1
APR

C’est mon nouveau PC.

Il m’excite plus que de raison.

Je me sens anormalement excité par cette bête, parce que j’avais oublié ce que c’était, un bon gros PC. Parce que globalement, j’avais oublié la technologie pour la technologie.

Depuis quelques temps en effet, mon critère sur tout ce qui touche au hi-tech, mon benchmark se résume en gros à ceci : bon, ça marche bien ce truc ? Guère plus.

Vus mes passions et mes métiers, je reste bien évidemment au fait des dernières évolutions : finesse de gravure, Ghz, densité de pixels, autonomie en usage mixte, absence de filtre passe-bas et autres temps d’accès et autres DRAM stacking.
Mais globalement, sur mes derniers achats, le critère principal en est resté à ceci : est ce que mon ordinateur fait bien tourner Lightroom ? Est-ce mon téléphone fait de bonnes photos ? Voilà.

Ca marche, et ça marche pour moi.

Apple & co ont certainement laissé un héritage ici, en se focalisant davantage sur des termes touchant plus au qualitatif et à l’expérience qu’à la pure technologie. Bien sûr, on retrouve tous le porno dechiffres dans les feuilles de specs, mais jamais ces dernières ne sont mises en avant.

Mais le PC, c’est l’objet le plus proche de la pure vitrine de techno, de specs, de tech. Une bête brute de décoffrage, qui montre le doigt au minimalisme et au tout intégré. Ici, les ventilos sont gros, les câbles aussi, les circuits imprimés fièrement exhibitionnistes.

Ce rapport est d’autant plus fort, que les specs de PC se retrouvent très vite démodées – volatiles comme un bouquet de rose qui commence déjà à faner, à peine mis en vase. Dans un an, six mois, quelques jours, viendront de meilleurs composants.

Alors j’ai envie de vous dire que mon processeur est un Core i7 4e génération en version K pour attaquer un possible overclocking (que je ne ferais jamais), que mon SSD n’est pas en SATA mais bien en PCI-Express, que le watercooling apporte place et silence (et overclocking possible), que l’alimentation offre un rendement certifié Platinium, que la carte graphique fait passer à Titanfall la barre des 100fps en tout Ultra et surtout, que les câbles sont accordés avec le reste des composants : noir et or.

Voilà, je me suis fait plaisir sur ce gros steak bien saignant. Je peux maintenant redevenir un hipster geek, équipé avec des objets minimalistes et si pudiques sur leurs technologies. Car au fond, mon cœur reste une pompe de watercooling à liquide phosphorescent.

Update : j’avais oublié les specs complètes, à quoi je pense parfois ?

Processeur : Intel Core i7-4770K
Ventirad : Corsair H100i
Carte Mère : Asus Z87 Deluxe/Quad
RAM : Corsair 4×4 Go 1600 Gold
Carte Graphique : ASUS NVidia GTX 780 Ti Gold
Disque SSD : Asus Raidr Express 240 Go
Disque Dur : WD 3To S-ATA III 64Mo (Caviar Green) WD30EZRX
Lecteur : Graveur DVD / Lecteur Lu Ray
Boitier : Corsair Carbide Air 540 Windowed
Alimentation : Corsair AX 760 i 80 Platinum

Bestiole conçue sur mesure par Asus France et monté par Absolut PC, pour les crédits.

26
MAR

Elle, Nous

2014 à 19:14 10 commentaires

Her est un grand, un très grand film d’anticipation.

Her est une belle, une très belle histoire d’amour.

Her est un gracieux, un très gracieux mélange de ces deux genres, qui parvient surtout à les transcender, en évitant tous les poncifs attendus.

Le film est doux et intime. Comme beaucoup de films d’anticipation, il témoigne d’un moment crucial dans l’histoire d’une civilisation. Mais à l’inverse de tous les films d’anticipation, il se tient à son point de vue intimiste et véhicule énormément à travers si peu de personnages, de situations.

Comme peu de films sentimentaux, Her parvient à ne jamais prendre parti, pas plus qu’il ne juge. Le tout, avec un naturel désarmant.
Les trois mouvements de l’histoire (la rencontre, Samantha veut atteindre Theodore, ils se trouvent, Samantha dépasse Theodore) portent chacun en eux un éventail complet d’émotions qui leur sont propres, ou se répondant en fil rouge à travers les uns et les autres. Un chef d’oeuvre de tissage.

