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Ça parle clairement de we are the 90’s

Classe Carlton

24 Sep 2009 à 12:51 21 commentaires

Argh, je suis tristesse et frustration et clavier qwerty.

Un deplacement de vol me fait gagner 10 heures de trajets mais me fait louper la grosse We Are The 90’s de ce soir. Decidemment, je suis maudit avec cette soiree qui va en plus envoyer du lourd cote 2be3 et Dirty Dancing.

Du coup, alors que je me jetais dans mes classiques Carlton Dances telle une princesse enlevee se jette sur son lit en pleurant, quelle joie de tomber sur cette pepite vintage :

C’est beau, hein.

Bon allez, on va arrêter de se morfondre, on range son tshirt I <3 Brandon I <3 Dylan, on recrache un coup sur la Togs 2009 et on profite de ses derniers instants à l’autre bout du monde.

C’est dingue ce que je peux etre raleur, a l’etranger.

Tout à l’heure chez Technikart, à peine rentrés à la rédac’ pour ma visite menstrimestrielle que je tombe sur ce communiqué. Le choc.

chevignon togs unlimited le retour argh

Ah bah oui. Car dans les innombrables soirées et conversations qui dévient immanquablement vers notre enfance/adolescence, il y a les références cadors, celles qui font chouiner tout le monde un inévitable “mais ouiiiiiiii je m’en rappelle troooooooop !” :

Capitain Flam pour les génériques télé, David et Jonathan pour la musique et donc la doudoune Togs Unlimited Chevignon pour les fringues.
Ah mais oui, le Togs, sa fameuse oiecanard dans le dos, ses manches amovibles, ses épaules en nubuck doux, son tarif bourgeois de 1000 francs, remember lol etc.

togs unlimited chevignon avec ou sans manches ou sans moi

A force d’être titillés par ces gens qui parlent avec amour de leur Togs (moi j’avais un Fogs, l’imitation made in Carrefour), les marketeux de chez Chevignon (marque que je pensais morte et enterrée depuis au moins 10 ans) ont dû passer la limite du titillage pour hurler “bingo” – et relancer la chose, comme en 90. Et pas de soucis, c’est très clair : qu’est-ce que ça a mal vieilli, avec ou sans manches.
Je me demande vraiment qui va oser porter ça en dehors d’une We Are The 90’s, Surtout lorsque l’on regarde la surprise du chef, son tarif qui se calcule de la manière suivante :

+ Premium price (parce que c’est vieux, logique tu vois)
+ 15 ans d’inflation
+ passage à l’euro en 2000
+ c’est la crise, faut qu’on vive
+ t’as vu cette couleur jaune ? On prend des risques quand même
+ le graphiste / maquettiste du communiqué, parce que ya gros boulot quand même
______________________
=

togs unlimited chevignon et son prix aussi, il est unlimited

Et bim, dans les fesses. Donc si je résume la synthèse du pitch feedbacké : c’est laid, opportuniste, cher et artificiel bref, inadmissible. Faisons barrage, ¡No pasarán!

Et chères bloggeuses mode, siouplé, liguez-vous contre cette tentative de come-back aussi foireux que celui du jean blanc moulant pour les mecs. Et si vous croisez ce genre d’oiescanards dans la rue à la rentrée, vous savez ce qu’il vous reste à faire : PAN.

Big Up Jenny Garth

20 Feb 2009 à 3:50 28 commentaires

we are the 90's

Ca y est. Après moult refus et echecs, je suis enfin allé à une WAT90’s. Cette photo en est la preuve (et je ne montre pas mes yeux juste parce que je suis dans un vieil état ces derniers temps mais oui, c’est bien moi, regardez mes fesses, preuve imparable).

Musiques honteuses et danses déchaînées : Oui c’est maintenant sûr, les années 90 n’ont été qu’un grand gouffre artistique juste destiné à faire rigoler plus tard les jeunes des années 2000 dans une arrière salle de bar irlandais du quartier rouge d’une capitale occidentale.

Ou alors c’est la nostalgie. Bonne nuit.