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Ça parle clairement de troll

Oh la bonne barre.

Vous l’avez sûrement vue, l’épique remise de légion d’honneur à Steve Ballmer par notre Sarkozy… Qui ignorait ce que Microsoft fait dans la vie. Moment culte.

“(…) vous vendiez des, des… ce que vous savez faire”

C’est vrai ça, elle fait quoi déjà cette PME… Des tout petits softs ?

Ce manque risible de culture générale qui le dispute au manque cruel de préparation de la cérémonie, je me les repasse en boucle, la réplique me trotte dans la tête encore plus lourdement qu’un tube de Shanice, inoubliable.  Remember :

Mais fini de rire.

Etant un citoyen bon et actif, je me permets tout de même de vous adresser, cher Président, quelques “mémos” pour mieux connaître les prochaines personnalités du “digital 2.0 virtuel tactile” susceptibles de se faire épingler par la plus haute décoration de votre notre République.
J’ai fait rapide, comme ça vous pourrez les gribouiller discrètement dans votre paume de main :

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- Sergei Brin et Larry Page, qui ont révolutionné l’accès au savoir en inventant Wikipedia

- Steve Jobs, dont la vision a mené Nokia au sommet du marché des smartphones

- Bobby Kotick, papa de World of Warcraft, qui a su distiller les bons sentiments dans l’industrie du jeu

- Frédéric Lefebvre, créateur de termes Internet tels que “troll

- Shigeru Miyamoto, dont les créations ont façonné le jeu vidéo : Sonic The Hedgehog, Kinect etc

- Richard Stallman, célèbre avocat du groupe Metallica durant son procès contre Napster

- Mark Zuckerberg, jeune patron visionnaire de Copains d’Avant, très porté mode

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A votre service, monsieur le Président.

Boulets Corp.

12 May 2009 à 13:23 124 commentaires

Ah, tous les signes coucourraient pour ce billet, alors que j’allais poster une loutre en talons aiguilles.

- Des Kevins qui clonent mon blog ou Secret Message Service.
- La mode des “Fakes” sur Twitter ou Facebook.
- L’impressionnante “invasion” de 5 trolls récemment ici.
- Et surtout, ce billet d’Elixie qui, fidèle à sa réputation de précog’, a écrit ce que je pensais encore à peine : un billet sur l’art putasse.

Car là se trouve bien le problème avec les andouilles du net : Ils sont globalement assez nuls. Décevants ou du moins, en deçà de nos espérances. Un peu comme de films dont la bande annonce a tout montré.
Le célèbre adage spécifie que “La critique est aisée mais l’art est difficile“. Je ne suis pas d’accord. La critique est un Art et cet Art devient de plus en plus élitiste à mesure que l’on veut devenir assassin, raciste, polémiste, trollant etc.

je veux savoir qui est ce champion, halp

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Rien que sur la blogosphère, on attend encore un vrai tueur, un vrai critique, une plume aussi sanglante que brillante, du pervers et du sulfureux portés à leur firmament. Mais pour le moment, rien. Ceux qui s’autoproclament “poil à gratter du net” ou “seigneurs sanglants des coms’ ” fournissent pour le moment un ouvrge au ras des paquerettes. Une polémique artificielle, des propos racistes, du faux scoop, des propos homophobes, du scandale dont tout le monde se fout, des propos racistes et homophobes en CAPS LOCK etc. Même le tronçonneur, qui avait du potentiel, semble arrêté.
Un peu comme si la scène comique n’avait ni Desproges ni Les Guignols, mais juste Tex et Didier Gustin.

Le problème des cloneurs et des copycats est un peu différent. Il sont juste assez neuneus pour penser que leur méfait sera masqué par la qualité de leur boulot. Du coup, on a juste envie de leur coller une torgnole, en mode pédagogie pour enfants des années 50.

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Le problème de l’ère de l’égo, c’est que ces gens pensent leur pouvoir de nuisibilité énorme. Dans l’océan de mépris/oubli des internautes, une seule réponse indignée, une simple réaction scandalisée et voici nos boulets en quête de publicité invincibles, fils du Soleil, regonflés à bloc. Ils ne cherchent pas tant la reconnaissance qu’un écho. La quantité avant la qualité.
Moi, je suis un peu triste pour eux parce qu’ils ne me font pas rire au sens propre du terme. J’aimerai rire férocement ou pleurer sous le poids de la méchanceté. Foutre la merde ou la remuer, c’est tout un art. Et avant d’être un art, c’est une discipline : oublier que l’on ne fait rire que soit et ses 4 potes ou que l’on énerve 1 internaute sur 1000, c’est un échec.