Sa D.A, retro-futuriste, se montre juste assez intemporelle pour accompagner l’identification, la prospective et la crédibilité d’un futur proche. La direction photo, qui frise parfois avec l’esthétique pub (peu de contraste, couleurs nombreuses et désaturées), offre le parfait contre-champ à l’intrigue : un monde un peu trop artificiel pour une intelligence un peu trop humaine.

Autre détail saisissant : les lumières, chaudes et naturelles, combinées avec la palette de couleurs chaude, font complètement sortir Her de la traditionnelle esthétique froide, précise et contrastée des films de science fiction. La technologie est au coeur de l’intrigue, mais disparaît presque toujours de l’image.

Her pose enfin et bien sûr sa réflexion passionnante sur l’Intelligence artificielle et la perte de souveraineté de l’Homme en haut de l’échelle de l’évolution. Entre post-humanisme et informatique, on sent que l’humanité en tant qu’entité ne pourra plus évoluer assez vite et que la prochaine étape sera exo-humaine : extra-terrestre ou artificielle.

Etre forcément perfectible, voir cassé par sa conscience, l’Homme invente un compagnon sans défaut pour venir combler ces failles. Et c’est cette création qui découvrira l’Amour absolu, celui que les hommes, dans leur état actuel, ne peuvent connaître.

Assister à ce passage de relai entre les deux héros de Her, entre l’homme et la machine, le tout entre douleur et compassion, fût l’un des moments les plus forts que j’ai pu vivre au cinéma. La métaphore du livre qui s’étire est magnifique de tristesse et de justesse. La logique derrière “plus j’aime d’hommes, plus je t’aime” est géniale, car au delà de notre capacité d’acceptation, mais à la limite de notre capacité de compréhension.

Les acteurs enfin, soutiennent avec un coeur fou ce projet. Joaquin Phoenix déborde d’humanité dans son jeu d’homme qui n’arrive pas à se laisser déborder. Scarlett Johansson éclabousse elle de sa voix trop charnelle cet OS trop (post) humain. Certainement sa meilleure performance depuis Lost In Translation. Chaque plan rapproché de Theodore seul laisse cette impression que Samantha est lovée en lui. Si on m’avait dit qu’une absence à l’écran se révèlerait aussi charnelle…

On pourra toujours trouver des défauts à Her, qu’ils soient profonds ou superficiels. Mais le film vous laisse dans un tel tourbillon d’émotions et de réflexion, que vous resterez là, le regard dans le vide, à imaginer cette voix parler à votre condition d’humain.

Her est un chef d’oeuvre qui regarde avec objectivité et attention l’évolution de cette histoire d’amour, tout comme l’Evolution de l’Histoire de l’homme.

25
MAR

Hey, vous !

Nous cherchons de nouveaux colocataires de bureau ! Nous louchons spécialement sur une surface de 122m², au même étage que nos bureaux actuels. Ces locaux sont actuellement occupés par l’entreprise Jimmy Fairly, qui voudrait céder le bail.

- Le loyer tourne autour des 3200€ mensuels, ce qui est un bon rapport surface prix pour le quartier.

- Nous cherchons une entreprise d’environ 8-10 personnes, pour occuper une bonne partie de l’open space

- Nous (4 personnes + quelques stocks de tshirts) pourrions prendre en charge environ 12-15000€ par an

- Adresse : 17-19, rue des Jeuneurs, 75002 Paris (métro 3, 8 et 9)

- Disposition : une pièce fermée de 12m², une pièce/entrée de 30m², un open space + coin détente de 80m²

- Petite cuisine et WC, Internet etc.

- Etat impeccable, travaux de rafraîchissement déjà faits

- Bail : environ 2 ans

 

Si cela vous botte de partager ces locaux avec nous, ou que vous voulez en savoir plus, mailez-moi : monsieurlam + gmail.com !

17
MAR

Revenons sur ces deux choses :

Oui, notre émission de société numérique “404 Et Vous” est disponible et visible sur Youtube ! La lecture devrait donc ne poser aucun soucis pour la plupart d’entre vous :

Je vous rappelle le principe : je proposons aux chroniqueurs et au public des sujets de société numérique, qu’ils doivent traiter en 15 minutes, avant de nous les présenter – et d’en débattre avec les autres chroniqueurs et le reste du public.
On ‘est beaucoup amusés sur le plateau et j’espère que vous aimerez regarder cette première évolution de Studio 404 !

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J’avais écrit ce post sur les gens qui, avec Internet, se mettent à confondre Colère et Ennui. Le post était sincère, mais assez perfectible, notamment sur ma manière d’expliquer clairement mon point de vue.

