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SEP

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1
SEP

Les enfants,

Papa vous écrit pour parler press tour. Comme d’habitude, me direz-vous : bon voyage, reviens vite avec des photos, veinard etc. Sauf que cette fois-ci, non. J’arrête.

Cela faisait un petit bout de temps que la chose me trottait dans la tête mais avec la rentrée, le lancement de Decate (on ne s’excite pas, c’est juste laFraise à ma sauce) et le travail sur une refonte de Lense, je dois choisir. Et j’ai choisi. Des voyages de presse, j’en ai fait une belle série durant plus de 10 ans maintenant. Des pourris, des géniaux, des inattendus. Je fais le vieux routard, mais je pense avoir fait le tour.

Avec le net, les press tour sont aujourd’hui moins intéressants pour les gens de la presse papier mensuelle comme moi et passé le côté “on voyage, on fait du relationnel et on échange pas mal de choses”, la lassitude et la raison guette : partir 3-4 jours plusieurs fois par an, cela pèse à la fin pour peu d’infos. Je n’ai ni la publication ni la volonté de courir après scoops et exclusivités comme peuvent le faire mes collègues du web et de la presse spé.

press-tour Coup de barre d’un collègue lors d’un press tour à Munich, en Février dernier.

Du coup, j’ai sauté le pas et ai gentillement refusé ce mois-ci Berlin, Londres, Ibiza, Londres encore. Pour respectivement l’IFA, les nouveaux produits Apple, DJ Hero II et le prochain HTC. Oui, c’est tentant, mais ce n’est plus suffisant.

Ceci s’accompagne avec la désertion croissante des conférences et présentations qui prennent un temps fou et n’apportent au final que peu d’informations nouvelles. Bref, je prends un peu de recul pour mieux me concentrer sur mon objectif de l’année : ma petite entreprise. Il y aura peut-être des voyages vraiment intéressants, mais je tenterai de les limiter à un ou deux par an maximum.

Fini les miles et les nuits blanches d’avant départ pour papa, qui sera désormais beaucoup plus à la maison. Et heureux de l’être.

26
AUG

Allez, un petit camembert braisé.

Non pas que je sois fan de la chose (contrairement à 99% de mes proches), mais j’avais envie de m’asseoir autour d’un feu et d’échanger des histoires, des vies, des gens, tout en dégustant un truc fondu.

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Ce soir, dîners et verres se sont téléscopés pour reprendre des nouvelles de proches un peu trop éloignés ces derniers temps. Avec mes anciens colocs’, ça a beaucoup parlé pulsions et fidélité avec comme prévu, aucune conclusion certaine mais un peu plus de retours d’expériences en tête. Je vous épargne mes nombreuses reflexions à ce sujet, je n’ai d’ailleurs pas beaucoup bougé de mes positions.

Rassasiés, nous rejoignons des amis attablés 200m plus loin, coin rue de l’Arbre Sec et de St Honoré, pour un dernier verre, et recevons à ce moment précis des nouvelles d’un mec. Un phénomène de l’adultère déjà bien costaud, mais qui vient d’ériger sa propension à tromperie au rang d’Inception, voyez-donc : un adultère dans un adultère dans un adultère dans un adultère dans un adultère. Oui, 5 couches d’enfumage amoureux, empilées comme dans un (Vaudeville de) rêve.
Même en retrouvant sa voiture ruinée demain matin (si vous tombez sur des retros de Fiat 500 dans la rue…), ce triste coureur ne se réveillera sans doute jamais : plus qu’un épique bastard, c’est un homme malade au sens propre du terme, promis à s’échouer sans fin dans les limbes du coeur et accessoirement, dans de beaux draps. Je l’y laisse volontier et prends congé.

