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Ça parle clairement de sport

L’autre jour à la boxe, nous avons testé un exercice sympa : les 9 élèves entrent dans le ring et chacun son tour, on se met au milieu… Et on doit tenir contre les 8 autres. Pendant 2 minutes, sans échappatoire. Le mot “Tournante” est vite apparu dans mon esprit.

On ne tape pas vraiment pour faire mal mais pour compresser, paniquer, fatiguer la cible, l’empêcher de respirer à tous les sens du terme. Chaque mec qui passe mange quand même bien, même les plus pros du groupe. Et puis je m’avance pour mon tour.
C’est parti, stratégie: viser un coin pour limiter les angles et donc le nombre d’assaillants, esquiver et balancer des push-kicks, puis se dégager et atteindre un autre coin et ainsi de suite. Une stratégie qui se tient dans la théorie, une stratégie qui s’est écroulée en 20 secondes à cause de mes longs cheveux.

Car dans le tumulte de coups de poings et pieds encaissés, mes cheveux se sont détachés et là, rideau: de l’intérieur, je ne voyais plus rien et de l’extérieur, j’avais la tronche de Sadako dans “The Ring”. Je me demande alors si mes adversaires ont été impressionnés. Quelques secondes. En fait, pas du tout.

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Profitant largement de ma soudaine cécité capillaire, ils s’en sont donnés à coeur joie comme des gamins qui s’excitent à coups de bâton sur une Piñata d’anniversaire. J’ai mangé dans tous les sens sans rien voir pendant les 1m40s les plus longues de ma vie.

L’autre fois à la boxe, j’ai inventé un exercice sympa : La Tournante Piñata del Sadako.

Le Saint-Sueur

4 Apr 2011 à 0:57 17 commentaires

Que c’est cool : deux de mes auteurs favoris parlent de sujets qui me parlent en ce moment : le sport et la compta.

Je vous reparlerai de la compta une prochaine fois (parce que le lundi, c’est quand même direct aride). Donc :

LE SPORT

J’en ai toujours fait, j’aime ça etc. Cette année, nous devions installer une salle au boulot mais les choses ne se sont pas passées comme prévu et du coup, je me suis lancé de mon côté. Un peu fort : Boxe Thaï, Volley Ball et Danse.

flashdance-1Mon matos m’exprime : beaucoup d’envie – et encore plus de pétasserie.

Hmmouais, j’ai peut-être un peu overreacted. Vous savez, un peu comme lorsque l’on fait l’erreur de faire des courses au supermarché alors qu’on crève la dalle: on craque sur tout et on achète dix fois trop. Du coup, j’ai fait péter les cartes d’abonnement et mon Dieu, ce que je sue. Et surprise mon Dieu, ce que j’aime ça, de

SUER

Je fais partie de la race des gens qui ne suent que très peu. Les auréoles ? Connais pas. Les déos ? Avec briquet pour faire le con, sinon je ne vois pas. Les bandeaux éponge ? Pour un cosplay Björn Borg en soirée.

Ce n’est pas faute d’essayer, mais c’est comme ça, je n’ai jamais vraiment sué. J’en étais plutôt fier.

Et là, je sue grave. Je coule, je goutte, ça me brûle les yeux, j’éponge mes tshirts. J’ignore le changement, mais le plus étrange, c’est que je kiffe. Il y a ce côté purge totale qui me parle, ces heures assis devant un ordinateur coulant le long de mes tempes. Voici d’ailleurs mon échelle de la sudation :

- Volley. Très faible. J’en fais depuis 16 ans, 3 dans un club loisir, je connais mes forces (passes, attaques courtes) et mes faiblesses (réception). Effort morcelé, maîtrise et économie des mouvements, rien de nouveau si ce n’est du plaisir.

- Boxe. Solide. J’ai repris les cours la semaine dernière. Ce n’est plus vraiment de l’anglaise, mais de la boxe Thaï pour le moment. Je retrouve les gestes et mes années de Tae Kwon Do me permettent de relever un peu la jambe. Mais seul sur un sac ou en mode rush d’abdos, je sue grave.

- Danse. Classe Niagara. La nouveauté. J’ai toujours voulu en faire et finalement, me voici au Studio Harmonic, en pleine ambiance “Un Dos Tres”. Je fais de la House Dance et enchaîne sur du Hip Hop New Style. Et je dérouille grave.
Non seulement c’est hyper cardio, mais en plus je suis un total débutant, raide comme un zombie, qui assimile enfin un step… Quand la prof enchaîne sur le suivant. Je stresse et complexe grave, ça m’apporte du coup un bonus Sueur majeur: Je suis trempé du début à la fin.

flashdance1 Plus près de toi Jennifer Beals

Avec ce rythme (lundi boxe, mercredi volley, jeudi danse, jeudi danse, vendredi boxe), je suis devenu un junkie de la sueur, j’ai triplé mon rythme de machines à linge. Quel bonheur, sweet sweat.

