9
SEP

La star d’aujourd’hui ne sera pas l’iPhone 6, déjà connu et prévisible, mais bien l’annonce de la montre connectée d’Apple et de ses intentions autour d’ici 2015 (sa potentielle sortie) et surtout, après.

Nous sommes à une période charnière où tout le monde parle de ces smartwatches, tout le monde en sort, mais personne n’a encore à la bonne heure. Le futur ne peut pas ressembler à l’offre actuelle, pour les raisons suivantes :

L’offre actuelle d’LG, Motorola, Samsung. Des propositions, aucune vision.

Parce que personne n’a encore rien compris au potentiel de ces smartwatches, qui se contentent aujourd’hui de déporter des fonctions de smartphones, en moins bien. Tout comme les premiers smartphones essayaient de réduire et reproduire une expérience de PC de bureau. Personne ne veut gérer ses mails sur une smartwatch, comme personne ne veut faire du tableur Excel sur son smartphone.

Parce que les smartwatches sont encore des dépendances. Annoncées comme des bracelets intelligents, ces montres n’ont aucun intérêt et aucune autonomie, si elles ne sont pas rattachés à un “vrai” smart object (smartphone, tablette, ordinateur etc.). Cette laisse les réduit à un rôle de second écran, plus qu’un nouveau médium.

Parce que l’autonomie. On en reparle lorsque la barre des 3-4 jours sans recharge sera atteinte. Apple semble aussi galérer sur le sujet.

Parce que les smartwatches imitent encore des montres traditionnelles. C’est une décision design aussi maladroite et peu ambitieuse que de faire ressembler un smartphone à une cabine téléphonique. Un écran rond séduit aujourd’hui, mais ne présente objectivement aucune pertinence autre que de rassurer les médias et clients potentiels qui demandent de l’identification, avant la compréhension.

Concept d’iWatch : Todd Ham

Si le constat actuel est assez livide, la projection future est complètement excitante :

Parce que rappelle toi de la leçon iPhone, qui avait impressionné tout le monde, mais que personne n’avait effleuré la partie imergée de l’iceberg, à quel point nos usages changeraient. Le hardware actuel n’est pas une évolution, c’est un terreau de base avant le vrai départ.

Parce que c’est une étape logique et importante avant de devenir des cyborgs. Super calculateurs -> Desktops -> Laptops -> Smartphones / Tablettes -> Smartwatches / wearable technologies -> cyborgs \o/

Parce que que les capteurs de “santé” sont les nouveaux gyroscopes, à savoir des technologies au potentiel quasiment infini, entre les mains de développeurs créatifs. Je crois très fort à une génération d’apps “psychologiques”, agissant selon votre état de stress, par exemple.

Parce que ce ne seront pas des smartwatches. Tout comme l’appellation smartphone est devenue maladroite (lire ma chronique à ce sujet), les smartwatches seront tout sauf des montres en mieux. Pour nous, l’heure ne sera que le fond d’écran en veille. Pensons vite à une appellation plus juste. “Post, Post-PC” ?

Je croyais à fond à l’iPhone, je croyais moins à l’iPad. 50% de bonnes réponses. Ce bracelet intelligent, j’y crois à fond. Mais pour plus tard. On en reparle dans 2 ans, quand le hardware sera vraiment mûr et que les apps l’auront vraiment compris et transcendé. En attendant, comptons les secondes qui nous séparent du futur promis, secondes qui s’égrènent lennnntement.

8
SEP

Je vous l’avais promis, la voici ma petite sélection de bloggeuses modes. Dans mes signets, en plus des “classiques” (Garance, Lisa, ma soeur, Eléonore, Betty, Elsa etc.), se trouvent 3 cas qui me sont chères, car haut de gamme au sens créatif et non ostentatoire du terme.

Si le parcours classique d’une Bloggeuse à succès débute avec des petits looks accessibles qui se perfectionnent et s’embourgeoisent avec le temps, je m’intéresse ici à des talents à l’approche différente, plus singulière.
Je ne parle pas ici de bloggeuse mode au sens “girl next door“, mais bien de filles qui élèvent le jeu à un rang si haut, qu’elles en deviennent parfois presque distantes. Ce n’est pas grave, car Margaret, Ivania et Pari impressionnent et leurs approches, admirables, se posent des mines d’inspiration.

(Merci Theoze et Cloverclouds)

…………………………

MARGARET ZHANG, IT GIRL

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5
SEP

Photogénique comme un chat et cabotine comme un chiot, ma voisine de bureau, Lisa Gachet et son IT blog, Make My Lemonade.

Le premier portrait est destiné au blog, le second pour les vitrines de Franck & Fils, à l’occasion de l’opération “Mon Manteau E(s)t Moi

(cliquez sur les images pour les voir en résolution 4K)

1
SEP

Poom poom hier, le net est en émoi. Un indice :

Un autre ?

Beh oui, Jen, tu es nue, partout.

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31
AUG

Mathilde Serrell x Twitch : C’est la vidéo qui fait bien le tour du web, vu qu’elle en parle mal.

Une “nouvelle addiction du web“, la formule, déjà culte, annonce déjà a peu près tout ce qui va suivre.

