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Ça parle clairement de soirées

Metropololtain

22 Nov 2010 à 3:18 33 commentaires

oink-oink-tchou-tchou

Je l’ai depuis samedi soir et je pense qu’il ne partira pas avant un bon mardi-mercredi, marqueur indélibile FTW.

Voilà le prix à payer pour une soirée avec dress code “de fumier” (dixit Mel et Ben, les hôtes) et mon goût immodéré pour les galéjades capilotractées-foireuses (“Mel” ? “Ben” ? on pourrait faire “Amel Bent” hahahaha).

Et dire que certains ont fait pire.

Ne me demandez pas quelle station de métro de Paris je représentzais, je vous laisse deviner (et ceux qui savent vous disai rien).

Quand je regarde mon profil Facebook, je vois qu’il y a 226 photos de moi. J’ai dû en mettre 8 moi-même. Le reste provient de photos de soirée ou l’on se fait “tagger” par des amis, ce qui provoque toujours deux réactions :

- Si vous vous en foutez de voir votre , par l’alcool ou blanchi par le flash, vos yeux à moitié fermés ou un bouton en gros plan exposés sur le net, il y a de quoi riregoleri masssss (oui, infâme expression).
- Si vous aimez contrôler votre image, c’est la chasse aux photos pour se détagger et éviter les Dossiers bref, la grande flippe chaque lendemain de soirée.

Car l’un dans l’autre, c’est assez marrant de voir la tournure qu’ont pris les fameux “Dossiers”, ces photos, situations ou commentaires compromettants ou potaches que l’on se partageait autrefois autour du café “j’ai mal au crâne” du lendemain.

Désormais, c’est “Ta Tête sur Internet“.

On en riait avec mes deux coéquipières de soirées cultes et dèches, Gomar (au milieu) et Angèle (à droite), qui a signé ce petit dessin comme je les aime : TCTB (les habitués de laFraise, reconnaîtront l’expression :’P)

Voici donc le véritable intérêt de cette pieuvre du 2.0 qu’est Facebook, au delà de ses applis inutiles et de ses membres sympathiques : se lever, poster les images de la veille, tagger un(e) ami(e) en mauvaise posture et lui laisser en commentaire les fameux “T’inquiètes, ça ne sortira pas d’Internet” et “T’inquiète, ça reste entre nous – et Facebook”.

Qu’importe le flacon, tant qu’on a la marrade xD

“Mais, vous savez qui je suis ?”
“J’ai un carton d’invitation !”
“Allo ouais Fab, tu me vois, je lève la main là !”
“Non mais arrêtez de pousser”
“J’ai un bracelet blanc, laissez-moi passer !”
“J’ai un bracelet orange, laissez-moi passer enfin !”
“Non mais ressors, vas voir le physio et dis-lui de me faire rentrer, putain”
“Ma copine est à l’intérieur, vous comprenez ?”
“Non mais on ne m’a jamais fait attendre comme ça pendant 45 minutes, c’est un scandale”
“Je suis Guillaume, je dois mixer dans 5 minutes, demandez à Greg et Matthias”
“Allez, on se bouge à la soirée Puma à l’Olympia, je connais la meuf du vestiaire”
“Mais, je suis écrasée contre la barrière, vous ne voyez pas ?”
“Attendez, moi aussi je suis un habitué du Baron”
“Mon magazine est partenaire de votre soirée, j’ai des droits quand même”
“On m’attends à l’intérieur”
“Je suis enceinte”
“Mais comment ils se sentent plus, les videurs”
“Euh, je fais la queue depuis assez longtemps donc tu dépasse pas, merci”
“Si tu rentres tu me bippes, je vais m’asseoir, plus loin”

royal monceau the demolition party

A l’entrée de la Demolition Party, malgré la plus forte de concentration de VIP (tous plus que l’autre) au mètre carré du mois, les videurs débordés ne faisaient plus entrer personne, malgré les pass, les excuses, les gueulantes.
Les égos meurtris, vexés d’être parqués comme… comme des gens normaux, regardent avec envie et dédain les élus qui les narguent des fenêtres du Palace.

Du coup, j’ai abandonné et je suis rentré. Avec le sourire, tout de même : c’est toujours sympa de passer du temps avec Léo, quel que soit l’endroit, quel que soit le faux plan.