Cela tombe bien, BetaBeat vient de publier un excellent article nommé “Outrage Porn : Pourquoi la nécessité d’une Indignation Continue engendre une Colère en toc” (je sue sur la traduction, ne me demandez pas pour la génial expression “Outrage Porn”).

Ou pourquoi le “cri au scandale” et autres coups de gueule rendent bien sur votre timeline, votre traffic et votre crédibilité. Mais vous dévorent de l’intérieur. C’est très vrai et forcément très triste de lire et de se reconnaître un peu, beaucoup ou à la folie dans cet article, notamment sur le point du “Shaming”.

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Et sinon, ce soir je dîne avec l’équipe de Studio 404 pour la prochaine émission et demain, je poste un coup de gueule sur ce même blog.

J’assume tout, é vou ?

14
MAR

Saviez-vous que les gens qui partagent le plus d’articles ne sont pas ceux qui en lisent le plus ?

Je vous laisse réfléchir sur ce constat triste. Ah, et je vous partage d’excellentes lectures sur le jeu vidéo, aussi* :

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1. Frags, dollars et coups de putes : Sébastien “Netsabes” Delahaye raconte les coulisses bien gores de la saga Call of Duty dans un ebook : 4,89€ pour le meilleur DLC Call Of Duty du moment.

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2. Polygon adore Street Fighter, ces deux gros et beaux articles le montrent : Ce qui a merdé avec Street Fighter The Movie et Street Fighter et surtout, son histoire racontée par les gens qui ont crée cette saga.

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3. Il n’a pas crée Street Fighter, mais bien Flappy Bird : très bon portrait de Don Nguyen, le développeur vietnamien qui a rendu fou tout le monde (joueurs comme professionnels de la profession).

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4. Encore un créateur de jeu vidéo, mais ce coup-ci, c’est lui qui parle : mon collaborateur Fibre Tigre raconte la genèse d’Out There et le parcours du combattant pour petit studio indé de jeu vidéo.

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5. Et enfin, je vous ai écrit une chronique pour le Journal Du Gamer sur cette tendance : comment on en arrive à plus aimer regarder du jeu vidéo qu’à y jouer.

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Bon Vendredi après-midi !

(* que j’ai presque toutes lues entièrement)

6
MAR

Ce soir, nous faisons évoluer notre émission Studio 404.

*jingle PRISE DE RISQUES*

Goûtez-moi donc c’logo bin d’chez nous !

L’émission, appelée “404 et vous” sera enregistrée en Live, en Public et en Live. Je vous explique le second “Live” :

Mes 4 chroniqueurs ne connaissent pas les sujets que je leur ai choisi. Ils les découvriront durant l’émission et, à l’aide d’une partie du public acquis à la cause de chacun, auront 15 minutes pour les traiter.

Quand j’ai proposé cette formule, j’ai senti que l’équipe a ressenti ce que j’ai ressenti : ça peut se révéler très intéressant (reflexion collective en temps réel) et très casse-gueule (trac, manque de préparation à l’exercice, dur de mener un groupe de personnes). Nous avons cependant tous hurlé “BANCO LET’S GO, COME ON“.

Je me demande aussi si le public présent sera assez joueur pour participer et être mis en scène par les chroniqueurs. Réponse ce soir, j’espère que vous serez là !

+ Rendez-vous ce soir à la Gaîté Lyrique dès 18h00 pour assister et participer à l’émission

+ Rendez-vous ce soir sur Internet dès 19h19 pour regarder l’émission en direct

Update : c’était bien ! Un vrai plaisir et déjà plein d’idées pour améliorer l’émission. Voici la vidéo, l’audio sera très vite en ligne.

4
MAR

On parle (vraiment) beaucoup (beaucoup) du fameux selfie d’Ellen de Generes aux Oscars 2014.

Mais on se rappelle peu que l’animatrice avait déjà fait le coup 7 ans auparavant (en 2007), pour la même cérémonie des Oscars.

Le souvenir me titillait et j’ai finalement retrouvé le passage sur Buzzfeed. C’est troublant d’analogie, point par point :

- 2014 ? 2007.
- Selfie ? Portrait.
- Twitter ? Myspace.
- Smartphone ? Compact.
- Le bras de Bradley? La direction de Steven.
- Viralité ? VIRALITÉ.

