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Ça parle clairement de voyage

Comme promis, des images du Vietnam, de Hanoi à Hue, en passant par Sapa, Ninh Binh et la Baie d’Halong.

Enjoy

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Seoul Music

20 Apr 2010 à 17:45 38 commentaires

Quelques petits instants de notre sejour improvise a Seoul. Cela doit bien faire la 4e fois que j’y viens en 10 ans, je suis toujours sous le charme de la gentillesse des coreens et la richesse de cette ville qui a pris une ampleur encore plus incroyable depuis ma derniere visite.

iceland-korea-01

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Dimanche midi a Seoul.

Ouais, on a decide de dormir et de ne pas aller a l’aeroport cette nuit. Apres les folles courses aux infos et l’espoir continu de trouver une solution, nous avons decide d’attendre et de dormir. 3 heures en deux jours, ca ne suffit pas.

Du coup, grasse matinee puis balade a MyeongDong, le gigantesque quartier mode de Seoul. Ma copine me deteste, je viens de la ruiner pour la 3e fois de notre sejour avec mes “bons plans”.

Demain, on achete une 3e valise juste pour les nouvelles acquisitions, Seoul est devenu une capitale absolument redoutable pour la mode, facilement du niveau de Tokyo pour le low/mid price stylai.

myeongdong-seoul

Je comptais aussi aller demain a l’aeroport pour prendre des nouvelles, mais je viens de recevoir une alerte du Monde.fr : aeroports fermes jusque mardi. Nous avons une possible reservation pour un vol vers Madrid vendredi 23, mais je sens que le nuage va continuer de glisser vers le Sud et nous rebloquer…

Du coup, je m’organise pour bosser sur place, peut etre en achetant un petit laptop et un lecteur de carte memoire pour enfin vous poster plus de photos (merci forever Sony pour tes Memory Sticks et des cables USB proprietaires).

Et une idee nous trotte derriere la tete desormais : bouger de Seoul. Si on doit attendre 2 semaines avant de rentrer, autant le faire dans un pays pas cher et avec du Soleil, Bali par exemple. Je vais checker le prix des billets, voir s’il est rentable sur cette periode.

En attendant, je vois sur Facebook pas mal de collegues coinces aux quatres coins du monde et ici, nous commencons a prendre l’ampleur du phenomene : il va falloir des semaines et des semaines pour rapatrier toutes les personnes bloquees.
Du coup, on se sert les coudes entre voyageurs et on rencontre plein de gens super interessants de tous pays, toutes generations. Et on crache grave sur Korean Air et son attitude desastreuse depuis le debut de la crise (j’en n’ai pas fini avec eux).

Aller, je retourne m’organiser pour passer cette semaine presque comme si j’etais en France : rapatriement d’un max de fichiers et documents de travail, recuperation de softs, demain c’est souris et claviers. J’en peux plus de taper sur des claviers aussi defonces que sales.

YongSan Market, a nous deux.

Bon, vous pensiez vraiment que ça allait finir comme ça ?

nous sommes actuellement en transit à Séoul, mais le transit se transforme en terminus : l’eruption du volcan Islandais a bloque un gros tas d’aéroports dont ceux de Paris. On ne sait toujours pas pour combien de temps.

Et qui c’est qui est actuellement en transfert à Séoul ? C’est bibi. Et plein d’autres, de plus en plus de voyageurs. les compagnies sont debordees et dans le flou, à l’image de la notre, Korean Air.
Pas d’infos, zéro personne pour guider les voyageurs, des guichets 3 qui vous renvoient au comptoir B etc.
Bien évidemment, aucun remboursement, aucun dédommagement d’hôtel, aucune assistance bref, un service client digne d’une Low Cost de Beauvais. Évidemment, personne ne peut prévoir que quand un Volcan s’eteint, un autre s’éveiller, mais l’alerte date depuis 48h00 et Korean n’a averti aucun passager au départ, 5 heures avant le vol. Du coup voici tous en escale forcée, avec infos, contre infos, rumeurs et théories entre passagers paumés : l’avion est là, l’avion est à Paris, nos billets sont caduques, c’est 1500$ par personnes pour le Séoul – Madrid, seule capitale européenne encore joignable avec Milan, que le prochain avion pour Paris est le 21 etc.