Du coup, lorsqu’une lectrice m’a demandé de censurer les commentaires des boulets récents, je ne l’ai pas fait (alors que j’ai banni ma gentille stalker, c’est pas juste). Juste pour garder comme une archive le niveau du trollisme en France, qui n’a pas changé depuis 1999 au moins. Je ferais le ménage sûrement un soir, dans la foulée d’une grande vaisselle plus rangement de linge propre.
J’ai encore moins menacé les copycats de retirer leurs clones de sites. Tout comme leurs cousins trolls, ils ont invariablement moins de 20 ans et, à l’image de leur voix, cherchent leur voie. Autant leur laisser une pelotte de laine pour ne pas qu’ils attaquent les rideaux.

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Il n’empêche que la recherche vaine de fouteurs de merde de qualité est peut-être tout simplement stérile de base. Il existe tellement d’arguments et de contre-arguments de valeur égale autour des boulets et des cloneurs que peut-être, par essence, la critique gratuite ET de qualité ne peut exister sur le web.

Alors je lance un appel : véritables esthètes du foutage de merde, fins bretteurs du rien, Sheldons et autres Vergès du commentaire : sauvez-nous des branleurs qui polluent le web de par la nullitude de leurs interventions et leur déontologie orpheline de toute intelligence. Ils nous faut des connards avec du sens. Manifestez-vous, faîtes-nous grincer, faîtes-nous rêver !

update : toutes mes excuses pour les mecs qui s’appellent Kevin. Relativisons, avant c’étaient les Régis et les Jean-Mouloud.

Il y a des vaguelettes ces derniers temps.

Suite, à un dossier d’un certain magazine intello-branché sous forme de charge contre une certaine frange de bloggers. On s’émeut, on se traite, on débat.

Je n’aime pas trop commenter la vie de laBlogosphère ici puisque je me suis toujours appliqué à gérer ma vie de blogger comme ma vie professionnelle : en Libéro, loin de toute tribu identifiée (humm, les marketeux passionnés de nouvelles technologies, de design et de buzz, yumm).

Mais finalement, cette dernière polémique me touche profondemment. Parce que je suis journaliste et blogger. Et que j’aime les deux, que je vois bien la frontière entre les deux et que pourtant, je ne me sens aucunement schyzophrène.

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Des jeunes, des racailles

En gros, certains bloggers pèteraient un peu plus haut que le cul et que certains médias traditionnels auraient le cul un poil trop serré. Encore une histoire de fesses. Et surtout une répétition, les assauts d’un côté comme de l’autre étant devenus des marroniers depuis bientôt 3 ans.

Donc ça tape d’un côté, ça se plaint de l’autre. Et vice-versa. C’est intéressant, ce système du “Aïe, mais qui sont ces bouffons vaniteux pour m’attaquer de la sorte ?” + “Mais bon, d’un autre côté, j’aime bien me faire taper, cela veut au moins dire que je dégage quelque chose“, puisqu’il est au final utilisé de la même manière des deux côtés.

On pourrait débattre du bien fondé qualitatif de ce genre de démarche, mais la métaphore la plus évidente qui me vient à l’esprit, c’est celle des jeunes racailles.

- Jeunes parce que les ado fonctionnent selon l’indémodable adage du “je préfère qu’on me déteste que de laisser indifférent“.

- Racailles, parce que souvent, elles se retrouvent entre elles et avec d’autres bandes – à, au hasard, une Fête de la Musique – juste pour se fritter dessus. Mais elles font mine que non, finissent inéluctablement par se chauffer, se taper et repartir en sang en s’exclament, sincèrement scandalisées “putain, mais ils sont fous, ils voulaient nous fritter ou quoi !”. Avec un petit sourire.

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Ma solution au problème journalistes vs bloggers

Au delà des métaphores, il ne faut pas sous-estimer la polémique bloggers/journalistes.
Ce débat me semblant vraiment crucial dans l’avenir de l’Agora au sens premier du terme, je me suis fendu d’un raisonnement un peu long à lire, mais que je pense pertinent et définitif sur cette situation qui touche quand même toute la société française.

C’est dans la suite et bien sûr, j’attend vos réactions construites sur ma théorie. Trolls et lols : s’abstenir, merci.

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