Je vous invite à prendre une tisane-Xanax et regarder (pour la seconde, la vingtième fois ?) Le Grand Journal nous parler de Twitch, la plate-forme star des gamers :

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31
AUG

L’Eté agité (foireux, dirons certains) n’a pas épargné Barcelone ces derniers jours. Heureusement, nous sommes partis durant une période clémente et les quelques nuages ou averses ont plutôt participé à rafraîchir et rythmer la ville qui, le reste du temps, est restée fidèle à sa routine : chaude et ensoleillée.

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28
AUG

Les filles disent souvent “mais pourquoi je tombe toujours sur des cas sociaux losers ?

Les mecs disent souvent “mais pourquoi je me tape toujours des hystériques insécurisées ?

C’est peut-être parce que, lorsque, après la phase de séduction et de “mais tout est parfait, c’est dingue”, on prend confiance et on s’ouvre.

On se dévoile, on se met un peu plus à nu et on se montre tel qu’on est : cassés, avec des failles. Cas sociaux, hystériques. Filles et garçons, tout le monde, c’est comme ça qu’on est faits – imparfaits plus ou moins pétés.

Et que parfois face à ça, il est plus aisé de prendre la fuite, en emportant ses propres fêlures et laissant l’autre avec la responsabilité de l’échec.

En gros, mieux vont les choses et plus la relation est en danger. Bienheureux sont ceux qui arrivent à se montrer et à regarder l’autre, nus.

Et donc oui, vous avez de grandes chances de toujours tomber sur des losers et des hystériques, parce qu’ils sont comme vous.

Je referme les portes ouvertes que je viens d’enfoncer. Mais l’important, c’est de les voir, bonsoir.

22
AUG

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20
AUG

Ah, Sleep No More.

La fameuse et unique performance théâtrale que j’ai enfin pu vivre.

Toute la beauté de Sleep No More réside bien évidemment dans sa découverte la plus brute possible, je ne vais donc pas vous en faire la bande annonce qui claque tout.

Juste pour vous partager – sans rien spoiler – quelques ressentis et analyses de ce genre de projet, qui me fit déborder d’admiration, tout en me faisant frôler l’entorse mentale devant l’ampleur et la complexité du projet.

Le point de départ : vous allez naviguer librement et masqués dans une pièce de théâtre singulière, puisqu’elle remplit durant près de 3 heures toute une reconstitution d’hôtel de 5 étages, avec toutes les conséquences d’ubiquité et de non linéarité qui en découlent. Libre de vos déplacements, vous verrez ce qu’il se déroule devant vous et manquerez ce qui se déroule ailleurs, au même moment.

Oui, les personnages masqués, ce sont les spectateurs. Photo : Robin Roemer

Les valeurs ensuite défendues par Sleep No More prennent tellement à rebrousse-poil notre époque qu’elles en deviennent aussi excitantes qu’effrayantes. Si vous jouez le jeu,

Vous serez seul, isolé de vos proches, masqué
Vous n’immortaliserez, ne filmerez, ne partagerez rien
Vous manquerez des pans entiers de l’intrigue
Vous serez perdus, à tous les sens du terme
Vous serez fatigués, à tous les sens du terme
Vous serez voyeur, tout en étant gêné par le voyeurisme des autres
Vous pourrez approcher les acteurs, ils vous bousculeront parfois
Vous pourrez toucher, manipuler, explorer le décor
Vous aurez peur, sans ne jamais sursauter
Pas d’applaudissements, pas de mots : vous ne communiquerez pas

Avec Jules et Maïa, nous sommes évidemment ressortis de cette immersion abasourdis et chacun avec nos propres morceaux d’histoires et nos questions pour les deux autres, formant notre expérience unique. Qui a vu quoi ? Qui s’est attardé où ? Qui a manqué volontairement un noeud de l’intrigue juste pour éviter la foule de masques et vaquer seul ? Qui a crée ses propres scénarios de chaque performance, à défaut de capter le scénario principal ? Qui a suivi un même personnage du début à la fin ?
Quelques heures plus tard, je continue de trembler et de bouillonner sur l’ampleur de cette performance et les possibles qu’elle pourrait engendrer. C’est proprement dingue.

Si vous avez la possibilité de vivre Sleep No More, comment le dire le plus honnêtement et fermement possible : foncez, entrez, laissez-vous porter et ressortez bouche bée.

18
AUG

Pour les besoins d’un shooting dont je vous reparlerai, me voici 3 jours à New York, pour bosser avec Jules Pajot.

Nous voici donc ce matin, comme de vrais freelances, en train de travailler dans un de ces petits cafés branchés, au sens cool et au sens wifi du terme.

Cette imagerie du bureau on the go, de third place popularisée par Starbucks peut évidemment paraître surestimée, ou sortie d’une vidéo promo typique d’un nouveau réseau social. Mais dans les faits, j’ai toujours aimé bosser dans les cafés.

Déplier son bureau, se connecter, commander beaucoup de munitions caféinées et calorifiques, se faire à l’ambiance du jour et bosser avec la rue comme vue. La combinaison de familiarité (ton ordinateur) et de d’inconnu (ce nouveau lieu, cette nouvelle ambiance) invite la concentration et repousse la routine.

De là à remplacer à un vrai bureau, non. Mais comme un petit week end Air BnB, il est bon de régulièrement se poser autre part, pour bosser avec le minimum d’équipement et le maximum de dépaysement.