La prochaine fois, je parlerai Compta. Une autre source sueurs.

Ah, quel beau dimanche de champions mes amis, un vrai festin de Sports en phase critique : finale de, supermachin, derniers miles, truc du grand Chelem…
Il fallait avoir une sacrée force (mentale) pour rester… Dans son canapé toute la journée et suivre ces dénouements o//

C’est d’autant plus difficile que ce genre d’évènement à la manie de nous transcender et de nous donner envie de devenir nous aussi Champions du Monde, mais en mode Chabert :

“Tu feras quoi plus tard ?”
“… Champion du Monde”
“De quoi ?”
“Bah je sais pas, mais du monde, quoi !”

On l’aura bien compris : qu’importe le Sport tant qu’il y a la Gloire :) Mais tout de même, il existe différentes manières d’y arriver et d’en jouir. Petit passage en revue des disciplines du week end :

(images tirées de SI, Vendée Globe et le site officiel de Karabatic)

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LE HANDBALL

- C’est quoi : Un sport collectif en 6 vs 6 7 vs 7 où la main colle à la balle et les coudes collent aux côtes.
- L’actu Dimanche : Championnant du Monde, la France vient de plonger la Croatie en depression nationale.
- C’est cool : Pratique : tu es champion du Monde, mais on ne te fait pas trop chier dans la rue.
- C’est moins cool : Vraiment personne ne te fait chier dans la rue.
- Champion ? Mouais. Beau sport, ça rend costaud (ex : Daniel Narcisse, de rien les filles), mais comme le Volley Ball en salle, on a un peut l’air palichon, à force de passer sa vie dans un gymnase éclairé aux néons.

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LE TENNIS

- C’est quoi : Sport de raquette qu’on jette en cas d’énervement.
- L’actu Dimanche : Open d’Australie, Nadal-ozer plonge encre Federer en depression nerveuse.
- C’est cool : En cas de victoire, on ramasse vraiment toute la gloire. Vive les sports individuels !
- C’est moins cool : Le tennis est un sport vieillissant : public, ambiance, champions… Même Djokovitch.
- Champion ? Pas mal. Le sport a beau être vieillot, c’est quand même la classe de s’écrouler au sol à la fin de la balle de match, les levés de trophées sont classes et surtout : Nelson Montfort vient te parler anglais.

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LA VOILE

- C’est quoi : Des bateaux qui se tapent un 100m de 44000 kilomètres.
- L’actu Dimanche : Vendée Globe, Desjoyeaux part 2 jours après, arrive 3 jours avant les autres, déprimés.
- C’est cool : Pas d’entraîneur qui hurle ou de stade houleux pour t’embêter dans ta finale.
- C’est moins cool : On doit un peu sentir l’embrun et l’iode ad viternam, au bout d’un moment.
- Champion ? Nope. Je n’ai jamais vraiment compris l’euphorie autour de la voile. C’est noble, c’est romantique mais c’est vraiment trop long d’être un champion.

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LE FOOTBALL AMERICAIN

- C’est quoi : Un sport co’ aussi fin qu’il apparaît bourrin aux yeux du profane. Un peu comme le Rugby.
- L’actu Dimanche : Superbowl XLIII, les Steelers frôlent la crise face aux Cardinals. Grandiose.
- C’est cool : Déjà, les Victory Gestures en cas de Touchdown sont d’une classe intergalactique
- C’est moins cool : L’univers de drogue, de corruption et de bourrins. Mais si, c’est Bruce qui le dit.
- Champion ? Presque. Très classe de remporter un Superbowl, mais l’espérance de vie d’un champion de Foot US étant aussi longue que celle d’un Sumo (dès 40 ans, c’est le bordel dans ton corps traumatisé), le trip “Live Fast Die Fast” me plaît moyen.

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Bon alors du coup, j’ai bien vibré Dimanche, mais je n’ai envie d’être Champion suprême d’aucun de ces sports. Reste d’autres disciplines qui pourraient le faire : Champion du monde de Street Fighter IV, champion du monde d’un truc de Hip Hop (DJ ou Breakdance), Champion du monde de Foot (un classique), champion du monde de Blogging (ya bien une agence buzz 360° qui va nous pondre ça) ou encore champion du monde de sport de combat (je reste un garçon).

Reste le problème inévitable qui, tel un récif noir, coule le navire de mes espérances : pour devenir champion, il faut aussi s’entraîner. Vie de chien.