Et en attendant nous sommes chargés comme des mulets, farigués et sans le sou. Et pour vraiment vous donner le degré d’urgence de rentrage en France, je suis actuellement vêtu d’un Marcel et d’un treillis car tout le reste de mes fringues est sale. Exactement, je ne porte pas de caleçon, j’avais prévu une gestion de mes réserves comme un pilote de Formule 1.

Donc si vous travaillez chez Korean Air ou que vous avez un grand appartement sur Séoul (avec du Soju), c’est le super moment de vous manifester.

Il s’est passe une blinde voire deux de choses durant ces 15 derniers jours. Plein, mais pleinnn, j’en ai le clavier qui me demange. Bon, c’est peut etre aussi parce que c’est la premiere fois depuis un mois que j’utilise un vrai ordi, avec un vrai clavier (qwerty, certes).

Bref, retour demain et une fois pose, je vous narrai plein de choses du voyage et annoncerai plein de choses a venir (un nouveau magazine ! l’arlesienne DK8 ! de la photo !) et pleins d’images. Je me sens meme de faire une petite video de vacances, tiens o//

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En attendant, nous profitons de notre derniere journee pour regarder les photos fraichement developpees de l’appareil l’argentique de ma cherie (cet Hexar AF, degote la veille de notre depart, est vraiment une tuerie), on decouvre des lieux aussi beaux que bien caches dans cette ville de fou, je tente de faire un peu de business avec les usines locales et j’ai vu une derniere fois mon grand pere.
Et j’ambitionne de confier ma tignasse (pas brossee depuis un mois maintenant) a Color House, le salon de coiffure qui le fait dans le quartier, mais ca coute quand meme 7 euros ouh la la.

vinapics

Qu’il dure un mois, une semaine, ou un an, chaque beau voyage semble se reveler de la meme maniere : le jour du depart, on se dit que c’est tres long. Le jour du retour, on se rend compte que c’etait bien trop court.

J’ai hate de vous illustrer cette petite reflexion dans les prochains posts. Mais en attendant, ma tignasse.

Apres avoir explore le nord, la lente redescente vers Ho Chi Minh Ville debute.

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Je suis assez deroute par le pays et ses habitants, tour a tour admirables comme detestables. Je pense qu’il me faudra quelques temps pour bien infuser cette masse de moments et de ressentis.

En attendant, nous voici sous la bruine de Ninh Binh, ville mi-transitoire mi-touristique. Matinee de flemme et de repos, je peux enfin ecrire.

Bien sur, il s’est passe plein de choses et j’ai encore en tete la beaute des montagnes du Nord, avec ses maisons nouees dans le flanc des reliefs, nouees de bambou. Les etagements des rizieres qui donnent aux montagnes des airs de gigantesques mangues tranchees par les vendeurs des rues.

Hanoi, vieille mais agitee, le son incessant des klaxons et de l’activite. La baie d’Ha Long et son cote usine a touristes et pollution surpuissante, a vous degouter de cette “8e merveille du monde”.
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Quelques mots pour resumer a l’extreme quelques etqpes du periple. Car le temps et les moyens me manquent pour ecrire et poster des images, mais c’etait mon choix de ne pas emporter de laptop dans notre sac ultra optimise pour faire du routard.

Le manque de blogging vient aussi evidemment du manque de temps, mais pas d’envie. On me dit souvent “allez, laisse un peu tomber le clavier, profite de la vraie vie !”

Il y a mesentente ici. L’ecriture (dans ce cas, le blogging) est une passion et une activite entiere pour moi. Je ne blogge pas lorsque je n’ai rien d’autre a faire, la “vraie vie” n’est mieux ou moins bien.

L’ecriture m’a vraiment manque ces derniers jours et j’aurais aime pouvoir tenir un petit carnet de voyage. Il y a aussi les images, tellement galere de juste retailler les jpg sortis des appareils les postes ici sont evidemment asthmatiques et blindes de crapware.

J’aurais litteralement mis une heure a poster ces 3 images depuis photohop.com …

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Il est l’heure de dejeuner, allons remanger de cette delicieuse chevre grillee avec ces herbes parfumees et inconnues.