C’est évidemment le dernier point qui marque la grande différence entre les deux shoots : quand le portrait de 2007 relevait d’un petit gag parmi d’autres, le selfie de 2014 cristallise tout l’enjeu sociologique (rester moderne), médiatique (battre un record d’audience sur LE média benchmark du moment) et marketing (Samsung, sponsor du monde entier depuis 3 ans, 17 millions de dollars pour les Oscars, 3 millions pour les fondations caritatives d’Ellen) de notre époque.

C’est fou comme à 7 ans d’intervalle, le contexte socio-culturel change une même action.

Pensez à RT mon post, j’aimerai bien battre un record mondial sponsorisé.

21
FEB

La semaine dernière, je n’ai rien remarqué, sur mon feed facebook.

Et puis, à notre traditionnel déjeuner post-piscine, mes compagnons de natation en ont tous parlé.

“Tu as vu ? Elle a quitté Facebook ! C’est fou, non ?”

“- Ouais, au début, je pensais qu’elle m’avait supprimé de ses amis…”

“- Tu sais pourquoi elle a viré son Facebook ?”

“- Beh, non. Rien de grave, j’espère.”

“Elle”, est une copine que je vois rarement dans la vraie vie, mais que je vois quotidiennement sur le net et ses réseaux. A travers nos feeds, nos amis et nos soirées en commun, j’en suis venu à connaître sa vie, dans une certaine globalité permise par Facebook : famille, soirées, boulot, looks.

Etant assez populaire, ses photos étaient généralement très commentées et devenaient une sorte de lieu de rendez-vous où tous ces cercles de connaissance se mêlaient et se vannaient avec une familiarité assez unique.

Les jours passant, cette absence s’est faite de plus en plus sentir. J’ai revu des photos où nous étions présents, mais dont son nom avait été détaggé. Une sensation vraiment étrange, l’impression de regarder avec nostalgie une personne disparue.

Car son départ a crée un manque quantitatif (elle était très active), toute une part de mon activité Facebook. Des contenus en moins, des interactions en moins. Et un manque qualitatif aussi, puisque ce sont des moments potentiels de petits partages et de discussion qui s’envolent. Et l’on se rend compte à quel point ils font partie de notre rythme et de nos besoins nutritionnels quotidien de l’émotion et du moral.

On a souvent lu, théorisé, devisé et tenté la “vie sans Facebook”. Je l’ai personnellement longtemps considéré comme un passage obligé, à l’instar de Windows : qu’on aime ou qu’on n’aime pas, on l’utilise, point.

Je me rends compte à quel point Facebook est important dans ma vie, avec ce départ. Je revois toutes ces photos, ces partages, ces moments épiques dans les commentaires. Je vois tous ces groupes et pages auxquels je participe, leur intérêt, les services qu’ils rendent.

Malgré mon utilisation beaucoup plus limitée, j’ai toujours pensé préférer Twitter et son esprit épuré et corrosif à l’usine à gaz discutable qu’est Facebook. Je me rends compte que j’aurai beaucoup plus de mal à me passer de ce dernier que de ma mine à liens et à bon mots qu’est Twitter.

Avant hier, j’ai écrit à cette copine, pour lui demander les raisons de son départ et juste pour lui dire à quel point nos vies sont toutes entremêlées sur Facebook. Un seul être vous manque et tout votre réseau semble dépeuplé. Elle m’a répondu de la plus simple des manières : elle passait juste trop de temps et avec trop de gens sur Facebook. Elle avait envie de passer ce temps autrement. Et elle a attaché une photo en pièce jointe. A l’ancienne.

Nous sommes tous d’accord avec ce raisonnement. Mais combien d’entre nous pourrions réellement quitter Facebook ? Supprimer les centaines de photos et status partagées (ça, c’est le pire pour moi) ? Ne plus avoir accès à celles des autres ? Etre le relou qui demande à être averti des soirées par mail, parce qu’il ne voit pas les évènements, les anniversaires ? Louper une image lol, un coup de gueule ?

La timeline de Facebook est une très belle invention de la part de Zuckerberg. En créant le journal d’une vie, ce réseau ressemble à un immense projet que l’on nourrit chaque jour, projet qui se mêle à celui des autres. Le tuer relève d’une amputation vraiment trop violente.

Elle est partie de Facebook. Simplement ? Après de longs débats en interne ? La chose est qu’elle l’a fait. Et qu’elle nous a tous laissé un petit vide, à nous ses “friends”, qui resteront encore longtemps pour les bonnes et les mauvaises raisons.

