelaine, corps superbe dans robe noire officiellement sobre mais terriblement sexe.

Entorse de l’œil, là, comme ça. Je me tâte, piétine, hésite, me rappelle de, me mord la lèvre bref, me sens aussi malin et confiant qu’un puceau à l’approche du quart d’heure américain dans une boom de 5e et donc, renonce.
Et puis, je repense aux derniers conseils de mon autre rouquine l’autre soir. Et je fonce.

Eeeeeeeeet je me rends compte à 2 mètres d’elle que je suis à moitié à poil puisque j’étais en train de me changer au moment où mon cœur a émit un bruit de radar de sous-marin.
Inversion des moteurs, barre à tribord et je dévie comme une sombre merde, passe à côté d’elle, raide comme un macchabée. Impossible d’être cool, j’ai passé le reste de la journée à ruminer le nouveau sommet de nullité que Lâm le célibataire vient d’atteindre -_-V

Oui, vous pouvez : “L

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Entre ce genre de situations, la culpabilité que je ressens peu après avoir passé une belle nuit avec une belle demoiselle et la tendance récente à tiquer sur des filles maquées, je me dis qu’un truc cloche.

Et si je veux flirter avec une pokeuse de Facebook, rencontrer une lectrice de mon blog, ramener une clubbeuse émechée, m’en foutre de ce que pensera mon ex, ne pas me poser d’autres questions que “chez toi ou chez moi”, de satisfaire ma libido, d’être égoïste, de rester cool et d’assumer, je fais comment ? Je veux être Carrie Bradshaw, quoi pff !

Alors voilà, nous sommes encore en pleine nuit, je n’ai toujours pas bouclé ma valise et je regarde mon téléphone depuis 15 minutes. Car je m’en souviens : Martin, mon caster, a discuté avec cette belle inconnue.

Pff, allez, « Send ».


Et ne me dites pas que “tu vois, c’est simple, non ?” hein, je viens de relire l’autre fameux sms

I can has sms styl

17 Nov 2007 à 5:00 141 commentaires

luv2luvsmsstyle

Entre la seconde phrase indécodable et la derniere qui calme grave, je me demande si je ne devrais pas répondre “g 28 an é lol ds la vi jecri d mo entié“.

Elle avait pourtant l’air si chouettos

SMS

5 Apr 2005 à 14:50 50 commentaires

En lisant les commentaires de la news précédente, j’ai vu le débat se déplacer de la condition amoureuse en terrain souterrain à la condition orthographique en terrain cyber agoratique. Alors, le langage SMS est-il un mal ?
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