A la terrasse du Fumoir, ils sont encore 3 potes à prendre un verre et se raconter des bêtises “du bon vieux temps”. Je les rejoins sur la fin. Impossible de vraiment se projeter sur l’avenir au delà du traditionnel “alors, c’est quoi tes projets“, ils balayent vite le sujet : Ces mecs ont en effet vécu ensemble une aventure humaine et professionnelle tellement dense et rocambolesque que je vois leur peine à se relancer (leur petite entreprise à finalement déposé le bilan) dans ces vies rangées, ces jobs “sûrs” qui font office de Graal pour notre génération.
En eux je vois encore le feu qui dévore, le tempérament du all-in, les couilles sur la table, les coudes serrés et le “putain les mecs, on le fait ? On est fous… Bah, go !” qui volaient souvent en réunion. Comment se réveille-t-on de cela ?

The Hurt Locker” l’expliquait bien : l’adrénaline est une puissante addiction. Qu’elle nourrisse ici votre ancienne vie, comme vos vies cachées. S’en défaire, c’est se trahir, même pour son bien propre. Doit-on se renier, même si c’est pour le “mieux” ? Je n’en suis pas sûr. Une certaine aliénation et une solitude certaine sont les lourds tributs à payer, mais on jetterait n’importe quoi au feu intérieur pour l’entretenir.

Bon, qui attaque le claquos ?

24
AUG

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Un petit mémo visuel et charnel, vu qu’elle me laisse seul cette semaine.
Gnii, j’adore ces bikinis à ficelles, ce sont de vrais pousse au crime !

23
AUG

Le phénomène de gueule de bois s’explique paraît-il par l’envie du corps pour de l’alcool. Etrange, après en avoir ingurgité un peu trop la veille.

Pour le jeu vidéo, c’est pareil. Absolument ruiné hier toute la journée, j’avais quand même envie de bosser quelques combos de Super Street Fighter et de matter des shoutcasts de Starcraft II.
Tout cela après une nuit de jeu bien dense avec tout le Street Club et des potes. Nuit évidemment trop courte, la faute à ce satané beau temps qui vous maintient dehors, pff, c’est nul la nature.

Vite, la prochaine.

(instant namedropping)

Big up à PoMM3 le Bachelor du 78 pour son host de qualité top tier, et aux participants :

Ju, Christel et Mel “Aidez-moi !” Perol, les reines de la machette dans Left 4 Dead 2
Dopple notre rageux à barbe qui veut brûler la Terre dès qu’il perd une seule Banshee
Nekkoto, toujours notre source number 1 de bruit
Daz l’homme aux 30 bouteilles de panaché qui chourre toutes les chips Tyrrells après les avoir critiqué
Anh à qui on fêté l’anniversaire comme des ninjas
ElGooki roi de SFIV avec des règles de merde (no coups spéciaux, focus only, choppes only)
Bastien Vivès que j’ai encore loupé alors que je voulais un autographe sur mes seins
James et son AR Drone du pif
Jin, fils de Christel et James, 3 mois et première LAN
LXC, le défenseur de l’école “Starcraft au trackpad”
isman, le père de tous les lamers du net, pas mal à la hauteur en vrai
dotsMarc, prévisible, qui a gagné à tout calmement (sauf à Left 4 dead)
Cafeine, prévisible, arrivé bien tard, qui a passé sa soirée a refiler du minerai à Khao et moi
Vintus, bourré dès 23h30
Franck et sa tour PC qui ferait passer un climatiseur pour une Nintendo DS
Frawd qui enchaînait les frags comme…
Biscotte, la chienne de PoMM3, enchainait les vols de merguez et de tranches de porcs dont celle de…
EK qui a dû manger la sienne, préalablement lêchée par Biscotte
Spank, resté fidèle à Street jusque Dimanche matin
Pio, frère de Anh, qui aime te placer des links just frame et des drops marines / tanks bien vicelards
Khao, qui ne peut jouer qu’avec un clavier qwerty mécanique sans pavé numérique et la sauce à part, thx
Shai qui a visiblement réussi à effacer son tampon à l’encre de Chine sur le front de l’autre soirée
GFX, prévisible, qui est parti trop tôt
Thomahawkk et son frère qui ont ramené une Super Nintendo et Contra

Et les invités surprises dont j’ai oublié le nom.

Update : la vidéo hautement épique de James est enfin up o//

19
AUG

Poster boy

2010 à 16:17 16 commentaires

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Version HD chez flickr, plus de détails sur le blog de Decate.