Le départ, et la fin

17 Mar 2010 à 20:10 78 commentaires

Un post un peu spécial : je pars ce soir au Vietnam, un mois avec ma chérie.

Nos bagages sont légers et le programme devrait l’être aussi : tongs, moto et photo.

Le mois de rêve ? Clairement, les trois mots juste au-dessus doivent faire partie de mon Top5 ever (avec “loutre”, et “procrastination”). Ce long trip sur la terre de mes parents, j’en rêve de loin depuis tellement longtemps.
Sans oublier que mon billet d’avion est le cadeau des mes 30 ans, offert par une troupe assez burlesque de mes potes.

Pourtant j’ai peur. Ce voyage, je me le suis fait dans ma tête depuis mon enfance. Il y a évidemment la peur de la fin du fantasme. Il y a également la peur du résultat : J’ai l’impression que de manière inévitable, je serais très déçu ou je serais complètement embarqué et ne reviendrai pas en arrière. Aucune vision douce, raisonnée.

Et puis il y aussi une grande partie familiale. Je pars là-bas pour officiellement voir la partie de ma famille maternelle rentrée “au bled” comme aime le dire la plus jeune de mes tantes. Officieusement pour dire un ultime au revoir à mon grand-père, que je vois sûrement pour la dernière fois vivant. Très officieusement pour régler quelques trucs avec moi que j’ai toujours enterrés avec un talent certain et que je sent depuis quelques années capables de m’éclater au visage comme des mines sauteuses.

Et puis je ne pars pas vraimer tranquille. En France, ma petite boîte se décide enfin à passer la seconde : Lense et DK8 réclament toute mon attention et des problèmes de timing me font partir à cette période précise. Je n’aime pas ça.

Il y a donc une Pression certaine et la pression de ne pas transmettre cette Dernière à ma chérie, la jeune femme que j’aime tous les jours un peu plus et qui viendra faire la tong-moto-photo avec mois. J’ai peur que ce voyage soit “le mien avec elle en plus”, alors que je veux plus que tout qu’il soit simplement le notre.

Ceux qui me suivent sur ce blog ou me connaissent le savent : je voyage beaucoup à travers le monde, mais je ne voyage que peu au sens propre du terme. Du coup, je panique un peu avant chaque départ, comme si j’allais faire quelque chose de routinier mais d’inattendu en même temps. Déjà que je récolte les nuits blanches chaque veille de départ de press-tour…

Ce voyage sera parmi les plus longs et le plus important de ma vie. Je le rumine tellement dans ma tête et mes tripes que même le blogger exhibo qui réside en moi, généralement si bruyant, ne vous a rien dit depuis que j’ai commandé mes billets, en Janvier dernier. Je ne savais juste pas quoi dire, penser.

Maintenant que je tapote ces confessions sur mon téléphone depuis le terminal d’embarquement, les choses semblent déjà plus claires.

Allez, il est temps d’arrêter l’auto-torture mentale, de partir et de laisser derrière moi le maximum de pensées et d’attentes.
Atterrir, me déchausser, boire un Café Suda ou un lait de coco frais.

Tout ira bien ou pas, mais en tout cas tout ira à son rythme et son envie, pas les miens.

Let go.

Les enfants,

Papa part ce matin à Seattle pour 3 jours et pour rendre visite aux petits gars de Valve, en train d’apporter une touche finale à leur très attendu Left 4 Dead 2. Soyez bien sages, je vous laisse avec “The Trail“, la série photo que j’ai présentée lors de la Geek’s Live.

Des bisous, je poutrerai du zombie* en pensant à vous.

Les enfants,

A peine la magnifique Lense Party with Epson terminée, Papa embarque cette nuit pour une semaine de photos très loin de la maison.

Maman lui manque deja beaucoup, mais Tonton Renaud et tata Anh seront de la partie.

J’espère que vous serez sages en mon absence et que vous retiendrez bien ces deux leçons :

1. blogger depuis un téléphone, c’est pas supeeeeeeer pratique.

2. L’hôtesse, elle s’en fiche que c’est pas super pratique de Blogger depuis un telephone, il faut éteindre tous les appareils électroniques maintenant, Monsieur.

Des bisous.