Like si t’es d’accord,
Commente si t’es anti-raciste

14
FEB

Tout est allé très vite, comme un téléchargement du dernier épisode de True Detective : vendredi dernier, réunion de rédaction streamée sur Internet. Hier soir, enregistrement dans les conditions du direct. Aujourd’hui, publication du nouveau Studio 404, votre émission de société numérique !

- Par ici sur iTunes

- Par là sur Sound Cloud

 

Notre passion : laisser des traces de gras sur les vitres de Studec

- Sylvain vous parle de notre société du Pseudonymat, à ne pas confondre avec l’Anonymat qui fantasmer tout le monde. Aujourd’hui, on ne vous connaît pas sous votre vrai nom, mais on peut vous identifier pour vos actions.

- Melissa se demande elle si le net n’a pas brouillé notre rapport à la morale et à la loi. Et si la désobéissance civile sur lenet n’est pas devenue le mot d’ordre.

Daz aura réussi deux exploit : enfin caser sa chronique “Peut-on accepter que Windows devienne cool ?” et planter son iPad Apple durant la chronique. Un moment rare comme un loot de King Krush.

- Fibre Tigre revient enfin de Chine, avec enthousiasme : oui, la censure et le protectionnisme fonctionnent là-bas, quand nos pauvres élites françaises se font martyriser par ses internautes.

Le tout réalisé par notre Ghislain national, avec la superbe voix d’Angie et les studios de Studec <3

Bonne écoute !

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TEASER DU TRAILER DE L’ANNONCE : RESERVEZ VOTRE JEUDI 6 MARS

Nous vous accueillerons en effet pour une nouvelle formule de Studio 404, en direct, en stream et en interaction depuis la Gaité Lyrique.

Vous (le public, les internets) serez invités à produire le contenu avec nous et nous espérons que ce sera génial (et un peu casse-gueule).

Donc : JEUDI 6 MARS. TOI. RESERVER. TA SOIREE.

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Abonnez-vous au podcast Studio 404 sur iTunes

Ecoutez / téléchargez Studio 404 sur Sound Cloud

+ Studio 404 : le skyblog officiel et le Twitter et le Facebook et le  Tumblr

+ Un grand merci à Studec, l’école radio qu’elle est cool de nous mettre ses studios d’enregistrement à disposition.

7
FEB

J’ai une phobie : devenir un vieux con.

Ne pas me rendre compte que “c’était mieux avant” devient une ponctuation de toutes mes reflexions. Mais là, regardez-moi ces semelles de baskets modernes. Je ne puis point valider. JE NE PUIS POINT.

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Jamais à court d’idées pour rendre la sportif plus performant (ou pathétique), Adidas a lancé des chaussures sur lamelles, les Springblade. La simple vision de ces semelles me fout mal à l’aise. Je ne sais pas si c’est le côté “filament de méduse qui traîne”, ou le côté “petit bout de peau près de l’ongle qu’on arrache et qui va laisser une trace rouge et une douleur noire”. Je ne sais pas. Mais je sais que j’ai envie de gratter ces semelles à rebrousse-poil avec une grosse râpe à fromage.

Reebok, déjà responsable de moult laidrons du pied (les Shaqnosis, never forget), nous sort des chaussures tout terrain – aka “vous aurez l’air mal à l’aise où que vous alliez”. Ces multitudes de petits pods ont chacun l’air doté d’une conscience propre et semblent avoir envie de se barrer chacun vers leur destin. Partez mes petits, partez.

Je vais être honnête : je suis fan de ce que Nike fait/tente depuis quelques années. C’est complètement fou, parfois complètement foireux, mais la néo-sneaker, c’est bien eux. Le gros succès de ces dernières années, ce sont les runnings de la gamme “Free”, avec cette fameuse semelle découpée en tranche.

Autant je suis fan du confort et du design de certains modèles (les Flyknit ci-dessus, par exemple), autant cette semelle me laisse un goût de Tofu dans la bouche, qu’elle ressemble complètement à des blocs de tofu fraichement tranchés. On ne va pas se leurrer, c’est bon, mais c’est laid (le Tofu et ces semelles).

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Quand nous étions jeunes, les semelles “Air” visibles de Nike étaient notre Graal. C’était si beau, hypnotique, presque. Aujourd’hui, cette gross bulle est devenue un classique de l’esthétique sneakers.

Les parents poussaient des cris devant ces infamies de pied qui coûtaient un bras. Mais eux bien sûr, c’étaient vraiment des vieux cons.