19
AUG

Les maisons de grands parents me font toujours un peu peur car elles sont figées dans le temps. Ce sont des accumulations de souvenirs plus que des lieux de vie. Je ne me suis jamais vraiment senti à l’aise, chez les autres comme chez les miens.

Chez son grand-père pourtant, j’ai été frappé par une certaine dynamique. A l’image du propriétaire des lieux, cette maison se révèle encore turbulente et frappée de manière égale par plusieurs périodes, de l’après-guerre aux seventies, regorgeant de mini-pièces, d’objets et de recoins.

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C’est d’autant plus étonnant que son grand-père n’habite plus ce lieu à l’année, le laissant vacant entre chaque visite de ses (petits) enfants durant les vacances. Pourtant loin d’être morte, cette maison fournit généreusement un plein de vie(s).

18
AUG

En rentrant de la piscine avec Anh sur nos fiers Vélib’, je me suis piqué à l’idée de faire un petit détour par chez Tonkam, la librairie (depuis éditeur) emblématique du manga depuis des années, histoire d’acheter n’importe quoi. Et en priant pour ne pas tomber en pleine fermeture estivale ou pause midi. La réalité a dépassé mes pires craintes.

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C’est apparemment une hausse de loyer (et la grosse concurrence des autres boutiques de la rue) qui ont contraint Tonkam à fermer son lieu historique il y a quelques mois. BAKAAA

Je me rappelle encore de mes premières virées à Paris en RER depuis ma banlieue molle dans les années 90, c’était pour aller chez Tonkam le samedi matin, acheter des rami cards et des mangas et Artbooks en V.O auxquels je ne pigeais rien, puis de bouger vers le Boulevard Voltaire l’après-midi pour y échanger mes jeux en import et faire switcher mes consoles dans les échoppes de corsaires spécialisées.

Plus tard, j’ai bossé comme vendeur sur Voltaire, mais j’ai toujours voulu travailler également chez Tonkam, au moins un mois, par passion. Ca n’arrivera donc pas. Comme diraient les japonais : L.I.P ;_;

17
AUG

Pendant que ma chérie boit des coups avec ses copines, je traîne présentement tard au bureau. Petits programmes persos : jouer à Starcraft II, rattraper mes lectures, mes podcasts, mes shoutcasts en retard, avancer sur Decate, sur Lense

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Cela me fait plaisir, je n’aurais pas à le faire quand je rentrerai à la maison. Non pas que ce sont des corvées – loin de là. J’ai toujours aimé traîner le soir, alors qu’elle va se coucher, mais désormais il me faut avoir un timing court.

Un dernier moment seul devant l’écran, puis je la rejoins dans le lit. J’adore aller au lit un peu après elle. Mais pas trop longtemps donc, genre une demie heure. Sinon, elle tombe dans un sommeil profond et ne réagit pas à mon arrivée.

Dans le bon timing, elle sent mon arrivée et se tourne toujours vers moi alors que je me glisse dans le lit. Et déjà bien endormie, me dit un petit truc gentil, puis retombe dans le sommeil. Et là évidemment, c’est trop mignon.
Je me retrouve alors dans un petit état de douce euphorie, je suis heureux et surtout, heureux comme au début, lorsque l’on va passer une nuit avec quelqu’un. L’excitation a laissé place à la tendresse, mais l’euphorie est toujours là.
J’ai envie de lui dire plein de trucs complètement niais, comme les vieux couples dépeints dans les films, genre “chaque soir, je mesure la chance et le bonheur de me coucher à côté de toi“. Et un long baiser sur le front. Ouais, j’en suis là.

Je pense qu’être consciemment amoureux, ça se joue sur ces petits détails.

Où j’en étais, moi… Ah oui, je traine donc au bureau ce soir et…

16
AUG

Ca suffit maintenant, avec les rumeurs de l’Internet et les langues de vipère du Twitter, la photo prise depuis ma fenêtre le prouve de manière définitive :

Il FAIT TRES BEAU A PARIS.

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Et les parisiens sont des gens heureux. Très heureux.

Voilà, affaire classée, alors maintenant arrêtez de vous moquer de nous (siouplai).